Rien ne t’efface – de Michel BUSSI | 4 février 2021

  1. Maddi est médecin généraliste à Saint-Jean-de-Luz, une vie comblée avec Esteban, son fils de 10 ans.
    Ce jour d’été là, elle le laisse quelques minutes seul sur la plage. Quand elle revient, Esteban a disparu.
  2. Maddi a refait sa vie, et revient sur cette plage en pèlerinage.
    Au bord de l’eau, un enfant est là. Même maillot de bain, même taille, même corpulence, même coupe de cheveux. Elle s’approche. Le temps se fige. C’est Esteban, ou son jumeau parfait.
    Maddi n’a plus qu’une obsession, savoir qui est cet enfant.

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Chronique : Un nouveau roman de Bussi c’est en général un gros événement litteraire mais c’est aussi un vrai plaisir avec ses romans si bien écrit, certes ce n’est pas du Proust mais on est heureux de retourner dans une histoire bien écrite et qui ce lit avec plaisir. Le livre donne beaucoup de réflexion sur des thématiques intéressantes : la maternité, la filiation, le deuil impossible …voire la malveillance et l’intimidation et l’on obtient ce magnifique livre, d’une grande densité, à la sensibilité à fleur de peau qui ne peut que nous transporter, nous ramener à notre propre existence, nous questionner sur nos choix On apprécie le style d’écriture qui coule très bien et c’est un plaisir de lire … Une maman qui ne peut se résoudre à faire le deuil de son fils et trouve un exutoire chez un autre enfant ressemblant traits pour traits à son enfant disparu …Et là, deuxième surprise effet de twist: J’ai trouvé la  » moralité  » de la fin absolument divine. On peut voir la technique se diriger facilement de cette façon, ce n’est pas en dehors du domaine de la crédibilité que cela pourrait devenir réalité. L’intrigue est vraiment intrigante et unique et bien qu’il y ait une réalité effrayante la prise différente et on ne s’attend pas vraiment à cette fin. Un très bon cru Michel Bussi pour moi que ce nouvel opus.

Note : 9,5/10

Éditeur : Presses de la Cité (4 février 2021) Langue : Français Broché : 456 pages ISBN-10 : 2258195306 ISBN-13 : 978-2258195301

« La Nuée », le film d’horreur français qui marche dans les pas de « Grave »

La Nuée a remporté deux prix au festival de Gérardmer 2021. Promis à un beau succès, tant critique que public, son destin nous rappelle celui d’un autre film d’horreur français…

Le cinéma de genre français a connu un regain de popularité en 2017 au moment de la sortie de Grave, de Julia Ducournau. Inattendu, puissant, cruel, ce film souvent qualifié de féministe en raison de sa lecture possible sur la répression des désirs féminins, marquait un nouveau tournant dans le domaine. Depuis cette année-charnière, force est de constater qu’aucun film hexagonal ne s’est pourtant hissé au niveau de Grave. Enfin, jusqu’à récemment ! Car une autre fiction française est en passe de s’offrir les mêmes faveurs, et c’est largement mérité.

Virginie (l’extraordinaire Suliane Brahim) est une agricultrice fauchée. Après avoir essayé d’élever des chèvres avec son mari, elle est désormais reconvertie dans un secteur novateur : l’élevage de sauterelles, un insecte très riche en protéines qui constitue l’alimentation de demain.

Mais ça, tout le monde n’est pas prêt à l’entendre ni à le comprendre. Ainsi, Virginie peine à vendre sa farine de sauterelles, d’autant plus que ces dernières se reproduisent de moins en moins.

En parallèle, la fille aînée de Virginie traverse une adolescence compliquée, car elle est sans cesse moquée par ses camarades de classe en raison du métier de sa mère. Les deux femmes entretiennent donc une relation conflictuelle, d’autant que l’éleveuse promet à sa fille qu’elle s’en iront bientôt, et recommenceront une nouvelle vie où Laura le souhaite. Ravie, l’adolescente s’imagine déjà tout recommencer loin de cette ferme qui semble leur porter malheur…

Mais un jour, Virginie découvre que ses sauterelles aiment le sang, que l’hémoglobine les rend plus grande, plus vigoureuses, et plus aptes, surtout, à se reproduire. Elle se met alors en tête de leur servir des proies pour faire grossir son élevage. Bientôt, les tentes à insectes se multiplient sur le domaine, et Virginie s’attire, sinon les foudres, au moins les fortes inquiétudes de sa fille.

