Ce kit de voiture d’ingénierie combine construction, télécommande et programmation. Grâce aux activités STEM, il développe la logique, la créativité et les compétences pratiques des enfants tout en réduisant le temps passé devant les écrans.
Le kit de construction Sillbird 3-en-1 est un jouet très complet qui associe intelligemment construction, robotique et programmation. Avec ses 473 pièces, il offre un montage suffisamment riche pour intéresser les enfants de 8 à 12 ans sans devenir excessivement compliqué.
La construction constitue déjà une activité intéressante : il faut suivre les différentes étapes, identifier les pièces et comprendre progressivement le fonctionnement des mécanismes. Une fois le modèle terminé, la possibilité de le contrôler et de découvrir les fonctions de programmation apporte une seconde dimension au jeu.
J’apprécie particulièrement l’approche STEM, qui permet de travailler la logique, la concentration et la créativité tout en s’amusant. Le côté 3-en-1 augmente également la durée de vie du jouet, puisque l’enfant peut démonter puis construire différentes configurations plutôt que de laisser le modèle sur une étagère.
Les pièces s’assemblent correctement et l’ensemble donne une impression satisfaisante une fois monté. Pour les plus jeunes, un peu d’aide d’un adulte pourra toutefois être nécessaire lors des premières étapes ou pour découvrir la programmation.
Au final, c’est un kit ludique et éducatif qui va plus loin qu’un simple jeu de construction. Une bonne idée de cadeau pour un enfant curieux qui aime les robots, les véhicules et les activités techniques.
Jasmine Duval vient d’obtenir sa licence d’histoire de l’art à l’université de Nantes et elle devait partir en vacances avec ses copines en Croatie quand elle a appris la mort de sa grand-mère, Marguerite
L.M. Volange nous entraîne dans une histoire où le deuil, la mémoire et les secrets familiaux viennent bouleverser les projets d’une jeune femme à un moment charnière de son existence. Jasmine Duval vient d’obtenir sa licence d’histoire de l’art à l’université de Nantes et s’apprête à partir en Croatie avec ses amies lorsqu’elle apprend la mort de sa grand-mère, Marguerite. L’insouciance des vacances laisse brutalement place au retour vers la famille et aux souvenirs. Mais la disparition de Marguerite va surtout conduire Jasmine à découvrir que connaître quelqu’un depuis toujours ne signifie pas forcément connaître toute son histoire. Derrière la grand-mère qu’elle aimait se trouvait aussi une femme avec son passé, ses choix, ses sentiments et peut-être certains secrets restés longtemps enfouis. La disparition d’un être aimé ne referme pas toujours une histoire : elle peut au contraire en révéler une autre. C’est autour de cette idée que le roman trouve sa sensibilité. Alors que Jasmine pensait entrer dans une nouvelle période de sa vie après ses études, elle se retrouve confrontée à ce que les générations précédentes lui ont transmis. Le titre prend dès lors une résonance particulière : quelques mots couchés sur le papier peuvent faire ressurgir une époque, éclairer différemment un souvenir et modifier la perception que l’on avait d’un proche. La formation de Jasmine en histoire de l’art apporte d’ailleurs une jolie cohérence à son parcours. Habituée à s’intéresser aux traces du passé, elle doit désormais se pencher sur celles laissées par sa propre famille. Son cheminement devient ainsi une quête intime autant qu’une manière de comprendre Marguerite au-delà de son rôle de grand-mère. L.M. Volange explore avec délicatesse la transmission entre les générations, les non-dits et ces paroles que l’on découvre parfois trop tard. Les révélations ne sont pas seulement là pour entretenir le mystère : elles permettent de faire revivre une personne disparue et de montrer combien une existence peut continuer à influencer celles qui lui succèdent. Jasmine avance alors entre douleur et découverte, comprenant progressivement que faire son deuil ne signifie pas effacer quelqu’un, mais parfois apprendre à le connaître autrement. Derrière la tristesse du point de départ se dessine ainsi un récit tourné vers la reconstruction, l’héritage affectif et la nécessité de regarder le passé pour pouvoir avancer. Un roman sensible sur les liens familiaux et les traces que nous laissons derrière nous, qui rappelle que quelques mots conservés au fil des années peuvent parfois changer le regard que l’on porte sur toute une vie.
