Il y a 25 ans, la vie du jeune Assane Diop est bouleversée lorsque son père meurt après avoir été accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Aujourd’hui, Assane va s’inspirer de son héros, Arsène Lupin – Gentleman Cambrioleur, pour le venger…
Assane Diop reprend du service pour une quatrième saison de Lupin, toujours portée par le charisme d’Omar Sy. Entre manipulations, faux-semblants et coups d’éclat, la série française conserve son sens du divertissement, mais peine désormais à surprendre autant qu’à ses débuts.
Le gentleman cambrioleur poursuit ses aventures dans un univers où chaque situation semble pouvoir se retourner à son avantage. Inspiré par Arsène Lupin, Assane reste ce personnage insaisissable, capable de transformer les situations les plus compromises en démonstrations d’ingéniosité.
Omar Sy demeure incontestablement le principal atout de la série. Son aisance et son humour donnent beaucoup de charme à un héros qui prend parfois des libertés considérables avec la vraisemblance. Ludivine Sagnier et Antoine Gouy contribuent également à maintenir cette dimension humaine qui empêche Lupin de se réduire à une succession de cambriolages.
Mais cette quatrième saison soulève une question : jusqu’où peut-on pousser les rebondissements sans finir par perdre en crédibilité ? À force de vouloir surprendre, la série risque de rendre ses mécanismes trop visibles. Les plans deviennent toujours plus improbables et les retournements de situation peuvent donner le sentiment que tout est possible, simplement parce que le scénario l’a décidé.
Cette surenchère n’empêche pas le plaisir de retrouver Assane. Lupin assume son goût pour le spectacle et les situations extravagantes, avec une légèreté qui fait partie de son identité. Encore faut-il que l’émotion et les enjeux personnels conservent suffisamment de place pour donner du poids à ses aventures.
Divertissante et portée par un Omar Sy toujours aussi attachant, cette saison 4 confirme les qualités de Lupin, mais aussi ses limites. La série sait encore captiver grâce à son rythme et à son héros, même si l’effet de surprise s’émousse. Un retour plaisant, parfois trop invraisemblable, qui gagnerait à privilégier davantage la finesse des intrigues plutôt que la multiplication des coups de théâtre.
