Réparer les vivants (13 mai 2015) de Maylis de Kerangal

« Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. » Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de geste, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Critique : Dans ce livre, Maylis de Kerangal raconte une transplantation cardiaque de A à Z avec un style magnifique, qu’on a envie d’écouter à haute voix. Elle utilise parfois des phrases à rallonge avec une habile construction qui permet à un tas de choses de se passer simultanément ‘réflexions philosophiques, sentiments exaltés, accélérations de l’action – comme si l’on y était avec un vocabulaire admirable.
Cette opération est exprimée à travers l’histoire de Simon Limbres, 19 ans, qui vient d’avoir un accident et se trouve en état de mort cérébrale. S’ensuivent 24h de tension effrénées auprès de ses parents qui apprennent la nouvelle et des médecins. A partir de ce moment-là, le temps est compté pour récupérer ses organes et effectuer les greffes aux patients situés aux quatre coins de l’Hexagone qui sont sur liste d’attente. C’est tout ce travail méthodique et minutieux des nombreuses personnes qui interviennent qui nous est conté. Même s’il est très difficile de prendre rapidement la décision du don d’organes sans connaitre la volonté du défunt, il n’y a dans certains cas plus rien à faire à part « enterrer les morts et réparer les vivants ». C’est dur pour tout le monde : les parents, les médecins, les futurs greffés ‘ Une belle découverte que cette auteure et une expérience de lecture à partager largement !
Un roman, presque documentaire, terriblement humain que Maylis de KERANGAL a ciselé en orfèvre; une réflexion sur la mort bien sûr, mais surtout sur la vie, l’espoir, la générosité qu’il faut lire et relire. Un moment de lecture rare.

Note : 10/10

 

  • Poche: 304 pages
  • Editeur : Folio (13 mai 2015)
  • Collection : Folio

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Sukkwan Island (4 novembre 2016) de Bienvenu,Ugo et Colin,Fabrice

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Critique : Ce qui est frappant dans cette adaptation du sublime roman de David Vann ce n’est pas tant l’évocation de cette nature sauvage, mais les paysages  magnifiquement dessiné mais la noirceur asphyxiante de cette histoire très bien adapté par Ugo Bienvenu. Ames sensibles, abstenez-vous ! Dès les premières pages, on sait du plus profond de ses tripes que tout ça ne pourra que mal finir et à page on a envie de hurler :« NoOooon ne fait pas ça ! ou NOooOn n’y va pas ! ». Mais en vain bien sûr.
Au départ, on pense que c’est le manque de préparation de Jim et Roy qui aura des conséquences tragiques, car on ne s’installe pas pour un an sur une île subpolaire comme on va au camping ou à la pêche au saumon. Mais, au fil des pages, on se rend rapidement compte que la nature pourtant froide et sauvage n’est pas l’élément le plus hostile, et de loin pas ! Non, ce sont les hommes qui portent en eux avec toutes leurs défaillances une violence impitoyable et qui déchaînent le chaos.
 Une superbe adaptation puissante et sans concession qui va hanter le lecteur.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 224 pages
  • Editeur : Folio (4 novembre 2016)
  • Collection : FOLIO BD

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Rosalie Lamorliere, dernière servante de marie-Antoinette (5 décembre 2016) de Ludovic MISEROLE

Un destin ! Celui d’une petite provinciale, fille de cordonnier, qui va croiser celui de la Reine Marie-Antoinette au détour des couloirs sombres et malodorants de la Conciergerie. Une fille du peuple qui rencontrera et assistera les puissants d’hier et les parvenus d’une France qui se cherche. Tous, ou presque, mourront. Elle, la survivante, apportera son témoignage bien plus tard. Relation inestimable pour bon nombre d’historiens qui, pourtant, n’ont jamais essayé de connaître Rosalie Lamorlière.

Critique : Cette humble servante a été la dernière a recevoir les confidences et l’affection de la Reine Marie-Antoinette lors de son incarcération à la Conciergerie de Paris. Elle l’a servie pendant les 76 jours d’emprisonnement jusqu’au jour de l’exécution.Comme Ludovic MISEROLE sait le faire chaque fois qu’il s’attaque à une biographie ,  il déploie une puissance littéraire à réveiller les morts. Sous sa plume incomparable de passion et de rigueur, de psychologie et de hauteur de vue, il secoue le panier de l’histoire et le passé ressurgit soudain devant nos yeux oublieux. Et, comme toujours, sa passion est totalement contagieuse : on croit entamer un livre d’histoire, une biographie factuelle, on se retrouve englouti dans un vortex. On commence par égrener quelques pages, puis on se surprend à dévorer le livre en quelques jours, un peu sonné, voire troublé.
Cette suivante de la « reine du rococo » qui passe des plus folles jouissances aux plus terribles souffrances, de la surabondance ou dénuement le plus total, dans une escalade qui, comme la Révolution, semble sans fin. Et la frivole, pour qui l’on a au début peu de sympathie. L’éveil est hélas trop tardif : toutes les mauvaises décisions ont déjà été prises, les mauvaises voix ont été écouté, et l’archiduchesse ne peux plus arrêter l’impitoyable roue de la Fortune.
Fresque magistrale, récit de la fin d’un monde et du déclin déchirant d’une vie vouée aux extrêmes.

