Le lieutenant de police Urbain Malot, dit le Zèbre, et la gendarme Éloïse Bouquet, enquêtent chacun de leur côté, tirant, sans le savoir, les fils d’une même pelote. Alors qu’Éloïse poursuit également la piste d’Anne Poey, la criminelle qui lui a échappé trois ans plus tôt, elle va devoir s’unir au Zèbre pour démêler l’écheveau qui les mènera jusqu’au dernier cercle des mensonges, au risque de se heurter à un adversaire beaucoup plus fort qu’eux…
Chronique : Le cercle des mensonges, est un excellent thriller. L’intrigue est très bien construite, prenante et originale. L’écriture est très soignée, pointue, précise et ciselée. Le choix de faire entrer le lecteur dans l’enquête par deux récits bien distincts est une idée périlleuse, et ici parfaitement aboutie et réussie avec brio…
C’est un vrai sac de nœuds que nous a préparé Denjean. On ne peut pas le lâcher. On a envie de sauter les pages pour découvrir le fin mot de l’histoire. le livre se lit de manière indépendante des précédents romans de même si connecté au roman Cheptel par les personnages Et c’est une nouvelle lecture que l’auteur nous livre, elle a cette extraordinaire faculté d’inventer des histoires dans son histoire, de créer un scénario sans temps mort qu’on ne veut pas lâcher, de créer des labyrinthes extraordinaires. Elle a aussi cette capacité de créer des personnages qui prennent vie et qui accompagnent le lecteur, s’insinuent dans son univers. Un excellent thriller qui déploie toute la maestria de l’auteur, le tout porté par une plume alerte et soignée.
Note : 9,5/10
Éditeur : Marabooks (3 mars 2021) Langue : Français Broché : 368 pages ISBN-10 : 2501138589 ISBN-13 : 978-2501138581
Chronique : Pétronille Rostagnat aborde ici un sujet traité avec justesse, les violences intra familiales, celles faites aux hommes. L’écriture de Pétronille Rostagnat a quelque chose dans son style qui ne manque jamais d’interpeller et puis elle trouve aussi ces personnages profondément complexes qui attirent votre cœur d’une manière émotionnelle, ce qui est étrange pour un thriller psychologique. En plus de tout cela, elle ne manque jamais de nous surprendre avec une multitude de rebondissements.
Le livre utilise une situation exagérée pour nous rappeler les risques que nous pourrions rencontrer dans notre vie quotidienne. La paranoïa et l’anxiété augmentent au fur et à mesure que Pauline Carrel passe pour un être incertain si elle a quelque chose à craindre de se sentir suivit. C’est un rappel troublant de rester vigilant, de faire confiance à votre intuition et d’être conscient de votre environnement. L’écriture est soignée et les dialogues apportent du rythme. Ce livre est un thriller psychologique palpitant où le lecteur se fait délicieusement mener en bateau. Il présente en outre d’autres qualités comme les connaissances de l’auteur en matière d’enquêtes. Un vrai bonheur de lecture où les pages se tournent presque seules et dont on sort à la fois satisfait et très ému. A découvrir sans hésiter.
Note : 9,5/10
Éditeur : Marabooks (17 mars 2021) Langue : Français Broché : 336 pages ISBN-10 : 250115763X ISBN-13 : 978-2501157636
Il y a 18 ans, le père d’Izzy English a été emprisonné pour le meurtre de sa femme Alexandra. Sa peine purgée, il écrit à sa fille avec l’espoir de démonter l’accusation et de lui prouver son innocence.
Chronique : Si je n’avais droit qu’à un seul mot pour décrire » Le crime de mon père « , ce serait » indécrottable » !
Izzy English a dû vivre avec le fait que son père a été condamné pour le meurtre de sa mère il y a 18 ans. Izzy avait 17 ans à l’époque, et ce n’est toujours pas quelque chose qu’elle a réussi à accepter toutes ces années plus tard, préférant repousser les pensées de ce terrible événement dans les recoins sombres de son esprit. C’était un événement si traumatisant qu’il a provoqué une fracture non seulement au sein de sa famille, mais aussi, et surtout, en elle-même. Il a été particulièrement difficile pour Izzy de vivre sur l’île de Wight – ce n’est pas une très grande île et partout où elle va, les gens savent qui elle est – savent ce que son père a fait. Aujourd’hui, son père a été libéré sur parole et le passé est sur le point de la hanter à chaque instant lorsqu’il se présente au restaurant que possédait sa mère Alexandra et qu’Izzy dirige maintenant. Il clame son innocence, mais n’est-ce pas ce que disent tous les anciens détenus ? Izzy réalise finalement qu’elle doit prendre l’initiative et commencer sa propre enquête sur ce qui s’est réellement passé cette nuit d’Halloween, il y a 18 ans !