Alors que l’agricultrice éprouve une relation de plus en plus trouble à ses créatures, elle se coupe de sa famille et la met malgré elle en danger. En même temps, il n’est pas très safe de garder dans son jardin des sauterelles cannibales…

Si l’horreur est votre dada, vous avez sans doute déjà entendu parler de La Nuée, et ce même avant le festival de Gérardmer où le film a concouru avant de s’offrir non pas une mais bien deux prestigieuses récompenses.

n effet, il y a quelque chose, autour de cette fiction, qui volette de foyer en foyer sans qu’on sache vraiment d’où est née la rumeur : La Nuée, personne ne sait vraiment ce que c’est, mais tout le monde a hâte de le découvrir.Nous, on a pu le savourer bien tranquillement chez nous, car cette 28ème édition du festival du film fantastique de Gérardmer s’est déroulée de manière virtuelle.Et la claque qu’on nous avait prédit a bel et bien fait vrombir tout notre corps. Ces tremblements ne venaient pas d’une peur habituelle, honnêtement, car La Nuée n’est pas de ces films d’horreur mainstream dans lequel tout est calibré pour vous faire sursauter, loin de là.Au contraire, l’angoisse est insidieuse, pernicieuse ; elle s’infiltre par les fenêtres du foyer de Virginie, comme s’y seraient essayé les Oiseaux d’Hitchcock, auquel La Nuée fait parfois penser.La Nuée, une fable sociale sur la précarité en milieu agricoleLa Nuée, c’est un premier film dont on sent déjà qu’il est annonciateur d’autres grands projets. Et pour cause, Just Philippot ne pourrait pas s’arrêter en si bon chemin ! Le cinéaste parisien semble trop bien parti avec cette fable sociétale sur la précarité du en milieu agricole et sur la précarité tout court, qui précipite les familles dans des conflits parfois insolubles.On a envie d’en voir encore mille, des films comme La Nuée, qui savent abandonner les clichés horrifiques pour se concentrer sur l’essence du récit et mieux le distordre, l’abîmer, le rendre bizarre.Dans ce premier film, point de jump scares, encore moins de balançoires qui grincent, pas non plus de fantômes dans les placards ni de clowns grotesques, mais l’horreur, la vraie : le quotidien des gens sans le sou, survivant à peine dans un monde qui les a abandonnés.La Nuée, à l’instar de Grave, ne filme pas gratuitement les chairs qui se déchiquettent mais se sert de l’hémoglobine pour raconter les dérives du monde. Ce film incarne à merveille la raison pour laquelle on aime l’horreur jusqu’à s’y perdre pendant des heures : elle décrypte la société avec originalité, en prenant comme prisme les tares des hommes comme des femmes.Pour l’instant, ce film distribué par The Jokers — qui cette année avait deux films (La Nuée et Teddy) en compétition à Gérardmer — n’a pas encore de date de sortie. Mais soyez sûre qu’on vous la communiquera dès que la crise sanitaire permettra d’y voir plus clair !

De médecin à réalisateur d’Hippocrate, Thomas Lilti se confie dans un livre

Mis à l’arrêt par la crise du Covid, le réalisateur et scénariste d' »Hippocrate » Thomas Lilti a repris son activité de médecin en plein confinement et se confie sur cette période dans son 1er livre, « Le Serment », qui vient de paraitre chez Grasset.

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Quand la réalité rattrape la fiction… Thomas Lilti était en plein tournage de la saison 2 d’Hippocrate, dans un hôpital, lorsque la pandémie a fait irruption. En immersion dans le milieu hospitalier, attentif aux problématiques qui touchent les soignants depuis des années, et ancien médecin, le réalisateur et scénariste avait choisi de commencer cette nouvelle salve d’épisode par un service d’urgence « sous l’eau » pour raconter « cet hôpital public qui se fissure de partout, qui casse, qui coule ».

