Nightwish – Human. :||: Nature. : premières impressions

Cinq ans, presque jour pour jour. Voilà le temps qu’il aura fallu à Nightwish pour revenir sur le devant de la scène avec un nouvel album. Cinq ans mis à profit pour promouvoir Endless Forms Most Beautiful, célébrer vingt ans de carrière, se concentrer sur d’autres projets et, surtout, de l’aveu même de Tuomas Holopainen (dont l’interview ne devrait pas se faire attendre trop longtemps), retrouver l’inspiration nécessaire à ce neuvième opus.

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Cinq ans, c’est long (*choisit d’ignorer les haussements de sourcils indignés des fans de Tool*), mais à l’échelle de l’humanité, et plus encore de la planète, c’est à peine un battement de cœur. Human. :||: Nature. reprend donc l’histoire exactement là où Endless Forms Most Beautiful s’était arrêté et la poursuit de façon encore plus emphatique, plus saisissante, plus théâtrale – plus TOUT. Petit tour d’horizon d’une œuvre qui devrait immanquablement marquer l’histoire du metal symphonique.

01. Music (7’23)

Dans ce qui est presque une continuation directe de « The Greatest Show On Earth », titre final de Endless Forms Most Beautiful, « Music » s’ouvre sur des sons de nature et des bruits d’animaux. Les percussions et le chant tribaux, associés aux cornemuses et flûtes de Troy Donockley, renforcent immédiatement l’impression de continuité avec le précédent album. Le premier couplet est d’ailleurs très doux, presque acoustique, avant le retour du Nightwish grandiloquent que l’on connaît. Marco Hietala et Troy sont très présents sur le refrain, par ailleurs extrêmement accrocheur, mais la ligne de chant du couplet, véritable morceau de bravoure qui donnera du grain à moudre aux coachs vocaux de YouTube pendant des années, appartient résolument à Floor Jansen.

02. Noise (5’40)

Les titres de ces deux premières chansons suggèrent un lien direct, de même que le mixage/mastering de l’album, qui ne laisse littéralement pas une seconde de pause entre la fin de « Music » et le début de ce premier single. Pas étonnant, d’ailleurs, que « Noise » ait été le premier titre révélé, car il s’agit de la chanson la plus calibrée Nightwish de tout l’album, dans la mélodie comme dans l’utilisation de l’orchestre. Le clip et les paroles (« Now you’re a star/Vain avatar ») sont là pour critiquer, comme nous l’explique Tuomas dans une interview à venir, l’addiction de l’être humain aux smartphones et aux réseaux sociaux. La voix déformée, presque robotisée, de Floor avant le dernier refrain renforce la critique de la technologie et nous fait vraiment regretter de ne pas avoir les paroles sous les yeux pendant la session d’écoute.

03. Shoemaker (5’18)

Le monde entier semble avoir découvert récemment ce que la communauté metal dans son ensemble et Tuomas en particulier savent depuis longtemps : Floor est peut-être l’une des meilleures chanteuses du monde, tous genres confondus, et le compositeur en profite. Sur ce titre, la ligne de chant montre à nouveau à quel point Floor fait ce qu’elle veut de sa voix, même si Troy est mis en avant sur le pré-refrain (ce qui laissera au moins à la frontwoman le temps de souffler dans un contexte live). Et comme si cela ne suffisait pas, il s’agit également du seul titre de l’album à comporter la voix de tête de Floor… pendant environ trente secondes. On prend ce qu’on peut.

04. Harvest (5’13)

Si « Noise » était un premier single évident, on n’aurait pas parié sur « Harvest » pour le second, dans la mesure où Troy est ici la star incontestée de la chanson. Les harmonies de Floor et Marco font des merveilles en chœurs sur le refrain, mais la voix du multi-instrumentaliste anglais est clairement la mieux adaptée à l’aspect très folk de ce titre (qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’atmosphère de « Alpenglow »). Après les percussions et la guitare acoustique de la première partie de la chanson, les guitares électriques signent le retour d’une ambiance celtique presque indissociable de Nightwish depuis Dark Passion Play. Tuomas dispose d’une masse incroyable de talents dans ce groupe et sait décidément les exploiter.

05. Pan (5’18)

Changement total d’ambiance, avec un passage presque brutal du soleil à l’obscurité, de l’été à un froid inquiétant. Là où « Harvest » évoque littéralement l’attachement à la terre, « Pan » est beaucoup plus éthéré et magique, et fait la part belle à un chœur mineur angoissant, parfaitement adapté à une cérémonie d’invocation du grand dieu cornu. C’est aussi le retour de Floor au chant lead et des guitares saturées que l’on avait un peu perdues de vue depuis « Noise ».

6. How’s The Heart (5’02)

Seule chanson du premier disque à compter plus d’un mot dans son titre, « How’s The Heart », qui s’ouvre sur des battements de cœur, est peut-être aussi le titre le moins « prise de risque » de l’album. Très accrocheur et classique, beaucoup plus accessible dans la mélodie comme dans la structure que celles qui la précèdent, cette chanson avait un vrai potentiel de deuxième single avant que Nightwish ne décide de bousculer les codes et de proposer « Harvest » à la place. Là encore, les harmonies sont assurées par les trois chanteurs du groupe plutôt que par le chœur, ce qui apporte une vraie nouveauté dans la discographie du groupe.

7. Procession (5’31)

Difficile de trouver un détail marquant sur lequel se concentrer pour commenter cette « Procession »… Dans un album qui contenait jusqu’à présent de petites pépites de composition, ce titre tombe un peu à plat et ne suscite pas vraiment le même enthousiasme que le reste de la galette. Très doux sur la majeure partie, il fait clairement office de ballade du disque.