McAllister se concentre sur les personnes, plutôt que sur le crime lui-même, sur les vies brisées en mille morceaux, les traumatismes, le mariage, la famille, la confiance, les relations et les secrets. Elle explore les sentiments très humains que sont le doute, la douleur, les émotions désemparées, les conflits, la méfiance et la façon dont les souvenirs des mêmes événements peuvent différer de façon si importante. Sans surprise, Gabe n’est plus le même homme qu’avant la prison, il est amer et rancunier, la perte de sa femme et de sa fille a contribué à le briser. Izzy elle-même a eu du mal à faire face aux défis de la vie dans les années qui ont suivi. C’est une lecture passionnante, avec un récit discret qui se glisse avec aisance dans la vie des personnages, où des vies, des carrières et des avenirs ont déraillé. Il y a des rebondissements et beaucoup de suspense alors que la vérité est lentement révélée.
Je ne vais délibérément pas entrer dans les détails ici, car j’aimerais que vous, lecteurs, fassiez l’expérience par vous-même de cette lecture intelligente et captivante. Le rythme n’est pas très rapide, mais les secrets du passé sont lentement révélés et la tension est parfois palpable ! J’ai également trouvé que l’élément humain de ce livre était vraiment très émouvant. Je sais que les thrillers psychologiques sont très à la mode aujourd’hui, et il n’y a pas de plus grand fan que moi, et bien que la plupart d’entre eux soient assez bons, une chose est sûre – si Gillian McAllister l’a écrit, alors vous allez avoir une lecture craquante !
Note : 9,5/10
Éditeur : Marabooks (31 mars 2021) Langue : Français Broché : 288 pages ISBN-10 : 2501138503 ISBN-13 : 978-2501138505
Réussirez-vous à libérer Spirit, Chica Linda et Boomerang des mains de Butch Lepray ?
Partez à l’aventure dans le Grand Ouest avec Lucky, Apo et Abigaëlle. En famille ou entre amis, faites appel à votre courage et à vos neurones pour échapper aux mains de la terrible Butch Lepray. Elle et sa bande vous ont enfermés dans un train, tout comme Spirit, Chica Linda, Boomerang et d’autres chevaux.
Chronique : Une belle mise en bouche pour les enfants avec des énigmes simple et le thème des chevaux avec Spirit est un plus pour les intéresser à ce qu’est une escape game. Le système fonctionne mais nécessite pas mal d’allers-retours . S’il est bien évidemment aisé de tricher, il faut aussi prendre sur soi pour ne pas laisser traîner ses yeux sur des réponses facile. Cela fonctionne très bien, avec de l’humour, tandis qu’il arrive de temps en temps qu’on prenne un peu de distance avec les protagonistes qu’on est supposé incarner.
Note : 9,5/10
Éditeur : Dragon D’Or (1 avril 2021) Langue : Français Relié : 72 pages ISBN-10 : 2821213328 ISBN-13 : 978-2821213326
Chronique : Ce livre m’a tellement plu. Les plaisanteries et la tension sexuelle entre Jude et Cardan m’ont tenue en haleine, les yeux écarquillés comme une écolière en mal d’amour. Les machinations politiques, les mensonges et les coups de poignard dans le dos sont tous si passionnants. Je n’ai littéralement rien vu venir, mais je ne sais pas si c’est le génie de l’auteur ou si c’est simplement parce que j’étais trop immergée dans l’histoire pour jouer les détectives.
Je vais rester vague pour ceux qui n’ont pas encore lu Le Prince Cruel. Ce livre reprend là où le précédent s’est arrêté : Jude a négocié sa place dans une position de pouvoir et elle a bien l’intention de l’exploiter. La dynamique entre elle et Cardan doit être la plus sexy que j’aie lue depuis très longtemps. J’aime qu’ils soient tous les deux des personnes puissantes, tous les deux un peu douteux moralement, car cela rend toute l’angoisse amour/haine tellement amusante. Je n’aime pas quand l’un des personnages d’une relation détient tout le pouvoir et l’utilise contre l’autre, mais ces deux-là sont égaux (pour le meilleur et pour le pire).
Mais j’aime aussi tous les personnages. J’aime Madoc et l’étrange relation entre lui, Taryn et Jude – il est leur figure paternelle, et pourtant il a aussi assassiné leurs parents. J’aime Vivi parce qu’elle sait que « la vengeance est douce, mais la crème glacée l’est encore plus. » J’aime la Bombe, et tous les méchants.
Vous savez, c’est exactement comme ça que j’aime la romance – cachée derrière l’action, les enlèvements et les trahisons. Il y a en fait une intrigue très intéressante, pleine de rebondissements, de surprises et de menaces de guerre, et cela ne fait que rendre les plaisanteries sexy encore plus excitantes lorsque nous y sommes enfin confrontés. Holly Black est une telle allumeuse.
