Reborn Rich – Tome 2 de SK (Auteur), JP (Auteur), BG (Dessins)

Achat : https://amzn.to/4hpjI35

Entre vengeance et influence, découvrez les côtés les plus sombres du pouvoir.

Dans ce second tome de Reborn Rich, la tension monte d’un cran alors que Dojun poursuit sa quête de revanche et de pouvoir. Armé de ses connaissances du futur et d’un instinct redoutable pour les affaires, il joue ses cartes avec une précision chirurgicale. Son objectif : bâtir une fortune qui lui permettra de rivaliser avec son impitoyable grand-père, le P-DG du conglomérat Sunyang.

L’histoire se densifie avec des stratégies financières pointues et des jeux d’influence qui rappellent les plus grandes sagas d’entreprises familiales. Entre manipulations, coups de poker et luttes intestines, Dojun ne cesse de surprendre. Le récit, toujours aussi haletant, mêle avec brio tension dramatique et enjeux économiques, tandis que le trait dynamique de BG sublime chaque confrontation.

Ce deuxième opus confirme la puissance narrative de la série : une fresque palpitante où le destin se réécrit à coups de décisions audacieuses. Dojun réussira-t-il à renverser le cours des événements ou sera-t-il lui-même pris au piège de cette guerre impitoyable ? Une suite captivante pour les amateurs de récits de vengeance et de stratégies d’influence.

Éditeur ‏ : ‎ Kotoon; Illustrated édition (20 mars 2025) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 320 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2494102561 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494102569

Les Tortues Ninja – TMNT Reborn, T4 : Qui sème le vent… de Sophie Campbell

Achat : https://amzn.to/43Nf4sb

Oroku Saki, plus connu sous le nom du Shredder, est revenu de l’enfer.

Les Tortues Ninja – TMNT Reborn, T4 : Qui sème le vent… de Sophie Campbell est un véritable tourbillon d’émotions et de rebondissements. Ce quatrième tome de la série voit le retour inattendu d’Oroku Saki, alias le Shredder, qui surgit des ténèbres de l’enfer. Mais ce retour ne marque pas simplement une reprise de son rôle d’ennemi juré des Tortues Ninja. Le Shredder, dans cet épisode, semble prêt à embrasser un rôle bien plus ambigu, et ses motivations risquent de chambouler l’équilibre fragile qui régnait jusque-là. Peut-il devenir un allié de circonstance ou est-il en train de tisser un autre plan machiavélique ?

Dans ce contexte chaotique, New York devient un terrain de guerre pour ses habitants mutants. Une manifestation contre Old Hob et ses mutanimaux dégénère, menaçant de faire tomber la paix précaire qui régnait sur le quartier mutant. Ce soulèvement exacerbe les tensions entre les factions, et les Tortues Ninja, déjà affaiblies par des conflits internes et externes, doivent faire face à une situation de plus en plus instable. D’autant plus que les actions d’April O’Neil contre Baxter Stockman se révèlent être une arme à double tranchant, ayant des répercussions dramatiques pour les Tortues et leurs alliés.

Ce tome met en lumière la complexité des alliances et des trahisons dans un monde où les frontières entre le bien et le mal sont floues. Les personnages, confrontés à des dilemmes moraux de plus en plus profonds, doivent prendre des décisions difficiles qui risquent de changer à jamais le cours de leurs vies. L’apparition de nouvelles alliances, mais aussi de trahisons inattendues, dynamise le récit et accroît la tension. Dans un univers où la loyauté n’est jamais garantie, Qui sème le vent… nous rappelle que chaque action a des conséquences, et que l’issue de cette guerre pourrait ne pas être celle que les héros espèrent.

