Test dvd : Capitaine Superslip (06 février 2018) de David Soren avec Loup-Denis Elion, Benjamin Bollen

Georges Glousse et Harold Golade, deux copains de CM1 à l’imagination fertile, créent une BD qui raconte l’histoire d’un super-héros un peu barré, le Capitaine Superslip ! Un jour, alors que M. Chonchon, leur proviseur hargneux, menace de les séparer en les plaçant dans deux classes différentes, ils l’hypnotisent et le transforment en… Capitaine Superslip !

Chronique :  Capitaine Superslip est un film d’animation de super-héros quelque peu particulier. Deux enfants, amis pour la vie, créent une bande dessinée qui raconte l’histoire de ce Capitaine en cape et en slip. Mais leur très méchant proviseur menace de les séparer. Ces alors qu’ils vont l’hypnotiser pour le transformer en… Capitaine Superslip. La première partie de cette production DreamWorks est très réussie. Voir ces élèves meurtris par l’institution scolaire, presque comme dans une prison, est un régal. A côté de ça, deux progénitures sont heureuses de vivre et c’est cette joie et leur créativité qui va leur être reprochée. Leur amitié est primordiale dans l’histoire et est à notre avis, bien plus importante que celle de leur super-héros. Ce dernier justement est trop ridicule pour nous intéresser. Ses gags sont moyennement convaincants et nous le préférions nettement en grincheux proviseur. Capitaine Superslip développe une magnifique histoire sur les liens amicaux mais se laisse aller sur la seconde partie en se contentant d’enchaîner les blagues plus ou moins drôles.

Note : 8/10

61bNANljjcL._SL1000_

Test DVD :

Video : Ce dessin animé est l’un des films d’animation par ordinateur les plus uniques et les plus beaux du marché. Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. En fait, il est si détaillé que vous pouvez voir chaque imperfection et chaque mèche de cheveux sur le costume du professeur Poopypants. Mais la plupart des arrière-plans (en particulier les nuages ​​dans les plans extérieurs) se sentent presque dessinés à la main et semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec l’animation par ordinateur.  Encadré à un rapport d’aspect de 1: 85.1, HDR est la vedette du spectacle, nous donnant une palette de couleurs plus vives et dynamiques. Ceci est particulièrement visible dans les scènes où les personnages sont montrés debout près des fenêtres où le soleil brille vers l’intérieur. Les rayons de lumière sont si vifs qu’ils sont tangibles lorsqu’ils sont projetés sur les personnages sur leur chemin. Les noirs sont rares dans un film aussi brillant, mais quand ils apparaissent, ils révèlent une grande profondeur.

Audio : L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Le chant « Tra-La-Laaa » du capitaine résonne avec autorité dans les haut-parleurs. Même les scènes subtiles où deux personnages ont une conversation rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

Bonus :

Les Aventures vraiment cool du Captaine  (HD 2:52) – Un court métrage hilarant où les deux pistes lisent une bande dessinée torride.

Le Guide du Capitaine pour être un Super Héros (HD 3:51) – Vous êtes-vous déjà demandé si vous aviez les capacités pour être un vrai super-héros? Eh bien, Harold et George sont là pour vous scolariser sur tous les prérequis.

Le professeur Poopypants (Totalement original et supercool) Guide d’être un super méchant (HD 3:53) – Pas tout le monde a des aspirations de faire de bonnes actions à travers le monde. Certaines personnes veulent juste la destruction. Si cela relève de votre travail, le professeur Poopypants est là pour vous apprendre le 4-1-1 sur la méchanceté.

Slip manquant: Les scènes supprimées pour Captaine SuperSlip: Le premier film épique (HD 11:00) – Une collection d’animation inachevée qui n’a pas fait dans la coupe finale.

Capitaine Underpants Lyric Video Par « Weird Al » Yankovic (HD 2:15) – Une vidéo de musique réalisée par l’artiste qui est « bizarre » parce que seulement la moitié des paroles apparaissent à l’écran.

 

  • Réalisateurs : David Soren
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1), Néerlandais belge (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Espagnol, Allemand, Néerlandais belge, Français, Néerlandais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : DreamWorks Animation SKG
  • Date de sortie du DVD : 6 février 2018
  • Durée : 85 minutes

71f7pgganSL._SL1290_

 

Test Blu-Ray : Ça (24 janvier 2018) de Andy Muschietti avec Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher

À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s’intégrer se sont regroupés au sein du « Club des Ratés ». Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l’école. Ils ont aussi en commun d’avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu’ils appellent « Ça »…