ASIN : B0GXNZNSC5 Éditeur : MARTINIERE J Date de publication : 28 août 2026 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 320 pages ISBN-13 : 979-1040124504
Erell Hannah et Maëlle Reat s’emparent d’une figure profondément ancrée dans l’histoire de l’art : la muse. Celle que l’on admire, que l’on peint, photographie ou raconte, mais dont le nom finit parfois par disparaître derrière celui de l’artiste qu’elle aurait inspiré. À travers le parcours de Dana, elles proposent un récit intime et lucide sur le besoin de reconnaissance, les rapports de pouvoir et la place accordée aux femmes dans la création artistique. Dana grandit dans une famille aux moyens modestes, loin du Paris culturel qui la fascine. Les livres, les films et les médias nourrissent son imaginaire et lui donnent une vision presque mythologique de la capitale et de ses artistes. Mais lorsqu’elle cherche quelle pourrait être sa propre place dans cet univers, une difficulté apparaît : les grands créateurs auxquels elle est confrontée sont principalement des hommes. Alors Dana ne rêve pas de devenir artiste, elle rêve de devenir muse. L’idée est aussi belle que cruelle. Puisqu’elle peine à s’imaginer créatrice, elle espère devenir celle qui permettra aux autres de créer. Être regardée par un artiste signifierait être reconnue comme belle, singulière, intelligente et suffisamment importante pour devenir une œuvre. Ce désir prend encore davantage de place pendant l’adolescence. Dans une période où l’image que l’on possède de soi-même est particulièrement fragile, Dana imagine que le regard d’hommes plus âgés et admirés pourrait lui apporter la valeur qu’elle ne parvient pas toujours à se donner elle-même. Après son bac, elle rejoint enfin Paris et le rêve semble devenir réalité. Dana rencontre des artistes, devient leur modèle puis leur égérie. Elle pense construire avec eux des relations profondes, fondées sur une sensibilité commune et une véritable complicité intellectuelle. Pendant quelque temps, elle a l’impression d’avoir trouvé sa place. Mais lorsque sa mère meurt, Dana change. Elle est moins disponible, moins légère, moins disposée à répondre constamment aux attentes de ceux qui l’entourent. Et elle découvre brutalement à quel point sa position était fragile. D’autres jeunes femmes apparaissent, plus jeunes et plus disponibles. Dana est remplacée. À seulement 24 ans, la voilà presque considérée comme une muse à la retraite. Cette rupture constitue l’un des moments les plus forts du récit, car elle l’oblige à regarder son passé autrement. Était-elle réellement aimée et reconnue par ces artistes ou représentait-elle simplement une source d’inspiration interchangeable ? Elle commence alors à enquêter sur celles qui l’ont précédée. Qui étaient réellement les muses célèbres de l’histoire de l’art ? Pourquoi étaient-elles si souvent très jeunes ? Quelle était leur relation avec les artistes qui les représentaient ? Et pourquoi leurs histoires semblent-elles si régulièrement marquées par la souffrance, l’effacement ou la domination ? À travers cette recherche, Erell Hannah déconstruit progressivement le romantisme associé à la figure de la muse. Derrière l’image séduisante de la femme mystérieuse inspirant le génie masculin apparaissent des relations beaucoup plus complexes, traversées par les questions d’âge, de pouvoir, de désir et de reconnaissance. Le récit pose surtout une question passionnante : pourquoi apprendre aux jeunes filles à rêver d’être regardées plutôt qu’à devenir celles qui créent ? Dana comprend progressivement que son désir d’être muse ne vient pas de nulle part. Il s’est construit à travers les représentations culturelles qu’elle a absorbées depuis l’enfance. Elle connaît les noms des artistes, beaucoup moins ceux des femmes qui ont partagé leur vie, posé pour eux ou participé à leur travail. Cette prise de conscience donne au récit toute sa profondeur. Les dessins de Maëlle Reat accompagnent avec beaucoup de sensibilité cette évolution et permettent de passer naturellement de l’intime à l’histoire de l’art. Le corps et le regard occupent une place essentielle dans un récit où être observée constitue précisément l’un des enjeux centraux. L’album évite également les raccourcis faciles et s’intéresse davantage aux mécanismes qui permettent à certaines relations déséquilibrées de paraître romantiques et désirables. Le parcours de Dana devient alors celui d’une émancipation, non seulement vis-à-vis des hommes qui l’ont regardée, mais surtout vis-à-vis de l’image qu’elle avait construite d’elle-même. Elle doit apprendre qu’exister ne nécessite pas forcément d’être sublimée par quelqu’un d’autre. Intime, intelligent et parfois dérangeant, cet album interroge avec pertinence notre imaginaire artistique et la manière dont certaines femmes ont été transformées en symboles alors que leur propre histoire restait dans l’ombre. Erell Hannah et Maëlle Reat signent un récit sensible sur le regard, la création, la jeunesse, le besoin de reconnaissance et l’émancipation. Une œuvre qui pose finalement une question essentielle : plutôt que de rêver d’inspirer l’œuvre de quelqu’un d’autre, pourquoi ne pas devenir soi-même l’artiste de sa propre histoire ?