8. Tribal (3’56)

Inutile d’aller chercher plus loin que le titre, qui annonce la couleur et l’ambiance de cette chanson en toutes lettres ! Avec son couplet à l’ambiance orientale, « Tribal » est un cadeau fait à Emppu Vuorinen (guitare) et Kai Hahto (batterie). Les guitares ultra-agressives, les grosses distorsions et les vocaux à la limite de l’animalité en font le titre le plus heavy de l’album. La basse n’est pas en reste et la section rythmique s’en donne vraiment à cœur joie. Pour ceux qui auraient pu en douter, oui, Nightwish, c’est toujours du metal. Ouf.

9. Endlessness (7’11)

Si vous avez tenu le compte, après la chanson de Kai et Emmpu, la chanson de Troy et les lignes de chant féminin à décourager même les cover bands les plus enthousiastes, il ne manquait plus sur Human. :||: Nature. que la chanson de Marco. Pour faire honneur à celui qui reste la voix masculine « historique » de Nightwish, « Endlessness » ne fait baisser la jauge à heavy que d’un point ou deux et permet de conclure le premier disque sur une très bonne note, avec la présence de Floor au chant lead sur le pont.

Disque 2 – All The Works Of Nature Which Adorn The Earth

Notre intention, à la première écoute de l’album, était de traiter ce deuxième disque comme le premier, c’est-à-dire en prenant les pistes les unes après les autres pour en faire un rapide résumé et souligner leurs principales caractéristiques. Après mûre réflexion, cela n’aurait en fait aucun sens. Car, même si « All The Works Of Nature Which Adorn The Earth » est divisée en huit parties pour le confort de l’auditeur (traduisez : pour pouvoir passer à son passage préféré sans avoir à retenir un timecode), il s’agit bien d’une composition unique qui doit être abordée comme un tout.

Incroyablement graphique et évocatrice, « All The Works Of Nature Which Adorn The Earth » n’est autre qu’une visite guidée musicale de notre planète. Totalement dépourvue d’instruments amplifiés et interprétée principalement par The London Session Orchestra et The Metro Voices Choir, cette symphonie en huit tableaux dépeint tour à tour les océans (« The Blue »), les jungles et forêts (« The Green »), la beauté des paysages enneigés (« Quiet As The Snow ») et des aurores boréales (« Aurorae »), ou encore la rudesse des landes balayées par les vents (« Moors »). Glissandos liquides à la harpe et rythme hypnotique des percussions pour évoquer la mer et les vagues, cornemuses plaintives pour l’ambiance Hauts de Hurlevent, pizzicatos de harpe de haute volée figurant les lumières du Nord… Tout est fait pour faire naître des images dans la tête de l’auditeur et donner un aperçu de ce que la Terre a de plus beau en seulement une demi-heure.

Malgré ses vingt-six minutes et ses cinq parties distinctes, « The Greatest Show on Earth », conclusion épique de Endless Forms Most Beautiful, restait une chanson. « All The Works Of Nature Which Adorn The Earth », elle, est à ranger dans la catégorie des poèmes symphoniques, au même titre que L’Apprenti Sorcier de Dukas, La Danse Macabre de Saint-Saëns ou Finlandia de Sibelius. Ici, pas de parole. Aucune distorsion, aucune amplification. Disons-le clairement, Wagner a fait plus metal avec Siegfried, et à ce titre, il y a fort à parier que seuls les fans absolus du groupe et les amateurs de musique classique adhéreront à ce deuxième disque. Mais le pari orchestral de Tuomas est gagné et prouve qu’il est encore possible, en 2020, de renouveler un genre où tout semble avoir déjà été fait.

Conclusion :

À peine Endless Forms Most Beautiful sorti, les fans comme ceux qui se plaisent à accuser Tuomas et ses comparses de folie des grandeurs se demandaient déjà comment il serait possible de surpasser un album aussi grandiloquent. Le défi n’a pas eu l’air d’effrayer le plus célèbre des groupes finlandais, qui l’a relevé en conservant le même concept (notre planète reste, après tout, une source inépuisable d’inspiration), en exploitant le talent considérable des trois chanteurs dont il dispose et en balançant tous les codes du metal traditionnel aux orties avec un disque n° 2 qui fera forcément hausser plus d’un sourcil. Avec Human. :||: Nature., Nightwish s’affranchit du simple concept-album et propose une œuvre d’art dotée d’un véritable fil directeur, qui trouvera sa place sur les étagères des metalleux comme des amateurs de musique classique.

Non, le metal symphonique n’est pas mort. Nightwish évolue simplement à des années-lumière de la concurrence.

Chronique de Tiphaine Lombardelli

Batman v Superman : anecdotes, révélations… Zack Snyder commente le film DC en direct

Pour fêter ses 4 ans, Zack Snyder a commenté la version longue de « Batman v Superman » en direct sur les réseaux sociaux. L’occasion pour lui de partager quelques anecdotes et faire des petites révélations sur son projet global.

Confinement oblige, les cinéphiles sont aujourd’hui en manque de nouveauté, malgré quelques sorties VOD. Mais ils peuvent compter sur les équipes de films et séries pour voler à leur secours : alors que Matt Smith et Bill Nighy ont live-tweeté ensemble un épisode de la saison 5 de Doctor Who (« Vincent et le Docteur », où il est question de Van Gogh), Zack Snyder s’est prêté à l’exercice du commentaire audio en direct avec la version longue de Batman v Superman, pour fêter les quatre ans de sa sortie dans les salles mondiales. Une séance dont sont ressorties plusieurs anecdotes et informations sur ses intentions, pour le long métrage comme l’arc narratif de cinq films qui était initialement envisagé.

L’OMBRE DU 11-SEPTEMBRE
Warner Bros. Pictures

Ce n’était pas forcément évident dans L’Armée des morts, mais Zack Snyder est un cinéaste de l’image qui n’a pas son pareil pour iconiser un personnage ou un moment, et aime jouer sur les symboles. L’effondrement de la Tour Wayne, dans la scène d’ouverture de Batman v Superman qui nous offre un contrechamp sur le combat final apocalyptique entre l’Homme d’Acier (Henry Cavill) et Zod (Michael Shannon) dans Man of Steel, renvoie par exemple au 11-Septembre de façon consciente, de la même manière que Steven Spielberg dans La Guerre des mondes. Ce afin de générer un « traumatisme psychique » chez le public comme Bruce Wayne, qui vit là une seconde perte majeure après celle de ses parents, revisitée dans le prologue.