Chronique : Andy Muschietti livre une adaptation de haute volée avec cette adaptation Terrifiante et Angoissant du plus célèbre roman de Stephen King qui est un mixage parfait entre Shining et Stranger Things. Pour commencer la réalisation est innovante et parfaitement mis en valeur sur certaines séquences dont l’ambiance oppressante du roman est parfaitement retranscrite avec une ambiance des années 80 dignes des goonies et autres films de cette époque et qui est accompagnée d’une BO de qualité signée par Benjamin Wallfisch qui livre des partitions musicales glaçantes et frissonnantes qui correspond parfaitement à l’univers du long métrage. Ensuite le scénario est quant à lui Captivant tout en parvenant à moderniser d’une façon astucieuse le récit de Stephen King dont le rythme est mené tambour battant pendant 2h15 sans interruption, ajouter à cela une tension permanente qui arrive brillamment à mettre nos nerfs à rude épreuve en passant par des Séquences de frayeur particulièrement stressante et émotionnellement fortes tout en n’oubliant pas d’y inclure une bonne dose d’humour et D’émotion dans cette ambiance glauque et inquiétante. Enfin le casting est prestigieux avec en tête l’acteur Bill Skarsgård qui incarne à la perfection le rôle emblématique de Pennywise le clown terrifiant qui nous fait froid dans le dos à chacune de ses apparitions et qui entre au panthéon des meilleurs méchants de cinéma de cette décennie, autour de notre intrigant clown on retrouve d’immenses acteurs pleins potentiels qui campent avec panache la fameuse Bandes des losers dont on parvient à énormément à s’attacher cette bande de copains persécutée par Pennywise dont on peut saluer les performances impeccables et respectives de Jaeden Lieberher, Sophia Lillis, Finn Wolfhard, Jack Dylan Grazer, Jeremy Ray Taylor,Wyatt Olef et Chosen Jacobs qui parviennent à donner vie à ces personnages attachants.  En conclusion, Ca est une véritable perle en matière de cinéma d’épouvante qui parvient à apporter une certaine nostalgie au cinéma des années 80 qui montre au passage tout le génie d’un metteur en scène plein de talent en la personne d’Andy Muschietti qui signe une adaptation plus contemporaine mais également une œuvre à la fois Terrifiant, Haletant, Drôle, Émouvant et Saisissant qui entre déjà au panthéon des meilleurs films d’Horreur des années 2010 dont les inconditionnels du Roman et des œuvres de Stephen King ne seront certainement pas déçus par ce petit bijou horrifique dont on trépigne avec impatience de découvrir la deuxième et dernière partie qui s’annonce grandiose.

Note : 9,5/10

71j7Z9bBa2L._SX522_

Test Blu-ray:

Vidéo :Le film est livré avec un beau transfert et il est présenté dans un rapport d’aspect de 2.40: 1. Dans cette présentation , il y a certainement une mise à niveau notable dans les détails et dans la palette de couleurs de la version Blu-ray. Le film a beaucoup de couleurs très sombres  Que les enfants soient dans un sous-sol sombre et profond, sous un égout, dans un garage rouillé ou dans une salle de bains sombre, le film a une tonne de moments sombres qui sont stylisés avec une lumière très minimale. Cette présentation met certainement l’accent sur ces scènes plus sombres avec de beaux noirs et des verts sombres. En fait, vous pourrez distinguer différentes ombres et coins sombres dans certaines parties de la maison. La scène où Richie entre dans la pièce pleine de tous les clowns à l’air sadique est un parfait exemple de la palette de couleurs plus riche du disque . Il y a beaucoup plus de nuances de verts, de bleus et de rouges dans cette pièce sombre . Même les différentes conditions d’éclairage qui mettent en valeur la couleur jaune dans les scènes sombres sont plus réalistes. Le détail est ici à un niveau plus élevé avec zéro trouble ou points faibles. Les niveaux de noir sont très profonds et les tons chair sont naturels dans toutes les conditions d’éclairage. Il n’y a aucune preuve de bruit ou de bandes à proprement parler, laissant cette présentation vidéo  avec de bonnes notes.

Audio:  Quel mélange audio fantastique et effrayant ce film évoque. Le spectateur va avoir des frissons au fur et à mesure que le film progresse, à cause des effets sonores et du score. C’est une bande-son totalement immersive et parfois vous souhaiteriez que ce ne soit pas … c’est si bon. Les choses commencent bien avec un orage puissant où il semble qu’il pleut littéralement à l’intérieur de votre salle de visionnage. Les haut-parleurs envoient les gouttes de pluie, le tonnerre et les coups de foudre avec une grande directionnalité Bien sûr, quand Pennywise apparaît dans l’égout, vous pouvez entendre la réverbération naturelle qu’il apporte, comme lorsque le Losers Club voyage dans les tunnels d’égouts. La partition de Benjamin Wallfisch a cette sonorité effrayante qui persiste ; nous avons de la musique excellente, des années 80, qui convient à toutes les scènes et qui nous fait rire autant qu’elle nous fait peur. Le dialogue est toujours clair et facile à suivre. Il n’y a pas de pops, de craquements, de sifflement ou de stridences dans cette excellente présentation audio.

Bonus :

« Grippe-Sou est de retour ! » : la préparation de Bill Skarsgård pour son rôle de Grippe-Sou! (HD, 17 Mins.) – Un excellent regard sur la façon dont Bill a pris le rôle emblématique de Pennywise. Il s’avère qu’il a fait une tonne de ses propres cascades et mouvements oculaires, et a été maquillé. En outre, tous les enfants du film n’ont pas vu, ni conversé avec Bill ou le personnage de Pennywise jusqu’à ce que tous aient eu leur première scène avec lui, et ont obtenu leurs réactions initiales sur le film. Les acteurs et l’équipe parlent de travailler avec lui et comme c’était amusant et effrayant sur le plateau. Dans les coulisses, des images, du maquillage et des costumes sont tous évoqués ici. Un super extra à coup sûr.