Éditeur : CASTERMAN Date de publication : 26 août 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 192 pages ISBN-10 : 2203296216 ISBN-13 : 978-2203296213
Deux villages turcs, l’un à flanc de montagne, l’autre dans la plaine. Quand les habitants du bas, exilés, décident de revenir sur leurs terres, des conflits ancestraux ressurgissent avec ceux du haut. Progressivement, croyances, paranoïa et luttes de pouvoir s’exacerbent, mettant en péril la fragile cohabitation des deux communautés.
Salvation confirme le goût d’Emin Alper pour les communautés enfermées dans leurs propres peurs et contradictions. Le cinéaste turc transforme la rivalité entre deux villages en une véritable radiographie des mécanismes qui conduisent une société à se diviser. Territoire, mémoire, croyances et rapports de pouvoir nourrissent ainsi un récit dont la tension s’installe lentement avant de devenir presque irrespirable.
Deux villages se font face. L’un est installé à flanc de montagne, l’autre dans la plaine. Un équilibre précaire semble s’être installé jusqu’au retour des habitants du village inférieur, autrefois contraints à l’exil et désormais déterminés à récupérer leurs terres. Leur arrivée suffit à réveiller des conflits anciens que le temps n’avait manifestement jamais résolus.
Emin Alper construit alors son récit comme une lente contamination. Une méfiance en entraîne une autre, les souvenirs deviennent des arguments, les rumeurs se transforment en certitudes et chaque événement est interprété comme la preuve des intentions hostiles du camp opposé. Le véritable danger de Salvation ne réside finalement pas dans un individu mais dans cette peur collective qui finit par modifier la perception de tous.
Le scénario refuse intelligemment une opposition simpliste entre victimes et responsables. Chacune des deux communautés possède sa mémoire, ses blessures et sa propre version de l’histoire. Cette absence de vérité immédiatement identifiable place le spectateur dans une position inconfortable : comprendre les raisons de chacun sans pouvoir totalement adhérer à aucune d’entre elles.
La question du territoire dépasse rapidement la simple possession de terres. La montagne et la plaine deviennent deux espaces symboliques, deux manières d’appartenir à un même pays tout en refusant parfois de partager une histoire commune. Le paysage, majestueux mais austère, participe pleinement à cette impression de séparation.
Caner Cindoruk apporte une remarquable intensité au récit, notamment lorsque les certitudes de son personnage commencent à se fissurer. Berkay Ateş et Feyyaz Duman contribuent à cette galerie de figures dont les intérêts personnels se mêlent constamment aux tensions collectives.
La mise en scène d’Emin Alper reste volontairement austère. Plans larges, silences prolongés et importance accordée aux regards permettent au cinéaste de faire progressivement monter la menace. La violence n’a pas besoin d’être constamment montrée : elle existe dans les conversations, les gestes et cette impression que la moindre étincelle pourrait provoquer l’irréparable.
Cette progression méthodique exige néanmoins de la patience. Salvation prend son temps et refuse les facilités du thriller traditionnel. Mais cette lenteur devient progressivement sa principale force : le spectateur assiste presque impuissant à la fabrication d’un conflit dont chacun contribue à rendre l’issue inévitable.
Dense, austère et profondément politique,Salvationdépasse la rivalité entre deux villages pour observer la manière dont la peur, les croyances et les blessures du passé peuvent fracturer une communauté. Emin Alper signe une œuvre exigeante sur la paranoïa collective et les mécanismes de domination, dont la tension s’installe insidieusement jusqu’à rendre la coexistence presque impossible.
La veille de son départ à la retraite, Judith, médecin de banlieue, ouvre la porte de son cabinet à Aïda, enceinte de huit mois et en rupture de soin. Confrontée à un système de santé à bout de souffle, Judith accepte d’héberger la jeune femme et s’engage alors dans une nuit où toutes ses convictions de soignante seront mises à l’épreuve.
La Dernière patiente transforme une ultime journée de travail en véritable épreuve morale. Pour son film, Rémi Bassaler choisit de regarder la crise du système de santé non pas à travers les chiffres ou les institutions, mais depuis un cabinet médical de banlieue et le parcours de deux femmes que tout semble séparer. Un dispositif volontairement resserré qui donne au récit sa dimension à la fois sociale et profondément humaine.
Judith s’apprête à prendre sa retraite. Après des années consacrées à ses patients, elle pense pouvoir refermer définitivement la porte de son cabinet lorsque se présente Aïda, enceinte de huit mois et en rupture de soins. La situation nécessite une prise en charge que le système, saturé, peine à lui offrir. Face à l’urgence et à l’absence de solution, Judith franchit progressivement la frontière qui sépare habituellement la professionnelle de la personne : elle décide d’héberger la jeune femme.