Comme beaucoup le pressentaient déjà au moment de la sortie, cette scène est également une réponse aux critiques émises envers le climax de Man of Steel et ses scènes de destruction massives à priori inconséquentes : « Je n’aime pas l’idée qu’il n’y ait pas de conséquence, que ces personnages puissent venir se taper dessus dans notre monde sans créer ni résoudre de gigantesques problèmes », se défend le cinéaste, façon pour lui, également, de renvoyer vers l’un des axes majeurs de son approche du genre super-héroïque , où il compare ses figures aux dieux grecs de l’Antiquité, dont les actions ont pesé sur le sort de l’Humanité, en bien comme en mal. Il s’accorde en cela avec l’essai « Un panthéon moderne » de Vincent Brunel, mais va plus loin.

HÉROS DIVIN

Dès Man of Steel, déjà, le parallèle entre Superman et Jésus, deux sauveurs descendus sur Terre, était plus qu’évident. Et Zack Snyder poursuit dans cette voie avec L’Aube de la Justice, ne serait-ce que dans la scène d’incendie se déroulant pendant le Jour des Morts au Mexique, où le sauvetage d’un enfant par le natif de Krypton conduit les personnes présentes à se prosterner devant lui. Il s’agit là du début d’une longue séquence entrecoupée d’extraits d’un débat où il est notamment question de « figure messianique », et où l’on voit le héros tracter un bateau pris dans les glaces ou porter les restes d’une fusée ayant eu des ratés, tel Atlas avec le monde : « Plus il sauve de vies, plus il accomplit de miracles, et plus des connotations religieuses sont projetées en lui », explique le réalisateur qui cherche à faire appel à l’imaginaire collectif.

« Les frontières peuvent paraître floues pour les humains normaux. Ce type qui flotte dans le ciel, comment ne pas croire en lui pour résoudre tous les problèmes du monde ? Mais ce n’est pas ce qu’il cherche. C’est juste un gamin du Kansas qui essaye de faire le Bien. » Zack Snyder précise, au passage, ne pas être uniquement focalisé sur l’imagerie chrétienne. Mais ces diverses sources d’inspirations traduisent sa sensibilité aux travaux menés par le professeur en mythologie Joseph Campbell, pour qui chaque religion serait l’expression différente d’une même vérité.

L’aspect divin de Superman n’est pas la seule notion à être auscultée par le récit, puisqu’il est aussi question de sa morale et de la perception de cette dernière lorsque des questions de guerre et de politique entrent en ligne de compte, comme dans « The Dark Knight Returns » de Frank Miller, l’une des sources d’inspiration du long métrage, où l’Homme d’Acier s’est mis au service du gouvernement américain : « Tout repose sur le fait que Superman doive faire face à ces zones d’ombres avec sa moralité propre. » Un cheminement qui l’amène notamment à témoigner devant le Congrès… et tomber dans le piège tendu par Lex Luthor, ce que beaucoup on critiqué et pris pour une naïveté étonnante : « Ça n’est pas qu’il est naïf, mais le journaliste en lui est convaincu que la vérité sera transcendante. Et c’est ce que j’aime chez Superman, cet optimisme envers l’Humanité que nous-mêmes n’avons pas », se défend Snyder.

SOLITUDE SANS FORTERESSE

Toujours au sujet de Superman, Zack Snyder explique également que sa première apparition, en Afrique, devait faire l’objet d’une plus longue scène d’action qui est finalement devenue « une entrée foudroyante », plus brève et efficace. Y aurait-il eu plus de place pour Jimmy Olsen (Michael Cassidy), tué au cours de cette séquence ? A priori non, car le réalisateur justifie cette mort en expliquant qu’il n’y avait pas de place pour lui dans la mythologie qu’ils étaient en train de bâtir, mais affirme que celle-ci était irréversible et devait avoir un impact dans le récit au long cours sur lequel il travallait : « Celui qui meurt, meurt pour une bonne raison. En espérant qu’il nous apprenne quelque chose en partant. » Une façon, pour le cinéaste, de signifier que chaque film devait paver la voie pour le suivant, et que le sacrifice de Jimmy aurait dû avoir de plus grandes conséquences, que nous ne verrons jamais.

Pas plus que la Forteresse de Solitude, représentée comme un palais de glace et de cristal dans le Superman de Richard Donner, qui est ici devenue un concept plus qu’un lieu dans lequel le héros peut se retirer. C’est notamment le sens de la scène entre Clark et son père adoptif Jonathan Kent (Kevin Costner) au sommet de la montagne enneigée : une manière « organique » de représenter cette introspection à l’issue de laquelle il comprend que « tenter de faire le Bien peut avoir des conséquences tragiques, mais que la leçon à retenir est qu’il faut essayer car c’est la bonne chose à faire. » Une scène qui trouve un écho dans celle où Bruce Wayne, dans les ruines du manoir de sa famille, réalise ce qu’il est advenu de son héritage, lié au commerce et à l’industrie.

BATMAN SANS VOIX

Concernant Bruce Wayne, Zack Snyder a notamment expliqué avoir refusé que Ben Affleck change sa voix lorsqu’il est en Batman, pour éviter la comparaison avec les autres acteurs s’étant prêté à l’exercice, et que c’est pour cette raison qu’il a opté pour une version rendue plus grave à l’aide de modulations numériques. Il est aussi dit que si l’Homme Chauve-Souris a choisi, parmi toutes les armes à sa disposition, de fabriquer une lance pour aller combattre Superman, c’est en référence à celle qui a blessé le flanc du Christ sur la croix (autre référence religieuse), et une « manifestation du fait qu’il doit physiquement [le] tuer. »

Mais l’un des passages les plus intéressants du commentaire concerne l’une des séquences les plus impressionnantes et parmi celles qui soulèvent encore quelques questions aujourd’hui : celle ci-dessus appelée « Knightmare », cauchemar de Bruce Wayne dans un futur post-apocalyptique où le grand méchant Darkseid (censé apparaître dans les suites de Justice League) a pris le contrôle de Superman et de la Terre. Selon Zack Snyder, il s’agit là d’une conséquence de la scène au cours de laquelle Flash (Ezra Miller) apparaît sous les yeux du milliardaire grâce au tapis roulant cosmique qui lui a permis de remonter le temps sans imaginer qu’il allait y ouvrir des brèches.