« Le club des losers » : le quotidien des jeunes acteurs sur le tournage (HD, 16 Mins.) – Un autre excellent regard sur le lien que tous les enfants du film ont formé au cours de la production du film. La distribution et le réalisateur donnent des interviews sur certaines scènes qui étaient difficiles, y compris des pleurs et des rires dans certaines scènes. Il y a des tonnes de vidéos sur le tournage de tous les enfants qui font des bêtises et font leur travail. On dirait qu’ils ont passé un excellent moment à filmer.

« La maître de la peur »: entretien avec Stephen King sur les origines de Ça (HD, 14 minutes) – L’homme lui-même Stephen King parle de l’écriture de son célèbre livre, comment il est venu avec l’histoire, les histoires vraies qui l’ont inspiré, les personnages, et plus encore. C’est une super interview avec des extraits du film intercalés entre les deux.

Scènes supprimées (HD, 16 Mins.) – Il y a plusieurs scènes supprimées, alternées et étendues ici, qui méritent d’être regardées. Les faits saillants incluent la relation abusive avec Bowers et son père et la scène étendue de Bar-Mitzvah. Peut-être la meilleure chose à propos des extras est la première inclusion ici, qui est un bêtisier de la première scène. Georgie prend simplement le bateau en papier de Pennywise facilement, et se lève et laisse en vie – laissant Pennywise à maudire.

 

  • Acteurs : Bill Skarsgard, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard
  • Réalisateurs : Andy Muschietti
  • Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Warner Home Video
  • Date de sortie du DVD : 24 janvier 2018
  • Durée : 134 minutes

81PRBF0TPPL._SY445_

 

 

 

Test DVD : Heartbeats (7 février 2018) de Duane Adler avec Krystal Ellsworth, Amitash Pradhan

Kelli, jeune californienne n’a qu’une raison de vivre : la danse. Elle va à l’encontre de tout et de tous pour vivre sa passion. Alors qu’elle et son crew doivent préparer une chorégraphie pour une compétition qui pourrait changer leur vie, Kelli doit s’absenter une semaine pour un mariage… en Inde. Durant ce voyage, elle fait la rencontre de Aseem qui l’initie à un tout nouveau style de danse. Elle tombe dès lors amoureuse des deux…

Chronique : Ce n’est pas le film de l’année mais pour le spectateur qui cherche un film de danse et une histoire d’amour ce film est vraiment sympathique. Ce film a tout, le pays coloré de l’Inde avec les couleurs et le style de la culture. Drame, Romance, Comédie… et Musique & Danse. Bien que vous verrez Bollywood, vous verrez aussi à quel point il est difficile d’être dans un pays que vous ne connaissez pas. Ce film vous permettra de vous plonger dans un monde d’acceptation et de compréhension ainsi que d’apprécier chaque moment de la vie!  La danse est plus intéressante dans ce film que dans d’autres films de danse et le personnage principal est à un mariage indien et elle apprend la danse traditionnelle indienne qui est visuellement magnifique. Un très bon divertissement.

1091798.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

TEST DVD :

Image : L’image est portée par un master sans défaut, du fait de son origine numérique. Parfaitement envoutante, l’image nous plonge dans des couleurs éclatantes de l’inde, en adéquation avec les intentions de l’auteur.

Son : Le dvd nous propose une pistes 5.1 qui spatialisent magnifiquement le film pour nous projeter dans la musique du film, dont les effets fulgurants  nous projettent en un instant dans cette danse indienne.

 

  • Acteurs : Daphne Zuniga, Paul McGillion, Justin Chon, Krystal Ellsworth, Vidya Malvade
  • Réalisateurs : Duane Adler
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (DTS 5.1), Anglais (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 7 février 2018
  • Durée : 90 minutes

91KoOyyM7kL._SY445_.jpg

 

 

Test dvd : GOLEM, le tueur de Londres (23 janvier 2018) de Juan Carlos Medina avec Olivia Cooke, Bill Nighy

Londres, 1880. Une série de meurtres secouent le quartier malfamé de Limehouse. Selon la rumeur, ces crimes ne peuvent avoir été perpétrés que par le Golem, une créature des légendes hébraïques d’Europe centrale. Scotland Yard envoie Kildare, l’un de ses meilleurs détectives, pour tenter de résoudre l’affaire

Chronique :Ne connaissant pas l’œuvre originale de Peter Ackroyd seulement le travail de Jane Goldman qui n’est pas à sa première adaptation (« The Woman in Black » et « Miss Peregrine » entre autres) est réussi avec un scénario riche et bien ficelé qui ne laisse rien au hasard. Ce second film de Juan Carlos Medina après l’original « Insensibles » comprend quelques longueurs seulement, il est assez immersif grâce à une mise en scène soignée et élégante, une très bonne reproduction d’époque puis surtout il peut s’appuyer sur une histoire très solide bien que complexe pour nous tenir en haleine jusqu’au bout. Complexe parce qu’il est beaucoup question de faux-semblants et de secrets donc on ne sait pas immédiatement de quoi il en est et à qui se fier. On suit à la fois l’enquête sur ces meurtres et l’histoire de Lizzie, les deux étant liées. Loin d’être un simple thriller et encore moins un thriller horrifique d’ailleurs, le film dresse surtout le portrait d’une femme étonnante qui s’est faite toute seule. Des flashbacks, des secrets, des révélations, l’histoire est riche en détail à l’image des personnages qui sont bien écrits et très bien développés ce qui est un gros plus. Tellement d’ailleurs que l’identité du tueur passe presque au second plan et finit par être la cerise sur le gâteau, c’est un vrai bon film porté par un casting impeccable.

