En attendant le jour de Michael Connelly, profitez d’une dernière séance avec Renée Ballard

California nightmare

S’il y a bien un auteur ponctuel dans l’industrie de l’édition c’est bien Michael Connelly, cela fait maintenant plus de vingt ans qu’il livre tous les ans une enquête policière toujours dans les rues glauques de Los Angeles ou sa proche banlieue. Bien évidemment, avec un rythme aussi soutenu, difficile de ne produire que de bon polars captivants. Les derniers Connelly avaient tendance à sombrer dans une logorrhée procédural pas toujours pertinente et entretenaient une ambiance un peu lisse, loin de l’ambiance un peu crasseuse des premiers volumes.

La création d’un nouveau personnage était donc le coup de fouet nécessaire pour relancer la machine. J’avoue avoir eu un peu peur au début que l’auteur ne parvienne pas à rendre ce personnage d’inspectrice nocturne aussi charismatique que son fameux Harry Bosch mais mes craintes ont rapidement étaient balayées. Renée Ballard est un personnage solide, et ce malgré son patronyme un peu lourdaud pour nos oreilles françaises. Connelly fait d’elle un pendant féminin de Bosch, tout comme lui elle considère son métier de flic comme un sacerdoce qu’il faut effectuer h24, tout comme son illustré prédécesseur elle est en butte avec sa hiérarchie, mais là où Bosch refusait les compromis et exprimé son aversion pour la bureaucratie, Ballard, elle, est victime d’une injustice qui la met au ban de son unité alors même qu’elle a fait du respect des procédures sa devise. Malgré l’injustice criante dont elle est victime, Ballard serre les poings et garde la tête haute, elle trouve une évasion dans le surf, ce qui permet à Connelly de dépeindre une Los Angeles que l’on a peu vue dans ses précédents ouvrages, en somme une héroïne moderne, attachante et dotée d’une force de caractère classique mais qui fait toujours autant du bien à lire. Si je veux chipoter un peu je dirais que je trouve sa motivation première pour s’enrôler dans la police un peu légère mais rien de grave.

Au niveau de l’intrigue Connelly nous offre un bon cru. L’intrigue est rapidement captivante et nous replonge dans les rues d’une ville toujours aussi meurtrière. Les décors sont légèrement plus glauques que les derniers dans lesquels enquêtait Bosch. Un hôtel miteux, des entrepôts abritant des tournages de films pornographiques à tendance sado-masochiste et surtout la fameuse maison à l’envers qui offre un moment de bravoure haletant à notre héroïne. Cette virée nocturne avec l’inspectrice Ballard se fait quasiment en apnée. Évidemment avec des événements qui s’enchaînent aussi vite certains détails passent à la trappe ou paraissent un peu invraisemblables. Certaines intrigues secondaires se concluent de manière abrupte et il manque un paragraphe ou deux pour étoffer l’antagoniste principal et expliquer comment il en est arrivé là mais cela fait trop longtemps que je n’ai lu un Connelly aussi nerveux pour bouder mon plaisir. J’en parviens même à lui pardonner le fait qu’il use encore une fois de son vieux gimmick scénaristique que tous ses lecteurs connaissent par cœur et qui ne surprend plus personne hormis les nouveaux venus.

En attendant le jour est un excellent cru de Michael Connelly. Un point d’entrée idéal pour tous ceux qui voudrait faire connaissance avec sa vision de Los Angeles et des forces de l’ordre. Une héroïne qui fait honneur à ses aînés tout en étant un personnage à part entière. Inutile de vous dire que le prochain volume de ses aventures, qui va la faire rencontrer un certain enquêteur à la retraite, ne va pas tarder à tomber entre mes mains.