Note : 9/10

 

  • Broché: 338 pages
  • Editeur : L’Atelier MOSESU (5 décembre 2016)

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Au coeur de la magie : le making- of des Animaux Fantastiques (16 novembre 2016) de Ian Nathan

Retrouvez le monde des sorciers et découvrez comment le réalisateur David Yates et le producteur David Heyman ont porté sur grand écran Les Animaux fantastiques de J.K. Rowling.
Destiné aux mordus de cinéma, Au cœur de la magie : Le making-of des Animaux Fantastiques leur fait côtoyer le magizoologue Norbert Dragonneau, ainsi que les principaux personnages du film, les lieux du tournage, les objets magiques, et bien sûr les animaux fantastiques, que le héros va retrouver dans le New York des années vingt où se déroule l’intrigue. Le livre dévoile les prouesses techniques qui se cachent derrière les pouvoirs du MACUSA, l’homologue américain du Ministère de la Magie, derrière le Bureau en cochon, lieu de réunion de de la pègre des sorciers, et aussi derrière la valise magique de Norbert.

Critique : Un magnifique livre, un régal visuel avec plein d’infos sur l’univers des Animaux Fantastiques. Certains lieux sont décrits, ce sont soit les images de synthèse soient photographies du film qui sont présentées. Esquisse, illustrations, photos… Tout y est ! Ce livre permet d’aller plus loin dans la conception du film. On replonge complètement dans le film, et ça me donne des idées de cadeau pour les fans de JK Rowling
Le livre est de très bonne facture, la couverture est bien rigide. Un livre-objet qui se conserve et se montre !

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 128 pages
  • Editeur : HarperCollins (16 novembre 2016)
  • Collection : FANTASTIC BEASTS

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Famille à l’essai.com, Tome 1 : L’oncle Joseph (7 octobre 2016) de Zelda Zonk et Vincent Cordonnier

Coquelicot Ploum, dite Coki, a perdu tragiquement ses parents dans un accident d’avion. Pour unique famille, elle n’a plus qu’un vieil oncle, Joseph, inconnu au bataillon. Après un sinistre séjour dans un foyer d’accueil, la juge qui suit son dossier décide de la placer chez Joseph. Passionné par son travail d’ethnologue, le bonhomme, vieux célibataire bougon, n’a aucune idée de la façon de s’occuper de sa petite-nièce… La cohabitation s’annonce compliquée ! Pour avancer dans la vie, Coki peut seulement compter sur les préceptes de son aïeul, le colonel Isidore Ploum ; son doudou-chaussette Pépita, qui lui apporte du réconfort ; et ses échanges sur internet avec sa meilleure amie, Bernadette, partie vivre à Hong Kong. Malgré l’amélioration de sa relation avec Joseph, il est finalement décidé d’un commun accord que Coki ne peut pas rester avec lui. Il restera cependant son tuteur moral. La juge doit maintenant trouver où placer Coki. La petite fille lui suggère alors de suivre les conseils de son amie Bernadette : elle n’a qu’à aller sur le site famillealessai.com ! Tout comme les lecteurs, invités à choisir eux-mêmes la suite de l’histoire

Critique : Voici un livre destiné aux enfants mais que les parents peuvent également aimer tant l’histoire est touchante et bien écrite. On suit les aventure de Coki qui n’a pas une vie facile mais la grande force est que Zelda Zonk et Vincent Cordonnier  savent nous faire passer du rire aux larmes. .Le récit n’hésite pas non plus à parler d’énormément de sujets délicats comme le fait d’être orphelin, la dépression, la conscience de soi, les regrets. Cela en fait un roman réellement excellent.
Les personnages sont réellement agréables, ils ont chacun des qualités et des défauts qui les rendent naturels.  On se laisse porter par le récit et les différents protagonistes. le dénouement clarifie réellement les différentes situations et donne envie d’en savoir plus et de continuer avec les tomes suivants.