Note : 9/10

91ddO5244qL._SX522_.jpg

Test DVD :

Image : L’image est portée par un master sans défaut, du fait de son origine numérique. Parfaitement envoutante, l’image nous plonge dans des couleurs éclatantes au caractère dur, en adéquation avec les intentions de l’auteur.

Son : Le dvd nous propose une pistes 5.1 qui spatialisent magnifiquement le film pour nous projeter dans un vrai cauchemar, dont les effets fulgurants  nous projettent en un instant dans l’horreur de cette histoire

Bonus : Un bon making of qui nous présente la fabrication du film et un superbe
entretiens avec l’acteur Bill Nighy et le réalisateur Juan Carlos Medina

 

  • Acteurs : Olivia Cooke, Bill Nighy, Douglas Booth, Daniel Mays, Sam Reid
  • Réalisateurs : Juan Carlos Medina
  • Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Condor Entertainment
  • Date de sortie du DVD : 23 janvier 2018
  • Durée : 105 minutes

61+S2vk-tHL._SY445_

 

Brigsby Bear ( 15 janvier 2018) de Dave McCary avec Kyle Mooney, Mark Hamill

« Brigsby Bear » est une comédie dramatique coécrite par Kyle Mooney qui tient également le premier rôle. Il incarne James, un homme d’une trentaine d’années qui est renfermé sur lui-même et qui ne s’intéresse qu’à son émission favorite « Brigsby Bear ». Seulement, à la suite d’un rebondissement qui entraîne une grosse révélation, il est obligé bien malgré lui de s’ouvrir au monde… C’est difficile de parler de l’histoire à cause de cet événement qui intervient très tôt et qui chamboule tout le reste. Malgré tout, on peut dire que si le thème abordé est commun, le traitement l’est beaucoup moins puisque l’histoire ne se focalise pas plus que ça sur la situation délicate et les problèmes liés à la nouvelle vie de James, mais plutôt sur le projet de sa vie qu’il veut mener à terme. C’est un film très original avec un univers plutôt absurde et léger. Tout est un peu à l’image de ce personnage attachant, c’est-à-dire un peu naïf et décalé, mais surtout, c’est un film qui est attendrissant, amusant, triste et surtout bienveillant, car vu le sujet abordé et le monde d’aujourd’hui, on se doute que dans la vraie vie tout n’aurait pas été aussi rose même si vers la fin, on le ramène un peu à la réalité. Au début, On a un peu de mal avec la direction qu’a prise l’histoire, car on s’attend à autre chose qu’une sorte de making-of d’un film, mais cela offre quelques bons moments avec des personnages tous attachants. Au final, Un bon et joli premier film qui dégage beaucoup d’innocence et de bienveillance ce qui ne peut pas faire de mal.

Note : 9/10

268084.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

1705207.png-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Mother! (23 janvier 2018) de Darren Aronofsky avec Jennifer Lawrence, Javier Bardem

Un couple voit sa relation remise en question par l’arrivée d’invités imprévus, perturbant leur tranquillité.