Cette décision constitue le véritable point de bascule du scénario cosigné par Rémi Bassaler et Marion Defer. Ce qui commence comme un geste de solidarité entraîne Judith dans une nuit où chacune de ses certitudes va être interrogée. Jusqu’où un médecin peut-il aller pour aider un patient ? Que signifie respecter les règles lorsque celles-ci ne permettent plus de protéger les plus vulnérables ? Et que reste-t-il du devoir de soin lorsque l’institution ne peut plus suivre ?
Le film trouve sa force en refusant de transformer ces questions en démonstration militante. La défaillance du système de santé est omniprésente, mais elle demeure inscrite dans les situations et les choix des personnages. Les difficultés administratives, le manque de solutions et l’épuisement des professionnels constituent moins un discours qu’un environnement auquel Judith s’est habituée jusqu’à cette dernière patiente.
Anouk Grinberg offre au personnage une remarquable densité. Sa Judith n’est ni une héroïne providentielle ni une soignante désabusée. La fatigue accumulée au fil des années se mêle à une conscience professionnelle qui l’empêche encore de détourner le regard. L’actrice excelle dans cette économie de jeu où un silence ou une hésitation suffisent à traduire un conflit intérieur.
Face à elle, Luàna Bajrami évite de réduire Aïda à son statut de jeune femme enceinte en difficulté. Elle lui apporte une personnalité, une résistance et parfois une méfiance qui rendent la relation entre les deux femmes beaucoup plus intéressante qu’un simple rapport entre celle qui aide et celle qui reçoit.
Félix Lefebvre complète avec justesse un récit qui privilégie constamment les rapports humains à l’accumulation d’événements.
Rémi Bassaler adopte une mise en scène sobre, au plus près des visages et des corps. La nuit resserre progressivement l’espace autour des personnages et donne au film une tension presque proche du thriller social. L’urgence médicale demeure en arrière-plan, prête à surgir à tout instant.
Quelques situations appuient parfois davantage le propos qu’il ne serait nécessaire, mais elles n’altèrent pas la sincérité de l’ensemble.
Sobre, tendu et remarquablement interprété,La Dernière patientepose une question essentielle sans prétendre y apporter de réponse facile : jusqu’où doit-on aller pour continuer à prendre soin des autres lorsque le système lui-même n’en est plus capable ? Anouk Grinberg et Luàna Bajrami donnent toute sa force à ce face-à-face entre deux femmes réunies, le temps d’une nuit, par une urgence qui dépasse largement le cadre médical.
Après une dispute sans importance, Marta et Antonio se séparent. Lui, chef en pleine ascension, se réfugie derrière ses fourneaux. Elle, dans son silence, commence à ressentir quelque chose de plus que de la tristesse : elle a perdu l’appétit. Quand elle découvre ce que son corps lui dit vraiment, tout prend un tour inattendu : la nourriture a meilleur goût, la musique la touche comme jamais, et le désir réveille en elle l’envie de vivre sans peur…
Trois adieux retrouve le territoire intime qu’Isabel Coixet affectionne particulièrement : celui des existences ordinaires brusquement confrontées à un événement qui oblige à regarder autrement le temps, le désir et les relations humaines. Sous les apparences d’une chronique de séparation, la cinéaste compose un drame délicat sur une femme qui découvre paradoxalement le goût de vivre au moment où son corps lui impose une nouvelle réalité.
Marta et Antonio se séparent après une dispute presque insignifiante. Lui, chef cuisinier en pleine ascension, trouve refuge derrière ses fourneaux et dans un quotidien qu’il peut encore contrôler. Marta choisit le silence. Lorsqu’elle commence à perdre l’appétit, elle attribue d’abord ce changement au contrecoup de leur rupture. La véritable explication bouleverse pourtant complètement la perception qu’elle avait de son existence.
Le scénario d’Enrico Audenino et Isabel Coixet évite intelligemment de transformer cette révélation en simple mécanique mélodramatique. Le véritable sujet de Trois adieux n’est pas tant la maladie que ce qu’elle provoque chez Marta : une conscience nouvelle du présent. Les sensations prennent une importance différente. Un repas, une chanson, une rencontre ou un désir deviennent soudain des expériences qu’elle refuse de considérer comme insignifiantes.
Cette attention aux sensations traverse toute la mise en scène. La nourriture occupe naturellement une place centrale, d’autant plus qu’Antonio est cuisinier. Mais elle dépasse rapidement sa fonction narrative pour devenir une manière de parler du plaisir et de l’absence. Perdre l’appétit signifie ici perdre momentanément son rapport au monde ; retrouver le goût devient presque un acte de résistance.