Prise telle quelle, cette scène paraît dénuée de sens, et c’est notamment pour cette raison qu’elle suscite, elle aussi, encore des interrogations (sans parler de ceux qui n’avaient pas reconnu l’homme le plus rapide du monde, qui faisait là ses débuts sur grand écran). Son origine devait en réalité intervenir plus tard, dans un autre film, avec un passage au cours duquel Bruce Wayne et Cyborg (Ray Fisher) auraient débattu du moment où renvoyer Flash afin d’être sûr d’éviter la mort de Lois Lane (Amy Adams). Prévu à la fin de Justice League, ce décès aurait permis à Darkseid de posséder Superman, et ainsi donner naissance à la version « Knightmare » du monde. Laquelle devait être au cœur de la seconde suite du film sorti en 2017, si l’on en croit les plans de Zack Snyder dévoilés par Kevin Smith.

DE LA SUITE DANS LES IDÉES

Une trilogie que nous ne verrons à priori jamais, même si Zack Snyder n’a pas manqué de rappeler ses plans pour un arc narratif étendu sur cinq longs métrages et initié avec Man of Steel. Apparu sous les traits du Général Swanwick dans ce dernier, Harry Lennix aurait dû revenir dans Justice League, et il aurait été révélé que son personnage n’était autre que J’onn J’onzz, extra-terrestre plus connu sous le nom de Martian Manhunter (actuellement incarné par David Harewood dans la série Supergirl). Révélée par des extraits de story-boards il y a quelques temps, cette information est revenue sur la table car le réalisateur a laissé entendre que l’acteur savait, dès sa première apparition, qu’il devait jouer un alien déguisé en humain.

Est-ce pour répondre ceux qui ont reproché à l’ex-DC Extended Universe de naviguer à vue ? Pour générer davantage de regrets chez les fans ? Ou tout simplement faire en sorte que ceux-ci aident une suite à voir le jour, sous une forme ou sous une autre, en ajoutant avec un sourire ironique qu’il serait intéressant de voir ce que les personnages sont devenus ensuite ? Le mystère reste, pour le moment, entier, mais le réalisateur n’exclut pas non plus de voir un jour une vraie adaptation de « The Dark Knight Returns » : « Ce film n’annule pas [la possibilité] de faire The Dark Knight Returns car [il s’agit], pour moi, du plus grand comic book jamais écrit (…) Cela peut être amusant. Quelqu’un devrait le faire. Je pense que ce serait génial, et que cela reste à faire. »

DE SUPERMAN A WONDER WOMAN

En attendant de voir ce qu’il va advenir de Batman et Superman sur grand écran, leur rencontre a eu une influence sur les débuts de Wonder Woman au cinéma. La présence de l’Amazone incarnée par Gal Gadot avait été révélée bien avant la sortie de L’Aube de la Justice, mais c’est grâce à ce film qu’il a été décidé que ses premiers pas en solo se dérouleraient pendant la Première Guerre Mondiale, avec la photo que trouve Bruce Wayne. A l’époque où le cliché a été conçu, les scénaristes du film de Patty Jenkins songeaient à la Guerre de Crimée (1853 – 1856) et la Guerre Civile Américaine (1861 – 1865), avant de se rabattre sur le conflit qui s’est étendu de 1914 à 1918.

 

Peu importe l’époque retenue, Wonder Woman serait quand même restée la plus expérimentée (et la seule à avoir déjà combattu des monstres) des trois héros qui font face à Doomsday dans le climax du film. Et c’est pour bien marquer cela que Zack Snyder a tenu a mettre l’Amazone au premier plan de l’image représentant la Trinité de DC Comics, dévoilée dans l’une des bandes-annonces de L’Aube de la Justice. Une longue séquence qui s’achève par la mort de Superman dont le cri, et la façon dont il résonne, est bien ce qui a activé les « Mother Boxes » que l’on retrouve au coeur de Justice League, et fait comprendre à Steppenwolf (Ciaran Hinds) qu’il pouvait se risquer sur Terre sans risquer de tomber nez-à-nez avec le natif de Krypton.

Durant ce commentaire, Zack Snyder a également rappelé la nature cyclique de son récit, qui débute et se termine par une mort : celle des parents de Bruce Wayne, synonyme de désespoir pour ce dernier, puis celle de Superman, qui va paradoxalement faire naître de l’espoir en même temps qu’un groupe de super-héros, désireux de protéger la Terre suite au sacrifice de l’Homme d’Acier. Un parallèle que l’on peut, ou non, trouver trop appuyé, au même titre que les liens entre Bruce, Clark et Lex Luthor (Jesse Eisenberg) et leurs pères respectifs. Ou la célèbre scène dite de « Martha ».

L’EFFET MARTHA

Il s’agit là aussi de l’une des scènes les plus souvent évoquées parmi celles du film. Mais rarement de façon positive : alors qu’il a pris le dessus sur Superman et s’apprête à le tuer, Batman réalise que la mère adoptive de ce dernier s’appelle Martha. Comme la sienne, tuée sous ses yeux alors qu’il était enfant. Pour beaucoup, c’est parce qu’il a pris conscience de ce point commun que l’Homme Chauve-Souris baisse les armes, et il faut reconnaître la maladresse de l’échange. C’est sans doute pour cette raison que Zack Snyder a tenu à re-préciser son idée directrice : suite à cette révélation, Bruce renoue avec sa propre humanité en même temps qu’avec celle de Superman, alors qu’il sombrait dans le côté obscur et devenait de plus en plus proche des méchants qu’il traque à Gotham City.