Chronique : Mother! » n’est pas un film à prendre à la légère. Il ne faut pas le regarder en s’imaginant tout comprendre dès le premier visionnage à la recherche d’efficacité, de frissons, de jeu d’acteur poignants et d’un scénario recherché. En fin de compte, la dernière réalisation de Darren Aronofsky y correspond tout à fait mais il faut juste laisser le temps à notre esprit de digérer et d’assimiler ce monstre cinématographique. En ce sens, « Mother! » est un chef-d’oeuvre et ceux qui le considèrent comme le pire film de l’année ont tout simplement penser trouver la même efficacité qu’un Blockbuster américain classique avec des super-héros qui sauvent le monde ou des zombies qui envahissent la Terre. Ne les prenez pas en compte, ils n’ont tout simplement pas fait l’effort de comprendre. Ce film marque et laisse une trace indélébile et je suis tout à fait d’accord avec le fait que ce film provoque nos habitudes de cinéma et ne peut pas laisser indifférent. C’est un film qui divise. Il utilise une métaphore dans un cadre commun pour parler d’un sujet bien plus universel et puissant et en cela on ne peut que reconnaitre la patte torturée du réalisateur en repensant à ses précédents films comme « Requiem for a Dream » ou « Black Swan ». Ce couple qui semble vivre une relation épanouissante dans leur nouvelle maison en pleine campagne est bousculée par l’arrivée de deux inconnus qui investissent les lieux comme s’ils étaient chez eux. L’ambiguïté et le mystère semblent être les maitres mots de cette partie. L’atmosphère est pesante, voire étouffante avec ces prises de vue très serrées sur les visages des acteurs, en particulier celui de Jennifer Lawrence, qui, comme nous, est dans l’incompréhension et la surprise face à un tel comportement. Si on regarde cette partie au premier degrés, on pourrait penser à des vieux films d’horreur comme « Rosemary Baby » ou encore « Amityville : la maison de l’horreur », et forcément on risque d’être déçu car cette partie laisse place à une seconde beaucoup plus étonnante mais très différente. Toujours sous le joug de la métaphore, elle se montre plus violente, hétérogène et incohérente. Je l’ai personnellement trouvé terrifiante. Le Temps n’a plus de valeur, les relations humaines non plus. Cette maison qui semblait être un paradis se transforme en Enfer où l’Homme prend possession des lieux. Derrière ce huis-clos magistral se cache un portrait cruel de notre société actuelle qui nous oblige à repenser notre place sur Terre ainsi que notre existence même et en cela, je trouve que le réalisateur signe un coup de maitre ! Tout est référencé et aucun élément n’est laissé au hasard : on réfléchit alors à la valeur et au sens de nos Ecritures Saintes, plus particulièrement la Genèse et l’Apocalypse, à l’extrémisme du culte, et tout simplement à la nature humaine qui est dépeinte comme égoïste et pourrie de l’intérieur. L’explication n’est pas spontanée, loin de là. Le film est interprété par des acteurs incroyables qui arrivent très vite à rendre les situations irritantes et insupportables. Jennifer Lawrence délivre une performance tout en retenue mais très sensible et on ne comprend qu’après toute la subtilité avec laquelle elle a du jongler. Son rôle est d’une complexité incroyable. Javier Bardem, lui, est très troublant : on ne sait s’il appartient à la même race humaine et son rôle reste pour moi un grand mystère. Ed Harris et Michelle Pfeiffer sont glaçant tout en étant très avenants. La signification de leur rôle et la traduction dans un cadre domestique est une vraie réussite. En tout les cas, ce film est une expérience cinématographique et ce tourbillon final dans l’horreur humaine ne rendent « Mother! » que plus magnifique et intriguant et c’est sans doute le meilleur film de l’année.

Note : 9,5/13750505.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Test DVD:

IMAGE :Habitué au travail sur pellicule, Darren Aronofsky ne change pas cet aspect de son travail en revenant même au 16mm pour les besoins de Mother ! après un Black Swan à la texture granuleuse extrêmement affirmée et malaisante. Plus discrète dans sa globalité, cette spécification esthétique se retrouve donc dans cette dernière œuvre, avec les conséquences qu’elle occasionne. La perte de définition est évidente , mais cela est largement compensé par la personnalité de cette image imparfaite et malsaine.

SON :Devant le travail sonore étourdissant de Mother ! a fort à faire pour retranscrire le mixage qui n’a pas fait les choses à moitié puisqu’elle propose une VO qui va saisir le spectateur jusqu’aux tripes sur certaines scènes comme le brisage de cou . La VF en  5.1 réserve également un joli traitement à ce mixage si sensoriel, même si sa puissance est moindre.

BONUS: Seulement deux modules, mais l’un en tant que making-of de 30 minutes du film et l’autre comme « longue » et passionnante featurette sur la création des maquillages et autres prothèses old school jalonnant le film. On regrettera que le making-of n’apporte pas vraiment de savoirs significatifs lors du tournage en lui-même, mais il n’est clairement pas avare d’images, de la pré-production très longue et intime du film à sa production, où chaque grande scène du film a le droit à son moment à l’écran de ce behind the scenes généreux.

 

  • Acteurs : Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris, Michelle Pfeiffer, Brian Gleeson
  • Réalisateurs : Darren Aronofsky
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Italien, Espagnol, Danois, Anglais, Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 23 janvier 2018
  • Durée : 116 minutes

91KBPjqPT+L._SY445_

 

 

Test DVD : L’un dans l’autre (23 janvier 2018) de Bruno Chiche avec Louise Bourgoin, Stéphane De Groodt

Deux couples, Pierre et Aimée, et Eric et Pénélope, partagent tous les quatre plusieurs années d’amitié sans nuage. Seul souci, Pénélope et Pierre sont devenus amants… La situation devenant intenable, ils décident de rompre. Mais après une ultime nuit d’amour passionnée, le sort leur joue un tour : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l’autre ! Pour protéger leur secret, ils se retrouvent chacun à devoir vivre la vie de l’autre. C’est le début des complications…

