Autour de minuit de Eve Chase

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Une famille trop parfaite. Un secret bien gardé. Une course contre la montre.

Avec Autour de minuit, Eve Chase signe un roman à la fois mystérieux, émouvant et profondément atmosphérique, où les secrets de famille se dévoilent progressivement à travers deux époques séparées par plus de vingt ans.

Tout commence dans le Londres de 1998. Dee-Dee, mannequin adulée et figure flamboyante de la vie mondaine, quitte son domicile de Notting Hill comme à son habitude. Mais cette fois, elle ne revient pas.

Sa disparition brutale bouleverse le quotidien de ses deux enfants, Maggie et son jeune frère Kit. Livrés à eux-mêmes, ils doivent apprendre à survivre dans l’absence et l’incertitude.

Refusant de croire que sa mère les a abandonnés, Maggie décide de partir à sa recherche. Son enquête la conduit dans un univers bien différent de celui des quartiers élégants où elle a grandi : un monde de boutiques d’antiquités, de ruelles discrètes et de personnages énigmatiques qui semblent tous détenir une partie de la vérité.

Vingt-et-un ans plus tard, en 2019, Maggie a construit une nouvelle vie à Paris. Pourtant, un appel inattendu la contraint à revenir à Londres lorsque l’ancienne maison familiale de Notting Hill doit être rénovée.

Ce retour réveille des souvenirs enfouis et l’oblige à affronter les zones d’ombre de son passé.

Eve Chase excelle dans l’art des récits familiaux où les mystères du présent trouvent leurs réponses dans les blessures du passé.

La maison elle-même devient un personnage à part entière, gardienne silencieuse des secrets, des mensonges et des espoirs abandonnés.

Le roman alterne habilement entre suspense psychologique et chronique familiale, maintenant constamment le lecteur dans l’attente de la vérité.

L’atmosphère nostalgique est particulièrement réussie. Les rues de Notting Hill, les objets anciens et les souvenirs d’enfance participent à créer une ambiance à la fois chaleureuse et mélancolique.

Au-delà de l’enquête, Autour de minuit parle aussi de résilience, de reconstruction et de la manière dont les familles tentent de survivre aux absences et aux non-dits.

Un roman captivant et sensible, où une disparition inexpliquée devient la clé d’une histoire familiale pleine de secrets, de blessures et d’espoir.

Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont Date de publication ‏ : ‎ 4 juin 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 378 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2221279859 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221279854

Les reines grises de Margaret O’Donnell

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Un chef-d’oeuvre de la littérature féministe et dystopique enfin redécouvert.

Avec Les Reines grises, Margaret O’Donnell livre une œuvre dystopique saisissante qui résonne avec une étonnante modernité. Longtemps resté méconnu, ce roman apparaît aujourd’hui comme un texte précurseur de la littérature féministe et des grandes dystopies sociales.

L’intrigue se déroule dans une théocratie totalitaire où la société repose sur une séparation radicale entre les femmes. D’un côté se trouvent les épouses et les mères, valorisées parce qu’elles répondent aux attentes imposées par le régime. De l’autre, les travailleuses, appelées les « Grises », réduites à leur fonction productive et privées de toute reconnaissance humaine.

Le symbole est particulièrement fort : leurs cheveux gris ne sont pas seulement une caractéristique physique, mais un marqueur social destiné à les distinguer des « vraies femmes » selon l’idéologie officielle.

À travers cette société profondément inégalitaire, Margaret O’Donnell explore les mécanismes de domination qui permettent à un pouvoir autoritaire de contrôler les corps, les identités et les rôles sociaux.

Mais le roman est aussi une histoire de résistance.

Les Grises commencent à remettre en question leur condition et envisagent une révolte qui pourrait bouleverser l’ordre établi. Cette lutte pour la liberté devient le moteur d’un récit tendu où chaque acte de défiance peut avoir des conséquences dramatiques.

L’autrice montre avec finesse comment l’oppression se nourrit de la division entre les individus. Le régime maintient son pouvoir en opposant les femmes les unes aux autres et en leur assignant des places strictement définies.