Sophie Campbell, avec son style narratif fluide et captivant, nous plonge dans une histoire où les rebondissements sont omniprésents et où chaque chapitre pousse à remettre en question ce que l’on croyait savoir des personnages emblématiques de l’univers des Tortues Ninja. Les scènes d’action sont toujours aussi palpitantes, mais ce qui rend ce tome particulièrement fascinant, c’est sa capacité à explorer des zones d’ombre chez ses personnages. Même les alliés d’hier peuvent devenir les ennemis de demain, et inversement. Cette dynamique d’alliance fragile entre le bien et le mal est un des moteurs du récit.

Les illustrations de Campbell, toujours aussi vibrantes et détaillées, ajoutent une profondeur visuelle à cet album, rendant chaque scène encore plus intense. L’ambiance urbaine de New York, remplie de mutants et de tensions, est parfaitement capturée, offrant au lecteur un cadre propice à l’escalade de la violence et des conflits internes.

Éditeur ‏ : ‎ HiComics; Illustrated édition (19 mars 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2378874766 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2378874766

Les tutos de Maélie T02 de Marilou Addison (d’âpres l’œuvre de ), Lisette Morival (Scénario), Luisa Russo (Dessins)

Achat : https://amzn.to/42959Ms

Après avoir été harcelée dans sa ville, Maélie est partie vivre à la camapgne chez Sam un ami de ses parents adoptifs. Mais qui est vraiment ce Sam et pourquoi l’a-t-il accueillie ?

Les tutos de Maélie T02 de Marilou Addison, avec le scénario de Lisette Morival et les dessins de Luisa Russo, poursuit les aventures de Maélie dans un deuxième tome où l’intrigue s’intensifie tout en conservant la fraîcheur et la légèreté propres à la série. Après avoir fui le harcèlement dans sa ville natale, Maélie s’installe dans un village à la campagne chez Sam, un ami de ses parents adoptifs. Mais rapidement, elle se rend compte que Sam n’est pas simplement un bienfaiteur désintéressé. Il cache de lourds secrets liés à sa mère biologique, une femme décédée dans des circonstances mystérieuses. Pourquoi sa mère fuyait-elle le village, laissant Maélie derrière elle ? Et qui est vraiment son père ?

Ce tome s’ouvre sur une quête personnelle et un mystère familial qui pousse Maélie à se confronter à son passé. Loin de la ville, dans ce village isolé, les réponses semblent à portée de main, mais elles se cachent derrière des non-dits et des énigmes qui invitent la jeune héroïne à mener une véritable enquête. Pourquoi sa mère était-elle si mystérieuse, et qu’a-t-elle fui ? Ce retour aux racines de Maélie est aussi une occasion pour elle de découvrir qui elle est réellement, de comprendre les secrets qui ont façonné sa vie et son identité.

Mais l’histoire ne se limite pas aux zones d’ombre et aux interrogations lourdes. Maélie, dans ce cadre plus apaisant, découvre également d’autres plaisirs de la vie à la campagne, comme son nouveau projet de bricolage avec sa camarade Paméla, mais aussi les premières effluves de l’adolescence. Elle se demande si elle rencontrera un premier petit ami dans ce village éloigné du tumulte urbain. Les tensions entre sa quête de vérité et les plaisirs plus légers de l’adolescence, comme les amitiés et les premiers amours, apportent à l’histoire une dimension humaine et touchante, bien qu’en même temps remplie de suspense.

Le scénario de Lisette Morival, soutenu par les magnifiques illustrations de Luisa Russo, réussit à capturer la dualité de l’adolescence : un mélange de curiosité, de découvertes et d’intrigues. Le tout est magnifiquement mis en valeur par le style graphique de Russo, qui joue avec des tons doux, mais intenses, pour illustrer à la fois les moments tendres et les instants plus sombres du récit. La douceur de ses dessins contraste habilement avec la gravité du mystère familial que Maélie cherche à résoudre.

