Call of the night – Tome 18 de Kotoyama

En une rencontre, la vie peut reprendre du mordant !

Kotoyama fait franchir une étape essentielle à la relation entre Nazuna et Kô dans un dix-huitième tome où les sentiments longtemps difficiles à définir commencent enfin à trouver leur nom. Après les événements vécus à Hokkaidô et les adieux à Mahiru et Kiku, la série ralentit légèrement pour revenir à ce qui constitue depuis le début son véritable cœur : la relation singulière entre ses deux personnages principaux.

Nazuna et Kô ne se sont plus vus depuis leur retour. Cette séparation, même temporaire, suffit à modifier quelque chose entre eux. Lorsqu’ils se retrouvent enfin, Nazuna ressent avec une intensité nouvelle ce qu’elle avait jusque-là du mal à comprendre.

La question finit par être posée clairement : « Yamori… Tu l’aimes ? » Quelques mots qui pourraient sembler évidents après tout ce que les personnages ont traversé, mais qui prennent ici une importance considérable. Depuis leur première rencontre, l’amour occupe en effet une place paradoxale dans leur relation.

Kô voulait initialement tomber amoureux de Nazuna pour pouvoir devenir vampire. Ce qui ressemblait presque à une expérience s’est progressivement transformé en quelque chose de beaucoup plus complexe. Les nuits partagées, les discussions, les rencontres et les dangers ont créé une proximité qui ne peut plus être réduite à ce projet initial.

Cette fois, c’est Nazuna qui doit regarder ses propres sentiments en face. La vampire qui semblait si libre lorsqu’il s’agissait de parler de désir se découvre beaucoup moins assurée lorsqu’elle doit reconnaître qu’elle pourrait véritablement aimer quelqu’un. Ce renversement apporte une belle évolution au personnage.

Kotoyama continue ainsi de jouer avec les codes de la romance. Dans Call of the Night, tomber amoureux n’est jamais présenté comme une évidence. Les personnages cherchent à comprendre ce qu’ils ressentent, confondent parfois attirance, affection, désir et attachement, puis découvrent que les sentiments évoluent sans nécessairement demander leur permission.

Les événements de Hokkaidô donnent également davantage de poids à ces retrouvailles. Après avoir été confrontés à l’histoire de Mahiru et Kiku, Kô et Nazuna ne peuvent plus regarder leur propre relation exactement de la même manière. Ce qu’ils ont vécu les oblige à réfléchir à ce qu’ils souhaitent réellement construire ensemble.

Le fantastique reste évidemment présent, mais il sert surtout ici à amplifier une interrogation profondément humaine : que se passe-t-il lorsque l’on comprend soudain que la personne qui occupait déjà une place immense dans notre vie est devenue quelqu’un que l’on aime ?

Visuellement, Kotoyama conserve cette atmosphère nocturne si particulière qui donne à la série son identité. Les silences, les regards et les moments suspendus prennent autant d’importance que les dialogues. La nuit demeure cet espace où les personnages semblent pouvoir être plus sincères qu’en plein jour.

Ce tome 18 apparaît ainsi comme une étape importante dans une relation construite lentement depuis le début de la série. Il ne s’agit plus seulement de savoir si Kô peut tomber amoureux d’une vampire, mais de découvrir ce que Nazuna est prête à faire lorsqu’elle réalise que son propre cœur est désormais impliqué.

Un volume plus intime et particulièrement important pour Nazuna et Kô. Après avoir longtemps tourné autour de leurs émotions, Kotoyama rapproche enfin ses personnages d’une vérité qu’ils ne peuvent plus facilement esquiver. Dans Call of the Night, l’amour était au départ une condition pour devenir vampire ; il devient désormais quelque chose de beaucoup plus dangereux et passionnant : un sentiment véritable.

ASIN ‏ : ‎ B0GXCF1GMQ Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 20 août 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 181 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042021214

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