Les thèmes abordés — contrôle social, condition féminine, hiérarchie imposée et quête d’émancipation — annoncent certaines œuvres majeures de la dystopie féministe moderne, notamment La Servante écarlate de Margaret Atwood.

Malgré la noirceur de son univers, Les Reines grises conserve une forte dimension humaine. Les personnages ne sont pas seulement confrontés à un système oppressif : ils cherchent aussi à préserver leur dignité, leurs émotions et leur capacité à choisir leur propre destin.

Par sa force politique et son regard visionnaire, le roman demeure d’une remarquable actualité.

Une dystopie féministe puissante et marquante, qui interroge les mécanismes de l’oppression tout en célébrant le courage de celles qui refusent de se soumettre.

Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont Date de publication ‏ : ‎ 4 juin 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2221282515 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221282519

Euphoria Saison 3 : explication de la fin et destin des personnages

Attention, spoilers sur le final de Euphoria.

Après plusieurs années d’attente, la saison 3 d’Euphoria marque également la conclusion définitive de la série. Sam Levinson choisit une fin particulièrement sombre, fidèle aux thèmes qui ont toujours traversé l’œuvre : l’addiction, la violence, la perte et l’impossibilité pour certains personnages d’échapper à leur destin.

Que devient Rue ?

Le choc majeur du final concerne Rue Bennett. Alors qu’elle semblait enfin entrevoir une forme de rédemption, elle succombe à une overdose après avoir ingéré un Percocet contenant du fentanyl. Son corps est retrouvé le lendemain matin par Ali. Une partie des événements montrés auparavant s’avère être une vision ou une hallucination liée à ses derniers instants.

Ce choix narratif a été défendu par Sam Levinson, qui a expliqué vouloir offrir une conclusion réaliste sur les ravages de l’addiction plutôt qu’une fin artificiellement optimiste.

Le destin d’Alamo et de Bishop

Le trafic criminel qui domine une grande partie de la saison finit par imploser. Bishop trahit Alamo après avoir constaté jusqu’où ce dernier est prêt à aller pour satisfaire ses propres intérêts. Il lui fournit une arme vide lors de l’affrontement final, permettant à Ali de prendre l’avantage. Alamo est finalement tué, mettant fin à son règne criminel.

Laurie tombe également

La redoutable Laurie disparaît elle aussi du paysage. Acculée par une intervention des autorités, elle met fin à ses jours, entraînant l’effondrement de son organisation.

Que deviennent Cassie, Jules et Maddy ?

Cassie parvient enfin à acquérir une certaine indépendance financière après avoir longtemps vécu dans l’ombre de Nate. Jules poursuit sa vie mais son parcours apparaît comme l’un des plus amers de la série, tandis que Maddy survit aux événements et tente de reconstruire son existence loin du chaos qui l’entourait.

Une fin qui divise les fans

Le final a provoqué de nombreuses réactions. Certains spectateurs saluent une conclusion cohérente avec le ton désespéré de la série. D’autres estiment que la mort de Rue trahit l’espoir de rédemption qui accompagnait son parcours depuis la première saison.

Quoi qu’il en soit, Euphoria s’achève sur une note profondément tragique : celle d’une génération confrontée à ses traumatismes, ses addictions et ses illusions perdues. Une conclusion brutale qui restera sans doute l’une des plus controversées de la télévision récente.

L’Été 36 Saison 1 : qui est le tueur ? Qui est mort ?

Avec L’Été 36, TF1 plonge les téléspectateurs dans une fresque policière et sociale ambitieuse, portée par le décor flamboyant de la Côte d’Azur à l’époque du Front populaire. Entre lutte des classes, passions interdites et secrets familiaux, la série transforme un palace niçois en théâtre d’un meurtre aussi brutal que mystérieux.

Au cœur de l’intrigue : le meurtre d’Adrien Jacquart, procureur influent retrouvé assassiné dans une chambre de l’hôtel Riviera, à Nice.

Le final révèle que la coupable est Anne-Marie, la tante de Blanche et d’Eugénie. Des années plus tôt, elle avait vécu une liaison passionnée avec un homme marié et était tombée enceinte. Venue se cacher à Nice, elle avait accouché avant de faire adopter son enfant avec l’aide de sa sœur Marthe.