Les tutos de Maélie T02 nous plonge dans un mélange réussi de mystère familial et de légèreté adolescente. Le tome explore des thèmes universels, comme la quête d’identité et la recherche de vérité, tout en offrant une dimension plus quotidienne et sympathique à travers les interactions de Maélie avec ses amis et ses premiers émois amoureux. C’est une lecture qui mêle suspense, émotion et amusement, et qui ne manquera pas de captiver les lecteurs à la fois par son intrigue poignante et ses personnages attachants

Éditeur ‏ : ‎ Kennes les 3 As; Illustrated édition (12 février 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 48 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2380759200 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2380759204

Ça va aller, mademoiselle de Blandine Denis

Achat : https://librairie.lapin.org/fr/causes-en-corps/1373-ca-va-aller-mademoiselle-9782377541928.html

Je ne suis pas folle, vous savez ! Ça va aller, mademoiselle est le récit autobiographique d’un séjour en hôpital psychiatrique.

Ça va aller, mademoiselle de Blandine Denis est bien plus qu’un simple témoignage sur l’internement psychiatrique. C’est une plongée intime et profondément humaine dans l’univers souvent invisible des patients psychiatriques, une traversée des paysages intérieurs, des peurs, des révoltes et des silences. À travers le regard de l’auteure, nous découvrons la complexité de l’expérience de l’hospitalisation psychiatrique, mais aussi la résilience qui peut naître dans les lieux les plus sombres.

Le récit est celui d’une expérience vécue, celle de Blandine, qui, après une période de souffrance psychologique, se voit internée dans un hôpital psychiatrique. Le livre nous invite à la suivre dans cette étape de sa vie, du moment où elle est admise dans l’établissement, jusqu’à son quotidien morcelé, rythmé par des rituels implacables et des rencontres parfois surprenantes. Ce qui pourrait apparaître comme une expérience angoissante, déshumanisante, se transforme sous sa plume en une chronique sensible et parfois même drôle de la vie dans un tel lieu.

Dès les premières pages, Blandine nous prend par la main et nous conduit dans son univers clos, où tout est routine, mais où chaque instant, chaque regard, chaque interaction porte un poids émotionnel. Le récit se déploie dans une alternance d’instantanés : l’attente interminable dans les files pour les médicaments, les conversations banales avec les autres patients, les moments de solitude partagée lors des pauses café-cigarette. Les journées semblent se ressembler toutes, mais au fur et à mesure, on prend conscience que derrière chaque geste quotidien se cache une bataille, une lutte pour la survie, une tentative de réapprendre à vivre.

Ce qui frappe dans ce livre, c’est la capacité de Blandine à regarder son propre internement avec une distance émotive qui n’est ni méprisante ni faussement édulcorée. Elle se montre vulnérable, mais également pleine d’une forme de force tranquille. Son écriture, fluide, presque familière, nous fait entrer dans son univers avec une simplicité déconcertante, et pourtant, chaque mot, chaque phrase résonne avec une profondeur émotive. Blandine ne cherche pas à se poser en victime ni en héroïne, mais plutôt à nous inviter dans son quotidien, celui d’une personne qui traverse une tempête intérieure tout en cherchant à maintenir une forme d’humanité intacte.

Les rencontres qu’elle fait au sein de l’hôpital sont aussi des fenêtres ouvertes sur d’autres âmes abîmées. Chaque personnage qu’elle croise, chaque patiente avec qui elle échange, est une facette de cette souffrance collective, mais aussi une source de solidarité fragile. À travers eux, Blandine nous montre qu’une forme d’amitié, de complicité, peut naître dans les endroits les plus improbables. Ces rencontres, souvent brèves et banales en apparence, sont aussi des moments où se révèlent des fragilités partagées, des blessures invisibles qui trouvent un écho dans la parole des autres. Il y a dans ces échanges une douceur cachée, une humanité brute qui nous touche profondément.