Alba Rohrwacher trouve en Marta un rôle particulièrement subtil. Son interprétation refuse les grandes démonstrations et laisse affleurer les émotions par petites touches. La peur existe, mais elle côtoie progressivement quelque chose de beaucoup plus inattendu : une envie de vivre plus librement.
Elio Germano compose de son côté un Antonio profondément humain. Le film ne cherche pas à désigner un responsable de l’échec du couple. Il observe plutôt deux êtres qui ont cessé de savoir comment se parler et que les événements obligent à reconsidérer ce qu’ils représentaient l’un pour l’autre. Galatea Bellugi apporte une présence sensible supplémentaire à cet ensemble dominé par les sentiments retenus.
Isabel Coixet filme les corps, les regards et les gestes quotidiens avec une grande douceur. Certaines séquences frôlent volontairement le mélodrame, mais la cinéaste retrouve rapidement une forme de pudeur. Elle ne cherche pas à arracher l’émotion : elle laisse ses personnages l’installer.
Le titre prend alors progressivement tout son sens. Il existe plusieurs manières de dire adieu : à quelqu’un que l’on a aimé, à l’existence que l’on imaginait et parfois à la personne que l’on croyait devoir rester.
Délicat sans être mièvre, mélancolique sans céder au pathos,Trois adieuxtransforme l’épreuve en une réflexion lumineuse sur le désir et la valeur des sensations les plus simples. Alba Rohrwacher impressionne par sa retenue dans ce beau portrait de femme qui, confrontée à la fragilité du temps, décide enfin de vivre sans remettre l’essentiel à plus tard.
ASPIRATEUR SANS FIL À PUISSANCE D’ASPIRATION ÉLEVÉE : Cet aspirateur sans fil de conception nouvelle est équipé d’un moteur haute puissance de 350 W, capable de fournir une puissance d’aspiration maximale. Cet aspirateur à main dispose de deux modes d’aspiration sélectionnables à volonté : un mode à faible puissance (10 kPa) et un mode à puissance élevée pouvant atteindre 30 kPa.
Le mini-aspirateur SIPPON est une bonne surprise pour l’entretien quotidien de la maison. Il est léger, maniable et peut rapidement passer du format balai au format aspirateur à main, ce qui le rend particulièrement polyvalent.
Les deux niveaux d’aspiration sont pratiques : le premier suffit pour les poussières et les petites saletés du quotidien, tandis que le mode le plus puissant est appréciable sur les tapis, les moquettes ou pour récupérer les poils d’animaux. La brosse articulée, capable de pivoter largement, facilite vraiment le passage sous les meubles et dans les endroits difficiles d’accès.
J’apprécie également les différents accessoires fournis. Ils permettent de nettoyer aussi bien les sols que le canapé, les recoins, les escaliers ou encore l’intérieur de la voiture. Le passage en aspirateur à main se fait rapidement.
Le bac à poussière est facile à vider et le filtre HEPA lavable simplifie l’entretien. Il faut néanmoins penser à nettoyer régulièrement le filtre pour conserver de bonnes performances d’aspiration.
L’ensemble reste compact et se range facilement, ce qui est appréciable dans un petit logement.
Au final, c’est un aspirateur polyvalent et pratique pour les nettoyages réguliers. Sa maniabilité, ses nombreux accessoires et ses deux puissances en font une solution intéressante pour compléter un aspirateur principal ou assurer l’entretien courant de la maison.
Un thriller YA haletant dans les coulisses du monde glamour… et impitoyable.
Rachel Corenblit et Florence Hinckel plongent leurs lecteurs dans le Paris de 1990 et dans les coulisses d’un univers où la beauté, le luxe et la réussite dissimulent une réalité beaucoup moins séduisante. À la croisée du thriller et du roman d’enquête, elles construisent un récit particulièrement immersif autour d’une question aussi simple qu’obsédante : qui a tué Madeline ?
Février 1990. Madeline est jeune, belle et sa carrière de mannequin semble sur le point de décoller. Mais son ascension s’interrompt brutalement lorsqu’elle est retrouvée noyée dans la piscine d’un hôtel de luxe parisien.
Il ne s’agit pas d’un accident.
Madeline a été assassinée.
À partir de ce crime, le lecteur est directement placé dans la position de l’enquêteur. Plutôt que de proposer une narration policière classique, les autrices choisissent de reconstituer progressivement l’affaire à travers des lettres manuscrites, des post-it, des interrogatoires et différents documents confidentiels.
Cette construction constitue l’un des principaux atouts du roman. On ne se contente pas de suivre quelqu’un qui mène l’enquête à notre place : on examine nous-mêmes les pièces du dossier.
Chaque document peut contenir un détail important. Une contradiction dans un témoignage, une phrase apparemment anodine ou une information oubliée quelques pages auparavant peuvent soudain prendre une tout autre signification. Cette mécanique rend la lecture particulièrement addictive et encourage à rester attentif au moindre indice.
