Serial bomber de Robert Pobi, boom boom boom et re-boom

Un polar explosif

Janvier 2020, j’abandonne deux lectures guère passionnantes pour me lancer dans City of windows de Robert Pobi. Un polar captivant qui finira dans le top de mes lectures de l’année. Une plume addictive, des thèmes qui pousse au débat et un personnage sans concessions, Lucas Page, que l’on retrouve dans cette nouvelle enquête. L’auteur parviendra-t-il à reproduire l’engouement que j’ai ressenti pour son précédent roman ? Réponse dans les lignes qui suivent.

L’ouvrage commence de manière tonitruante, une explosion ravage un musée lors d’un gala privé, plus de 700 morts sont dénombrés, des œuvres d’art inestimables sont perdus à jamais et la bombe laisse une nouvelle plaie béante dans la chair de la ville de New York. Rapidement le professeur en astrophysique Lucas Page est appelé à la rescousse par le FBI pour mener l’enquête alors que les attentats se suivent à une vitesse effrayante.

Pendant près de trois cents pages l’auteur est parvenu à maintenir l’illusion qu’il me racontait un bon polar d’enquête. C’est bien le seul aspect positif que je peux lui trouver, savoir maintenir l’intérêt du lecteur avec une intrigue aussi riche en péripéties redondantes et un récit dénué d’originalité est une prouesse. Moi qui aime lorsque l’intrigue se présente comme une pelote de mystère qu’il va s’agir de démêler jusqu’à trouver le fil conducteur je dois avouer que j’ai été particulièrement déçu avec cet ouvrage. Le schéma narratif se révèle répétitif, Page se traîne de site d’explosions en sites d’explosions sans que jamais ses capacités, qui relèvent de plus en plus du superpouvoir, ne permettent de faire avancer l’enquête.

Il faut dire que ladite enquête n’a rien de passionnant. Très vite une piste apparaît, plutôt un boulevard qu’une simple piste sans parler d’un personnage tellement suspect qu’il ne pourrait pas l’être plus s’il se baladait avec une pancarte marquée « JE SUIS COUPABLE « . Mais plutôt que d’approfondir ces pistes pour nous livrer une enquête dense et passionnante et, pourquoi pas, en profiter pour soulever à nouveau des sujets de société brûlants, l’auteur préfère enchaîner les scènes d’action et les répliques acerbes de Page, dont le caractère hautain et méprisant devient de plus en plus difficile à apprécier au fil des pages. Surtout que ce personnage que l’on nous présente comme hautement intelligent passe son temps à mettre sa vie en danger après avoir gambergé sur les motivations du coupable que n’importe quel lecteur habitué aux intrigues de polar aura deviné depuis longtemps.

En fil rouge l’auteur insère des interludes qui montre l’impact des événements du récit sur la population américaine. Autant d’occasions pour l’auteur de fustiger l’emprise des réseaux sociaux et de la technologie sur nos vies. Mais ces thèmes auraient mérité une approche plus subtile et un développement plus conséquent que le cliché de la stupidité rampante accentué par les réseaux sociaux. Ces courts interludes font plus office de parodie sinistre que de réelle réflexion sur l’état de notre monde.

Je vais passer sur les incohérences du récit, dont le rythme effréné permet de passer à côté, pour conclure que cette nouvelle aventure de Lucas Page est bien en deçà de la précédente. L’auteur reproduit le schéma de City of windows, jusqu’au dénouement, mais sans le charme ni la minutie de la précédente enquête. Une déception à la hauteur de mes attentes.

Résumé: soir d’octobre à New York. Privatisé à l’occasion d’un gala, le musée Guggenheim accueille 702 convives, la plupart membres des élites du pays. Une explosion les tue tous, sans discrimination.
Un attentat d’une telle précision ne saurait être le fruit du hasard et le FBI est immédiatement débordé par le nombre extravagant des victimes, des profils à comparer, des dossiers à recouper. Il fait appel à Lucas Page, un ancien agent pour l’heure astrophysicien et professeur d’université. Atteint d’une forme du syndrome d’Asperger, il est capable de  » lire  » la scène d’un crime comme s’il y avait assisté, de compulser des données d’un seul coup d’œil. Lui seul semble à même d’arrêter le serial bomber avant qu’il ne frappe encore.
Une nouvelle enquête de Lucas Page, le génial héros de Robert Pobi, qui a fait une irruption remarquée dans le monde du thriller avec City of windows.