Littéralement inondés dans cette fiction, les héros de la série sont « mis au défi de réussir alors qu’ils ne sont pas spécialement formés à faire des urgences, que les locaux ne sont pas adaptés, que leur service est déjà en grande souffrance »… Dès les premières pages, « Le Serment », qui vient de paraitre chez Grasset, montre que ce qui avait été imaginé pour la série et la réalité se croisent de façon troublante et inattendue : « Le point de départ de cette saison 2, je le trouvais incroyablement romanesque et je prends conscience qu’il n’est finalement qu’un reflet très minoré de la réalité qu’on est en train de vivre », confie-t-il.Thomas Lilti décrit ainsi les coulisses d’un tournage interrompu par la pandémie, les questionnements qui ont surgi. Les spectateurs de la série Hippocrate découvriront ces passages du livre avec un vif intérêt. Idem pour les fidèles du cinéma de Thomas Lilti, d’Hippocrate (le film) à Première année, car on apprend au fil des pages tous les aspects autobiographiques de sa filmographie. Avec, à la clé, beaucoup d’anecdotes et des hommages à des personnes qui ont compté dans son parcours. Ce livre vient le confirmer : le cinéma de Thomas Lilti se nourrit énormément du réel, et de son vécu, ses rencontres et sa famille, Lilti étant lui-même fils de médecin.

Thomas Lilti revient aussi sur les raisons pour lesquelles il avait raccroché la blouse, pour se consacrer uniquement au cinéma, puis finalement décider de s’impliquer temporairement à nouveau dans le milieu hospitalier en plein confinement. Comme le cinéaste l’avait annoncé au début du premier confinement, il a vite pris la décision de proposer son aide bénévole à l’hôpital où se tournait précisément la série Hippocrate. Il revient en détail sur cette période et ce qu’il a pu observer. Le Serment nous offre ainsi un témoignage au plus près des soignants et une réflexion sur le système hospitalier actuel.

Le Serment, Thomas Lilti, édité chez Grasset, disponible depuis le 20 janvier 2021

Tous mes amis sont morts sur Netflix : c’est quoi cette comédie noire polonaise ?

Disponible sur Netflix, Tous mes amis sont morts est une comédie noire polonaise qui nous plonge dans une soirée du Nouvel an qui vire au cauchemar.

Lors d’une fête du Nouvel An, un groupe d’amis traverse un tourbillon d’événements qui révèle des secrets, brise des cœurs, et conduit à un dénouement choquant.

Les productions polonaises Netflix ont trouvé le bon filon pour cibler un public jeune sur la plateforme avec des ingrédients qui ont déjà fait leurs preuves : des jeunes, de l’hémoglobine, du sexe et des meurtres. Après Nobody Sleeps in the Woods Tonight, film d’horreur pour ados sorti à Halloween, un nouveau long-métrage tout aussi déjanté et sanglant débarque sur la plateforme. Tous mes amis sont morts de Jan Belcl est une comédie noire qui suit une bande de jeunes lors d’une soirée du Nouvel an qui vire au drame.

Dès le début du film, on comprend que le réveillon s’est terminé de manière catastrophique. Dans la scène d’introduction, deux policiers arrivent dans une grande maison bien amochée et remplie de cadavres. Alors comment cette soirée du Nouvel an a-t-elle basculé dans l’horreur ? A cause d’un enchaînement d’accidents, de règlements de compte et de quiproquos dû à un mélange explosif de disputes, de relations compliquées, de consommation de drogues et de parties de jambes en l’air, ce Projet X revisité vire en bain de sang avec un pétage de plomb collectif.Ultra référencé et rythmé avec une bande son efficace, Tous mes amis sont morts est un film jouissif qui mélange tous les genres entre le slasher, la comédie noire et l’action détonante. Le long-métrage prend un peu de temps en posant ses bases et en introduisant sa multitude de personnages, complètement loufoques, dans une première partie assez classique. Mais dès que les morts commencent à s’enchaîner, le rythme s’intensifie jusqu’à un climax hilarant et une résolution résolument sombre et énigmatique.

Nominations Golden Globes 2021 : Mank, Les Sept de Chicago et Nomadland en tête, Tahar Rahim et Deux en lice

Top départ pour les Golden Globes 2021, qui seront remis le 28 février prochain. En attendant les résultats, découvrez les nominations côté cinéma, avec quatre Français en lice, donc un certain Tahar Rahim.