Il n’épargne donc pas son adversaire pour une simple histoire de prénoms, mais parce que cette similitude lui permet de reconnaître Superman comme quelqu’un qui a une mère, donc un humain (qui a des origines extra-terrestres, certes). Cela n’enlève évidemment rien à ce que l’on peut penser de l’exécution de cette idée, mais a au moins le mérite de clarifier les intentions d’un réalisateur qui n’aura pas pu aller au bout de son projet global : des critiques mitigées sur L’Aube de la Justice (grandement réévalué depuis), une volonté des dirigeans de la Warner de se calquer sur le modèle plus léger de Marvel et Disney, des soucis de production et un drame personnel auront en effet eu raison de lui et, pour le moment, de son avenir dans l’univers DC sur grand écran, si bien que la version de Justice League sortie sur grand écran fin 2017 est davantage dûe à Joss Whedon, qui a signé les reshoots du film, qu’à lui-même.

Nul doute que le réalisateur risque de susciter davantage de regrets chez les fans avec ce commentaire disponible en intégralité sur YouTube. Surtout qu’il n’a pas répondu à LA question qui agite les réseaux sociaux depuis plus de deux ans, au point d’être une source d’espoir pour certains : la mystérieuse Snyder Cut de Justice League, version longue montée par ses soins avant d’être quasi-intégralement modifiée, existe-t-elle vraiment ? Est-elle terminée et montrable ? Alors que les acteurs sont montés au créneau il y a quelques mois et que les déclarations de divers membres de l’équipe technique viennent parfois se contredire, le mystère reste entier. A moins que le cinéaste n’attende les 5 ans de Batman v Superman, en 2021, pour faire une révélation.

Sonic : une scène d’intro alternative avec le look original du personnage

A l’occasion de la sortie digitale de « Sonic le film », les 8 premières minutes du long métrage ainsi qu’une scène d’intro alternative (dans laquelle on peut voir le look original du personnage) viennent d’être dévoilées.

À quoi aurait pu ressembler le petit hérisson bleu dans la version initiale de Sonic le film, avant que les fans n’interviennent en masse pour demander son relooking digital ? Même si la toute première bande-annonce du long métrage mise en ligne l’année dernière nous avait déjà donné une idée très précise de cette première ébauche, on peut désormais en observer un nouvel aperçu dans une scène coupée du film, dévoilée aujourd’hui à l’occasion de la sortie digitale américaine.

 

Dans cette séquence d’introduction alternative, on peut en effet observer Baby Sonic dans son design original, plus athlétique, moins fidèle au jeu original, et en tout cas bien loin de celui qui a finalement été conservé. Autre différence notable avec la version définitive du film : dans cette scène, au lieu d’être téléporté sur Terre par la chouette Longclaw pour échapper aux indigènes de son île natale, le petit hérisson traverse le portail avec elle, et cette dernière l’élève donc sur notre planète, dans la forêt.

Chez moi sur Netflix : après La Plateforme, découvrez l’autre thriller espagnol angoissant

Après La Plateforme, un nouveau thriller espagnol a débarqué sur Netflix le 25 mars dernier : Chez Moi, un parfait divertissement machiavélique et bien construit à voir en cette période de confinement.

ÇA PARLE DE QUOI ?

Quand un publicitaire au chômage décide d’espionner les nouveaux occupants de son ancien domicile, la situation tourne vite au cauchemar.

Disponible sur Netflix depuis le 25 mars 2020.

ÇA RESSEMBLE A QUOI ?
Chez Moi - Bande-annonce VO

Réalisé par les frères Alex et David Pastor, Chez Moi (Hogar, en VO) est un film espagnol disponible sur Netflix qui devrait plaire à celles et ceux qui ont aimé La Plateforme. En cette période de confinement, ces deux thrillers angoissants narrent la descente aux enfers d’un homme en proie à un conflit intérieur avec un fond de critique sur la lutte des classes. Si La Plateforme prend le parti d’une introspection dystopique et futuriste voire fantastique à certains moments, Chez Moi est plus rationnel avec un personnage principal à la moralité douteuse qui glace le sang.

Javier Muñoz (Javier Gutiérrez) est un ancien publicitaire qui s’est taillé une grande réputation avec des réclames pour des produits ménagers avec le slogan « La vie que vous méritez ». Son quart de gloire étant passé, Javier est désormais au chômage depuis un an et à force d’entretiens d’embauches ratés, il se voit obligé de vendre sa luxueuse et d’emménager avec sa famille dans un appartement de location. Psychologiquement perturbé, Javier n’accepte pas sa situation et décide d’espionner les nouveaux occupants de son ancien domicile avec le jeu de clés qu’il a gardé.

 

La situation vire au cauchemar lorsque Javier utilise la faiblesse de Tomás (Mario Casas), un ancien alcoolique, pour détruire sa vie et lui voler jusqu’à sa propre existence. Pris d’une folie obsessionnelle, Javier ne recule devant rien, accident, meurtre et aide au jardinier pédophile, pour retrouver son statut privilégié et se faire une place auprès de la famille de Tomás en se rapprochant de son épouse Lara (Bruna Cusí) et sa fille Mónica (Iris Vallés). Minutieux et machiavélique, Javier exécute son plan avec une réussite désarmante et presque irréaliste.

Comme la plupart des thrillers espagnols, Chez Moi bénéficie d’une écriture soignée et d’un scénario solide. Avec une mise en scène classique et efficace, ce film ne révolutionne pas le genre mais réussit à mener l’intrigue jusqu’au bout malgré quelques longueurs et une mise en place tardive. Mais à l’instar de La Plateforme, Chez Moi reste un divertissement agréable et intriguant à voir en cette période.

