Lorsqu’un voleur légendaire jette son dévolu sur La Joconde, il recrute deux jeunes inconnus pour l’aider — Chiara, une brillante experte italienne en cybercriminalité, et Jay, un spécialiste français des explosifs à l’ego surdimensionné — avant de leur révéler qu’ils sont frère et sœur… et qu’il est leur père. Plongée dans une réunion de famille chaotique qu’elle n’a pas demandée, cette nouvelle famille doit apprendre à travailler ensemble — et essayer de ne pas s’entre-tuer — si elle veut avoir une chance de réussir le casse du siècle.
Voler La Joconde avec deux complices qui découvrent être frère et sœur : l’idée a de quoi séduire. Thomas Vincent réunit Stanley Tucci, Simona Tabasco et Victor Belmondo dans une comédie de braquage où les secrets de famille viennent compliquer une opération déjà improbable. Un concept amusant, mais qui soulève aussi quelques réserves.
Un voleur légendaire décide de s’attaquer au tableau le plus célèbre du monde. Pour réussir, il recrute Chiara, experte italienne en cybercriminalité, et Jay, spécialiste français des explosifs à l’ego surdimensionné. Mais son véritable coup de théâtre n’a rien à voir avec le musée : il leur annonce qu’ils sont frère et sœur, et qu’il est leur père.
Ce mélange entre film de casse et comédie familiale constitue à mes yeux l’aspect le plus intéressant du projet. L’idée de réunir trois inconnus autour d’un braquage impossible permet d’imaginer des confrontations savoureuses, notamment entre un père manipulateur et deux enfants qui n’ont aucune raison de lui faire confiance.
Je reste cependant plus réservé sur l’originalité de l’ensemble. Le principe de personnages incompatibles contraints de collaborer a déjà été largement exploité au cinéma. Quant à la révélation familiale, elle risque de devenir un simple ressort comique si le scénario ne prend pas le temps d’explorer les conséquences de cette découverte.
Le choix de La Joconde apporte une dimension spectaculaire, mais ne suffit pas à rendre le projet singulier. Ce qui m’intéresse davantage, c’est la manière dont cette famille pourrait se construire dans le mensonge, la méfiance et les intérêts personnels.
La présence de Stanley Tucci est un véritable atout sur le papier. Face à lui, Simona Tabasco et Victor Belmondo pourraient former un duo intéressant, à condition que leurs personnages dépassent les oppositions un peu faciles entre la spécialiste brillante et le jeune homme arrogant.
Je vois dans Masterplan le potentiel d’une comédie de casse sympathique, mais pas nécessairement celui d’un film qui bouleversera les codes du genre. Tout dépendra de la qualité des dialogues, du rythme et surtout de la place accordée aux relations familiales. Car le véritable enjeu n’est finalement pas de savoir si cette équipe parviendra à voler La Joconde, mais si elle réussira à nous faire croire à cette famille improbable.