La pandémie de coronavirus qui a mis le monde du cinéma à l’arrêt en 2020 l’a quelque peu retardée, mais la saison des récompenses est prête à passer la seconde avec les Golden Globes. Remis par les membres de la Hollywood Foreign Press Association, qui regroupe des journalistes de la presse étrangère basés à Hollywood, ces prix sont considérés comme l’antichambre des Oscars, puisqu’ils donnent une première vraie tendance. Si les conditions dans lesquelles elle se déroulera sont encore un peu floues (y aura-t-il du présentiel ou sera-t-elle intégralement virtuelle ?), la cérémonie aura lieu le 28 février prochain.Après avoir brillamment joué les maîtressese de cérémonie en 2013 et 2015, Tina Fey et Amy Poehler remettent le couvert en cette année si particulière, mais avec une petite subtilité : la première pourrait en effet officier depuis le Beverly Hilton de Los Angeles, où se tiendra l’événement, tandis que la seconde pourrait être à New York, comme l’annonce Variety. En attendant une confirmation du dispositif, place aux nominations cinéma.

Au vu des bouleversements qui ont marqué l’année 2020, avec la fermeture prolongée des salles de cinéma, on pouvait s’attendre à ce que les plateformes fassent main-basse sur les nominations des Golden Globes. Mais ça n’est finalement pas si flagrant. Si Netflix s’est offert une bonne vingtaine de citations, avec deux de ses poulains, Mank et Les Sept de Chicago, qui font la course en tête, le grand écran fait mieux que résister dans la catégorie Drame. Grâce à Promising Young Woman, The Father ou encore Nomadland. Après ses triomphes à Venise et Toronto, le film de Chloé Zhao fait d’ailleurs figure de favori pour succéder à 1917 au cours d’une édition d’ores et déjà historique, puisque trois femmes sont en lice pour le trophée de Meilleur Réalisateur, ce qui est du jamais vu.Du côté des comédies, la mise en ligne de la captation d’Hamilton sur Disney+ permet au phénomène théatral de s’inscruster dans la compétition. On peut d’ailleurs voir en lui le favori de cette section, même si la compétition peut être serrée avec Palm Springs, The Prom ou Borat 2, qui vaut à Sacha Baron Cohen l’une de ses deux nominations : le comédien concourt en effet pour les Golden Globes du Meilleur Acteur dans une Comédie et du Meilleur Acteur dans un Second Rôle grâce aux Sept de Chicago. Mais il n’est pas le seul à avoir été cité à deux reprises pour des œuvres différentes, puisque les compositeurs Trent Reznor et Atticus Ross sont en lice pour les bandes-originales de Soul (avec Jon Batiste) et Mank. Face à eux, Ludwig Goränsson peut sauver l’honneur de Tenet, l’un des grands absents, en remportant le seul trophée auquel le dernier bébé de Christopher Nolan peut prétendre.

ls étaient trois sur la ligne de départ l’an dernier. Cette année, ils seront quatre à représenter la France : l’incontournable Alexandre Desplat est présent comme chaque année ou presque, et cette fois-ci grâce à la bande-originale qu’il a composée pour Minuit dans l’univers de George Clooney ; Deux fera face à Drunk et Minari dans la catégorie Meilleur Film en Langue Étrangère ; Florian Zeller est nommé pour le Meilleur Scénario avec The Father ; et enfin, Tahar Rahim s’est offert une place dans la très courue liste des nommés pour le Golden Globe du Meilleur Acteur dans un Drame, pour sa prestation intense et émouvante dans Désigné coupable. Mais il sera notamment opposé au regretté Chadwick Boseman.

Golden Globes 2021 : toutes les nominations cinéma

Meilleur film dramatique (Vainqueur 2020 : 1917)

  • The Father
  • Mank
  • Nomadland
  • Promising Young Woman
  • Les Sept de Chicago

Meilleure actrice dans un drame (Vainqueur 2020 : Renee Zellweger – Judy)

  • Viola Davis – Le Blues de Ma Rainey
  • Andra Day – Billie Holiday, une affaire d’état
  • Vanessa Kirby – Pieces of a Woman
  • Frances McDormand – Nomadland
  • Carey Mulligan – Promising Young Woman