Les suspects ne manquent évidemment pas.
Dans le milieu très concurrentiel du mannequinat, le succès de Madeline pouvait provoquer autant d’admiration que de jalousie. Une rivale aurait-elle voulu l’écarter ? Son amie Eva, qui devait la retrouver le soir du meurtre, raconte-t-elle toute la vérité ? Que cache réellement M. Francis, le sulfureux directeur de l’agence Cream ? Et jusqu’où une ancienne top-modèle serait-elle capable d’aller pour assurer la réussite de sa propre fille ?
Rachel Corenblit et Florence Hinckel prennent plaisir à brouiller les pistes. Chacun semble avoir quelque chose à cacher et les certitudes du lecteur évoluent au fil des révélations.
Mais derrière le jeu du « whodunit », le roman porte également un regard beaucoup plus sombre sur l’industrie de la mode et du mannequinat.
Le choix de situer l’histoire au début des années 1990 n’est pas anodin. Le mannequin devient alors une véritable figure médiatique, associée au rêve, au luxe et à une forme de réussite spectaculaire. Mais derrière les photographies parfaites apparaissent la compétition, les rapports de pouvoir, les ambitions et les sacrifices demandés à de très jeunes femmes.
Le glamour devient ainsi progressivement une façade.
Madeline n’est plus seulement la victime autour de laquelle gravitent les suspects. À mesure que les documents s’accumulent, le lecteur tente également de comprendre qui elle était réellement derrière l’image du mannequin en pleine ascension.
Cette dimension donne davantage d’épaisseur au mystère. Résoudre le meurtre implique aussi de reconstituer une personnalité à partir des traces qu’elle a laissées et des témoignages, parfois contradictoires, de ceux qui l’ont connue.
Le format documentaire fonctionne particulièrement bien auprès d’un public adolescent. Il donne un rythme très dynamique à la lecture et permet d’alterner rapidement les points de vue sans longues transitions. On avance presque avec l’impression d’avoir entre les mains un véritable dossier judiciaire.
Cette forme permet également aux autrices de jouer avec une question essentielle dans toute enquête : peut-on réellement faire confiance à ce que l’on nous raconte ?
Un témoignage n’est jamais totalement neutre. Chacun possède ses souvenirs, ses intérêts, ses rancœurs et parfois ses mensonges. Le lecteur doit donc apprendre à distinguer les faits des interprétations.
L’atmosphère du Paris des années 1990 ajoute enfin beaucoup au charme du récit. Sans les outils numériques actuels, l’enquête repose sur des traces matérielles, des écrits et des témoignages. Les lettres et les notes deviennent des objets essentiels et renforcent cette impression de fouiller véritablement dans les archives d’une affaire criminelle.
Le résultat est un thriller YA efficace, accessible et particulièrement ludique dans sa construction. Les indices sont distillés progressivement, les suspects suffisamment nombreux pour entretenir le doute et la lecture devient rapidement un jeu : observer, comparer, soupçonner et tenter de devancer les révélations.
Mais derrière cette mécanique policière très réussie se dessine également le portrait d’un milieu où les apparences peuvent coûter cher et où la réussite attise les convoitises.
Un thriller prenant et original qui transforme le lecteur en véritable enquêteur, tout en révélant la face sombre d’un univers où tout semblait pourtant devoir être beau.
Reste alors à examiner les preuves, confronter les témoignages et répondre à la seule question qui compte vraiment : qui a tué Madeline ?
Éditeur : Nathan Date de publication : 27 août 2026 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 400 pages ISBN-10 : 2095059751 ISBN-13 : 978-2095059750
Charles-Henri organise un concert d’Ineo, la célèbre chanteuse de K-Pop. L’argent récolté servira pour l’entretien du refuge. Mais comment faire ? Le Monstrarium doit rester secret et personne ne doit voir les Monstres magiques !
Fabien Clavel poursuit son univers de créatures fantastiques avec une deuxième aventure qui change habilement de décor et d’ambiance. Après les dangers d’un voyage dans les airs, le Monstrarium doit cette fois affronter un défi très différent : organiser un immense concert sans révéler l’existence des monstres magiques qui vivent au refuge.
L’idée vient de Charles-Henri. Pour financer l’entretien du Monstrarium, il décide d’organiser un concert d’Ineo, une célèbre chanteuse de K-Pop. Sur le papier, l’opération semble parfaite : accueillir une star devrait permettre de récolter suffisamment d’argent pour aider le refuge.
Il reste cependant un léger problème : personne ne doit découvrir ce qui se cache réellement derrière ses murs.