Résumé: Reléguée au quart de nuit du commissariat d’Hollywood, l’inspectrice Renée Ballard se lance dans des enquêtes qu’elle n’a pas le droit de mener à leur terme. Le règlement l’oblige en effet à les confier aux inspecteurs de jour dès la fin de son service. Mais, une nuit, elle tombe sur deux affaires qu’elle refuse d’abandonner: le tabassage d’un prostitué laissé pour mort dans un parking, et le meurtre d’une jeune femme lors d’une fusillade dans un night-club. En violation de toutes les règles et contre les désirs mêmes de son coéquipier, elle décide de travailler les deux dossiers de jour tout en honorant ses quarts de nuit. L’épuisement la gagne, ses démons la rattrapent et la hiérarchie s’acharne, mais Renée Ballard n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

  • Éditeur : Calmann-Lévy (13 mars 2019)
  • Langue : Français
  • Broché : 432 pages
  • ISBN-10 : 2702156932
  • ISBN-13 : 978-2702156933
  • Poids de l’article : 422 g
  • Dimensions : 13.5 x 3 x 21.5 cm

Solitudes – 6 janvier 2021 de Niko Tackian

Élie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Il y a douze ans, une blessure par balle l’a laissé totalement amnésique. Depuis, il s’est reconstruit une vie dans cette région aux hivers impitoyables, aux brumes si opaques qu’elles vous égarent en deux pas.

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Chronique : Avec Niko Tackiansi vous commencez un de ses romans,vous avez la certitude de passer un excellent moment livresque et prenez du temps car une fois commencée,impossible de lâcher la lecture,vous tournerez les pages frénétiquement jusqu’au mot FIN.Je ne connais pas Niko Tackian
depuis très longtemps(honte à moi!!!),je suis tombée sur « Celle qui pleurait sous l’eau »,avec le fameux commandant Tomar Khan(3ème polar avec Khan comme personnage principal) par hasard et cela a été un énorme coup de foudre littéraire et immédiat.Il me fallait lire TOUS les Niko Tackian
,c’était une évidence,une priorité,un besoin.Ce que j’ai fait,d’ailleurs:et tous sont des pépites,des pages-turners. »Solitudes »,son dernier titre,est un one-shot,et comme d’habitude avec cet auteur,dès les premières lignes,j’ai été kidnappée par l’histoire,emballée,passionnée par les mots de Niko Tackian
.Mais quelle réussite encore!du suspense tout le long,des rebondissements,le Massif du Vercors comme décors essentiel,des meurtres qui donnent la chair de poule,bref,Niko Tackian
nous a pondu un polar exceptionnel!Où va t-il chercher toutes ces idées?deux personnages principaux:Elie,garde nature et Nina,lieutenant de police.Nous allons les suivre sur les pas d’un tueur machiavélique.Il faut dire,c’est important,qu’Elie est amnésique depuis douze ans.Qu’a t-il fait avant?Mystère!!!!!!!!!!!on va le découvrir petit à petit.La nature est omniprésente dans le récit,elle est capitale,elle tient même un rôle des plus importants.Tout se déroule durant une tempête de neige(n’oubliez pas,nous sommes dans le Vercors!)et l’auteur,avec son don d’écrivain(oui,oui,j’assume:Niko Tackian
,à sa naissance,a du recevoir la visite de trois fées »lectrices »,(ça existent?),qui d’un coup de baguette magique,lui ont donné cette plume si particulière,si majestueuse,,si addictive car l’écriture de cet écrivain est plus que visuelle,il parvient à nous faire entrer dans l’histoire.Je vous explique:nous sommes projetés dans une ambiance glaciale,entourés de neige immaculée,d’un froid plus que mordant,et bien oui!croyez moi,j’ai eu froid tout le long de ma lecture.Dingue,non?l’auteur est magique,il manipule les mots,les phrases comme personne le fait!certes,le rythme est lent,mais pas grave,on s’en fout,au contraire,c’est encore mieux pour ressentir cette atmosphère de ….solitude!les 71 chapitres défilent à une vitesse folle.Il y a d’autres personnages,tous importants,tous bien fouillés,bien décortiqués,tous ayant un rôle bien précis.Niko Tackian
ne fait pas de remplissage ni de fioritures dans ses récits:tout est important,tout est nickel!La trame est parfaite,tout est bien emballé,bien ficelé,on voit des images défiler sous nos yeux:très visuelle,la plume de Niko Tackian
!!l’enquête est complexe,l’auteur nous manipule,encore une fois,comme à son habitude.Il laisse trainer des indices par ci par là,qui devraient nous aider,j’ai bien dit « qui devraient nous aider » mais Niko Tackian
n’est pas un des meilleurs auteurs français de polars pour rien!il connait les astuces pour que le lecteur se trompe,ne lâche rien,s’imagine avoir trouvé le ou la coupable puis PAF!il vous retourne comme une crêpe!le twist final de cet éblouissant thriller psychologique est à la hauteur du récit:juste bluffant!Ne ratez pas cette divine lecture,partez visiter ces montagnes enneigées,cherchez ce tueur avec Niko,faites vous plaisir,partez respirer l’air du Massif du Vercors et peut-être,avec beaucoup de chance,vous croiserez la route d’Alex Hugo,série écrite par Niko Tackian
et jouée par l’adorable et talentueux Samuel le Bihan!(entre autres).et oui,Niko Tackian
a beaucoup de talent!et je ne suis pas la seule à le dire!Qu’attendez vous pour courir acheter ce livre qui ne vous apportera que du bien-être!!