Critique : 7. KOĞUŞTAKI MUCIZE / NEFLIX

Salut à tous !
Nouvelle critique sur le film turc : 7. Koğuştaki Mucize sur Netflix réalisé par Mehmet Ada Öztekin avec Aras Bulut İynemli, Nisa Sofiya Aksongu
L’histoire: Séparé de sa fille, un père avec un handicap mental doit prouver son innocence lorsqu’il est arrêté pour le meurtre d’une enfant.
#7KoğustakiMucize #Critique #Film

Last Christmas De Paul Feig Avec Emilia Clarke, Henry Golding, Michelle Yeo

Kate traîne derrière elle une série de mauvaises décisions et erre dans Londres au son des grelots accrochés à ses bottes de lutin, seul emploi qu’elle ait réussi à décrocher dans une boutique de Noël.

Vod : https://www.filmotv.fr/film/last-christmas/17344.html

Chronique : J’avais vraiment hâte de voir ce film, pourquoi ?! Ben déjà un film qui se passe pendant noël, une comédie romantique, et puis Emilia Clarke et Henry Golding difficile de ne pas avoir envie de le voir. J’adore littéralement cette actrice, elle a un sourire tellement magnifique et puis les rôles de ce genre lui vont trop bien. Une héroïne en mode un peu looseuse qui s’enfonce de plus en plus et qui va faire une rencontre qui va changer sa vie. Elle se rend compte qu’elle a touché le fond et qu’elle doit se reprendre en main pour avancer et remonter la pente. Elle est rigolote quand même, même si elle est parfois pathétique. Elle ne pense qu’à elle, égoïste qui ne fait pas attention aux gens à côté d’elle malgré le fait que ces derniers ne souhaitent qu’une chose : l’aider. Tom la change, elle ouvre les yeux, elle fait attention aux gens autour d’elle mais aussi à elle. Elle prend conscience de la chance qu’elle a d’être encore en vie après ce qui lui est arrivé avec sa maladie. J’ai beaucoup aimé le ton du film, on se marre par moment tantôt dans la dérision tantôt dans le mignon et puis on est baigné dans l’ambiance de noël avec entre autres les décors, le fait qu’elle travaille dans une boutique de noël mais aussi l’atmosphère féérique et romantique. On est vraiment dans le film de Noël de base mais qui se dénote un peu des autres de par son histoire. C’est une belle histoire mais c’est aussi très triste, je ne m’attendais pas à cela et j’ai été totalement sous le choc quand la chute est arrivée ! Mais c’est ça aussi que j’aime dans les films de noël les meilleurs c’est la magie de noël, la petite note de magie que l’on aime voir dans les films et c’est plutôt bien réussi ! Et puis forcément, comment ne pas aimer la BO ! On ne peut que craquer pour cette bande son ! En résumé, Last Christmas est le film parfait pour le confinement! J’ai été très agréablement surprise parce que c’est doublement le style de film que j’aime ! Ça m’a fait pensé à un drama dans le genre que j’adore même s’il est globalement différent l’histoire de fond reste la même. Emilia Clarke nous offre un très bon film à la morale de saison ! Une belle et dramatique histoire qui nous fait passer un excellent moment !

Note : 9/10

Video : Last Christmas déballe un transfert 1080p et approprié pour sa sortie Blu-ray.  L’image est d’une netteté spectaculaire, capable et désireuse de révéler des détails incroyables sur chaque image. Les gros plans des personnages sont évidemment le point culminant, montrant des pores intimes et des cheveux complexes avec une commande précise. Même le maquillage est clairement visible lorsqu’il est proche. Les personnages autour de la boutique du Père Noël sont des trésors pour l’exploration visuelle, et de nombreux lieux de Londres, des plans de la ville aux intérieurs exigus des appartements, offrent une clarté exemplaire de haut en bas et d’un côté à l’autre. Les couleurs sont vraies, offrant une clarté et une fidélité spectaculaires. Le contraste n’est jamais bancal, favorisant une neutralité agréable qui fait ressortir le meilleur des cotes et des fins de Noël, des lumières et des divers détails de l’emplacement de la ville. Les yeux, le rouge à lèvres et d’autres accents de couleur de caractère brillent. Les tons chair sont nets et les niveaux de noir sont parfaitement profonds et précis. Le bruit est réduit au strict minimum et il n’y a aucun autre problème de source ou d’encodage à signaler.

Audio : La bande-son sans perte DTS-HD Master Audio 7.1 de Last Christmas offre une expérience d’écoute fluide, fructueuse et fidèle. Le film s’ouvre sur une musique d’orgue incroyablement riche, parfaitement spacieuse et parfaitement claire, rapidement rejointe par des voix angéliques qui, ensemble, offrent ce qui est sans doute la meilleure expérience d’écoute que le film puisse offrir. À l’autre extrémité du film, il y a une autre performance de vigueur, de vitalité, de taille qui agrandit la scène et de clarté harmonieuse à travers plusieurs éléments. La piste offre en outre une ambiance de localisation précise, en particulier dans les rues de la ville où le bruit de fond général s’engage avec une finesse équilibrée et un placement parfait. Les auditeurs se sentiront toujours engagés dans les lieux animés du film et dans ses lieux plus doucement atmosphériques. Le dialogue sur le pilier est centré, détaillé et bien hiérarchisé pour la durée. Rien à redire avec celui-ci.

Last Christmas contient une tonne de fonctionnalités bonus. Apparemment, Paul Feig fait cela avec la plupart de ses films, alors chapeau à vous, monsieur. Et il présente (principalement) Astuce amusante: à la fin du film, ces suppléments se mettent automatiquement en file d’attente, Feig faisant de nombreuses intros!