Chronique : L’un dans l’autre », une expression anodine qui aura par contre tout son sens ici… À partir d’un postulat intéressant, inverser l’enveloppe charnelle de ces deux amants au sein de deux couples d’amis, avait de quoi intriguer ! On imagine déjà les situations, et la période d’adaptation pour ces deux « arroseurs-arrosés » qui risque de surprendre les premiers intéressés, c’est à dire les conjoints respectifs, les collègues et les spectateurs qui eux ont les codes en main pour comprendre et s’en amuser… À ce niveau, il y a du bon et du moins bon, car le réalisateur Bruno Chiche, pour aller jusqu’au bout de ce processus original, dresse un catalogue de situations bien sûr inévitables pour lesquelles certaines sont fort drôles, tandis que d’autres auraient mérité franchement un traitement plus subtil ! À ce jeu c’est sans aucun doute Stéphane De Groodt qui tire le mieux son épingle du jeu, laissant transpirer sa part de féminité dans un comportement tout à fait hésitant entre les deux sexes. En effet, beaucoup de gestes, de petits détails dans ses attitudes trahissent ceux de la femme, comme d’emblée cette façon de tenir son attaché-case au poignet, ou cette position des doigts sur le visage ! Tandis que Louise Bourgoin semble avoir plus de difficultés à être dans la peau de l’homme, ses mimiques et sa tenue sont bien plus forcées, plus lourdes, et de fait, ce qui la concerne passe beaucoup moins bien, les gags de son côté étant bien plus appuyés, décrits sans finesse. La vie de ces deux couples est donc évidemment bien perturbée et certains moments sont franchement bien trouvés quant aux dialogues et aux expressions qui émanent de ce méli-mélo explosif ! Les deux conjoints qui eux restent ce qu’ils sont et heureusement pour eux , Pierre-François Martin-Laval et Laure Atika ont en fait des rôles bien intéressants par leur réactions personnelles totalement aux antipodes, ce qui est ici observé avec pas mal de tact… On fait fi évidemment et plusieurs fois de sacrées incohérences, mais c’est vrai que ça fait partie également de la comédie ! Il y avait donc là une très bonne idée qui n’aura pas été exploitée avec toute la sensibilité méritée, afin de devenir une excellente réalisation. Bruno Chiche s’est juste attaché à montrer un peu trop rapidement des clichés basiques de l’homme et de la femme dans l’aspect physique, en oubliant un peu les retombées plus psychologiques, ce qui aurait permis d’entrer dans une problématique plus délicate et d’exploiter d’autres pistes… Il n’en reste pas moins que le pire est largement évité et que le divertissement attendu opère, mais juste un peu moins que ce qui était attendu !

Note : 8/10

418604.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Test DVD :

Image : L’image est portée par un master sans défaut, du fait de son origine numérique. Parfaitement envoutante, l’image nous plonge dans des couleurs éclatantes au caractère douce, en adéquation avec les intentions de l’auteur.

Son : Le dvd nous propose une pistes 5.1 qui spatialisent magnifiquement le film pour nous projeter dans un rêve cotonneux, dont les effets fulgurants  nous projettent en un instant dans le bonheur de cette comédie.

Bonus : Des Scènes coupées et commentées par Bruno Chiche bien sympathique et un bon bêtisier ainsi qu’une  Avant-Première à Angoulême et Interview croisée. Des bonus bien fait afin de prolonger la comédie.

 

  • Acteurs : Stéphane De Groodt, Louise Bourgoin, Aure Atika, Pierre-François Martin-Laval, Anne Benoit
  • Réalisateurs : Bruno Chiche
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 23 janvier 2018
  • Durée : 82 minutes

611RO4DeWXL._SY445_

 

Test DVD : BARRY SEAL : AMERICAN TRAFFIC (16 janvier 2018) de Doug Liman avec Tom Cruise, Sarah Wright

L’histoire vraie de Barry Seal, un ancien pilote de la twa, arnaqueur dans l’âme, recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l’une des plus grosses opérations secrètes de l’histoire des Etats-Unis. Il profitera de l’occasion pour diversifier ses activités en tant que passeur de drogue pour le cartel de Medellín et servira en même temps les intérêts de la DEA…

Chronique : « Barry Seal : American Traffic » est un film à l’image de son héros, fantasque, drôle, impertinent et même hallucinant !!! C’est comme si la personnalité de ce phénomène nommé Barry, s’imprimait dans le grain de la pellicule pour déteindre totalement sur l’esprit de cette folle histoire ! Car à la manière dont ces faits réels nous sont contés, on ne peut qu’écarquiller nos yeux et nos oreilles pour croire et assimiler ce qui nous est montré à l’écran ! En effet, il va falloir s’accrocher au parcours ubuesque de ce pilote débauché par la CIA pour bifurquer vers d’autres horizons imprévus et totalement différents ! Le spectateur va aimer ce régaler du procédé façon théâtre qui consiste à faire parler le héros en voix off via ses fameuses cassettes VHS dont l’existence nous est expliquée « in fine » ! Quel personnage, quelle tête brûlée ! Enthousiaste, téméraire, fonceur, ce Barry à travers son vécu exceptionnel, vont nous faire passer deux heures dignes d’une expérience insensée que l’on aura même du mal à croire et à imaginer !  L’enchaînement des épisodes de sa vie ne sont que des véritables coups de théâtre dont le nombre vaudra bien celui des liasses de dollars qui coulent à flot jusqu’à ne plus savoir qu’en faire !… Le tout est en plus servi avec un rythme d’enfer, un superbe humour décalé par rapport à la gravité des événements historiques d’ailleurs fort édifiants, instructifs et intéressants ! Il est même rare d’apprendre ou de redécouvrir des faits marquants d’une façon si originale… Tom Cruise nous fait donc ici un véritable show, une vraie performance où l’acteur prouve ses talents et sa forme olympienne, alors que la mise en scène s’amuse et nous amuse avec quelques gags et bricolages plus drôles les uns que les autres… Et pour conclure, il faut bien avouer que Doug Liman nous a concocté là une réalisation étonnante, passionnante à suivre, et même jubilatoire dans son ensemble !