  • ASIN : B08R7BRYS5
  • Éditeur : Les Arènes (1 avril 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 531 pages
  • ISBN-13 : 979-1037502933
  • Poids de l’article : 662 g

Les Irréguliers de Baker Street sur Netflix : c’est quoi cette série fantastique dans l’univers de Sherlock Holmes ?

Netflix met en ligne Les Irréguliers de Baker Street, une série ado surnaturelle qui se déroule dans l’univers de Sherlock Holmes.

Les Irréguliers de Baker Street : Affiche

De quoi ça parle ? 

Bienvenue dans le Londres du XIXe siècle, où les Irréguliers, un gang de jeunes marginaux, élucident des crimes surnaturels pour le compte du Dr Watson et de son mystérieux associé, Sherlock Holmes. Dans l’ombre de Sherlock  

Dans les romans de Sir Arthur Conan Doyle, les Irréguliers est le nom donné au réseau de SDF qu’emploie le célèbre détective pour l’aider à trouver des indices. Tom Bidwell s’est inspiré de cet univers pour le twister à la sauce fantastique dans Les Irréguliers de Baker Street, une série en 8 épisodes d’une heure.

Elle nous emmène dans le Londres malfamé du 19ème siècle, avec ses rues sales, ses enfants livrés à eux-mêmes et ses bordels repoussants. Jessie (Darci Shaw), Bea (Thaddea Graham), Billy (Jojo Macari) et Spike (McKell David) ont fait de ces ruelles sombres et humides leur terrain de jeu.

Lorsqu’un certain John Watson les approche pour leur demander d’enquêter sur la mystérieuse disparition de quatre nouveaux-nés, jamais ils n’auraient pu imaginer que cela les plongerait au cœur d’une bataille entre le bien et le mal, les anges et les démons, la lumière et l’ombre. 

Tom Bidwell, à qui l’on doit notamment Journal d’une ado hors normes, s’attaque à un monstre de la littérature anglaise, dont les récits ont maintes fois été racontés au cinéma et à la télévision. Mais il en fait cette fois ci une série historique ado et surnaturelle. Et le genre fantastique a déjà fait ses preuves auparavant sur Netflix (Stranger Things, La Saga Winx, Tribes of Europa …). 

Sherlock Holmes (Henry Lloyd-Hughes) n’en est donc pas le héros, bien au contraire : l’ancien génie de la déduction n’est plus que l’ombre de lui-même après un événement qui l’a bouleversé. Toxicomane, il vit reclus au 221B.

C’est son acolyte, le mystérieux Watson, qui œuvre dans l’ombre. Au même titre que Bridgerton, Les Irréguliers de Baker Street fait le choix de la diversité au sein de son casting avec notamment un John campé par Royce Pierreson (The Witcher).  

Autrement dit, cette nouvelle production britannique de Netflix réunit tous les ingrédients pour devenir un succès. Reste à voir si les abonnés seront passionnés par les enquêtes des Irréguliers de Baker Street…

Snowpiercer Saison 3 : Quelle date de sortie Netflix ? Une suite prévue ?

Snowpiercer est disponible sur Netflix ! Si vous souhaitez tout savoir concernant la sortie de la Saison 3, lisez la suite ! Créée par Josh Friedman et Graeme Manson, Snowpiercer est une série télévisée post-apocalyptique à suspense qui suit les passagers du train en question. Sept ans après que le monde a gelé, le train en perpétuel mouvement transporte les personnes qui ont survécu. La série explore les dynamiques socio-politiques parmi les personnes survivantes. La série est basée sur le film de 2013 du même nom et sur le roman graphique français original qui a inspiré le film, intitulé “Le Transperceneige”.