Chronique de kignou

Éditeur : Calmann-Lévy (6 janvier 2021) Langue : Français Broché : 252 pages ISBN-10 : 2702166253 ISBN-13 : 978-2702166253

Personne ne sort d’ici vivant de Adam Nevill

Stéphanie est seule, sans argent, et elle peine à trouver un logement. Aussi croit-elle que la chance lui sourit quand elle finit par dénicher une chambre au loyer abordable dans une vaste demeure de Birmingham.

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Chronique : Dans  Personne ne sort d’ici vivant Adam Nevill explore le sort d’une jeune femme solitaire et désespérée. Elle prend une chambre au 82 Edgehill Road à Birmingham parce que c’est bon marché comme des chips à 40 livres par semaine. Elle a un emploi temporaire pour distribuer des échantillons au centre commercial de l’arène et il est temps de prendre un nouveau départ. Elle n’a rien d’autre, personne pour l’aider et, contre son gré, il est temps de passer la première nuit dans sa nouvelle maison.

Le premier chapitre catapulte le lecteur dans une atmosphère chargée de tension, de bruits, de voix, de planches qui craquent, de grattements, et le matelas à ses pieds plongeant comme si le poids soudain de quelqu’un était assis.

Personne ne sort d’ici vivant est bien plus qu’une histoire de maison hantée, il y a une petite base de personnages qui maintient les choses serrées et le personnel. Le propriétaire, « Knacker » McGuire, et son intimidant cousin Fergal se hâtent de rendre au 82 Edgehill Road sa gloire d’antan après une interruption forcée. Ils apportent l’intimidation, à la fois effrayante et manipulatrice, elle a beaucoup de raisons de réfléchir à deux fois avant d’avoir mis les pieds dans ce lieu misérable.

Stephanie Booth se rend vite compte qu’elle a fait la plus grosse erreur de sa vie, cette maison a une histoire maléfique pleine de malveillance et d’angoisse. Bien vite, la fuite n’est plus qu’un rêve dans un monde de cauchemars. Il n’y a pas que le surnaturel dont il faut avoir peur, il y a le vivant et l’inconscient ne vous sauvera pas.

Cette histoire est longue, plus de 500 pages, mais elle n’en avait certainement pas l’air. Adam Nevill évite l’horreur qui brûle lentement en sautant directement dans la partie profonde et en gardant les nerfs déchiquetés car la tension ne se relâche pas pendant les deux tiers de l’histoire. La maison elle-même et les horreurs qui s’y déroulent prennent presque le rôle d’un personnage terrifiant, un environnement horrifiant qui est complètement captivant, tout comme l’effet que cela a sur Stéphanie.