Note : 9/10

  • Broché: 160 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Magnard Jeunesse (7 octobre 2016)
  • Collection : ROMANS PERLES

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Encore faut-il rester vivants (7 octobre 2016) de Anne Ferrier

Dans un monde dévasté par une éruption solaire, une étrange épidémie se répand parmi les décombres, interdisant le moindre contact entre les hommes. Julia, Shawn et Mouette, qui n’avaient jusque-là rien en commun, tentent de survivre ensemble. Ils doivent rester sur leurs gardes coûte que coûte pour éviter les mauvaises rencontres : en particulier les survivants devenus agressifs depuis qu’ils ont été contaminés par un mystérieux virus. Très vite, Julia, Shawn et Mouette décident de fuir loin des villes. Mais la menace est là, présente partout… Leur cauchemar ne s’arrêtera-t-il donc jamais ?

Critique: Un très bon livre post-apocalyptique où  nous avons affaire à un trio d’adolescent piégés dans la ville après une éruption solaire. Par chance, ils n’étaient pas dehors et n’ont pas directement était touchés par les radiations. Ceux qui n’ont malheureusement pas eu cette chance sont morts sur le coup ou transformés en zombies. On va donc les suivre durant tout le livre dans leur périple.
Avec un résumer on à peur d’avoir un mix entre 28 jours et Walking Dead mais l’auteur est bien intelligent et va nous faire entrer dans son univers sans temps mort avec beaucoup d’action. On est face à un turn over des plus appréciable ou chacun des enfants ne peut se toucher.On à donc de beau moment de confiance entre chacun pour avoir de la complicité dans les épreuves. Ils doivent s’adapter à ce qui leurs arrivent, on les aime tant qu’il sont avec nous, Anne Ferrier nous fait vibrer avec une  fin originale dans son exécution. On ne s’attend pas forcément à cela, mais on en appréciera que plus la tournure. On vous recommande cette plongée glaçante dans un monde qui pourrait être celui de demain.

Note : 9/10

  • Broché: 252 pages
  • Editeur : Magnard Jeunesse (7 octobre 2016)
  • Collection : M les romans

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Le Noël d’Edmond (7 octobre 2016) de Thibault Guichon et Frédéric Pillot

Lise et Hugo, les enfants de la maison, ont un comportement étrange ces derniers temps. Ils ont paré la maison de décorations, installées un sapin au milieu du salon… Edmond se demande bien quelle mouche les a piqués mais il se laisse amadouer par le festin de roi auquel les enfants l’ont convié. C’est au moment de se coucher que tout se gâte…

Critique : Edmond est un chien tendrement aimé par toute sa famille. Il vit dans une vieille niche qui ne paie pas de mine mais qu’il a aménagé comme un vrai palace à l’intérieur. On retrouve notre chien dans cette aventure de Noel pour le plus grand plaisir des lecteurs. C’est un album drôle et très bien fait, on ne voit jamais d’humain dans cet album hors un personnage à la fin sinon on aperçoit a peine quelques mains et quelques pieds. C’est bien Edmond, le héros. Un héros sympathique avec de nombreuses expressions : inquiétude, obstination, découragement, bonheur et confort.
L’histoire d’un chien qui fait la bêtise de mordre le derrière du père Noel, pour le plus grand bonheur de sa famille. A lire et relire.

Note : 9/10

  • Album: 28 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Magnard Jeunesse (7 octobre 2016)
  • Collection : ALBUMS EDMOND

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[Test Blu-Ray] «Conjuring 2 : le cas Enfield »(2 novembre 2016) de James Wan

Une nouvelle histoire vraie issue des dossiers d’Ed et Lorraine Warren : l’une de leurs enquêtes les plus traumatisantes. Lorraine et Ed Warren se rendent dans le nord de Londres pour venir en aide à une mère qui élève seule ses quatre enfants dans une maison hantée par des esprits maléfiques. Il s’agira d’une de leurs enquêtes paranormales les plus terrifiantes…

Critique Film : Merveilleuse suite au désormais culte premier volet, Conjuring 2 est maîtrisé de bout en bout par un James Wan toujours aussi talentueux en la matière et en pleine forme pour son retour dans le genre du film d’épouvante. Passé la séquence d’introduction qui donne immédiatement le ton l’ambiance est glauque à souhait, décors sombres et inquiétants, bruitages et apparitions terrifiantes, acteurs de haute volée et une musique parfaitement adaptée sont au programme . Le duo Wilson/Farmiga est plus que jamais fusionnel et nous permet de nous attacher encore un peu plus à leur personnages et de vivre intensément leur peur, leur crainte, et toute la tension des situations auxquelles ils sont confrontés, car ce sont de plus, de merveilleux acteurs. Les enfants de la famille Hodgson sont également particulièrement bien interprétés, mention spéciale évidemment à la petite Madison Wolfe, dont le naturel touchant ne fait qu’accentuer notre compassion à son égard. . James Wan réalise une œuvre à la fois très appliqué ,tant visuellement que dans l’écriture et très dynamique.