Mais Anne-Marie n’a jamais cessé de veiller sur ce fils à distance. Lorsqu’il avait douze ans, l’enfant a été renversé par une voiture. Le conducteur n’était autre qu’Adrien Jacquart. Par peur de ruiner sa réputation, le procureur avait pris la fuite au lieu de lui porter secours. Un geste qui aurait pu sauver l’enfant.

Brisée par cette tragédie, Anne-Marie lui a envoyé des lettres de menace avant de le confronter. Face au refus de Jacquart d’assumer ses actes, elle a perdu le contrôle et l’a tué.

Mais Edgar avait tout vu. Obsédé par Anne-Marie, il a utilisé ce secret pour la faire chanter, la séquestrer et exercer une emprise sur elle. En découvrant la vérité, Marthe n’a pas hésité : elle l’a empoisonné pour protéger sa sœur.

Les deux sœurs sont donc responsables des deux meurtres. Pourtant, grâce à Giulia, Eugénie, Blanche et Léonie, leur secret reste protégé. Ensemble, les quatre femmes piègent Delaunay afin de faire porter les soupçons sur lui.

Même si Anne-Marie finit par vouloir tout avouer à la police pour soulager sa conscience, Raven choisit de fermer les yeux et lui demande d’oublier.

Avec ce final, L’Été 36 conclut son intrigue sur une révélation à la fois tragique et humaine. Derrière le meurtre se cache une histoire de maternité brisée, de culpabilité, de vengeance et de solidarité féminine. La série transforme ainsi le décor solaire de la Côte d’Azur en théâtre d’un drame intime, où les secrets de famille se mêlent aux tensions sociales d’une époque en pleine mutation.

L’Odyssée de Pénélope de Margaret Atwood

La réécriture du mythe de L’Odyssée qui donne sa voix à Pénélope par la grande dame des lettres canadienne, Margaret Atwood.

Avec L’Odyssée de Pénélope, Margaret Atwood s’empare de l’un des récits fondateurs de la littérature occidentale pour offrir une version aussi audacieuse que nécessaire du mythe d’Ulysse.

Depuis des siècles, l’Odyssée d’Homère célèbre les aventures du héros voyageur. Mais qu’en est-il de celle qui l’attend pendant vingt ans à Ithaque ? Que sait-on réellement de Pénélope, souvent réduite au rôle de l’épouse fidèle tissant sa toile en attendant le retour de son mari ?

Dans cette réécriture brillante, Pénélope prend enfin la parole.

Depuis les Enfers, elle revient sur son existence et livre sa propre version des faits. Avec intelligence, ironie et lucidité, elle démonte la légende construite par les hommes et révèle une réalité bien plus complexe que celle transmise par les récits héroïques.

Pénélope apparaît ici non comme une figure passive de la patience conjugale, mais comme une femme politique, une mère, une reine et une stratège contrainte de survivre dans un monde dominé par les hommes.

L’un des aspects les plus marquants du roman concerne les douze servantes exécutées lors du retour d’Ulysse. Leur sort hante Pénélope et constitue le cœur moral du récit. À travers elles, Margaret Atwood interroge la violence, les rapports de pouvoir et la manière dont l’Histoire oublie souvent les plus vulnérables.

Le texte alterne ainsi entre tragédie, humour noir et satire, offrant un regard moderne sur un mythe antique sans jamais trahir sa richesse originelle.

L’écriture d’Atwood se distingue par sa finesse et son irrévérence. Elle joue avec les codes de la mythologie tout en proposant une réflexion très actuelle sur la mémoire, le genre et la construction des récits historiques.

À travers ce contrechamp fascinant, l’autrice éclaire également les zones d’ombre du personnage d’Ulysse, dont les actes apparaissent sous un jour parfois moins glorieux.

L’Odyssée de Pénélope est à la fois une réhabilitation littéraire et une réflexion sur celles dont la voix a longtemps été effacée des grandes histoires.