  • Commentaire audio: le réalisateur Paul Feig.
  • Commentaire audio: le réalisateur Paul Feig et la productrice / co-scénariste Emma Thompson.
  • Ouverture alternative (HD, 1:11): Cela aurait dû être l’ouvreur. C’est une photo sympa de Kate qui frappe dans une fente à courrier. Il se débarrasse du gars avec qui elle couche dans le premier match de théâtre, et se rend juste à l’affrontement entre Kate et la petite amie du mec. Fonctionne beaucoup mieux.
  • Fin alternative (HD, 1:53): Un bouton amusant qui aurait dû être un œuf de Pâques à mi-crédits
  • Scènes supprimées / alternatives / étendues (HD, durée totale de 22:45): une tonne de celles-ci et à peu près toutes mérite d’être vu
  • Essayez de ne pas rire (HD, 6:04): encore plus de bêtisiers
  • Pure Golding (HD, 1:28): aperçu du charmeur Henry Golding.
  • Emilia Recording Session (HD, 2:14): Sur la grande voix de Clarke

 

  • Acteurs : Emilia Clarke, Henry Golding, Michelle Yeoh, Emma Thompson, Lydia Leonard
  • Réalisateurs : Paul Feig
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Tchèque (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Norvégien, Hindi, Danois, Portugais, Arabe, Islandais, Finnois, Suédois, Français, Néerlandais, Tchèque
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie : 8 avril 2020
  • Durée : 98 minutes

SVOD : Carlotta Films lance sa plateforme avec de purs joyaux cinéphiliques

Le distributeur et éditeur de films de patrimoine français, Carlotta Films, a lancé depuis jeudi dernier sa plateforme de vidéo par abonnement. Des chefs-d’œuvre indispensables accessibles à partir de 5 euros par mois ! Plus d’excuse.

Carlotta Films

L’un des distributeurs et éditeurs français de référence pour les cinéphiles, Carlotta Films, a lancé depuis jeudi dernier sa plateforme de vidéo par abonnement. Découlant de la volonté de transmission qui motive la compagnie depuis sa création en 1998, l’offre SVOD veut se démarquer en misant sur une programmation qui soit éditorialisée, qualitative, recherchée et complémentaire de leurs sorties en salles et en vidéo.A partir d’une base permanente d’une sélection d’une cinquantaine de films (renouvelée en partie tous les mois), vont s’ajouter des cycles, des rétrospectives, des soirées spéciales, des hommages au gré de l’actualité. Il existe pour l’instant quatre thématiques :  » Le réalisateur du mois  » (actuellement les premières œuvres du tchécoslovaque Milos Forman),  » Les Incontournables  » (Voyage à Tokyo de Yasujirō Ozu, Le Droit du plus fort de Rainer Werner Fassbinder…), les  » Déjà culte  » (Donnie Darko de Richard Kelly, Les Funérailles des roses de Toshio Matsumoto…) et des  » Suppléments en accès libre  » provenant des bonus DVD (Gaspar Noé évoque Schizophrenia de Gerald Kargl, Etienne Daho crie son amour pour Deep End de Jerzy Skolimowski…). Par la suite, d’autre rubriques thématiques viendront agrémenter la programmation comme les catégories :  » courts métrages « ,  » jeune public « ,  » raretés « ,  » films fleuves « …

Le vidéo club Carlotta Films se divise en trois sections : un abonnement annuel à 50€ (dont deux mois offerts), un abonnement semestriel à 25€ (dont un mois offert) et enfin un abonnement mensuel à 5€. Notez que pour le mois du lancement (jusqu’au 26 avril), vous bénéficiez d’une réduction de 50 % soit l’abonnement mensuel à 2,5€ ! Une sacrée affaire !

Pour s’abonner, c’est par ici.

Good Girls sur M6 : que vaut la série entre Desperate Housewives et Weeds ?

Après « Why Women Kill », M6 proposera ce soir à 23h pour la première fois en clair la série « Good Girls », avec Christina Hendricks. Une dramédie dans l’air du temps sur des mères de famille qui s’improvisent braqueuses pour joindre les deux bouts.

De quoi ça parle ?

Trois épouses et mères de famille de banlieue qui ont du mal à joindre les deux bouts et qui jugent qu’il est temps pour elles de prendre des risques décident de braquer le supermarché local avec une arme factice. Les trois meilleures amies s’aperçoivent rapidement que leur plan promet quelques déconvenues et que ce n’est que le début d’un terrible engrenage…

Good Girls, créée par Jenna Bans.

Chaque jeudi à 23h sur M6 à partir du 26 mars

Good Girls - saison 1 Bande-annonce VO

Ça vaut le coup d’oeil ?

Malgré les nombreuses rediffusions de la série depuis 2012, Desperate Housewives vous manque ? Alors la programmation proposée chaque jeudi par M6 dès ce soir devrait vous plaire puisque, après Why Women Kill, la nouvelle création de Marc Cherry, le papa de Desperate, vous pourrez découvrir à 23h Good Girls, une dramédie piquante riche en rebondissements qui n’a rien à envier aux aventures de Susan, Bree, Lynette, et Gabrielle. Avec juste un soupçon d’adrénaline et de danger en plus parce que ces mères de famille-là sont aussi des braqueuses improvisées qui vont s’attirer tout un tas d’ennuis pour avoir voulu mettre un peu (beaucoup) de beurre dans les épinards et sortir de leur quotidien souvent morose.

Tout commence lorsque, après une blague de l’une d’entre elles prise un peu trop au sérieux, Beth, Ruby et Annie décident de braquer le supermarché dans lequel travaille cette dernière. Mère de quatre enfants, Beth vient de découvrir l’infidélité de son mari en même temps que l’état désastreux de leurs finances. Ruby, quant à elle, doit faire face à la grave maladie dont est atteinte sa fille et n’a aucune idée de la manière dont son mari et elle vont pouvoir payer le traitement qui pourrait la sauver. Enfin, Annie, la soeur cadette de Beth, apprend que son ex souhaite demander la garde exclusive de leur fille et n’a évidemment pas les moyens de se lancer dans un telle bataille judiciaire. Et pour s’extirper du système, elles ne voient qu’une seule solution : contourner les règles. À leurs risques et périls. Car leurs petites vies bien rangées vont bientôt laisser place à un quotidien fait de mensonges, de blanchiment d’argent, de transport illégal de marchandises, et de rendez-vous désagréables avec de méchants criminels au beau milieu du salon.