Meilleur acteur dans un drame (Vainqueur 2020 : Joaquin Phoenix – Joker)

  • Riz Ahmed – Sound of Metal
  • Chadwick Boseman – Le Blues de Ma Rainey
  • Anthony Hopkins – The Father
  • Gary Oldman – Mank
  • Tahar Rahim – Désigné coupable

Meilleure comédie ou comédie musicale (Vainqueur 2020 : Once Upon a Time… in Hollywood)

  • Borat 2
  • Hamilton
  • Music
  • Palm Springs
  • The Prom

Meilleur acteur dans une comédie ou une comédie musicale (Vainqueur 2020 : Taron Egerton – Rocketman)

  • Sacha Baron Cohen – Borat 2
  • James Corden – The Prom
  • Lin-Manuel Miranda – Hamilton
  • Dev Patel – L’Histoire personnelle de David Copperfield
  • Andy Samberg – Palm Springs

Meilleure actrice dans une comédie ou une comédie musicale (Vainqueur 2020 : Awkwafina – L’Adieu)

  • Maria Bakalova – Borat 2
  • Kate Hudson – Music
  • Michelle Pfeiffer – French Exit
  • Rosamund Pike – I Care a Lot
  • Anya Taylor-Joy – Emma.

Meilleur acteur dans un second rôle (Vainqueur 2020 : Brad Pitt – Once Upon a Time… in Hollywood)

Meilleure actrice dans un second rôle (Vainqueur 2020 : Laura Dern – Marriage Story)

  • Glenn Close – Une ode américaine
  • Olivia Colman – The Father
  • Jodie Foster – Désigné coupable
  • Amanda Seyfried – Mank
  • Helena Zengel – La Mission

Meilleur réalisateur (Vainqueur 2020 : Sam Mendes – 1917)

  • Emerald Fennell – Promising Young Woman
  • David Fincher – Mank
  • Regina King – One Night in Miami
  • Aaron Sorkin – Les Sept de Chicago
  • Chloé Zhao – Nomadland

Meilleur scénario (Vainqueur 2020 : Once Upon a Time… in Hollywood)

  • Emerald Fennell – Promising Young Woman
  • Jack Fincher – Mank
  • Christopher Hampton & Florian Zeller – The Father
  • Aaron Sorkin – Les Sept de Chicago
  • Chloé Zhao – Nomadland

Meilleur film d’animation (Vainqueur 2020 : Monsieur Link)

  • Les Croods 2
  • En avant
  • Le Peuple loup
  • Soul
  • Voyage vers la Lune

Meilleur film en langue étrangère (Vainqueur 2020 : Parasite)

  • Deux
  • Drunk
  • La Llorona
  • Minari
  • La Vie devant soi

Meilleure musique (Vainqueur 2020 : Hildur Gudnadottir – Joker)

  • Alexandre Desplat – Minuit dans l’univers
  • Ludwig Göransson – Tenet
  • James Newton Howard – La Mission
  • Trent Reznor & Atticus Ross – Mank
  • Trent Reznor, Atticus Ross & Jon Batiste – Soul

Meilleure chanson (Vainqueur 2020 : Rocketman – « (I’m Gonna) Love Me Again »)

  • Billie Holiday, une affaire d’état – « Tigress & Tweed »
  • Judas and the Black Messiah – « Fight for You »
  • One Night in Miami – « Speak Now »
  • Les Sept de Chicago – « Hear My Voice »
  • La Vie devant soi – « Io Si (Seen) »

Game Change sur OCS : ce téléfilm HBO qui a pris tout son sens à l’élection de Trump

Diffusé en 2012, le téléfilm HBO « Game Change » retraçait la campagne menée par le sénateur républicain John McCain et sa colistière Sarah Palin. Une fiction biographique qui a en quelque sorte anticipé avant l’heure l’élection de Donald Trump.