Sorti initialement le 17 mai 2020, Snowpiercer est devenu la meilleure nouvelle série dramatique câblée de l’année. Bien que la série ait été saluée pour ses réflexions sur la société. Certains critiques ont estimé qu’elle n’avait pas la vision nuancée de l’atmosphère politique et morale de l’intrigue que le film a su saisir. De plus, les audiences de la deuxième saison ont chuté de 21 % par rapport à la première, et le nombre de téléspectateurs a baissé de 26 %. Si vous vous inquiétez de l’avenir de la série et que vous voulez savoir s’il y aura une saison 3 de Snowpiercer, nous avons ce qu’il vous faut !

TNT a annoncé le renouvellement de la saison 3 de Snowpiercer le 19 janvier 2021, une semaine seulement avant la première de la saison 2, le 25 janvier. Les saisons 1 et 2 de Snowpiercer comptent chacune 10 épisodes, les fans peuvent donc s’attendre à un nombre d’épisodes similaire pour la saison 3.

La production de la saison 3 de Snowpiercer est actuellement en cours au Canada et devrait être terminée en juillet 2021. Après la fin choquante de la saison 2 de Snowpiercer, Jennifer Connelly sera également de retour pour la saison 3, bien que Melanie Cavill ait apparemment été tuée dans le dernier épisode. Concernant la date de sortie de la Saison 3 de Snowpiercer, aucune annonce officielle n’a été faite. Nous pensons cependant que la date de sortie de la Saison 3 de Snowpiercer sera fixée pour fin 2021.

snowpiercer saison 3 netflix

Que peut on attendre de la suite ?

La saison 2 de Snowpiercer s’est terminée par un cliffhanger épique où Andre Layton a mené un groupe de rebelles pour voler les 10 premières voitures de Snowpiercer, le transformant en train pirate. Ils sont partis dans les montagnes Rocheuses pour sauver Melanie, mais ils ont découvert qu’elle avait apparemment abandonné le refuge de la station de recherche et s’était aventurée dans la nature gelée pour mourir. Cependant, Cavill a laissé derrière elle toutes ses données prouvant sa théorie selon laquelle certaines parties de la Terre se réchauffent suffisamment pour être colonisées.

La fin de la saison 2 de Snowpiercer a préparé le terrain pour que Layton et sa compagnie retournent au train de la Grande Arche et le reprennent à M. Wilford. L’issue de ce conflit déterminera l’avenir de la race humaine, mais la saison 3 de Snowpiercer pourrait aussi aboutir à la réalisation du rêve de Melanie, qui pensait que “l’avenir est à l’extérieur” du train.

Alcie et le pensionnat d’Alcatroce de Jérôme Attal & Fred Bernard – 25 mars 2021

Pour les vacances de la Toussaint, Alcie est invitée chez sa tante Oupelaoupe, qu’elle n’a encore jamais rencontrée. Un peu sorcière, Oupelaoupe tient un camping à l’orée d’un bois. Quand Alcie arrive sur place, le lac est asséché, les poissons et les oiseaux ont plié bagage et des bruits terrifiants s’échappent de la forêt.

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Chronique : Voici un livre jeunesse que j’ai adoré. Tout m’a plu que ce soit l’histoire, les personnages ou encore les illustrations. C’est une lecture parfaite pour les enfants de 8-12 ans.

On y rencontre Alcie, une jeune fille pleine de vie qui va se retrouver coincée dans un coin qu’elle ne connaît pas, chez une tante qu’elle n’a jamais vue et avec un cousin assez étrange.
J’ai adoré le récit car il s’y passe beaucoup de choses et c’est super agréable de suivre les événements. C’est une lecture bien rythmée avec des personnages incroyables et des aventures passionnantes pour les enfants. Ce qui est chouette également, c’est qu’il y a pas mal de traits d’humour notamment grâce à la super idée de faire parler l’histoire en elle-même. J’ai souri plusieurs fois en lisant.

Un autre point positif, c’est la plume de l’auteur que je trouve super pour les jeunes car cela se lit bien et avec beaucoup de facilité tout en ne tombant pas dans le trop jeunesse.