Un roman intelligent, mordant et profondément moderne, qui redonne à Pénélope toute la place qu’elle mérite dans la légende

ISBN-10 ‏ : ‎ 2221262956 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221262955

Les Mystères d’Eversand – Tome 03 L’épouse de Victor Dixen

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À Eversand, les fruits commencent à pourrir de l’intérieur.

Avec L’Épouse, troisième tome des Mystères d’Eversand, Victor Dixen poursuit sa grande saga gothique en plongeant le lecteur au cœur d’une famille aussi puissante que rongée par ses propres démons.

Cette fois, l’histoire se concentre sur Birdie, qui intègre l’une des dynasties les plus riches d’Amérique : les Rosemore. Derrière leur fortune et leur prestige se cache pourtant une famille gangrenée par les rancœurs, les rivalités et les secrets accumulés au fil des générations.

Les Rosemore apparaissent comme une lignée en déclin. L’absence d’héritier menace leur avenir, tandis que leurs affaires vacillent dangereusement. Sous les apparences du pouvoir se dessine un univers où l’orgueil et la haine ont fini par empoisonner chaque relation.

Birdie se retrouve alors dans une position particulièrement délicate. Officiellement, elle doit incarner l’épouse idéale. Officieusement, elle poursuit une mission beaucoup plus risquée : affaiblir cette famille de l’intérieur afin de protéger celles et ceux qui ont souffert sous son influence.

Cette double identité nourrit toute la tension du roman. Chaque geste, chaque parole et chaque décision peuvent révéler ses véritables intentions.

Victor Dixen excelle une nouvelle fois dans la création d’atmosphères sombres et fascinantes. Les grandes demeures, les secrets de famille, les héritages maudits et les manipulations psychologiques donnent au récit une saveur gothique particulièrement réussie.

L’autrice… pardon, l’auteur développe également une héroïne complexe, contrainte de jouer un rôle permanent dans un environnement où la moindre faiblesse peut être exploitée.

Au-delà du suspense, le roman explore les thèmes du pouvoir, de l’héritage familial et de la violence transmise de génération en génération.

Les Rosemore deviennent ainsi le symbole d’un système qui se nourrit de ses propres excès jusqu’à menacer son existence même.

Avec son intrigue pleine de faux-semblants, ses personnages ambigus et son atmosphère de décadence, L’Épouse s’impose comme un nouvel épisode captivant de la saga.

Un roman gothique sombre et addictif, où Birdie avance sur un fil entre manipulation, vengeance et survie au sein d’une famille prête à tout pour préserver son pouvoir.

Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont Date de publication ‏ : ‎ 13 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 416 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2221285700 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221285701

Votre cerveau va vous sauver – Stress, ruminations, brouillard mental : comprendre et utiliser votre cerveau pour être heureux de Mohamed Boclet

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Utilisez-vous vraiment votre cerveau ? Avez-vous conscience de posséder une machine incroyable capable de vous rendre heureux ?

Avec Votre cerveau va vous sauver, Mohamed Boclet propose un ouvrage de développement personnel qui cherche à rendre les mécanismes du cerveau plus accessibles afin d’aider chacun à mieux gérer le stress, les ruminations et le manque de confiance en soi.

Partant d’une idée simple — notre cerveau possède souvent davantage de ressources que nous ne l’imaginons — l’auteur invite le lecteur à reprendre progressivement le contrôle de ses pensées et de ses habitudes mentales.

Le livre s’adresse particulièrement à ceux qui se sentent freinés par l’anxiété, l’autocritique permanente ou la difficulté à passer à l’action malgré leurs envies et leurs projets.

Au fil des chapitres, Mohamed Boclet explique comment certaines réactions mentales automatiques peuvent entretenir le stress ou les blocages, mais aussi comment il est possible de les transformer en moteurs de progression.

L’un des thèmes centraux du livre est celui des « micro-élans » : de petites actions répétées qui permettent de remettre progressivement le cerveau en mouvement et de retrouver confiance dans sa capacité à agir.

L’ouvrage insiste également sur l’importance des habitudes, de la motivation quotidienne et de la manière dont nos pensées influencent nos comportements.