En 2012, le téléfilm HBO Game Change retraçait la campagne à l’élection présidentielle américaine menée par le républicain John McCain (Ed Harris) et sa colistière Sarah Palin (Julianne Moore) très vite devenue la coqueluche des médias pour son franc-parler et sa méconnaissance des codes politiques. Un profil qui n’est pas sans rappeler celui de Donald Trump, élu à la Maison-Blanche en 2016.Qu’il s’agisse de leurs idées politiques ou de leur personnalité, à peu près tout opposait John McCain et Sarah Palin, des divergences parfaitement retranscrites par leurs interprètes à l’écran. Le défi principal du téléfilm a été de trouver un équilibre dans son propos, puisqu’il fallait à la fois explorer la personnalité de Sarah Palin et son parcours de femme politique dans un système patriarcal, mais aussi sa légèreté sans pour autant tomber dans le registre parodique (Palin était alors un personnage phare de l’émission Saturday Night Lights sous les traits de Tina Fey, comme le sera ensuite Donald Trump incarné par l’autre vedette de 30 Rock, Alec Baldwin).

Écrit par Danny Strong (Le Majordome), ce téléfilm primé par plusieurs Emmy Awards a été réalisé par Jay Roach, le réalisateur des Austin Powers, également connu pour ses fictions politiques HBO (Recount et All the Way) et pour le film Scandale consacré à Roger Ailes, le fondateur de la chaîne FOX News. Conçu de toute évidence par des personnalités aux convictions démocrates, Game Change n’a pas pour autant cherché à construire son intrigue sur l’opposition des candidats à la présidence de 2008, Barack Obama et John McCain, mais au contraire à explorer les scissions au sein même du camp républicain.Vétéran du Vietnam, John McCain était un sénateur républicain à l’ancienne, conservateur pour ses idées, mais défenseur dans l’absolu de la liberté d’expression : ainsi, il n’avait pas hésité à contredire l’une de ses supportrices qui scandait des attaques racistes à l’encontre de Barack Obama lors d’un de ses meeting de campagne. Son ouverture d’esprit et son refus de céder à la bataille politique totale était un frein majeur pour espérer être élu, et c’est d’ailleurs pour cette raison que ses conseillers lui ont suggéré de choisir pour colistière Sarah Palin, gouverneur d’Alaska.Il y aurait sûrement beaucoup à dire sur la façon dont la campagne menée par Sarah Palin, bien qu’elle n’ait pas été élue vice-présidente, a d’une certaine façon annoncé celle de Donald Trump. Risées des médias pour leur méconnaissance des enjeux politiques, ces deux membres du parti républicain ont néanmoins su user de leur charisme pour devenir de vraies figures médiatiques, tandis que leur ton naturel et leurs punchlines les ont fait grimper en tête des sondages de popularité auprès des électeurs de l’Amérique profonde.

L’échec de Sarah Palin dans Game Change annonce indirectement la future victoire de Donald Trump. Car le téléfilm nous montre comment la personnalité de cette dernière a peu à peu pris le pas sur celle de John McCain, sénateur de longue date parfaitement rompu au fonctionnement du système politique américain. D’ailleurs, faut-il s’étonner que McCain soit ensuite devenu un opposant du président Trump, qui le lui a d’ailleurs bien rendu en déclarant qu’il ne méritait pas le statut de « héros de guerre ». Ces attaques symbolisent à elles seules les divisions qui demeurent au sein du parti républicain américain.Preuve qu’il existe un lien entre Game Change et l’élection de Donald Trump, un projet de série sur la campagne menée par le milliardaire a été mis en développement par la chaîne HBO ; le programme – produit notamment par Tom Hanks – devait adapter un ouvrage cosigné par Mark Halperin et John Heilemann, les auteurs de Game Change, mais ne vit finalement jamais le jour. Le projet n’est désormais plus d’actualité, mais nul doute que la fiction ne tardera pas à se pencher sur le cas du 45ème président américain, comme l’a déjà fait par exemple la mini-série Showtime The Comey Rule.

Le téléfilm HBO Game Change est disponible sur la plateforme OCS à la demande.

Froid Mortel sur Netflix : c’est quoi ce film de braquage espagnol ?

Netflix dévoile aujourd’hui le film « Froid Mortel », film de braquage espagnol emmené par l’acteur ibérique Javier Gutiérrez Álvarez (« La isla minima », « El Autor »).