Aux deux tiers du parcours, l’auteur freine brutalement et cruellement après vous avoir maintenu pendu au bord du précipice sans aucun répit pendant la plus grande partie de l’histoire. J’ai eu l’impression de commencer une nouvelle histoire et quelques malédictions sont passées sur mes lèvres. Je me suis demandé s’il n’aurait pas mieux valu en finir là, et cela a continué pendant un certain temps alors que je commençais à sauter à travers, à m’ennuyer. L’histoire est finalement revenue à la vie et les nerfs se sont à nouveau tendus avec une fin satisfaisante.

En conclusion, j’ai vraiment apprécié « Personne ne sort d’ici vivant », à tel point que j’ai été ennuyé par le laps de temps de l’histoire qui a détruit l’appréhension. Mais à la réflexion, c’est probablement une réaction positive par rapport à la grande majorité et à la tension tenace qu’elle contient.

C’est donc sans aucun doute mon préféré d’Adam Nevill qui à une atmosphère intensément sombre et sale qui se joue sur votre esprit tout en écoutant les bruits de votre maison, ce craquement de plancher, un murmure. Il n’y a pas d’issue et personne n’en sort vivant.

ASIN : B08KH2LCLH Éditeur : Bragelonne (3 février 2021) Langue : Français Poche : 624 pages ISBN-13 : 979-1028114312

Hellraiser – 3 février 2021 de Clive Barker

Il se tenait sur le seuil d’un nouveau monde de sensations exacerbées. D’ici quelques instants, les Cénobites – qui ont passé l’éternité à la recherche de la sensualité ultime – seraient là. Ils allaient pouvoir lui révéler les secrets les plus sombres qui le transformeraient pour toujours.

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Chronique : Dans une quête pour satisfaire ses plaisirs les plus sombres, Frank Cotton obtient et ouvre la boîte de Lemarchand, convoquant les cénobites qui, au lieu de lui accorder du plaisir et l’entrée dans ce nouveau monde promis, le torturent et le piègent dans la boîte. Cependant, la femme de son frère, Julia, qui avait déjà flirté avec Frank, a trouvé un moyen de le ramener – et cela implique du sang.

Il fallait que j’utilise cette citation, n’est-ce pas ? ! Même s’il y avait littéralement une pléthore de citations étonnantes que j’aurais pu utiliser. Ayant vu Hellraiser avant d’avoir lu ce livre, je n’aurais pas prédit que Clive Barker était un bel écrivain. Quand on voit toutes les tripes, le gore, les images dégoûtantes et les idées merdiques de Hellraiser, on ne s’attend pas à ce que le créateur ait une si grande maîtrise des mots – même si je suppose qu’on peut dire la même chose de Stephen King.

J’ai tout de suite ADORÉ ce livre. C’est un livre relativement petit, une novella en fait, mais il a un PUNCH. Il y a de légères différences avec le film, bien sûr, mais rien de trop radical. Dans le film, les cénobites sont mieux développés et ont plus de dialogues, mais je pense toujours que leur présence dans la novella est efficace. Ces êtres sadomasochistes ne font pas la différence entre le plaisir et la douleur – ce que Frank apprend assez vite. La façon dont Barker dépeint les cénobites est terrifiante et ma seule plainte réelle concernant cette histoire est que je n’en veux plus. Je meurs littéralement d’envie d’en savoir plus sur les cénobites et sur ce qui se passe dans leur royaume, plus précisément sur les horribles tortures infligées aux autres. Que puis-je dire, je suis un malade ! Il y a une quantité substantielle de violence et de sexe, reflétant la fine limite entre le plaisir et la douleur. Frank et Julia semblent se convenir dans la mesure où ils sont tous les deux des individus assez inimitables et égoïstes, Julia étant prête à faire des efforts extrêmes pour récupérer Frank.