Sans promettre de solution miracle, l’auteur propose des pistes concrètes pour développer un état d’esprit plus constructif et renforcer son sentiment d’efficacité personnelle.

Le livre mêle explications sur le fonctionnement du cerveau, exercices pratiques et conseils applicables dans la vie quotidienne.

Parmi les sujets abordés figurent la gestion du stress, la lutte contre les pensées limitantes, la confiance en soi, la motivation et la capacité à atteindre ses objectifs.

Mohamed Boclet adopte un ton accessible et pédagogique qui vise à rendre les concepts psychologiques compréhensibles par tous.

Votre cerveau va vous sauver apparaît ainsi comme un guide pratique pour mieux comprendre ses mécanismes mentaux et utiliser davantage ses ressources au service du bien-être.

Un ouvrage motivant et accessible, qui rappelle que notre cerveau peut devenir un allié précieux lorsqu’on apprend à travailler avec lui plutôt que contre lui.

Éditeur ‏ : ‎ Robert Laffont Date de publication ‏ : ‎ 9 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 256 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2221286596 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2221286593

Le salon de thé dans la forêt de Yue Zhang

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Trois petites souris trouvent devant leur porte un carton de thé.

Avec Le salon de thé dans la forêt, Yue Zhang signe un album jeunesse plein de douceur et de charme, qui célèbre le partage, l’entraide et la force des liens qui se créent autour des petits plaisirs du quotidien.

L’histoire débute simplement : trois petites souris découvrent devant leur porte un carton rempli de thé. Séduites par cette boisson délicieuse, elles décident de la faire découvrir aux autres habitants de la forêt.

Avec beaucoup d’imagination, elles transforment le carton en un petit salon de thé accueillant. Très vite, ce lieu devient un rendez-vous incontournable où les animaux viennent se retrouver, discuter et partager des moments chaleureux.

Le salon de thé devient alors bien plus qu’un simple endroit où boire une tasse : il représente un espace de rencontre, de convivialité et d’amitié.

Mais comme dans tout conte, un obstacle surgit. Une forte pluie s’abat sur la forêt et détruit le fragile bâtiment de carton. Les souris voient leur rêve s’effondrer sous leurs yeux.

L’album prend alors une direction particulièrement touchante. Les clients du salon, reconnaissants pour tous les moments de bonheur qu’ils y ont vécus, décident de se mobiliser pour aider leurs amies.

Yue Zhang développe ainsi un joli message sur la solidarité. Ce que les souris avaient offert aux autres leur revient sous forme d’entraide et de générosité.

Les illustrations jouent un rôle essentiel dans le récit. L’univers forestier apparaît chaleureux, détaillé et apaisant, avec une atmosphère presque féerique qui rappelle les grands albums illustrés asiatiques contemporains.

Le livre invite également les jeunes lecteurs à comprendre que les projets les plus fragiles peuvent parfois devenir plus beaux encore grâce à l’aide des autres.

À travers une histoire simple et accessible, Le salon de thé dans la forêt évoque la coopération, la gratitude et le plaisir de créer ensemble.

Éditeur ‏ : ‎ EDL Date de publication ‏ : ‎ 3 juin 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 48 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 221134965X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2211349659

Le Soupçon ordinaire de Alain Berenboom

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Pour mettre fin aux conflits, le monde a pris une décision radicale : interdire la religion juive. Officiellement, elle n’existe plus.

Avec Le Soupçon ordinaire, Alain Berenboom livre un roman aussi captivant que dérangeant, à mi-chemin entre le polar, la dystopie et la satire politique. Sous les apparences d’une enquête discrète, l’auteur construit une réflexion profonde sur l’identité, la peur et les mécanismes de l’exclusion.

L’intrigue se déroule en 2060, dans un monde qui a cru résoudre les conflits en supprimant officiellement certaines différences. La religion juive a été interdite et déclarée inexistante. Une décision présentée comme rationnelle et pacificatrice, mais qui révèle rapidement ses dérives.

À Bruxelles, Max Weingarten mène une existence paisible jusqu’au moment où les autorités commencent à s’intéresser à lui. Aucun crime, aucune preuve, aucune accusation claire. Seulement une suspicion diffuse qui ne cesse de grandir.