Note : 9/10

61RLPwufd8L._SX522_

TEST DVD :

Image : Avec un contraste étonnant entre l’ancrage dans le réel de la photographie (style documentaire) et le surdosage des couleurs lié au traitement comique, le rendu global de Barry Seal – American Traffic s’avère très satisfaisant, collant notamment parfaitement au côté outrancier que le film revendique. Un rendu joliment renforcé ici par une colorimétrie extrêmement précise en termes de définition.

Son: Du côté des pistes audio, la VO s’illustre en  Master Audio 5.1, tandis que la VF doit se contenter d’un encodage DTS Digital Surround 5.1. Les deux parviennent à tirer leur épingle du jeu mais la VO est tout de même à privilégier pour pouvoir profiter pleinement de toute la profondeur et la densité sonore du long-métrage, en particulier lors des séquences dans les airs.

Bonus : Au-delà des scènes coupées, on appréciera ainsi tout particulièrement les informations délivrées sur le vrai Barry Seal ou la conversation entre Tom Cruise et Doug Liman. Rien d’exceptionnels, bien sûr, mais suffisamment tout de même que pour prolonger un tant soit peu l’expérience de visionnage.

 

  • Acteurs : Tom Cruise, Sarah Wright, Domhnall Gleeson, E. Roger Mitchell, Jesse Plemons
  • Réalisateurs : Doug Liman
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français, Allemand, Suédois, Finnois, Italien, Turc, Islandais, Danois, Arabe, Hindi, Norvégien
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 16 janvier 2018
  • Durée : 110 minutes

index

 

 

Test Blu-Ray : Dunkerque (18 décembre 2017) de Christopher Nolan avec Fionn Whitehead, Mark Rylance

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

Chronique : « Dunkerque » ou l’immersion totale dans un cauchemar sans nom ! Christopher Nolan nous plonge dans l’indescriptible, dans l’enfer de ces soldats anglais dont l’espoir de revoir leur pays est sans cesse remis en question, voire impossible ! Tout le film ne vise qu’à se fondre dans l’esprit de ces hommes prêts à tout pour survivre, pour rebondir et pour se dépasser jusqu’à la folie, jusqu’à la mort… Incroyable, déroutant, insoutenable, c’est ce que chaque visage, chaque regard nous renvoie sans cesse et sans cesse. On lit dans les yeux de tous ces jeunes hommes la peur à l’état brut, la peur de chaque instant, celle de se trouver pile sur la ligne de tir ou juste au niveau de l’impact de la bombe ! Difficile d’être plus clair ou explicite tant cette plongée dans l’horreur dépasse totalement ce que l’on peut croire ou même imaginer ! On frémit, on tremble, on est saisi d’effroi à chaque image, à chaque instant… Nul besoin d’histoires ou de paroles qui du reste seraient inutiles, car l’essentiel est là en crevant l’écran ! Toute la tension est fantastiquement montrée et décuplée par des images terribles et sublimes dont la bande son puissante et phénoménale, ne fait qu’intensifier leur force pour nous atteindre en plein cœur, comme pour mieux marquer ces silences, tous aussi oppressants ! L’idée de privilégier différents repères de temps, ainsi que différents angles humains en parallèle, nous amène à vivre cette opération Dynamo différemment et surtout de plus en plus intensément au fur et à mesure que l’espoir s’amenuise. On ne peut alors que s’identifier à chaque personnage quelle que soit sa position, sa situation dans cet échappatoire insensé et dont l’issue est digne d’un véritable miracle ! Christopher Nolan s’est ainsi focalisé avec audace et pertinence sur l’aspect du sentiment de survie en pleine débâcle et à ce niveau-là, c’est on ne peut plus limpide et effrayant tant le rendu est impressionnant ! Rarement, la vision de la guerre n’aura été perçue de façon aussi dépouillée et exacerbée ! L’âme humaine semble avoir été étudiée et percée au scalpel, ce que chaque petite histoire ou chaque personnage dans son cheminement illustre parfaitement… Un travail sans doute tronqué, mais tellement fort et émouvant, pour un rendu difficile, et en même temps grandiose sur les affres de la guerre et ses conséquences. D’autant plus que les images saisissantes que Nolan nous offre sont renforcées par la BO, certes pas mémorables, mais efficaces de Hans Zimmer. De manière générale, le travail sur le son s’avère d’ailleurs particulièrement admirable, chaque cri, détonation ou coup de feu participant à l’immersion dans le film. Enfin, même si les acteurs ont peu d’épaisseur dramatique à faire valoir, ils se révèlent tout de même extrêmement convaincants, de Mark Rylance à Fionn Whitehead, en passant par Cillian Murphy, Tom Hardy ou encore Kenneth Branagh.Unique et bouleversant au point d’en ressortir secoué et laminé !