Je peux déjà dire que Clive Barker est un maître conteur. Il m’a laissé un sentiment d’insécurité, d’intrigue et surtout… de désir de PLUS. J’ai trouvé cette lecture addictive et je n’ai pas pu l’oublier, même si je connaissais déjà l’histoire générale. C’est une excellente introduction à l’oeuvre de Barker. Donc, si vous êtes un fan d’horreur endurci et que vous aimez tout ce qui est gore et dérangeant, ce serait un point de départ pour entrer dans l’univers de Barker

Note : 9,5/10

ASIN : B08KHGDSZL Éditeur : Bragelonne (3 février 2021) Langue : Français Poche : 216 pages ISBN-13 : 979-1028116217

Raya et le dernier dragon : un nouveau teaser sous le signe de l’aventure pour ce film Disney

Aventure, humour et émotion sont au programme de ce nouveau teaser de « Raya et le dernier dragon », dernier Disney, dont la sortie est prévue début mars en France. Ces nouvelles images ont été dévoilées cette nuit à l’occasion du SuperBowl 2021.

Le film est co-réalisé par Don Hall, Carlos Lopez Estrada, Paul Briggs et John Ripa.Côté casting vocal pour la version originale, on retrouve Awkwafina, qui double Sisu, le dernier dragon, tandis que la comédienne d’origine vietnamienne Kelly Marie Tran, vue dans Star Wars, prête sa voix à Raya. Précisons qu’il s’agit de la première actrice originaire d’Asie du Sud-Est à interpréter une héroïne Disney.Pour la version française, le casting vocal sera composé de Géraldine Nakache, qui double le dragon Sisu, Anggun, qui sera la cheffe Virana, et Frédéric Chau sera Benja, le père sage et pacifiste de Raya. Enfin, Émilie Rault sera la guerrière déterminée, Raya. A noter que c’est la première fois que la chanteuse Anggun prêtera sa voix à un film d’animation. On avait pu l’apercevoir en tant que comédienne chez Claude Lelouch il y a quelques années.

Teaser Old : M. Night Shyamalan nous emmène sur une plage mystérieuse

Attendu le 21 juillet sur nos écrans, « Old » de M. Night Shyamalan a profité du Super Bowl pour dévoiler ses premières images. Et nous faire découvrir cette étrange plage sur laquelle le temps s’écoule différemment.

Sur cette plage en apparence paradisiaque, le temps s’écoule différemment et les personnages semblent vieillir au fil des heures, comme le constatent notamment les parents incarnés par Gael Garcia Bernal et Vicky Krieps. Alors que leurs enfants semblaient avoir disparu, ceux-ci reviennent… avec quelques années de plus. Comme si les héros de Lost et de Benjamin Button étaient partis en vacances dans l’univers du réalisateur de Sixième sens.

L’ONIRIQUE VOYAGE MUSICAL DES STUDIOS PIXAR ARRIVE EN VIDÉO

En Blu-ray et DVD le 9 avril En Achat Digital dès le 23 mars  
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Après avoir été proposé en première exclusivité aux abonnés de Disney+, SOUL, le nouveau chef-d’œuvre de Pete Docter (Oscarisé pour VICE-VERSA et LÀ-HAUT), arrive dès le 23 mars en Achat Digital et le 9 avril en Blu-ray 2 disques et DVD.
Coréalisé par Kemp Powers et produit par Dana Murray, SOUL est un feel-good movie unique en son genre, une aventure bouleversante et surprenante qui a conquis le cœur du public et de la critique à travers une histoire touchante et onirique, où le jazz et le fantastique emmènent les spectateurs dans une odyssée pleine de poésie.
Porté par un prestigieux casting francais (Omar Sy, Camille Cottin, Ramzy Bedia), SOUL permettra d’accomplir à loisir – depuis son domicile – cet inoubliable voyage initiatique entre New-York et le monde abstrait et merveilleux du « Grand Avant ». Une belle occasion pour les nombreux fans du studio de compléter leurs vidéothèques Blu-ray et DVD !