Mais l’un des aspects les plus frappants de ce livre, c’est sa capacité à déconstruire les mythes qui entourent l’hôpital psychiatrique. Trop souvent, ce lieu est perçu comme une zone d’ombre, une prison pour fous, où les individus sont traités comme des objets, des corps à soigner sans égard pour leur subjectivité. Blandine nous montre que l’hôpital est aussi un espace de recomposition, où la souffrance est une forme de réinvention de soi, où les patients, loin d’être des cas isolés, sont des êtres qui cherchent à se reconstruire à leur manière, parfois avec maladresse, mais toujours avec une envie profonde de s’en sortir.

Ça va aller, mademoiselle nous rappelle, avec une grande justesse, que l’internement psychiatrique n’est pas seulement un lieu de souffrance, mais aussi un lieu de réapprentissage. C’est un espace de transformation, où l’individu apprend, peu à peu, à se réapproprier son histoire, son corps, ses émotions. À travers ses journées monotones, Blandine nous montre que la guérison ne se fait pas en un clin d’œil, mais qu’elle se construit lentement, morceau par morceau, souvent à travers les plus petites victoires. La vraie force de ce récit réside dans sa capacité à dévoiler l’invisible : la reconstruction du moi, la recherche d’un sens là où il semble n’y en avoir aucun.

Au-delà de son histoire personnelle, Blandine Denis parvient à ouvrir une brèche dans un sujet encore largement tabou. Elle dépeint une réalité rarement mise en lumière : celle des troubles psychologiques et de l’internement. À travers sa plume, elle invite à une réflexion sur les stigmatisations et les incompréhensions qui persistent autour de la santé mentale. Le livre se fait ainsi un outil de libération de la parole, une voix pour ceux qui, comme Blandine, ont longtemps souffert en silence.

Ce récit est également une invitation à regarder l’autre avec plus de bienveillance, à comprendre que derrière chaque geste de souffrance se cache une histoire, un parcours souvent plus complexe qu’il n’y paraît. La sincérité de l’auteure, son absence de jugement et sa capacité à mêler tendresse et lucidité dans son approche de la maladie mentale en font une œuvre essentielle, tant pour ceux qui l’ont vécue que pour ceux qui, comme nous, l’appréhendent à travers ses mots.

Ça va aller, mademoiselle n’est pas seulement un livre sur l’internement psychiatrique. C’est une ode à la résilience, à l’humanité dans toute sa fragilité, et à la capacité de se relever même après les chutes les plus violentes. Un témoignage poignant et nécessaire sur un sujet qui mérite d’être abordé avec toute la complexité et la sensibilité qu’il exige.

Éditeur ‏ : ‎ Les éditions Lapin; Illustrated édition (14 mars 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 176 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2377541925 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377541928

Dead Account – tome 1 de Shizumu Watanabe (Auteur)

Achat : https://amzn.to/4iEneaz

Les réseaux sociaux sont hantés, un influenceur va les exorciser !

Avec Dead Account, Shizumu Watanabe nous plonge dans un thriller surnaturel captivant où l’horreur rencontre la critique sociale. Dans un monde où les fantômes ne se cachent plus sous les lits mais errent dans les téléphones portables, ce manga propose une réflexion inédite sur les dangers du cyberespace.

Au centre de cette histoire se trouve Sôji Enishiro, alias Aoringo, un streameur de 15 ans au contenu ultra-violent. Connus pour ses « flames » et ses provocations, ses vidéos lui valent une réputation exécrable. Pourtant, derrière cette image d’adolescent sans scrupules se cache un garçon prêt à tout pour sa petite sœur Akari, atteinte d’une maladie grave. Son activité de streameur honni lui permet de financer ses soins, quitte à être haï du monde entier.

Mais le destin frappe sans pitié : Akari succombe à sa maladie. Brisé, Sôji voit sa réalité basculer lorsqu’il découvre que les fantômes peuvent posséder les réseaux sociaux et les téléphones. Débute alors une quête à la frontière du surnaturel et du numérique, où notre anti-héros va devoir affronter des esprits vengeurs et percer les mystères de ce cyber-au-delà.

Shizumu Watanabe parvient à fusionner plusieurs genres avec une fluidité impressionnante.