En ce qui concerne les dessins, ils sont super sympas. C’est parfaitement raccord avec le texte et cela apporte un vrai plus à l’histoire.

Bref, je conseille de tout cœur cette lecture aux enfants mais aussi aux plus grands parce que personnellement, j’ai passé un excellent moment.

L’héroïne est attachante comme tout et j’ai aimé qu’elle soit à l’écoute du monde qui l’entoure et de ses émotions. L’auteur rappelle qu’il est important d’accepter ses chagrins, petits et grands, au même titre que la joie et c’est un très beau message. Pour ne rien gâcher, c’est aussi un roman très joliment illustré par Fred Bernard et la lecture n’en est que plus agréable.

Note : 9,5/10

Éditeur : Robert Laffont (25 mars 2021) Langue : Français Broché : 240 pages ISBN-10 : 222125001X ISBN-13 : 978-2221250013

Le Loup dans la bergerie – Le monstre de Caussols de Fabio M. Mitchelli / 4 février 2021

Commandant au sein de la criminelle de la P.J de Metz, Samuel Steiner est appelé en urgence à Nice. Dans une zone industrielle désaffectée, le corps d’un homme victime d’un règlement de comptes a été retrouvé calciné

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Chronique : Le Loup dans la bergerie s’inspire d’un véritable fait divers, d’un véritable tueur. Cela rend l’atmosphère encore plus angoissante, l’intrigue encore plus captivante : un page turner addictif qui ne vous laissera pas une seule minute de répit.
Au niveau de l’histoire en elle-même, elle est vraiment prenante du fait des chapitres qui sont courts et percutants, du fait du style propre à l’auteur et par ce serial killer dont les crimes sont absolument terribles. La première partie est plus lente et plus introductive mais le rythme prend de l’envergure et l’ensemble est génial ! On ressent tout le travail de l’écrivain sur le fond comme sur la forme pour rendre ce thriller véritablement unique ! Grâce aux différentes enquêtes nous ne nous ennuyons pas une seule seconde. Tous les éléments des enquêtes nous sont donnés au compte-goutte afin d’assembler petit à petit ce puzzle meurtrier.
Encore une fois, Fabio Mitchelli se sert d’un fait divers réel pour créer une histoire de toute pièce et encore une fois c’est une totale réussite.

Note : 9/10

Éditeur : Robert Laffont (4 février 2021) Langue : Français Broché : 384 pages ISBN-10 : 222118873X ISBN-13 : 978-2221188736

Le Poète de Michael Connelly

Le policier Sean McEvoy est retrouvé mort dans sa voiture. Chargé d’une affaire de meurtre abominable, son enquête n’avançait pas.

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Chronique : Mesuré par rapport à la norme établie par la plupart des auteurs de romans policiers, c’est un assez bon livre, mais par rapport à la norme établie par Michael Connelly, c’est une sorte de moyenne, quelque part au milieu du peloton du grand nombre de livres qu’il a maintenant produits.

Cela semble un peu étrange, car le protagoniste de ce livre est un journaliste et Connelly a lui-même été journaliste pendant un bon nombre d’années avant de devenir romancier. On pourrait penser que Connelly connaît bien ce personnage. En réalité, l’auteur ne parvient pas à habiter le personnage de Jack McEvoy de la même manière et avec la même profondeur que le personnage de sa série la plus connue, le détective Harry Bosch. McEvoy est bien dessiné, mais il est loin d’être aussi convaincant ou intéressant que Bosch.

Le livre s’ouvre sur le suicide apparent du frère jumeau de McEvoy, Sean, un inspecteur de la criminelle de Denver. Sean était gravement déprimé et se tourmentait parce qu’il n’avait pas réussi à résoudre un homicide particulièrement brutal. Tout le monde suppose que Sean était incapable de vivre avec son échec et qu’il a donc décidé de mettre fin à ses jours. Jack est réticent à l’idée que son frère puisse faire une telle chose, mais les preuves semblent accablantes et McEvoy finit par les accepter.

