Hélène Darroze et Michel Saran | Interview BFF

Leur brigade ultime ? Le plat préféré de l’autre ? Qui grignote le plus ? On a testé l’amitié du duo iconique du Sud-Ouest de Top Chef : Hélène Darroze et Michel Sarran 👇
Retrouvez Top Chef, à partir du 10 février à 21h05 sur M6.

Justice League : Zack Snyder dévoile enfin le nouveau look de son Joker

Le réalisateur Zack Snyder a dévoilé le nouveau look du Joker incarné par Jared Leto, qui réapparaîtra pour les besoins de son nouveau montage « Justice League » (le 18 mars prochain sur HBO Max).

On ne rigole plus...
Le retour du Joker de Jared Leto

Plus sobre que dans Suicide Squad, ce Joker nouveau look s’annonce comme particulièrement terrifiant. Jared Leto va-t-il enfin réconcilier le public avec son incarnation du clown criminel ?

En passant pécho sur Netflix : c’est quoi ce film adapté de la web-série du même nom ?

Les abonnés Netflix peuvent découvrir dès aujourd’hui sur la plateforme En passant pécho (les carottes sont cuites) . C’est quoi ce film bien barré ?

Hedi et Cokeman sont les deux pires dealers de Paris. Arnaqueurs à la petite semaine, ils survivent en faisant passer des carambars pour des barrettes de shit. C’est la Hess !!! Fatigués de ce train de vie, leur quotidien va considérablement s’éclaircir lors du mariage de Zlatana, la petite sœur d’Hedi, avec un grand baron de la drogue : Arsène Van Gluten. Ce dernier, sous la pression de sa nouvelle femme, leur fournira plusieurs kilos de Mojo Mango, du cannabis de toute première main. Hedi et Cokeman ont enfin l’opportunité d’ouvrir leur propre réseau. Persuadés que cela signifie pour eux la fin de la galère, ils ignorent encore que ce n’est que le début des problèmes…

En Passant Pécho “Les Carottes Sont Cuites”

En novembre 2019, Netflix annonce la mise en production d’En passant pécho – les carottes sont cuites, suite en long-métrage des folles aventures d’Hedi et Cokeman. Ces deux personnages hauts en couleur étaient à l’affiche de la web-série du même nom sortie en 2013 sur Youtube. Au total, les 7 épisodes d’une douzaine de minutes chacun ont été visionnés 32 millions de fois (à ce jour). Pas étonnant donc si Netflix a misé sur ce duo de losers pour sa nouvelle production française.Julien Royal, co-réalisateur de la série (Ken & Ryu), est de retour derrière la caméra. Il a pu compter sur l’aide de Nassim Lyes à l’écriture. Ce dernier retrouve à l’écran son compère Hedi Bouchenafa – qu’il avait d’ailleurs recroisé dans la saison 1 de Marseille – pour de nouveaux gags. Et à cette occasion, l’interprète de Cokeman a ressorti le manteau de fourrure et son indémodable slip blanc moulant.

En passant pécho – les carottes sont cuites reprend la même formule que la web-série tout en étant plus ambitieux. Nos deux comparses quittent leur barre d’immeuble pour vivre une vie de manoir – enfin presque – et voient encore plus grand. Mais qu’on vous rassure, le ton est toujours aussi absurde et déluré, les répliques fusent (à base de « hess », de « schlass », de « golgoth » et de « rodave ») et les gags s’enchaînent pendant 1h30.La web-série faisait appel à des guests, le long-métrage aussi : on retrouve au casting Fred Testot, Vincent Desagnat, Jonathan Lambert mais aussi les humoristes Benjamin Tranie, Bun-Hay Mean et Hakim Jemili. Côté BO, Netflix a bien fait les choses en faisant appel à plusieurs artistes. Deux titres ont d’ores et déjà été dévoilés sur les réseaux sociaux : Ashe et Stavo – Balafre et LaCrim ft DJ Kore – Mango.

La Mission sur Netflix : c’est quoi ce western avec Tom Hanks ?