LEGO Ideas : les huit projets validés qui deviendront bientôt des sets officiels

Après la sortie du joli set LEGO Ideas 21325 Medieval Blacksmith et les dernières annonces de résultats LEGO Ideas, j’ai eu beaucoup de questions sur ce qui viendra dans les mois à venir, l’occasion de faire un point sur la situation : il y a désormais un backlog de 8 projets LEGO Ideas qui ont été approuvés et qui deviendront (plus ou moins) prochainement des sets officiels.

LEGO Ideas 2021

Voici la liste, avec les dates de validation par LEGO, même cela ne garantit pas qu’ils sortent dans cet ordre là :

Si l’on devait résumer, nous aurons donc droit à de vieilles licences et de vieux objets déco. Les visuels ci-dessus sont les projets initiaux, l’expérience nous a montré que les résultats finaux peuvent être très différents une fois retravaillés par les designers LEGO. Pas la peine de s’emballer, attendons de voir à quoi tout ça ressemblera vraiment.

Le prochain set dans les tuyaux sera le projet Winnie l’Ourson, qui avait été validé en même temps que le 21325 Medieval Blacksmith et que la rumeur annonce pour avril, ce qui semble crédible vu qu’une partie des figurines a déjà commencé à leaker. Pour le reste, il faudra encore patienter pour en savoir plus

Malcolm & Marie sur Netflix : que vaut ce huis clos qui offre à Zendaya son meilleur rôle ?

« Malcolm & Marie », disponible dès le 5 février sur Netflix, est le troisième long métrage de Sam Levinson, créateur de « Euphoria ». Pour ce film radical, le réalisateur retrouve une Zendaya électrique qui révèle une autre facette de son talent.

Après la projection en avant-première de son dernier film, un cinéaste rentre chez lui avec sa petite amie. Alors qu’il est certain que son film rencontrera un succès critique et commercial, la soirée prend une tournure inattendue : les deux amoureux doivent affronter certaines vérités sur leur couple qui mettent à l’épreuve la force de leurs sentiments…

Malcolm & Marie est porté par deux talents aux trajectoires bien différentes. Sous les traits de l’héroïne, Zendaya incarne un rôle écrit spécifiquement pour elle par Sam Levinson. Ancienne star de Disney Channel, l’actrice, lauréate d’un Emmy Award en 2020, continue d’explorer son côté sombre après le succès de Euphoria. Avec ce film, l’Américaine abandonne les rôles de lycéennes qui l’ont fait connaître pour celui d’une jeune femme plus mature. Révélé dans le BlacKkKlansman de Spike Lee, John David Washington – le fils de Denzel Washington – interprète Malcolm, jeune réalisateur un brin mégalo. Après Tenet de Christopher Nolan, blockbuster de l’année 2020, le comédien change radicalement de registre avec ce drame intimiste.