En tant que journaliste, Jack se spécialise dans les affaires d’homicide et décide de rédiger un article sur la mort de son frère. En faisant des recherches sur le sujet, il découvre qu’un certain nombre d’autres détectives de la criminelle à travers le pays se sont apparemment suicidés de la même manière que son frère, Sean. Jack commence à avoir des doutes et finit par conclure que Sean ne s’est pas suicidé mais qu’il a été victime d’un tueur en série qui s’en prend aux inspecteurs de la criminelle.

Jack finit par convaincre plusieurs services de rouvrir ces affaires et lorsqu’il devient évident que Jack a raison, le FBI entre en scène. Jack se fraie un chemin dans l’enquête et a ainsi une vue rapprochée de l’enquête et de la chasse à l’auteur du crime, connu sous le nom du Poète. En cours de route, Jack se lie avec une belle agent du FBI, Rachel Walling, et avant que tout ne soit dit et fait, Jack se retrouve dans la ligne de mire du Poète.

Il s’agit d’un livre tendu, bien écrit et particulièrement éclairant sur les méthodes utilisées par le FBI pour profiler et poursuivre les tueurs en série. Il devrait plaire à un grand nombre de lecteurs de romans policiers, et même s’il n’est pas aussi bon que plusieurs autres romans de Connelly, c’est uniquement parce que Connelly lui-même a placé la barre très haut.

Note : 9,5/10

Éditeur : Le Livre de Poche Langue : Français Broché : 768 pages ISBN-10 : 2253085863 ISBN-13 : 978-2253085867

Le Pacte du Hob de Patricia Briggs / 24 mars 2021

Haïe et redoutée, la magie avait disparu du pays. Elle s’en revient aujourd’hui, libérée des sortilèges des mages de sang. Et Aren sent croître son propre pouvoir, la « vue », qui lui révèle des instants du passé comme d’obscurs éclats d’avenir.

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Chronique : C’est un livre amusant avec un personnage profondément sympathique dont il a été facile de tomber amoureux. Aren est plus forte qu’elle ne le pense, et plus puissante. Et compatissante, bien plus que je n’aurais pu le faire. Briggs fait un excellent travail en créant une histoire et un cadre aux contours très larges de pouvoir et de lutte dans un village isolé dans une vallée loin de la dévastation de la guerre mais qui en ressent néanmoins les effets.

Cela est facilité par la création de trois forces contre lesquelles les villageois doivent se battre, toutes effroyablement plus puissantes qu’elles ne le sont. Parmi elles, les mages du sang sont les plus puissants et les plus implacablement maléfiques. Leur pouvoir est fondé sur la mort et l’asservissement d’autrui et sur une envie folle d’en avoir plus, qui ne fait que croître à mesure que leur pouvoir augmente.

Récemment libéré de la domination des maîtres du sang, le monde sauvage éveillé est plus imprévisible. Je pourrais les appeler fey, car beaucoup d’entre eux correspondent aux définitions traditionnelles, mais je préfère le terme de Briggs de « sauvageons ». Ils peuvent varier de l’esprit de la terre de la vallée entière aux dryades, nyades, fantômes et fetchs plus subtils qui tourmentent les individus ou hantent des parcelles spécifiques de niches facilement définies. Une grande partie de l’histoire consiste à réapprendre le vieux savoir pour trouver comment coexister/apprivoiser/défaire ces forces nouvellement sorties de leur sommeil.

Enfin, il y a les raiders qui viennent d’arriver dans leur vallée. Ces antagonistes « simplement » humains ne sont peut-être pas aussi effrayants que les autres, mais leurs prédations sont tout autant une menace existentielle et semblent aussi implacables. En effet, ils sont les premiers que nous rencontrons lorsque Briggs nous fait passer d’un début facile, voire pastoral, à un déchirement et une perte.