Le western « La Mission », nouvelle réalisation de Paul Greengrass avec Tom Hanks en tête d’affiche, débarque dès le 10 février sur la plateforme Netflix !

inq ans après la fin de la Guerre de Sécession, le capitaine Jefferson Kyle Kidd, sillonne le pays de ville en ville en qualité de rapporteur public. En traversant les plaines du Texas, il croise le chemin de Johanna, une enfant de 10 ans capturée 6 ans plus tôt par la tribu des Kiowa et élevée comme l’une des leurs..

La Mission

Crise du Covid-19 oblige, un nouveau film destiné au cinéma débarque finalement sur Netflix. Le long métrage en question n’est pas des moindres, puisqu’il s’agit de La Mission, western porté par Tom Hanks sous la direction de Paul Greengrass (marquant leur seconde collaboration après Capitaine Phillips en 2013). Adaptation du roman Des nouvelles du monde de l’auteure Paulette Jiles (disponible en poche chez Folio), La Mission est une sorte de road-movie à travers l’Ouest américain, associant un ancien militaire veuf devenu rapporteur public et une fillette de dix ans élevée parmi les indiens de la tribu Kiowa.Tom Hanks est un habitué des films se déroulant dans le passé (Forrest Gump, Il faut sauver le Soldat Ryan, Les Sentiers de la perdition pour n’en citer que quelques-uns). Pourtant, jamais l’acteur américain ne s’était essayé au western, genre pourtant incontournable qui connait ces dernières années un regain d’intérêt auprès de prestigieux cinéastes (Quentin Tarantino, Alejandro González Iñárritu, Jacques Audiard…). Aux côtés de Tom Hanks s’illustre Helena Zengel, révélation du film allemand Benni, que l’on considère déjà comme l’une des plus talentueuses jeunes actrices du cinéma mondial.Connu pour son esthétique portée sur le réalisme, héritage de son passé de documentariste, Paul Greengrass se met ici au service d’un genre codifié, pour un résultat saisissant de réalisme et d’authenticité. Par ce biais, le cinéaste britannique prouve que l’on peut se montrer respectueux des codes du western tout en livrant une oeuvre personnelle et novatrice. Que l’on soit fan de Tom Hanks, de western, de grand cinéma, ou des trois à la fois, il ne fait aucun doute que La Mission est un film à ne manquer sous aucun prétexte !

#FreeBritney: Un nouveau documentaire sur les déboires

Retour sur une affaire qui prend toujours plus au piège Britney, au grand désespoir de ses fans impuissants mais mobilisés.

L’accord judiciaire empêchant Britney Spears de gérer ses propres affaires est désormais plus vieux que la star ne l’était au moment de sa révélation au grand public à 12 ans. Et la controverse autour de la gestion de la vie de la chanteuse commence à provoquer des émois. Retour, notamment à travers un nouveau documentaire, sur une affaire qui prend toujours plus au piège Britney, au grand désespoir de ses fans impuissants mais toujours mobilisés.Aujourd’hui âgée de 39 ans, Britney Spears vit sous les termes stricts de cet accord décidé en 2008 par un tribunal de Californie au moment de sa très médiatique descente aux enfers. Comparable à un régime de tutelle, il stipule que les décisions concernant la superstar sont prises par son père, Jamie. Si les raisons exactes d’une telle décision sont restées sous le sceau de la confidentialité judiciaire, de plus en plus de voix s’élèvent ces dernières années pour interroger sa pertinence.

Un documentaire de la chaîne FX, produit en partenariat avec le quotidien New York Times, sonde le récit médiatique autour de la vie de la chanteuse révélée à son adolescence d’abord sur la chaîne jeunesse Disney Channel avant que des tubes comme « Baby One More Time » ne la propulsent vers le statut de superstar. Le film, intitulé Framing Britney Spears, met l’accent sur le rôle des paparazzis et de la presse à scandale au début des années 2000 dans la chute de la chanteuse, dont l’image a longtemps été celle d’une princesse blonde, ingénue, au succès retentissant, et dont les déboires ont apporté une certaine réjouissance au grand public.

Le mouvement #FreeBritney a été monté par des fans qui sont convaincus que la chanteuse est maintenue contre son gré dans l’accord de tutelle. Les partisans d’une telle hypothèse – que beaucoup, dont Jamie Spears, qualifient de théorie du complot – affirment que Britney Spears envoie des appels à l’aide à travers des messages codés, des émojis, et des codes couleurs sur ses tenues, publiés sur son compte Instagram.