  • L’horreur digitale : L’idée que des esprits puissent hanter nos smartphones et nos comptes en ligne confère à Dead Account une atmosphère angoissante et originale, rappelant des classiques du genre comme Ring ou Serial Experiments Lain.
  • Une réflexion sur la notoriété toxique : Le portrait de Sôji met en lumière les dérives des réseaux sociaux, où l’engagement et la provocation riment souvent avec succès, au détriment des valeurs humaines.
  • Une école de médiums et des combats spectaculaires : Le manga introduit un panthéon de personnages aux capacités variées, qui enrichissent l’intrigue et offrent des affrontements démentiels, parfaitement chorégraphiés.

Graphiquement, Watanabe excelle dans la mise en scène de cette horreur technologique. L’utilisation des ombres et des glitchs visuels pour représenter les entités surnaturelles donne une identité propre à cet univers cauchemardesque. Les scènes d’action sont dynamiques et rythmées, renforçant l’immersion du lecteur.

Avec Dead Account, Shizumu Watanabe signe un démarrage haletant qui fusionne horreur, action et satire des médias en ligne. L’idée des fantômes digitaux apporte une touche innovante au genre et ouvre la voie à des développements passionnants. Un manga percutant à surveiller de près, qui réussit à questionner notre rapport aux réseaux tout en nous plongeant dans une aventure surnaturelle fascinante.

Vivement la suite !

ASIN ‏ : ‎ B0DQQSLN1Z Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa; Illustrated édition (20 mars 2025) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 192 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042015824

Runes: Les mille visages de Carlos Sánchez (Dessins, Scenario)

Achat : https://amzn.to/4kFnQyr

Harcelés par les brutes de l’orphelinat, Daï et Chiri trouvent refuge dans la forêt, où ils s’engouffrent dans un étrange tunnel dont ils ressortent bien loin de leur Petit Val.

Derrière la couverture mystérieuse et envoûtante de Runes: Les mille visages, Carlos Sánchez nous entraîne dans une aventure envoûtante entre fantasy et mystère. Alliant un trait puissant à un scénario riche en rebondissements, cet album est une plongée fascinante dans un univers magique où chaque page révèle de nouveaux secrets.

Dès les premières cases, nous faisons la connaissance de Daï et Chiri, deux orphelins confrontés à la cruauté des brutes de leur pensionnat. Leur fuite dans la forêt marque le début d’une épopée fantastique : un tunnel obscur les transporte dans un royaume oublié, où règne le terrifiant Roi des Ombres. Cette figure maléfique, avide de libérer la magie sauvage, menace d’engloutir ce monde dans le chaos.

Face à lui, nos jeunes héros trouvent des alliés inattendus : une druidesse au savoir ancestral, un ogre au grand cœur et une sorcière aux pouvoirs redoutables. Ensemble, ils devront contrer les stratagèmes de leur ennemi insaisissable, tout en cherchant le portail leur permettant de rentrer chez eux. Mais le défi est de taille : le passage entre les mondes s’ouvre sur un abîme de ténèbres qui menace de tout dévorer.

Carlos Sánchez déploie une narration immersive, mêlant action, émotion et mystère avec une maestria rare. Ses personnages, bien qu’issus de l’archétype du conte, révèlent une profondeur inattendue. Daï, fougueux et déterminé, est un héros en devenir tandis que Chiri, plus réfléchie, apporte une touchante vulnérabilité à l’histoire.

Quant au Roi des Ombres, son surnom de « l’homme aux mille visages » n’est pas usurpé. Manipulateur et insaisissable, il tire les ficelles d’un jeu où l’illusion et la réalité se confondent, laissant nos protagonistes constamment sur le fil du rasoir.