Faire venir un public nombreux dans un lieu dont les habitants doivent absolument rester secrets relève donc déjà de la mission impossible. Et comme souvent dans cette série, les choses vont rapidement devenir encore plus compliquées.
Teddy comprend qu’Ineo n’est peut-être pas une chanteuse comme les autres. Derrière la célébrité et les apparences se cache un secret qui pourrait attirer l’attention des redoutables Braconniers.
Ceux-ci constituent toujours une menace importante. Leur volonté de capturer les créatures extraordinaires transforme un événement festif en terrain potentiellement dangereux. Au milieu des spectateurs, comment distinguer les véritables fans de ceux venus avec de beaucoup moins bonnes intentions ?
Fabien Clavel construit ainsi une intrigue qui mélange efficacement aventure fantastique, enquête et univers de la musique. L’idée d’utiliser un concert de K-Pop apporte une touche contemporaine particulièrement amusante et permet à ce deuxième tome de ne pas simplement reproduire la recette du précédent.
Le mystère autour d’Ineo fonctionne également très bien. Dès que Teddy commence à avoir des soupçons, le lecteur est naturellement poussé à observer la chanteuse autrement. Qui est-elle réellement ? Pourquoi semble-t-elle différente ? Et surtout, quel lien peut-elle avoir avec les créatures du Monstrarium ?
Le titre fournit évidemment un indice, mais le plaisir vient surtout de la manière dont l’histoire exploite cette rencontre inattendue entre l’imaginaire traditionnel de la sirène et celui, beaucoup plus moderne, d’une star de K-Pop.
Ce contraste donne beaucoup de personnalité au récit.
Derrière l’aventure, la série continue également à développer son joli message autour de la protection des êtres différents. Les monstres magiques doivent vivre cachés parce que certains humains cherchent à les exploiter, à les capturer ou simplement à profiter de leurs particularités.
La menace des Braconniers prend ici une dimension particulièrement intéressante avec le monde du spectacle. Une créature extraordinaire peut facilement devenir une attraction ou être considérée uniquement pour ce qu’elle est capable de produire, au lieu d’être respectée pour ce qu’elle est.
La célébrité d’Ineo permet ainsi d’aborder discrètement le regard des autres, l’exploitation des talents et le poids des apparences. Être admiré par des milliers de personnes ne signifie pas nécessairement pouvoir vivre librement ni montrer sa véritable identité.
Les jeunes héros restent quant à eux au cœur de l’action. Teddy occupe une place importante grâce à ses découvertes, tandis que Charles-Henri doit rapidement mesurer les conséquences de son ambitieux projet. Organiser un concert pour sauver financièrement le refuge était une bonne idée ; empêcher qu’il ne provoque sa perte en est une autre.
Cette nouvelle situation permet de retrouver la complicité du groupe tout en faisant évoluer les personnages. Chacun doit participer à la protection du Monstrarium et de ses habitants, avec ses qualités, ses inquiétudes et parfois ses maladresses.
Les illustrations de Sanoe accompagnent toujours très agréablement l’univers imaginé par Fabien Clavel. Elles apportent de la douceur aux personnages et donnent une identité visuelle séduisante aux créatures, tout en renforçant l’accessibilité du roman auprès des lecteurs dès 9 ans.
Le rythme reste l’un des points forts de la série. Mystère, humour, danger et rebondissements s’équilibrent bien et rendent la lecture particulièrement fluide. Le concert offre également un cadre idéal pour faire monter progressivement la tension : plus le public arrive, plus le risque que le secret du refuge soit découvert devient important.
Après un premier tome qui posait efficacement les bases de cet univers, cette deuxième aventure confirme surtout tout son potentiel. Le concept des monstres menacés permet de renouveler facilement les histoires tout en conservant un fil rouge autour du Monstrarium et des Braconniers.
Fabien Clavel réussit ainsi à proposer une aventure divertissante tout en continuant à parler aux enfants de protection, de différence et de liberté. Sous les créatures fantastiques et les péripéties se cache toujours la même idée essentielle : personne ne devrait être considéré comme une curiosité simplement parce qu’il est différent.
Un deuxième tome rythmé et inventif, qui mêle avec beaucoup de plaisir sirènes, K-Pop, mystère et aventure. Le Monstrarium confirme qu’il possède encore énormément de secrets à révéler.
Éditeur : Nathan Date de publication : 20 août 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 128 pages ISBN-10 : 2095059735 ISBN-13 : 978-2095059736
Le dragon Shen-Long est en colère. La Chine lui manque et il risque de détruire le refuge ! Pour le ramener chez lui, Rose, Euryale, Charles-Henri, Teddy et Fiam embarquent à bord de l’Hélyos, leur incroyable aéronef.