Ils se sentent justifiés dans leur combat après que Britney Spears a exprimé sa reconnaissance et qu’un avocat commis d’office a affirmé à une juge que sa cliente l’avait informé « avoir peur de son père ». La juge a décidé de ne pas retirer immédiatement Jamie Spears de son rôle de responsable des affaires de la chanteuse, mais a nommé une entreprise financière comme co-tutrice.

L’icône pop ne cherche pas pour le moment à sortir du régime de tutelle, mais se tourne plutôt vers des professionnels de la question. Britney Spears souhaiterait ainsi que l’entreprise actuellement désignée co-tutrice demeure dans l’accord. La prochaine audience devant un tribunal aura lieu le 11 février.

Framing Britney Spears utilise les impressionnantes ressources en images d’archives autour de la star pour documenter la période difficile de sa vie, à un moment où la santé mentale n’était pas autant prise au sérieux qu’aujourd’hui par certains médias.

Au cours de sa longue période de dépression qui a fait suite à sa demande de divorce en 2006 avec Kevin Federline, et à la perte de la garde de ses enfants en 2007, on a notamment pu voir Britney Spears pieds nus dans une station-service, et conduisant avec un de ses fils sur ses genoux. Moya Luckett, historienne des médias à l’université de New York et spécialiste de la culture autour des célébrités, affirme que la « cruauté » subie par Britney Spears de la part des médias est aujourd’hui atténuée pour les autres stars dans un paysage médiatique dominé par les réseaux sociaux.

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Mort de Jean-Claude Carrière, écrivain et auteur césarisé pour Le Retour de Martin Guerre

L’écrivain Jean-Claude Carrière est mort. Auteur des chefs-d’œuvre de Luis Buñuel, il est également à l’origine de nombreux scénarii pour le cinéma européen des soixante dernières années, du « Retour de Martin Guerre » à « Cyrano de Bergerac ».

Après une formation en littérature et en histoire au sein de l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, Jean-Claude Carrière se prédestine au métier d’historien. Il décide pourtant de l’abandonner au profit du dessin et de l’écriture, et publie ainsi dès 1957 son premier roman, Le Lézard. C’est cependant sa rencontre avec le réalisateur et comédien Pierre Etaix qui va être déterminante. Outre plusieurs courts métrages, comme Rupture (1961) ou Heureux Anniversaire (1962), le duo écrit deux films : Le Soupirant et Yoyo qui attirent rapidement l’attention de la critique.

Il y a dix ans, Kanye West sortait son meilleur album : My Beautiful Dark Twisted Fantasy ! Analyse, d’un disque qui clôture les années 2000, période flamboyante d’un Kanye de plus en plus extrême et visionnaire. 👉

Le 21 novembre 2010, le rappeur et producteur Kanye West sort son album le plus ambitieux, My Beautiful Dark Twisted Fantasy. L’artiste de Chicago est alors au centre de toutes les attentions après les énormes succès du blockbuster Graduation, puis du pop et expérimental 808s and Heartbreak, grâce à son utilisation révolutionnaire et personnalisé de l’autotune.

Kanye entamait alors une énorme métamorphose, celle qui va rendre sa carrière mythique, en s’éloignant de la soul accélérée qu’il a aidé à développer à ses débuts avec le label Roc-A-Fella. À la fin des années 2000, le rappeur-producteur cherche autre chose, une profondeur inédite, un point d’appui immuable. Peut-être sans vraiment en avoir conscience, Kanye West cherche à construire son Thriller, son œuvre ultime.

Depuis que Kanye a perdu sa mère Donda West en 2007, son identité artistique explose de toute part. Kanye fait face à un chagrin incommensurable qui fait ressortir ses démons grandissants : la mégalomanie, le mauvais goût et l’addiction au porno. Le monde découvre plus amplement ce personnage imbu de lui-même, accompagné d’Amber Rose et d’une bouteille d’Hennessy, lors de la cérémonie des VMAs en 2009 où Kanye créé un énorme malaise pendant la remise de prix de Taylor Swift.