Le courage d’Aren est mis à l’épreuve dès le début, car sa maison est l’une des premières à être confrontée aux nouvelles menaces qui pèsent sur leur vallée. Son chagrin m’a immédiatement attiré vers elle et a suscité une intimité qui m’a porté tout au long de la phase de découverte de l’histoire. En fait, mon intérêt a baissé un peu périodiquement dans cette phase initiale. Jamais assez pour rompre avec l’histoire, mais les événements étaient parfois télégraphiés un peu trop simplement et Briggs s’est un peu attardé sur certains des bas-fonds émotionnels du début du roman, je pense. Étant donné que l’action est en grande partie épisodique tout au long du roman (les objectifs étant principalement à court terme et rapidement atteints), le problème de rythme du début du roman a été plus marqué qu’il ne l’aurait été autrement.

Cela dit, la dernière moitié de l’histoire a été extrêmement difficile à mettre en place, avec la nature épisodique de l’action clairement sur un vecteur unifié mais sans être prévisible ou ennuyeux. Briggs fait un excellent travail en guidant le voyage émotionnel d’Aren et de Caefawn alors qu’ils s’unissent dans leur lutte pour la survie, à la fois d’eux-mêmes en tant qu’individus et du village pour lequel Aren se sent obligé. La seule distraction dans cette dernière partie du livre a été le mépris du village lui-même. Je comprends que les gens sont mesquins et que les querelles et la mauvaise humeur peuvent s’envenimer, mais ces gens ont été inutilement stupides en plus et j’ai eu beaucoup plus de mal à m’y faire. Enfin, ça et les liens d’Aren avec le village. En y repensant, j’aurais préféré qu’Aren et Caefawn leur fassent un doigt d’honneur et partent seuls à l’aventure. Heureusement que ça ne m’est pas venu à l’esprit, sinon j’aurais perdu mon investissement émotionnel.

Et la raison pour laquelle cela ne s’est pas produit est que l’action était rapide et captivante et que les liens d’Aren avec sa maison avaient du sens, même si j’avais du mal à les accepter moi-même. Si le village avait été rayé de la vallée à la fin et qu’Aren et Caefawn avaient chevauché vers un coucher de soleil modérément sûr, j’aurais été satisfait.

Mais cela m’aurait privé d’une conclusion qui aurait fait grimper le livre d’une étoile à lui tout seul. Tous les fils de l’histoire se sont révélés beaucoup plus tridimensionnels que ce à quoi je m’attendais et la conclusion a eu une forte charge utile qui m’a laissé un peu abasourdi (et oui, il y a eu des larmes). La fin forte a plus que compensé les bégaiements du début et m’a laissé avec une chaleur dans laquelle je me prélasse encore un peu.

Note : 9,5/10

EAN : 9791028117733
360 pages
Éditeur : Bragelonne (24/03/2021)

LEGO DC Comics 76182 Batman Cowl : les visuels officiels

Les fans de Batman peuvent maintenant découvrir le nouveau set LEGO DC Comics Super Heroes 76182 Batman Cowl qui permet d’obtenir le masque du Dark Knight (410 pièces, 22 cm de haut au total).

LEGO 76182 Batman Cowl

C’est Barnes and Noble qui a mis en ligne la fiche produit, et le set y est affiché au prix de 59,99$, donc très probablement 59,99€ en France si LEGO suit la même logique que pour les autres casques.

Nouveautés LEGO Batman 2021 : deux Batmobiles dévoilées

Deux Batmobiles vont débarquer en 2021 chez LEGO, et c’est un distributeur vietnamien qui nous offre ces visuels officiels :

LEGO 76188 Batman Classic TV Series Batmobile
LEGO 76188 Batman Classic TV Series Batmobile
LEGO 76188 Batman Classic TV Series Batmobile
LEGO 76188 Batman Classic TV Series Batmobile

La référence LEGO 76188 Batman Classic TV Series Batmobile propose une nouvelle version de la Batmobile vintage Batman 66 déjà sortie en 2016 dans le gros set 76052 Batman Classic TV Series Batcave, avec un socle qui rappelle celui du cadeau 40433 1989 Batmobile Limited Edition offert en 2019 à l’occasion de la sortie de la grosse Batmobile UCS 76139 1989 Batmobile.