Note : 9,5/10

51l1CL-UvML._SX522_

Test Blu-Ray :

Vidéo : Déjà impressionnant en salle, Dunkerque l’est tout autant en vidéo. Véritable démonstration de force d’un point de vue technique, le long-métrage profite d’une belle édition pour exprimer à l’écran toutes ses qualités où l’image nous éclabousse littéralement par sa précision et sa netteté. De l’usure des costumes des soldats à la texture des matériaux des navires, en passant par la saleté des corps et des machines, le rendu visuel propose un niveau de détail absolument dantesque. Un rendu qui confine véritablement à la perfection avec le superbe étalonnage des couleurs, une technologie qui délivre, comme à son habitude, des images beaucoup plus lumineuses, naturelles et éclatantes.

Audio: Côté audio, composante extrêmement importante du long-métrage, le disque propose une piste DTS-HD Master 5.1 qui est assez remarquable. Immersive comme jamais, la piste offre en effet une amplitude incroyable et une précision de tous les instants, tant lors des déflagrations tonitruantes des avions allemands que des envolées massives de la composition de Hans Zimmer. De plus, VO comme VF bénéficient du même encodage HD, un bon point pour les amateurs de VF, habituellement délaissés.

Bonus :L e troisième disque du coffret propose près de 2 heures de bonus, divisés en 4 grands modules : une introduction, un segment sur la terre, un segment sur l’air, un segment sur la mer et une conclusion. Relativement complets, ceux-ci se révèlent notamment généreux en secrets de fabrication. De quoi ainsi découvrir comment Christopher Nolan a « réellement » tourné certaines séquences clés.

 

  • Acteurs : Harry Styles, Tom Hardy, Mark Rylance, Fionn Whitehead, Barry Keoghan
  • Réalisateurs : Christopher Nolan
  • Format : Couleur, Cinémascope
  • Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.20:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie du DVD : 18 décembre 2017
  • Durée : 106 minutes

71Xz8dSLW4L._SY445_.jpg

 

Test DVD : Bonne pomme (2 janvier 2017) de Florence Quentin avec Gérard Depardieu, Catherine Deneuve

Gérard en marre d’être pris pour une bonne pomme par sa belle famille. Il quitte tout et part reprendre un garage dans un village niché au fin fond du Gâtinais… En face du garage, il y a une ravissante auberge, tenue par Barbara: une femme magnifique, déconcertante, mystérieuse, imprévisible. Leur rencontre fera des étincelles…

Chronique : « Bonne Pomme » n’a rien de bouleversant… Mais sous ses allures de film d’un autre temps, cette comédie bon enfant émane de cette histoire de garagiste pourtant pas si innocent, mais trop gentil sur les bords, une forme de tendresse et de naïveté qui sied bien au personnage de Depardieu, généreux par sa présence physique et son état d’esprit à vouloir toujours tout arranger. Compréhensif, gentil, tolérant, c’est tout Depardieu qui n’a de cesse d’être aimable jusqu’à n’en plus pouvoir et rechercher enfin une indépendance et un isolement indispensables à sa survie ! Sa nouvelle vie lui réservera bien des surprises, dont la rencontre avec la dilettante Barbara ne correspondra sans doute pas à ce qu’il espérait. Le duo Deneuve/Depardieu sans apporter d’étincelles, nous réservera de bons moments, assez amusants et bien révélateurs de la façon d’agir et de se comporter de chacun… Catherine Deneuve excelle dans ce rôle de profiteuse, genre de cigale tranquille comme elle l’était déjà dans « Sage-femme » ! Évaporée, insouciante mais calculatrice dans tous les sens du terme, elle est franchement impayable. Les seconds rôles aussi farfelus et un peu dans l’excès sans doute, ne feront par leurs histoires aussi compliquées que celle de nos deux héros, qu’assaisonner davantage le tout pour rendre cette comédie plutôt rocambolesque sur les bords. Si bien que cette réalisation sans prétention de Florence Quentin, dégage une bonhommie et une certaine fraîcheur qu’il est quelquefois bon de retrouver ! Une bonne pomme non sans défauts, à croquer comme elle vient, tout naturellement !

Note : 8,5/10

029803.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Test DVD :

Image : L’image est portée par un master sans défaut, du fait de son origine numérique. Parfaitement envoutante, l’image nous plonge dans des couleurs éclatantes au caractère douce, en adéquation avec les intentions de l’auteur.

Son : Le dvd nous propose une pistes 5.1 qui spatialisent magnifiquement le film pour nous projeter dans un rêve cotonneux, dont les effets fulgurants  nous projettent en un instant dans le bonheur de cette comédie.

Bonus : Un superbe Making Of nous offre l’envers du décors.

 

  • Acteurs : Gérard Depardieu, Catherine Deneuve, Chantal Ladesou, Guillaume de Tonquédec, Françoise Lépine
  • Réalisateurs : Florence Quentin
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : ARP Sélection
  • Date de sortie du DVD : 2 janvier 2018
  • Durée : 97 minutes

61uwghn1DdL._SY445_