 

Lancée en 2018 aux États-Unis et déjà disponible en France sur Netflix, Good Girls, que l’on doit à la scénariste Jenna Bans, qui a notamment travaillé sur Grey’s Anatomy, pourrait être présentée comme un mélange entre Desperate Housewives, Weeds, et Breaking Bad, même si elle n’a bien entendu pas la noirceur et l’âpreté de la série culte portée par Bryan Cranston. Ces références, probablement assumées, sont ce qui l’empêchent d’être follement originale, mais malgré cela la série parvient tout de même à nous surprendre. Car si elle peine parfois à trouver le bon dosage entre drame et comédie, Good Girls s’impose comme un divertissement grand public osé qui aborde un ensemble de thématiques plus que jamais dans l’air du temps (sexisme, patriarcat, solidarité féminine, système de santé américain défectueux) et qui se regarde avec un plaisir certain tant les épisodes enchaînent les retournements de situation inattendus et jouissifs. Au rythme des déconvenues rencontrées par les trois héroïnes.

Mais la grande force de Good Girls réside sans conteste dans ses trois interprètes principales, Christina Hendricks (Mad Men), Retta (Parks and Recreation), et Mae Whitman (Parenthood), qui parviennent à rendre immédiatement attachantes Beth, Ruby, et Annie, ces trois apprenties braqueuses entières, emplies de failles, de blessures, de rage, et aussi de second degré. Les autres comédiens, dont Matthew Lillard, Zach Gilford, et la révélation Manny Montana dans le rôle d’un criminel qui va se retrouver dans l’orbite des trois amies, ne sont pas en reste et sont au final autant d’arguments qui devraient vous donner envie de vous laisser embarquer dans les aventures de ces mères de famille très, très désespérées qui comptent déjà trois saisons à leur actif.

Coronavirus : Steven Spielberg, Bob Iger et Jeffrey Katzenberg font un don de 500.000 $

Pour permettre l’accès aux soins aux travailleurs pauvres et aux plus démunis dans la ville de Los Angeles, dans un contexte où les hôpitaux sont sous tension avec le covid-19, Hollywood sort son chéquier. Un geste salué par le maire de la ville.

Avec plus de 130.000 cas testés positifs au Covid-19 officiellement déclarés aux Etats-Unis, le pays est devenu l’épicentre du foyer infectieux. A date, les Etats-Unis ont enregistré 2381 décès; un chiffre qui a plus que doublé depuis mercredi dernier, alors qu’il avait fallu un mois pour atteindre la barre des 1000. Et les dernières déclarations du Dr Anthony Fauci, conseiller de Donald Trump, sont assez terrifiantes. Le coronavirus pourrait faire dans le pays jusqu’à 200.000 morts : « en fonction de ce que nous voyons aujourd’hui, je dirais entre 100.000 et 200.000 », a déclaré l’intéressé sur CNN, tout en appelant à la prudence sur les projections.

Sur la côté Ouest, à Los Angeles, confinée comme le reste, la situation est tendue. Le maire de la ville, Eric Garcetti, a annoncé ce dimanche soir dans son point presse quotidien pouvoir compter sur le soutien financier de grosses pointures hollywoodiennes. Jeffrey Katzenberg, l’ex PDG de Dreamworks Animation, a ainsi fait un chèque de 500.000 $, de même que Steven Spielberg et Bob Iger.

Une générosité évidemment appréciée par le maire, qui a salué « des piliers de [la] communauté faisant des contributions personnelles que nous redistribuons à ceux qui sont le plus dans le besoin dans la ville ». Au total, des chèques qui permettent (le maire cite d’autres personnalités du Showbizz) de récolter 3 millions $ sur les 25 millions $ nécessaires pour pouvoir prodiguer les soins sur les plus nécessiteux et leur offrir des repas. Le manque de soutien fédéral, de tests de covid-19 et de matériel médical, dans des hôpitaux déjà soumis à rudes tensions, ont aggravés la situation des travailleurs pauvres dans la ville, et plus largement aux Etats-Unis. Et le coût exhorbitant de la protection sociale dans le pays n’arrange pas les choses.

Netflix : Ryan Reynolds dans une adaptation du jeu vidéo Dragon’s Lair ?

Netflix aurait approché Ryan Reynolds afin qu’il joue dans une adaptation live du jeu vidéo « Dragon’s Lair », jadis créé par Don Bluth, ancien animateur de chez Disney.

Don Bluth

Netflix poursuit ses adatpations de jeu vidéo avec à nouveau un grand classique : Dragon’s Lair. Selon THR, la plateforme serait en négociations avec Ryan Reynolds (Deadpool), qui pourrait donc jouer « Dirk le Téméraire » se rendant dans un château gardé par un dragon pour libérer la princesse Daphne. Le film sera écrit par Kevin et Dan Hageman (Ninjago, Chasseurs de trolls, La Grande aventure Lego), qui travaillent déjà avec Reynolds sur Les Croods 2.

Re-popularisé en France notamment par le Joueur du grenier, les premiers jeux vidéo Dragon’s Lair offraient une difficulté ahurissante, qui avaient souvent raison des joueurs pourtant les plus motivés. La franchise a d’abord été créée sur borne d’arcade en un dessin animé interactif en 1983, puis sur NES et Super NES en 1990 et 1992. Le jeu a connu une suite, Dragon’s Lair: Escape from Singe’s Castle, avec de nouvelles épreuves à affronter pour Dirk. Des années plus tard, la franchise a été adaptée sur des consoles plus « modernes » comme la PS2 et la première Xbox.

Le créateur du jeu Dragon’s Lair n’est autre que Don Bluth (82 ans), ancien animateur chez Disney, comme cela s’en ressent dans la version arcade du jeu. Bluth coproduit d’ailleurs le film Netflix en préparation.