Graphiquement, l’album est un pur régal. Le trait expressif de Sánchez oscille entre ombre et lumière, renforçant l’atmosphère onirique et mystique du récit. Les décors, luxuriants et détaillés, font résonner toute la richesse de cet univers foisonnant. Les scènes d’affrontements, magistralement chorégraphiées, plongent le lecteur dans une dynamique cinématographique captivante.

Runes: Les mille visages réunit tous les éléments d’une grande saga fantasy : une mythologie fascinante, des enjeux poignants et un style graphique immersif. Entre quête initiatique et réflexion sur le pouvoir de l’illusion, l’album nous rappelle que la vérité n’est pas toujours celle que l’on croit voir. Une aventure puissante et inoubliable, à découvrir sans tarder !

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN; Illustrated édition (19 mars 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 160 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 220328742X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203287426

Katya: La Guerre. Partout. Toujours de ANTOINE SCHIFFERS

Achat : https://amzn.to/3FmHtew

La Guerre, ce sont des millions d’enfants, de femmes, d’hommes qui ont disparu et continuent de disparaître dans des conditions plus atroces les unes que les autres

« Katya : La Guerre. Partout. Toujours » est une œuvre poignante et marquante d’Antoine Schiffers, qui nous plonge dans l’univers sombre et tumultueux de la guerre à travers le regard de Katya, une jeune fille confrontée aux horreurs du conflit.

L’histoire de Katya est un témoignage bouleversant des ravages de la guerre, où l’innocence de l’enfance est brutalement confrontée à la violence et à la destruction. Antoine Schiffers parvient à capturer avec une sensibilité rare les émotions et les épreuves de son personnage principal, offrant au lecteur une perspective intime et déchirante sur les conséquences des conflits armés.

Le récit est empreint de réalisme et d’authenticité, rendant chaque scène d’autant plus poignante. Schiffers ne ménage pas ses lecteurs, les confrontant aux dures réalités de la guerre, tout en laissant transparaître des moments de résilience et d’espoir.

Les illustrations, si elles sont présentes, ajoutent une dimension visuelle puissante à l’histoire, renforçant l’impact émotionnel du texte. Chaque image est un écho des mots de l’auteur, capturant l’essence des personnages et des situations avec une précision saisissante.

« Katya » est bien plus qu’une simple histoire de guerre ; c’est une réflexion sur la condition humaine et sur la capacité de l’être humain à surmonter les pires épreuves. L’œuvre nous rappelle l’importance de la paix et de la solidarité, même dans les moments les plus sombres.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN; Illustrated édition (12 mars 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203284242 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203284241

Nos poils: Mon année d’exploration du poil féminin de Lili Sohn

Achat : https://amzn.to/3Fceudu

Lili Sohn s’épile depuis ses 12 ans. Systématiquement. Mollets, cuisses, maillot, aisselles, doigts de pied, sourcils, moustache.

« Nos poils : Mon année d’exploration du poil féminin » est une œuvre percutante et réfléchie de Lili Sohn, qui nous invite à questionner les normes sociétales entourant le poil féminin. À travers un récit personnel et engagé, l’auteure partage son expérience d’un an sans épilation, remettant en cause les diktats esthétiques imposés aux femmes.

Lili Sohn aborde avec franchise et humour son parcours depuis l’âge de 12 ans, où l’épilation est devenue une routine douloureuse et contraignante. Elle explore les raisons profondes qui poussent les femmes à se conformer à cette norme, tout en interrogeant la perception du poil masculin, souvent vu comme un signe de virilité.

L’album est riche en références historiques et témoignages, offrant une perspective éclairante sur l’évolution des standards de beauté. Lili Sohn nous rappelle que ces normes ne sont pas immuables et qu’il est possible de les remettre en question.

Les illustrations de l’auteure ajoutent une dimension visuelle puissante à son propos. Elles capturent avec justesse les émotions et les réflexions de Lili Sohn, rendant son expérience d’autant plus tangible pour le lecteur.