  • Acteurs : Vera Farmiga, Patrick Wilson, Madison Wolfe, Frances O’Connor, Lauren Esposito
  • Réalisateurs : James Wan
  • Audio : Français, Anglais
  • Sous-titres : Français, Néerlandais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie du DVD : 2 novembre 2016
  • Durée : 134 minutes

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Journal d’un marchand de rêves (20 octobre 2016) de Anthelme HAUCHECORNE

J’ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m’ont expédié loin d’Hollywood, dans la vieille Europe. Les meilleurs spécialistes m’ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais

Critique: Voici un roman original où le lecteur va être  pris dans un histoire qui mélange le sombre et le magnifique, la beauté et l’horreur.Anthelme Hauchecorne nous entraîne dans un univers onirique loufoque et déjanté avec brio et maîtrise. Malgré la couverture qui présente une femme le véritable héros de cette aventure est Walter Krowley, un  jeune adulte gâté et irresponsable qui souffre d’être le pâle héritier de son père, acteur et réalisateur made in Hollywood. Après le drame d’un accident de voiture, Walter voit un nouveau monde qui s’offre à lui. La nuit, il explore une dimension qui pourrait bien métamorphoser la petite graine qui sommeille au plus profond de lui-même…On vas avancer avec Walt dans les brumes de ses rêves craints et fantasmés à tâtons et sans sourciller. Des influences de western, steampunk et fantastique sont là pour cette traversée du déserte  illustre les mécaniques insoupçonnables de l’esprit endormi.Une superbe découverte, un livre très prenant dans un univers passionnant. Il est en plus vraiment bien écrit. Anthelme Hautecombe nous transporte dans son monde.

Note : 9/10

  • Editeur : L’Atelier MOSESU (20 octobre 2016)
  • Collection : Peppe

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L’échappée (5 octobre 2016) de Julie Tremblay

À vingt-deux ans, son diplôme de la Sorbonne en poche, Anne Menard décide de partir au Canada. De petits boulots en petits boulots, son itinéraire la mène jusqu’au Myers Lake, un petit coin de paradis perdu au fond de l’Ontario. Ce qui ne devait être qu’un simple travail saisonnier va prendre une tournure différente lorsqu’Anne fait la rencontre des fils du domaine. Si Nathan se montre très avenant avec Anne, Ethan est beaucoup plus difficile à cerner… Ex-star de hockey, il a vu sa carrière prendre brutalement fin et tous ses rêves s’envoler. Déterminée à mieux le connaître, Anne ne se laisse pas intimider par l’attitude revêche du jeune homme. Encore faut-il que celui-ci baisse la garde et accepte de s’ouvrir…

Critique : Voici une histoire hors du commun dans les profondeurs du canada,Julie Tremblay  va donner envie au lecteur de visiter ces contrées lointaines et apaisantes. Une sorte de refuge pour les personnages que sont Ethan et Anne qui prennent la parole tour à tour dans le livre, on sait qui parle car le prénom de l’un ou de l’autre est annoncé en titre de chapitre. Chacun s’exprime, présentant ses ressentis, ses envies, ses angoisses, ses peurs dont celle de l’inconnu au sens large du mot. Il n’est jamais simple de faire le deuil, de faire des choix et de décider de continuer à avancer autrement malgré tout. C’est ce qui ressort principalement tout au long des chapitres.
Leur histoire ne peut pas vous laisser indifférent, c’est une belle leçon de vie narrée avec beaucoup de sincérité et d’authenticité. Un message d’espoir quand on pense que tout est fini : affronter son destin, ne pas abandonner ses rêves et se donner une seconde chance . Anne et Ethan nous embarque dans un corps à corps poignant, haletant et prenant. Entre humour, romance, et véritable leçon de vie, Julie Tremblay réussi à donner un sentiment de  réel  à toute son histoire. On y est, on se promène en canoë et de chalets en chalets. Mais, surtout, on observe attentivement la naissance d’un duo, puis d’un couple, qui va s’épauler tour à tour au gré des événements. Jusqu’à terminer sur un final de toute beauté, tout simplement.

Note : 9/10

  • Broché: 370 pages
  • Editeur : Emoi (5 octobre 2016)
  • Collection : &moi

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