Mon carnet de deals avec moi-même: de Julie Crouzillac

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Et si vous passiez un deal avec vous-même ?

Avec Mon carnet de deals avec moi-même, Julie Crouzillac propose un ouvrage à mi-chemin entre le guide de développement personnel et le carnet d’exploration introspective.

Le point de départ est clair : se replacer au centre de ses propres décisions. À travers la métaphore du « deal », l’autrice invite à reconsidérer la manière dont chacun négocie — souvent à son détriment — dans la vie quotidienne, que ce soit dans les relations, le travail ou les choix personnels.

Le livre adopte une approche concrète et participative. Il ne s’agit pas simplement de lire, mais d’écrire, de tester, d’expérimenter. Pages guidées, exercices, questionnaires : tout est pensé pour accompagner une réflexion active. Le lecteur est invité à identifier ses limites, ses priorités et ce qu’il refuse désormais de sacrifier.

L’un des axes centraux est la notion de « non-négociable ». Quels sont les points sur lesquels on ne souhaite plus céder ? Cette question, simple en apparence, structure le parcours proposé et permet de clarifier ses besoins profonds.

Julie Crouzillac développe un ton accessible, sans jargon, en s’appuyant sur des conseils pratiques et des interventions de spécialistes. L’objectif n’est pas de transformer radicalement la vie du lecteur, mais d’introduire des ajustements progressifs.

Le carnet accorde également une place importante aux routines. Ces habitudes, présentées comme des points d’ancrage, participent à une meilleure gestion du quotidien et à une forme de réassurance personnelle.

L’ouvrage s’adresse principalement à un public en quête d’équilibre, souvent confronté à une surcharge ou à une difficulté à poser des limites.

Mon carnet de deals avec moi-même s’inscrit dans une tendance actuelle de livres interactifs, qui privilégient l’action et l’appropriation personnelle.

Un carnet pratique et accessible, qui invite à se recentrer, à clarifier ses priorités et à reprendre la main sur ses choix.

Éditeur ‏ : ‎ JOUVENCE Date de publication ‏ : ‎ 23 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2889840816 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2889840816

The Coldest Girl in Coldtown : La Cité des vampires de Holly Black

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Personne ne sort de Coldtown.

Avec The Coldest Girl in Coldtown, Holly Black revisite le mythe du vampire dans un cadre contemporain, mêlant dystopie urbaine et récit initiatique.

Le roman s’appuie sur une idée forte : les vampires ne sont plus cachés, ils sont contenus. Les « Coldtowns », zones de quarantaine, deviennent des espaces hybrides où humains et créatures coexistent dans une tension permanente. Fascination, voyeurisme et violence s’y entremêlent, transformant ces lieux en spectacles autant qu’en pièges.

Tana, héroïne du récit, se distingue par son pragmatisme. Confrontée à une possible infection, elle fait un choix radical : entrer volontairement dans Coldtown pour protéger les siens. Ce geste marque le début d’un parcours où survie et identité deviennent indissociables.

Le roman joue sur les codes du genre tout en les détournant. Le vampire n’est plus seulement une figure romantique ou monstrueuse, mais un élément d’un système social et médiatique. La peur cohabite avec l’attrait, créant une ambiguïté constante.

Le personnage de Gavriel incarne cette ambivalence. À la fois mystérieux, dangereux et fragile, il introduit une dimension plus intime dans un univers brutal. Sa relation avec Tana ne suit pas les schémas classiques, renforçant l’originalité du récit.

L’univers développé par Holly Black est dense, structuré par des règles claires — notamment autour du « froid », cette infection qui précède la transformation. Ce cadre donne au roman une cohérence tout en alimentant la tension.

L’écriture privilégie un rythme soutenu, alternant action et exploration des personnages. L’atmosphère, sombre et urbaine, rappelle les codes du gothique moderne.

The Coldest Girl in Coldtown s’impose ainsi comme un roman young adult qui dépasse les clichés pour proposer une vision plus complexe du mythe vampirique.

Un récit immersif et nerveux, où la survie passe autant par la lucidité que par le courage, dans un monde où sortir vivant n’est jamais garanti

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 22 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 512 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700281551 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700281552

Je suis le vent: Une autobiographie de Rachel Poliquin (Auteur), Rachel Wada (Illustrations)

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« Je siffle. Je hurle. Je fais voler ton cerf-volant, ton chapeau, tes papiers… 

Je suis partout et toujours, mais nulle part. Impossible de m’attraper. 

Je suis le vent. Et je suis sauvage. » 

Avec Je suis le vent, Rachel Poliquin et Rachel Wada proposent un ouvrage singulier, à mi-chemin entre album illustré, récit scientifique et fable poétique.

L’originalité du livre tient à son point de vue : celui du vent lui-même. Personnifié, il devient narrateur de sa propre histoire, oscillant entre jeu, menace et puissance. Ce choix donne au texte une dimension immédiate, presque sensorielle. Le vent ne se décrit pas, il se vit.

Le récit explore les multiples facettes de cette force invisible. Tantôt ludique — faisant danser un cerf-volant ou s’engouffrant dans les objets du quotidien —, tantôt destructrice, capable de ravager paysages et habitations, le vent apparaît dans toute sa complexité.

Mais l’ouvrage ne se limite pas à une approche poétique. Il intègre également des éléments de météorologie, expliquant le fonctionnement des courants, leur rôle dans les équilibres naturels et leur influence sur les sociétés humaines. À cela s’ajoutent des références historiques et mythologiques, qui montrent comment le vent a été perçu à travers les cultures.