C’est précisément cette absence de motif qui rend la situation inquiétante. Les contrôles administratifs se multiplient, les interrogatoires deviennent plus intrusifs et le doute s’installe jusque dans les relations personnelles.

Peu à peu, Max découvre qu’il est devenu suspect non pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il pourrait être.

Alain Berenboom développe une atmosphère fortement inspirée de Franz Kafka. Comme dans les grands récits kafkaïens, le personnage principal se retrouve pris dans une machine administrative opaque dont les règles semblent constamment lui échapper.

Le roman montre avec finesse comment une société peut basculer vers le contrôle généralisé sans recourir à une violence spectaculaire. Les procédures, les formulaires, les vérifications et les soupçons deviennent les véritables instruments de domination.

L’humour et l’ironie caractéristiques de Berenboom empêchent toutefois le récit de sombrer dans le désespoir. Cette légèreté apparente rend même certaines situations encore plus troublantes.

Derrière l’enquête se dessine une réflexion universelle sur la mémoire, la différence et le droit de chacun à exister sans avoir à justifier son identité.

Le Soupçon ordinaire s’impose ainsi comme un thriller politique intelligent et terriblement actuel malgré son cadre futuriste.

Un roman brillant et inquiétant, où le danger ne vient pas d’un criminel, mais d’un système qui transforme peu à peu le simple fait d’être différent en motif de suspicion.

Éditeur ‏ : ‎ Kennes les 3 As Date de publication ‏ : ‎ 27 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 400 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2931300470 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2931300473

Mona l’IA de Bertrand Misonne

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Les intelligences artificielles génératives ont cessé d’être des outils purement techniques : elles s’invitent dans nos imaginaires, nos émotions, nos récits.

Avec Mona l’IA, Bertrand Misonne propose un essai accessible, stimulant et remarquablement documenté sur l’une des grandes révolutions de notre époque : l’arrivée des intelligences artificielles génératives dans nos vies quotidiennes.

Loin de se limiter aux aspects techniques, l’ouvrage s’intéresse aux conséquences culturelles, sociales et politiques de ces nouvelles technologies capables de produire textes, images, musiques ou vidéos en quelques secondes.

Coordonnateur d’un projet consacré à l’IA au sein de la Commission européenne, Bertrand Misonne s’interroge sur des questions qui dépassent largement le simple cadre informatique.

Peut-on encore parler de création lorsque des algorithmes produisent des œuvres à partir d’immenses bases de données ? Que devient la place de l’artiste dans un monde où la machine peut imiter des styles, raconter des histoires ou générer des images en quelques instants ?

L’essai explore également l’impact de ces outils sur notre rapport à l’information, à la culture et même à nos émotions.

L’une des forces du livre est de ne pas sombrer dans le catastrophisme ni dans l’enthousiasme aveugle. Bertrand Misonne adopte une approche nuancée qui cherche avant tout à comprendre les transformations en cours.

Le titre, Mona l’IA, évoque d’ailleurs cette rencontre entre création artistique et intelligence artificielle, entre patrimoine culturel et innovation technologique.

L’auteur montre comment les contenus générés à la demande influencent déjà nos habitudes de consommation, nos goûts et parfois même nos représentations du monde.

À travers une réflexion mêlant philosophie de la technologie, analyse politique et critique culturelle, il invite le lecteur à prendre du recul face à des outils qui évoluent beaucoup plus vite que les débats publics.

L’ouvrage se distingue aussi par son ton accessible et souvent teinté d’humour, permettant d’aborder des sujets complexes sans jargon excessif.

Mona l’IA apparaît ainsi comme une excellente porte d’entrée pour comprendre les enjeux actuels de l’intelligence artificielle générative et les questions qu’elle soulève pour l’avenir de la création et de la société.

Un essai éclairant et passionnant, qui aide à réfléchir au monde qui se construit sous nos yeux et à la place que nous souhaitons y accorder aux intelligences artificielles

Éditeur ‏ : ‎ Kennes les 3 As Date de publication ‏ : ‎ 11 mars 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 230 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2931300454 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2931300459