Cet incident qui ne dure que quelques secondes va totalement influer sur le reste de la carrière de Kanye West, le rendant encore plus extrême dans ses prises de parole et dans son art. Assailli par les médias et l’industrie musicale qui lui demandent des comptes, Kanye West décide de partir au Japon puis à Rome et enfin de s’isoler à Hawaï pour créer en se servant de toutes ses émotions contradictoires, entre pouvoir, gloire, excès, peine et désillusion. Une retraite loin des caméras et du tourbillon de la célébrité que Kanye annonce sur le plateau du Tonight Show de Jay Leno afin de se recentrer et retrouver son véritable équilibre.Cette incroyable période d’enregistrement à Hawaï, qui va durer presque un an, est certainement l’âge d’or dans la carrière de producteur et de rappeur de Kanye West. L’artiste y apparaît comme un chef d’orchestre, sûr de lui, avec une superbe direction mais aussi ouvert à de nombreuses expérimentations. Après l’incursion pop 808’s and Heartbreak, Kanye veut continuer le mélange total dans son instrumentation et il invite une pléthore d’artistes pour trouver la précision qu’il recherche, sa note bleue personnelle.

Ainsi Pete Rock, RZA, No I.D., Swizz Beatz ou Q-Tip se croisent pour offrir des racines solides à la production que Kanye recherche. Et côté de cela, S1, Hit-Boy ou Lex Luger passent aussi du temps au studio d’Hawaï pour apporter une vision neuve. Ce mélange des styles et des époques ouvre des portes incroyables avec Mike Dean en entremetteur de luxe. Kanye y trouve sa définition, iconique et épique de My Beautiful Dark Twisted Fantasy en mixant des batteries très fortes et séculaires avec des mélodies et des instruments plus pop et modernes. Un premier extrait sort alors le 28 mai 2010, « Power », et il y a toute cette recherche à l’intérieur.

« Power » est une première réponse aux critiques incessantes sur l’artiste pendant ces derniers mois. Kanye y aborde son rapport au succès et à la célébrité sur un sample vocal emprunté au groupe vénézuélien Afromerica (enregistré en France pour la petite histoire) et un clin d’œil au rock progressif de King Crimson avec un « 21s Century Schizoid Man » très à propos. Kanye expliquera dans le documentaire The Art of Rap (2012) qu’il a mis plus de 5 000 heures pour peaufiner et terminer le texte de « Power ». Et au final, il commence à y questionner sa santé mentale, un sujet qui va devenir totalement une norme dans les années 2010, mais qui à l’époque reste encore très minoritaire dans le rap.

Et le visuel qui accompagne le morceau sera aussi totalement déterminant pour la suite, avec ces symboles très forts, entre mythologies grecque et égyptienne, mis en scène comme dans un tableau de Véronèse, Botticelli ou Titien. Cette esthétique grandiloquente et baroque sera le point de départ de Watch The Throne, le projet de Kanye avec son « grand frère » Jay-Z qui sort une année après et dont de nombreux morceaux ont été initiés aussi à Hawaï pendant les mêmes sessions d’enregistrement. En 2010, Kanye concentre ses innovations des précédents albums tout en créant ce qu’il va devenir ensuite : le roi du baroque dans le rap.

Avec cette profusion créative, Kanye West lance alors d’Hawaï un concept qui épouse totalement sa boulimie d’expression : les G.O.O.D. Fridays. Initié en août 2010 avec un remix de « Power » invitant Jay-Z et Swizz Beatz (encore du futur Watch The Throne), ce processus propose un morceau inédit chaque vendredi, directement extirpé des entrailles bouillantes du studio à Hawaï. Ainsi le rappeur/producteur lance son idée de musique perpétuelle, de flux continu, alors que le streaming n’en est qu’à ses balbutiements. Et Kanye ménage un suspense incroyable pour ce qui va devenir My Beautiful Dark Twisted Fantasy.Ces G.O.O.D. Fridays permettent aussi et surtout à Kanye de créer des morceaux d’ensemble avec des nombreux artistes, des combinaisons inédites et sincères. Certains titres seront d’ailleurs gardés pour l’album, tellement la collaboration a atteint son apogée. C’est le cas de deux des plus beaux couplets de l’album, mais aussi de la carrière des rappeurs invités : Nicki Minaj sur « Monster » et Rick Ross sur « Devil in a New Dress ».