Ce qui m’attire vraiment dans cette série, c’est l’intrigue politique. Je suis terriblement obsédée par la capacité de Holly Black à créer des tensions politiques uniques et à guider une société au bord de la guerre. Il y a tellement de scènes disséminées dans le roman que mes yeux sont restés collés à la page ne me lasse pas des intrigues, des vengeances et des trahisons qui surgissent de tous les coins de l’histoire.
Et elle est aussi diabolique. Il n’est pas juste d’appeler la fin un cliffhanger, et pourtant elle est si délicieusement diabolique. Je meurs d’envie de connaître la suite.
Note : 9,5/10
Éditeur : Rageot Editeur (14 avril 2021) Langue : Français Broché : 480 pages ISBN-10 : 2700276450 ISBN-13 : 978-2700276459
Cécile, 10 ans, déménage dans le sud de la France avec sa mère, Louise. L’intégration avec les autres enfants du village n’est pas facile. Lorsqu’un cirque de passage s’installe à côté, Cécile découvre que Poly le poney vedette est maltraité. Elle décide de le protéger et d’organiser son évasion ! Poursuivis par Brancalou, l’inquiétant directeur du cirque, et le mystérieux Victor, Cécile et Poly s’embarquent dans une cavale pleine de rebondissements, un véritable voyage initiatique et une incroyable histoire d’amitié…
Chronique : Avec « Le dernier trappeur » et « L’école buissonnière », « Poly » est l’un des films ou le cinéaste Nicolas Vanier a l’air très inspiré !! Adapté d’une série télévisée dont j’ignorais l’existence, ce long métrage parle d’une fille d’une infirmière qui emménage dans le Sud de la France des années 60. Elle assiste à un spectacle de cirque auquel elle voit un Poney mal traité par les organisateurs, elle sympathise avec l’animal et décide de le sauver avec ses nouveaux camarades en faisant une fugue. La gendarmerie et le village sont mobilisés, les méchants propriétaires aussi, on part dans un film d’aventures pour petits et grands ou le public de ce type de long métrage populaire sera content.. Les images sont magnifiques, les personnages variés et attachants, caricaturaux mais cela fait partie du charme… Charme aussi des années 50-60… Tout cela pour suivre un histoire sympathique, que l’on suit surtout du point de vue de l’enfant, mais pas seulement, et qui sait aborder en douceur de nombreux thèmes (la séparation des parents ; l’intégration dans un nouveau lieu ; la maltraitance animale dans le spectacle ; celle des enfants ; les préjugés dans les petits villages ; l’amitié ; l’autonomie…etc.) Bref, on se laisse embarquer avec plaisir !
Note : 9,5/10
Classé : Tous publics Référence constructeur : 303937 Format : Couleur, PAL Durée : 1 heure et 42 minutes Date de sortie : 14 avril 2021 Acteurs : François Cluzet, Julie Gayet, Elisa de Lambert Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio : M6 Vidéo ASIN : B08LG793DY
Publié entre 1996 et 1997, le comic book « Un long Halloween » centré sur Batman va enfin faire l’objet d’une adaptation, le temps d’un film d’animation en deux parties. Et la première se dévoile en images.
Tout fan de Batman vous le dira : « Un long Halloween » compte parmi les aventures les plus marquantes de l’Homme Chauve-Souris. Publié entre 1996 et 1997, le récit lance le héros sur les traces d’un tueur en série qui commet ses meurtres lors des jours de fête (Noël, Pâques, Thanksgiving ou, bien sûr, Halloween), et chaque étape lui donne l’occasion de se confronter à l’un de ses plus célèbres ennemis.
25 ans plus tard, et alors qu’une rumeur l’évoque comme source d’inspiration de The Batman de Matt Reeves, le comic book devient un film d’animation en deux parties. Et la première, attendue en vidéo le 23 juin en France, se dévoile avec une bande-annonce et un style d’animation qui rappelle par moments celui de la série Archer.
A première vue, la fidélité semble de mise, et la seconde partie, attendue à l’automne, pourrait bien être d’une noirceur proche de celle de son modèle, car il a d’ores et déjà été annoncé qu’elle serait classée R (déconseillée aux moins de 17 ans et soumise à un accord parental) aux États-Unis, là où celle-ci ne sera « que » PG-13 (déconseillée aux moins de 13 ans).
L’acteur burkinabé Moussa Théophile Sowié, connu du grand public comme « le postier des Visiteurs » est décédé le 7 avril dernier. Il était l’un de ces visages du cinéma, devenu culte en seulement deux courtes scènes à l’écran.