Sur une route sombre et peu fréquentée, un véhicule pénitentiaire est détourné. Le conducteur doit lutter sur tous les fronts en gérant une météo glaciale, sa pire ennemie peut-être…

On connaissait l’engouement de Netflix pour les séries espagnoles (La Casa de Papel, Elite…), mais beaucoup moins celui pour les films ibériques. La plateforme dévoile pourtant aujourd’hui un tout nouveau film inédit Froid Mortel, l’histoire d’un convoi de prisonniers attaqué en pleine tempête de neige. Lorgnant comme on s’en doute sur le cinéma de John Carpenter (Assaut sur le central 13 et The Thing notamment), ce western moderne nous vient tout droit de l’imagination d’un jeune prodige catalan Lluis Quilez, dont il s’agit de la première réalisation.Si le réalisateur du film est inconnu du grand public, la tête d’affiche principale jouit en revanche d’une grande notoriété, puisqu’il s’agit de Javier Gutiérrez Álvarez ; récompensé par deux Goya du Meilleur acteur (les César espagnols) pour ses partitions dans La isla minima et El Autor, l’acteur de 50 ans est également apparu dans la superproduction hollywoodienne Assassin’s Creed. A ses côtés, plusieurs bien connus du cinéma ibérique, comme Karra Elejalde (La petite Suisse), Luis Callejo (Lettres à Franco) ou encore Andrés Gertrudix (Que Dios nos perdone).Thriller haletant autant porté sur la psychologie que l’action, le scénario de Froid Mortel regorge de rebondissements et révélations inattendues. Ambitieux dans le traitement de son récit, et par ses emprunts à plusieurs classiques du cinéma des années 80, cette nouvelle production se rangera-t-elle du côté des pépites Netflix, ou au contraire dans les bas-fonds de son catalogue de productions internationales ?

Froid Mortel

LEGO 40450 Amelia Earhart Tribute : le prochain cadeau offert chez LEGO

LEGO offrira prochainement le joli cadeau LEGO 40450 Amelia Earhart Tribute, dont on peut découvrir le premier visuel officiel grâce aux LEGO Certified Stores sud-africains Great Yellow Brick.

LEGO 40450 Amelia Earhart Tribute GWP March

Amelia Earhart, pionnière de l’aviation, est notamment célèbre pour avoir été la première femme à traverser l’océan Atlantique en avion (en 1928) et la première à le traverser en solitaire (en 1932). Cet hommage se focalise d’ailleurs sur le Lockheed Vega rouge qu’elle a utilisé pour cette traversée en solitaire. Comme pour les personnages du mini set LEGO 40410 Charles Dickens Tribute, l’aviatrice bénéficie d’une tête couleur chair.

Les dates exactes de l’opération (probablement mars) et le montant à dépenser ne sont pas encore connus par chez nous, plus d’informations à venir dans quelques semaines.

Votez pour le thème du set spécial 90ème anniversaire de LEGO : les finalistes !

C’est parti pour la seconde phase du vote qui déterminera le thème du set qui viendra célébrer le 90ème anniversaire de LEGO en 2022.

LEGO Ideas vote theme 90 ans

Les thèmes finalistes sont Bionicle (24799 votes), Classic Space (18171 votes), Pirates (15884 votes)… et Castle, avec 33489 utilisateurs qui ont voté pour au moins l’un des sous-thèmes Castle.

LEGO ne devait initialement conserver que les trois thèmes les plus populaires à l’issue du premier vote, mais en a donc finalement ajouté un quatrième. En effet, le fait d’avoir divisé Castle en de nombreux sous-thèmes avait fortement dilué les votes, c’était prévisible, surtout que beaucoup avaient voté “Classic Castle” en pensant voter pour la gamme en général, sans comprendre que cela ne correspondait qu’au sous-thème du vieux château jaune. Si tous les votes Castle avaient été regroupés, ce thème l’aurait emporté haut la main devant les autres, d’où l’ajout de ce quatrième finaliste expliqué sur le blog LEGO Ideas.

Si vous voulez faire pencher la balance pour l’un de ces quatre thèmes, vous avez maintenant une semaine, jusqu’au 10 février, pour aller voter à cette adresse. Les résultats du vote resteront secrets jusqu’à l’annonce officielle du set l’an prochain, pour garder la surprise sur la gamme gagnante.

Personnellement, j’aimerais beaucoup un beau château 18+ qui me fasse le même effet Madeleine de Proust que le set LEGO Ideas 21322 Pirates of Barracuda Bay côté Pirates ou le vaisseau The LEGO Movie 70816 Benny’s Spaceship, Spaceship, SPACESHIP ! pour le Classic Space.