Kanye arrive à sortir le meilleur de ses invités et ça en dit beaucoup sur l’intensité, le travail et le chaos qui devaient régner pendant cette période d’isolement et de création. Sur l’album, on retrouve aussi cette explosion d’équipe sur « Gorgeous », avec notamment un retour de Raekwon au top, « So Appalled » ou « See Me Now ».

My Beautiful Dark Twisted Fantasy est un cocktail étrange de création collective ultime avec des dizaines de noms sur chaque morceau, mais aussi l’avènement d’une écriture très personnelle et introspective pour Kanye. C’est ce grand écart entre blockbuster et film indé qui semble en créer tout le sel. Et le meilleur symbole en est sûrement, « Runaway ».Présenté en même temps qu’un film de 34 minutes, ce morceau synthétise toutes les ambitions de Kanye à cette époque. Une note de piano stridente et sans fin pour débuter un morceau de 9 minutes qui évoque l’arrogance et l’insécurité, sa relation avortée avec Amber Rose et sa fierté mal placée. Ponctué par un couplet génial de Pusha T, « Runaway » est un des plus beaux morceaux de la carrière de Kanye West, à la fois ambitieux et intime, grandiloquent et sincère, rap et pop.Cette même recette étrange, que seul Kanye West peut réussir, se trouve aussi être l’essence de son plus gros succès : « All of the Lights ». Comme Public Enemy en son temps, ce morceau semble trop chargé comme si des milliers des pistes audio tournaient en même temps avec un orchestre symphonique par-dessus. Et pourtant, comme Public Enemy en son temps, tout est clair, précis, une locomotive en marche à grande vitesse, implacable, grandiose.Il y a plus de quatorze chanteurs et chanteuses crédités sur ce morceau, dont Elton John, Rihanna, Drake et Alicia Keys. Pourtant, rien ne déborde, ne passe au-dessus, comme si Kanye avait trouvé la formule pour faire sonner le collectif comme une œuvre individuelle. Tous les invités ont connu des problèmes avec la célébrité, le regard incessant du public, les caméras et les flashs toujours tournés vers soi.La prédiction d’un mal-être généraliséDans ce titre comme dans l’ensemble de My Beautiful Dark Twisted Fantasy, Kanye synthétise tout ce mal-être globalisé avec le début de l’omniprésence des réseaux sociaux, les biais sociaux de la téléréalité et de l’information en continu. Même s’il va en devenir un acteur principal les années suivantes, Kanye West arrive à faire le point et à garder la tête froide face au pire de lui-même.Il arrive à condenser le meilleur de tout ce qu’il a donné musicalement dans les années 2000, entre rap brutal et pop visionnaire, tout en offrant une vue vertigineuse sur ses failles, ses peurs et ses travers. Les mêmes qui vont continuer à le nourrir et le hanter, des années 2010 jusqu’à nos jours. Dix années après, le point culminant de cette courbe, My Beautiful Dark Twisted Fantasy, avait déjà tout prévu.