Il faudra se contenter ici de versions légèrement mises à jour de Batman et du Joker, dommage de ne pas avoir inclus Robin, son siège restera vide…

De l’autre côté, le set 4+ LEGO 76180 Batman vs. The Joker : Batmobile Chase ci-dessous propose une course poursuite avec deux véhicules forcément très simplifiés, et trois personnages : Batman, Batgirl (identique à la version du set 76160 Batman: Mobile Bat-Base) et le Joker (déjà présent dans les sets 76119 Batmobile : Pursuit of The Joker et 76159 Joker’s Trike Chase).

LEGO 76180 Batman Batmobile Chase

INVINCIBLE la nouvelle grande série de super-héros | Critique | Amazon Prime

Salut à tous ! Critique de « Invincible » sur Amazon Prime : que vaut la série super-héroïque du créateur de The Walking Dead ?

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Avant les zombies, Robert Kirkman s’était attaqué aux super-héros grâce à Invincible, alternative plus adulte à Marvel et DC. Lancé en 2002 (un an avant The Walking Dead) et publié à un rythme mensuel aux États-Unis, le comic book s’est achevé en février 2018 alors qu’un projet d’adaptation était déjà en cours. Mais il s’agissait alors d’un film en prises de vues réelles que Seth Rogen et son complice Evan Goldberg devaient écrire et réaliser.

A l’arrivée, l’acteur découvert chez Judd Apatow est toujours impliqué… mais seulement au casting vocal de l’adaptation en série animée, lancée sur Amazon Prime Video ce vendredi 26 mars, avec trois épisodes d’un coup alors que les autres suivront, un par un, à un rythme hebdomadaire jusqu’au 30 avril.

Chapeauté par Robert Kirkman et les deux dessinateurs qui se sont succédés tout au long de l’histoire du comic book, Ryan Ottley et Cory Walker, le show fait ainsi preuve d’une grande fidélité envers son modèle, ce que des prises de vues réelles n’auraient sans doute pas permis.

Car nous sommes au croisement des aventures de Spider-Man et Superman avec l’histoire de Mark Grayson, adolescent à priori comme les autres jusqu’au jour où se développent des pouvoirs hérités de son père : un extra-terrestre surpuissant à l’apparence humaine venu d’une autre planète et qui s’est imposé comme le proctecteur de la Terre.

Les scènes d’action dantesques et violentes viennent alors se mêler à une histoire de passage à l’âge adulte et des situations familiales à la fois classiques et extraordinaires.

Les connaisseurs du matériau d’origine ne seront pas surpris et se sentiront très vite en terrain connu. Sans avoir le sentiment d’assister à un simple décalque. Car la série prend quelques libertés, en confrontant rapidement Mark à la dangerosité du statut de héros, ou en faisant intervenir l’un des twists du comic book dès la fin de l’épisode 1 et en jouant moins la carte du mystère, pour mieux expliciter ce qu’il se passe avec une scène particulièrement sanglante.

Ou lorsqu’un personnage clé débarque plus tôt dans le récit. Comme si Robert Kirkman, avec un peu de recul sur son œuvre, profitait de cette adaptation pour revoir un peu sa copie avec quelques ajustements. Ou tout simplement essayer d’autres choses.

Et cela nous rend d’autant plus impatients de voir comment seront amenés les grands revirements de l’intrigue, amenée à prendre plus d’ampleur. En attendant, cette introduction se révèle efficace et la série semble avoir trouvé son rythme de croisière à l’issue du troisième épisode.

Si son mélange d’humour et de violence, ainsi que sa manière de s’inspirer de héros déjà existants pour créer les siens, risque de faire naître des comparaisons avec The Boys, également diffusée sur Amazon, il n’en est pourtant rien.

Car la série d’Eric Kripke, avec son ironie mordante et sa façon de taper sur les super-héros (au propre comme au figuré), peut plaire aux allergiques du genre et à ceux qui s’en sont lassés, alors qu’Invincible est moins moqueur et embrasse finalement son univers, que l’on imagine grandement inspiré de DC Comics, avec sérieux.

Et un ton plus adulte qui lui permet de se démarquer des productions à destination du grand public. Le tout avec un casting vocal cinq étoiles, où bon nombre de personnages ont une voix qui vous semblera familière.

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