Zendaya et Sam Levinson forment un duo qui fonctionne. Pris dans la tornade Euphoria, ils collaborent une nouvelle fois dans Malcolm & Marie, troisième film du réalisateur. Après Another Happy Day, une comédie sur une famille dysfonctionnelle, et Assassination Nation, une satire de la jeunesse américaine, le cinéaste opte pour un drame survolté en noir et blanc. Il s’inspire d’une anecdote vécue avec sa femme et commence à écrire pendant le confinement, en avril 2020, à la demande de l’actrice. Le tournage, lui, se déroule sur deux semaines au cours de l’été. Le projet n’est pas un film fait maison, mais presque. Les deux comédiens ont investi leur propre argent dans la production. Équipe réduite oblige sur le plateau, Zendaya s’est même chargée de sa garde robe, en plus de sa coiffure et de son maquillage.Peu ordinaire, Malcolm & Marie l’est donc dans sa conception, mais aussi dans le fond. L’intrigue suit les conflits déchaînés d’un couple durant toute une nuit. Les disputes s’intensifient et la situation prend des allures de match de boxe. En guise de ring, Sam Levinson choisit la Caterpillar House, une bâtisse architecturale située à Carmel, en Californie. La maison devient le terrain de jeu des acteurs, mais aussi de la caméra qui navigue à travers les couloirs. Les scènes de crises de nerfs et les monologues passionnés font de Malcolm & Marie une œuvre qui s’apparente à une pièce de théâtre. Forcément bavard, le film est une proposition radicale qui ne devrait pas être au goût de tout le monde.

D’une grande élégance, chaque plan est semblable à une photo de mode issue d’un magazine en papier glacé. Le grain de l’image et le noir et blanc donnent au long métrage, tourné en 35mm, un aspect intemporel. C’est le chef opérateur hongrois Marcell Rév – fidèle collaborateur du réalisateur – qui signe la photographie. Mais Malcolm & Marie ne se réduit pas à son esthétique léchée. Sam Levinson confirme sa force d’écriture et son talent de dialoguiste. Il aborde une nouvelle fois l’addiction à travers le personnage de Marie, thème autobiographique et déjà présent dans ses deux premiers films et la série Euphoria.

Bliss sur Prime Video : c’est quoi ce film de science-fiction avec Owen Wilson et Salma Hayek ?

Après ses deux premiers films, »Another Earth » et « I Origins », Mike Cahill invite les spectateurs à s’évader avec « Bliss », disponible dès ce 5 février sur la plateforme Amazon Prime Video.

Récemment divorcé, Greg, dont la vie va à vau-l’eau, rencontre la délicieuse Isabel, une femme vivant dans la rue, convaincue que le monde brisé et pollué autour d’eux n’est pas réel. Elle est persuadée qu’ils vivent dans une simulation laide et et rude à l’intérieur d’un autre vrai monde, beau et en paix. D’abord sceptique, Greg finit par découvrir qu’il y a peut être une part de vrai dans la théorie du complot d’Isabel.

Le concept de réalité alternative est un thème récurrent dans les films de science-fiction. Avec son troisième long métrage, le cinéaste américain Mike Cahill l’adapte à son propre univers, où les émotions sont souvent au service d’une histoire pleine de fantaisie. En français, le mot « bliss » signifie le bonheur absolu. C’est cet objectif que les deux personnages de l’intrigue recherchent désespérément. L’univers du film est divisé en deux parties : d’un côté, il y a ce monde morose, grisâtre, dans lequel Greg (Owen Wilson) est un homme divorcé, insatisfait par son travail, et Isabel (Salma Hayek), une femme vivant dans la rue. Dans l’autre réalité, la vie est plus facile, les paysages sont paradisiaques et les visages des deux héros rayonnent.Mike Cahill s’inspire de Matrix et du Magicien d’Oz pour offrir une romance futuriste. Il joue avec les différentes interprétations des spectateurs et brouille les pistes. Ainsi, chacun est libre de penser quel monde est bien réel. Dans Another Earth, son tout premier film, le réalisateur s’intéressait aux thèmes de la seconde chance, du pardon et de la rédemption. Ici, il continue de mettre l’humain au centre de son récit et s’intéresse à la fragilité de l’esprit des hommes, ainsi qu’à leur désir inexorable de trouver une échappatoire.Alors que le monde entier vit au rythme de la COVID-19 depuis plus d’un an, Bliss fait soudainement écho à l’actualité. Ceux qui souhaitent oublier, le temps de quelques heures, la réalité du quotidien devraient apprécier cette aventure menée par Owen Wilson et Salma Hayek, tous les deux très convaincants.