Moussa Théophile Sowié est décédé le 7 avril dernier, selon le média Centre Presse Aveyron. L’acteur était connu du grand public pour son rôle pourtant court dans Les Visiteurs et Les Visiteurs 2. Il y incarnait un facteur croisé par Godefroy de Montmirail (Jean Reno) et Jacquouille la fripouille (Christian Clavier), que les deux moyenâgeux prenaient pour un « Sarrasin » !
Après « Gloria », JoeyStarr revient ce lundi soir sur TF1 en prof anticonformiste dans « Le Remplaçant », un pilote qui a vocation à devenir une série en cas de succès. Cette fiction inédite, avec également Barbara Schulz, parvient-elle à sortir du lot ?
Nicolas Valeyre est un prof de français original et sans complaisance, que ce soit à l’égard de ses collègues ou de ses élèves. Ses méthodes fantaisistes, sa misanthropie affichée et son style brut de décoffrage en font un OVNI dans la salle des profs. Mais il dérange autant sa hiérarchie qu’il inspire naturellement confiance à ses élèves. Car sous ses dehors d’ours mal léché, c’est un hypersensible passionné, prêt à tout pour les aider à trouver leur voie.
A peine la diffusion de Gloria terminée, JoeyStarr est déjà de retour sur TF1 dans le rôle de Nicolas Valeyre, le héros aux méthodes d’apprentissage peu conventionnelles du Remplaçant, diffusé ce soir sur la chaîne.
Autour du comédien et rappeur de 53 ans, les téléspectateurs de la Une retrouveront notamment Barbara Schulz en proviseure du lycée, Héléna Noguerra en ex-compagne de Valeyre, ou encore Stéphane Guillon, Armelle (Caméra café), Sébastien Chassagne (Irresponsable, Une Belle histoire), et Nadia Roz (Commissariat central) dans la peau des autres enseignants de l’établissement dans lequel se déroule l’intrigue de ces deux premiers épisodes test.
Avec sa figure de prof anticonformiste et inspirant capable de marquer à tout jamais la vie de ses élèves, Le Remplaçant s’inscrit au sein d’une thématique déjà bien fournie, que ce soit au cinéma ou à la télévision avec des oeuvres telles que Le Cercle des poètes disparus, Esprits rebelles, Ecrire pour exister, ou évidemment Sam, la série avec Natacha Lindinger diffusée depuis maintenant cinq saisons sur TF1 déjà.
Les fictions « scolaires » ou « éducatives » ont d’ailleurs plus que jamais la cote à la télévision française en ce début d’année 2021 puisque, après La Faute à Rousseau, France 2 lancera elle aussi très bientôt une seconde série sur le même sujet, L’Ecole de la vie, qui arrivera à l’antenne le 21 avril, soit quelques jours seulement après Le Remplaçant.
Plutôt classique, autant sur le fond que sur la forme, ce pilote composé de 2 épisodes de 45 minutes qui devrait devenir une série récurrente en cas de succès, vaut surtout pour la performance de JoeyStarr qui est extrêmement à l’aise et convaincant dans le rôle de cet ours mal léché qui cache en réalité un enseignant hypersensible passionné par son métier.
Un personnage dont il est en partie à l’origine puisque cette nouvelle série potentielle est née d’une idée de JoeyStarr lui-même : « J’avais cette idée en tête depuis un moment », confie l’interprète de Nicolas Valeyre dans une interview accordée à TF1. « Elle m’était venue en entendant aux infos que l’éducation nationale manquait de personnel et que les conditions pour pouvoir enseigner s’élargissaient aux bacheliers qui devaient juste compléter leur formation par un stage. Je me suis dit que cela ouvrait la porte à des profs différents ».
Seulement, la prestation de JoeyStarr et son alchimie avec les toujours excellents Sébastien Chassagne et Barbara Schulz ne suffisent pas vraiment à faire sortir Le Remplaçant du lot. La Faute à une intrigue un peu trop vue et revue (le ressort du concours d’éloquence étant usé jusqu’à la corde), à un « twist » artificiel concernant le passé du héros qui n’apporte pas grand-chose à l’histoire, et à une galerie d’adolescents – éléments promordiaux dans ce genre de série – que les scénaristes peinent à faire sortir des stéréotypes et à rendre réellement attachants. Même si les jeunes comédiens de ce pilote n’ont pas à rougir de leurs performances. Les révélations Laure-Kenza Aazizou et Alexander Ferrario en tête.
Sans être déplaisante à suivre, Le Remplaçant manque tout simplement d’audace et d’originalité. Et souffre de la comparaison avec Sam, un peu plus rock’n’roll, et surtout avec La Faute à Rousseau, qui est passée juste avant sur la Deux et était une franche réussite, qui devait justement beaucoup à ses personnages adolescents finement dessinés.