Fabien Clavel ouvre une nouvelle aventure jeunesse pleine de créatures extraordinaires, de dangers et de dépaysement, dans laquelle les monstres ne sont pas forcément ceux dont il faut avoir peur. Bien au contraire : certains ont désormais besoin d’être protégés.
Cette première aventure commence avec Shen-Long, un dragon qui supporte de plus en plus difficilement son éloignement de la Chine. Malheureux et en colère, il devient incontrôlable au point de menacer le refuge qui l’accueille. Une seule solution semble possible : le ramener chez lui.
Rose, Euryale, Charles-Henri, Teddy et Fiam embarquent alors à bord de l’Hélyos, un formidable aéronef qui va les conduire vers la Chine. Ce qui devait être une mission de sauvetage se transforme rapidement en une véritable expédition, car le ciel est loin d’être un endroit sûr.
Les Braconniers rôdent et leur intérêt ne se limite pas au dragon. Ils convoitent également Euryale, une demi-gorgone reconnaissable à ses cheveux de serpent. La jeune héroïne devient ainsi une cible et le voyage prend une dimension beaucoup plus dangereuse.
Fabien Clavel construit une aventure particulièrement efficace pour les jeunes lecteurs. Le récit démarre rapidement, les péripéties s’enchaînent et l’univers regorge de créatures qui donnent constamment envie d’en découvrir davantage.
Mais derrière le plaisir de l’aventure apparaît surtout une idée intéressante : et si les créatures que les légendes nous ont appris à craindre étaient finalement des espèces menacées qu’il fallait protéger ?
Le renversement fonctionne très bien. Dragons, gorgones et autres êtres fantastiques ne sont plus seulement utilisés comme des adversaires destinés à provoquer la peur. Ils possèdent leur histoire, leurs émotions et leur place dans le monde. Shen-Long peut être extrêmement puissant et dangereux lorsqu’il se met en colère, mais cette colère vient aussi de son déracinement et de son désir de retrouver son pays.
Cette dimension apporte une vraie sensibilité au personnage.
Le thème du braconnage permet également d’introduire, sans alourdir le récit, une réflexion écologique accessible aux enfants. Les Braconniers considèrent les créatures extraordinaires comme des trophées ou des possessions, là où les jeunes héros cherchent au contraire à préserver leur liberté.
L’aventure devient ainsi une manière ludique de parler de protection des espèces, de respect du vivant et de biodiversité, tout en restant pleinement ancrée dans un univers fantastique.
Le groupe de héros apporte beaucoup au dynamisme de l’histoire. Les personnalités différentes permettent de créer de la complicité, des désaccords et de l’humour, tandis qu’Euryale se révèle particulièrement intéressante. Être une demi-gorgone dans un monde où certaines créatures sont traquées implique forcément de vivre avec le regard des autres et la peur d’être capturée simplement pour ce que l’on est.
À travers elle apparaît donc également une réflexion sur la différence et l’acceptation.
L’Hélyos constitue quant à lui un formidable élément d’aventure. Cet aéronef donne immédiatement au voyage une dimension spectaculaire et permet au récit de quitter rapidement le refuge pour ouvrir son univers. Le déplacement vers la Chine apporte une véritable sensation d’expédition et transforme la mission en voyage initiatique.
Les illustrations de Sanoe accompagnent parfaitement cet imaginaire. Son univers graphique donne vie aux créatures, aux personnages et aux différents environnements tout en conservant une grande accessibilité pour les lecteurs dès 9 ans. Les dessins renforcent le merveilleux et permettent de mieux s’immerger dans cet univers où mythologie et aventure se rencontrent.
Le roman possède surtout une qualité essentielle pour lancer une série : il donne envie d’en savoir davantage. Qui sont réellement ces Braconniers ? Quelles autres créatures sont menacées ? Quels monstres les héros devront-ils protéger lors de leurs prochaines missions ?
Fabien Clavel pose ainsi les bases d’un monde suffisamment riche pour accueillir de nombreuses aventures tout en proposant dès ce premier tome une histoire complète, rythmée et accessible.
Entre dragon en colère, demi-gorgone, aéronef et chasseurs de créatures fantastiques, les jeunes lecteurs trouveront tout ce qu’il faut pour nourrir leur imagination. Mais derrière le spectacle se dessine également un joli message : ce que nous ne connaissons pas ne mérite pas nécessairement d’être craint, capturé ou détruit.
Une première aventure dynamique, généreuse et pleine de merveilleux, qui mêle intelligemment imaginaire, écologie et découverte de l’autre. Une série prometteuse pour les jeunes lecteurs qui aiment les créatures fantastiques et les grandes expéditions.
Éditeur : Nathan Date de publication : 20 août 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 128 pages ISBN-10 : 2095059719 ISBN-13 : 978-2095059712