« Nos poils » est bien plus qu’un simple témoignage ; c’est une invitation à la réflexion sur les injonctions faites aux femmes et sur la manière dont elles peuvent se réapproprier leur corps. Lili Sohn nous offre une œuvre nécessaire, qui ouvre le débat sur un sujet souvent tabou et pourtant crucial.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN; Illustrated édition (5 mars 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 248 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203208376 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203208377

Le Serpent majuscule de Pierre Lemaitre (Auteur), Dominique Monféry (Illustrations)

Achat : https://amzn.to/4bAS0id

Mathilde est une tueuse à gages septuagénaire. Henri, son ancien camarade dans la Résistance pour qui elle exécute les missions, tente de la protéger.

« Le Serpent majuscule » est une œuvre captivante qui mêle habilement le thriller et le roman graphique, grâce à la plume acérée de Pierre Lemaitre et aux illustrations saisissantes de Dominique Monféry. L’histoire nous plonge dans le quotidien de Mathilde, une tueuse à gages septuagénaire dont les accès de violence et le manque de discrétion menacent de la rendre incontrôlable.

Mathilde, ancienne résistante, est un personnage complexe et fascinant. Son passé tumultueux et ses compétences redoutables en font une figure aussi intrigante que dangereuse. Henri, son ancien camarade, tente de la protéger, mais les commanditaires de Mathilde voient en elle une menace croissante.

Le récit de Pierre Lemaitre est un véritable tour de force, où chaque page est imprégnée de suspense et de tension. L’auteur excelle dans l’art de maintenir le lecteur en haleine, tout en explorant les thèmes de la loyauté, de la trahison et de la survie.

Les illustrations de Dominique Monféry ajoutent une dimension visuelle puissante à l’histoire. Chaque dessin capture l’essence des personnages et des scènes, renforçant l’impact émotionnel du récit. Les traits expressifs et les jeux d’ombre et de lumière contribuent à créer une atmosphère sombre et envoûtante.

« Le Serpent majuscule » est bien plus qu’un simple thriller ; c’est une réflexion sur la nature humaine et les conséquences de nos choix. Le duo Lemaitre-Monféry nous offre une œuvre riche et immersive, qui saura captiver les amateurs de récits intenses et de romans graphiques.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES; Illustrated édition (12 mars 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 128 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810208557 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810208555

Louve T1 de Miyako Miiya

Achat : https://amzn.to/3Dsr5sp

Il était une fois, un frère et une soeur pas comme les autres qui habitaient une région reculée dans laquelle les humains ne s’aventuraient presque jamais : le Mont Gémissant

« Louve T1 » de Miyako Miiya nous plonge dans un univers fascinant et mystérieux, où la frontière entre le réel et le fantastique s’estompe. L’histoire se concentre sur un frère et une sœur vivant dans l’isolement du Mont Gémissant, une région où les humains osent rarement s’aventurer.

La particularité de cette fratrie réside dans la malédiction qui frappe la sœur, transformée en une imposante louve. Cette métamorphose ajoute une dimension dramatique et poignante au récit, explorant des thèmes tels que l’acceptation de soi, la différence, et la quête de paix intérieure.

Miyako Miiya excelle dans la création d’une atmosphère envoûtante, où chaque détail visuel et narratif contribue à l’immersion du lecteur. Les paysages du Mont Gémissant sont magnifiquement rendus, reflétant à la fois la beauté et la solitude de cet environnement reculé.

Le développement des personnages est particulièrement réussi. Le frère et la sœur, malgré leur situation extraordinaire, restent profondément humains dans leurs aspirations et leurs émotions. Leur relation, empreinte de tendresse et de solidarité, est un véritable moteur de l’intrigue.

« Louve » est bien plus qu’une simple histoire de malédiction ; c’est une réflexion sur la nature humaine et les liens qui nous unissent. Le manga nous invite à réfléchir sur notre propre perception de la différence et sur la manière dont nous pouvons surmonter les obstacles qui se dressent sur notre chemin.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES (12 mars 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810210020 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810210022