Réécoutez le meilleur album de Kanye West, My Beautiful Dark Twisted Fantasy

Critique : AYA ET LA SORCIERE

Cela faisait six ans (si on excepte la co-production du sublime La Tortue rouge) que le studio Ghibli n’avait pas sorti un film, c’est dire si Aya et la sorcière était attendu. Le film intriguait d’autant plus qu’il s’agit de la première réalisation du studio en animation numérique.Sur ce point, disons-le tout de suite, le film est loin d’être au niveau d’une production Pixar. Si les décors sont plutôt réussis et travaillés dans les détails, l’animation à proprement parler pèche un peu. Les mouvements manquent de fluidité et les textures de finesse. Le travail sur la couleur, avec une palette qui devrait ravir le jeune public, est par contre lui bien présent, respectant la tradition du studio.Aya et la sorcière semble s’imposer comme le Kiki la petite sorcière de Goro Miyazaki, qui signe ici son troisième film, après l’inégal Les Contes de Terremer et le superbe La Colline aux coquelicots. Les deux films partagent beaucoup, à commencer par leurs héroïnes faites de la même détermination et de la même intelligence, et qui se retrouvent dans leur envie de s’initier à la sorcellerie et dans leur amitié avec un chat noir qui parle. Mais surtout les deux œuvres ont le même public cible : les enfants. Ne cherchez pas de seconde lecture, le but d’Aya et la sorcière est de divertir et contenter le jeune public avant tout.Adaptation d’un livre de Diana Wynne Jones (dont le studio Ghibli s’était déjà inspirée pour Le Château ambulant), le film raconte l’histoire d’Aya, une jeune fille qui a grandit en orphelinat. Un jour elle se voit adoptée par une sorcière qui en fait son esclave. Mais Aya est bien décidée à s’initier à la magie pour prendre le pouvoir et retrouver sa liberté.Aya a peut-être moins de charme ou de poésie que Kiki, mais le film s’inscrit peut-être plus dans l’air du temps, avec ses parenthèses rock et surtout son héroïne pas farouche. Malicieuse, parfois insolente, mais non moins attachante tant elle dégage de drôlerie et de fraîcheur enfantines, Aya a toute sa place dans la longue galerie des personnages féminins de Ghibli. Elle affiche autant un girl power qu’un kid power, au point qu’il apparaît difficile de ne pas retomber en enfance et s’enthousiasmer ou s’émerveiller en suivant ses péripéties magiques, par ailleurs débordantes d’un humour qui nous renvoie à certains films d’Isao Takahata (Mes voisins les Yamada, Pompoko).Si le virage technique n’est pas encore bien maîtrisé, on oublie rapidement cette lacune devant le bonheur enfantin que procure Aya et la sorcière, qui n’a par ailleurs pas perdu en chemin l’esprit si particulier du studio Ghibli.

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Les films du Studio Ghibli pour la 1ère fois en VOD en France !

À partir du 17 Février 2021, le catalogue des long-métrages du célèbre studio japonais, distribué en France par Wild Bunch, sera enfin accessible à tous en Vidéo à la Demande, aussi bien à la location à l’acte qu’en achat digital.
 
Cette étape, qui vient assurer à l’ensemble du public français un accès multiple et élargi aux trésors de ce catalogue sur tout le territoire, sera rapidement suivie de leur réédition en vidéo physique.
 
Le nouveau film du studio, Aya et la sorcière, réalisé par Gorō Miyazaki et en Sélection Officielle au Festival de Cannes 2020, sortira en salles en France le 14 Avril 2021

Raya et le dernier dragon : le prochain Disney de nouveau décalé

La branche française de Disney vient de décaler Raya et le dernier dragon du 3 mars au 14 avril 2021. Une volonté de la part du studio de sortir ce film d’animation sur grand écran et non sur Disney+ comme aux Etats-Unis ?

Raya et le dernier dragon

Disney France vient de décaler la date de sortie de son prochain film d’animation, Raya et le dernier dragon. Annoncé au 3 mars 2021, le film co-réalisé par Don Hall, Carlos Lopez Estrada, Paul Briggs et John Ripa devrait désormais sortir le 14 avril prochain. Un report qui prouve la volonté de la branche française du studio de sortir son film en salles. Le long-métrage sortira en effet aux Etats-Unis en simultané au cinéma et sur la plateforme Disney+ en Accès Premium dès le 5 mars.

Raya et le dernier dragon se déroule au royaume imaginaire de Kumandra. Il y a longtemps humains et dragons vivaient en harmonie. Mais un jour, une force maléfique s’abat sur le royaume forçant les dragons à se sacrifier pour sauver l’humanité. Lorsque cette force réapparait, Raya, une guerrière solitaire, se met en quête du légendaire dernier dragon pour restaurer l’harmonie sur la terre de Kumandra, au sein d’un peuple désormais divisé.Dans la version originale Kelly Marie Tran (Star Wars) double l’héroïne tandis que Awkwafina prête sa voix à Sisu, le dernier dragon. Côté casting vocal français, Emilie Rault prête sa voix à Raya (la comédienne a notamment doublé le personnage de Luna Lovegood dans la saga Harry Potter et Jena Malone dans Hunger Games), Géraldine Nakache est le dragon Sisu tandis que la chanteuse Anggun double la Cheffe Virana et le comédien Frédéric Chau, le Chef Benja.