Autopsie pastorale de Frasse Mikardsson, quand les experts coupent les cheveux en quatre…

Sous le soleil de minuit

Encore un polar scandinave ? Et bien oui que voulez-vous, parfois le hasard vous enchaîne à un genre. Ce mois de janvier aura été marqué par le froid et les températures négatives aussi bien dans mes lectures que dans la réalité. Pourtant cet ouvrage possède un postulat plus original que le tout-venant de la littérature policière. Cela suffit-il à faire de lui une lecture recommandable ?

Je ne vais pas faire grand cas de mon avis je n’ai pas aimé ce polar et ce pour deux raisons spécifiques que je vais détailler plus bas. Parlons d’abord des aspects les plus réussis, l’auteur est parvenu à instaurer une narration dynamique malgré son intrigue linéaire et casanière. La majorité de l’intrigue se déroule en effet dans les locaux de l’institut médico-légal de l’hôpital universitaire de Karolinska en Suède. On comprend très vite que l’on est face à un polar scandinave atypique, l’auteur suit son propre rythme en se moquant éperdument des codes usuels du polar scandinave. Un constat qui se révèle également dans la plume, légère et empreinte d’un humour teinté d’ironie et de poésie. Une plume revigorante qui illumine les rares passages narratifs mais qui s’éteint complètement durant les longues phases d’échanges théoriques entre nos différents experts.

Tout l’intérêt du roman réside dans la question de savoir si oui ou non il y a eu meurtre ou pas. Les chapitres suivent le processus médico-légal qui entoure ce genre de cas, d’où le côté très linéaire, et l’on assiste aux réunions entre les membres de l’institut ou aux discussions entre Antal, le légiste en chef et Pierre, son élève. On a donc droit à des pages et des pages de dialogues scientifiques pointus où chacun des personnages confronte son point de vue. Des passages rébarbatifs qui se poursuivent jusqu’à la conclusion et que l’auteur ne parvient jamais à rendre attractif. Le tout assèche la narration, n’instaure aucune ambiance originale et enrobe le tout d’une aura de rapport officiel inintéressant.

Mais le point noir du roman réside surtout dans l’écriture des personnages. Si l’auteur parvient à donner un ton distinctif à la majorité des personnages secondaires, comme la brave Magdalena cheffe de service et féru de la couleur jaune, et s’en tire plutôt bien avec son portrait de celui que l’on pourrait considérer comme un personnage principal, à savoir le méticuleux Antal, il échoue par contre avec le second personnage principal, le fameux Pierre. Impossible de savoir quel été le but de l’auteur en dépeignant un personnage aussi antipathique dans les pages de son ouvrage mais si l’effet rechercher est de déclencher un sentiment de haine irrépressible c’est réussi. Tout est fait pour que l’on ressente une profonde aversion pour cet expatrié français qui condense tous les défauts que l’on reproche à mes concitoyens en temps normal, ce qui rend difficile la lecture de ce polar qui accorde déjà beaucoup d’importance à des considérations scientifiques qui finissent par lasser tant elles sont redondantes.

Original ce polar suédois l’est sans nul doute, mais sa propension à détailler tout le processus scientifique sans y instiller ni l’humour ni la poésie que l’on retrouve lors des passages narratifs épars le condamne à être réservé aux afficionados des techniques médico-légales.

Résumé: au presbytère de la petite ville suédoise de Sigtuna. Elle était malade de son cœur. La porte était fermée à clef. Un dossier apparemment simple. Le jeune interne Pierre Desprez va réaliser une autopsie de routine, supervisé par le médecin légiste Antal Bő. Pourtant, l’enquête va se transformer en un casse-tête au fur et à mesure de l’avancée des investigations. Il n’en faudra pas moins que l’intervention d’une pomologue à la retraite, d’un vieux professeur de médecine environnementale et de la femme de ménage du vicaire pour révéler une vérité insoupçonnée !

Détails sur le produit

  • Éditeur : Nouvelles éditions de l’Aube (21 janvier 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 336 pages
  • ISBN-10 : 2815939266
  • ISBN-13 : 978-2815939263
  • Poids de l’article : 380 g