Les illustrations de Rachel Wada accompagnent cette richesse. Leur style, fluide et évocateur, restitue le mouvement et l’invisible. Les lignes, les couleurs et les textures donnent corps à un élément insaisissable.

Le livre fonctionne ainsi sur plusieurs niveaux de lecture. Les plus jeunes y trouveront une histoire vivante et imagée ; les lecteurs plus âgés, une réflexion sur la place des éléments naturels dans notre monde.

Je suis le vent s’inscrit dans une tendance d’ouvrages hybrides, mêlant savoir et narration pour rendre la science accessible sans la dénaturer.

Un livre poétique et instructif, qui donne voix à l’invisible et invite à regarder autrement une force que l’on croit connaître

Éditeur ‏ : ‎ Editions de l’Isatis Date de publication ‏ : ‎ 17 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 72 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2898432229 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2898432224

Chronique musique — Movie de Sofiane Pamart

Avec Movie, Sofiane Pamart confirme sa place à part dans le paysage musical français : celle d’un pianiste qui ne compose pas seulement des morceaux, mais des images.

Dès les premières notes, l’intention est claire. Le piano n’est pas ici un instrument classique au sens traditionnel, mais un outil narratif. Chaque piste fonctionne comme une scène, une séquence presque visuelle, où les silences comptent autant que les envolées.

L’album s’inscrit dans une esthétique épurée, reconnaissable : motifs répétitifs, mélodies accessibles, montée progressive en intensité. Mais là où Pamart se distingue, c’est dans sa capacité à créer une atmosphère immédiate. On n’écoute pas Movie, on s’y projette.

L’influence du cinéma est assumée. Les compositions évoquent des bandes originales, sans jamais s’attacher à une image précise. Cette liberté permet à l’auditeur de construire son propre film intérieur. Chaque morceau devient un espace ouvert, une invitation à l’imaginaire.

Le son, souvent cristallin, parfois plus dense, joue sur les contrastes. Entre fragilité et puissance, l’album avance sur une ligne fine, évitant l’excès tout en maintenant une tension émotionnelle constante.

Ce qui frappe, c’est aussi la cohérence. Movie ne cherche pas la démonstration technique. Il privilégie une écriture simple mais maîtrisée, qui touche par sa justesse plutôt que par sa complexité.

Dans une époque où la musique instrumentale trouve un nouveau public, notamment via les plateformes et les réseaux, Sofiane Pamart s’impose comme une figure clé de ce renouveau.

Verdict : un album immersif et accessible, qui transforme le piano en écran mental et confirme le talent de conteur musical de Sofiane Pamart.

56 jours de Catherine Ryan Howard

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Le thriller érotique à l’origine de la série diffusée sur Amazon Prime Vidéo dès le 18 février 2026 avec Dove Cameron dans le rôle de Ciara !

Avec 56 jours, Catherine Ryan Howard construit un thriller psychologique sous tension, ancré dans un contexte contemporain immédiatement reconnaissable : celui du premier confinement lié au Covid-19.

Le roman repose sur une structure temporelle fragmentée. Trois lignes se superposent : la rencontre entre Ciara et Oliver, leur installation rapide sous le même toit, et la découverte d’un corps dans l’appartement. Ce jeu de temporalités crée une tension constante, chaque chapitre venant éclairer — ou brouiller — les précédents.

Le point de départ est presque banal : une rencontre dans un supermarché. Mais très vite, le contexte du confinement accélère les choses. Le huis clos s’impose comme une évidence narrative : deux inconnus, enfermés ensemble, sans échappatoire.

Ce dispositif permet à l’autrice d’explorer les mécanismes de la relation. Qui est vraiment l’autre ? Que cache-t-il ? L’intimité forcée devient un terrain propice aux révélations… et aux mensonges.

Le roman joue sur la méfiance. Chaque détail, chaque comportement peut être interprété de différentes manières. Le lecteur, comme les personnages, avance sans certitude.

L’aspect « érotique » reste ici suggéré, intégré à la dynamique de séduction et de rapprochement, sans jamais prendre le pas sur le suspense. Il sert à renforcer l’ambiguïté du lien entre Ciara et Oliver.

Catherine Ryan Howard maîtrise le rythme, alternant moments de tension et révélations progressives. L’intrigue repose sur une construction précise, orientée vers un dévoilement final.

Le cadre de Dublin, presque déserté par le confinement, renforce l’atmosphère. L’extérieur n’offre aucun refuge, accentuant l’effet de huis clos.

56 jours s’impose ainsi comme un thriller contemporain, qui utilise une situation familière pour en révéler le potentiel inquiétant.

Un roman efficace et tendu, où la proximité devient danger, et où l’amour naissant peut cacher une mécanique bien plus sombre.

Éditeur ‏ : ‎ L’Archipel Date de publication ‏ : ‎ 8 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 360 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2809853177 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2809853179

Les disparus d’As Covas de Susana Fortes

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Août 1979, trois enfants disparaissent à As Covas : les frères Cadavid et Blanca Suances, âgés de 12 à 8 ans. Le lendemain, la fillette est retrouvée indemne. Des deux garçons, nulle trace… 25 ans plus tard, quand leurs ossements sont exhumés, Blanca revient en Galice pour tenter de comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là. Un roman d’atmosphère, noir, puissant et singulier.

Avec Les disparus d’As Covas, Susana Fortes signe un roman noir d’atmosphère, où le mystère s’inscrit dans la mémoire d’un lieu autant que dans celle des personnages.

Le récit prend racine en 1979, dans un village de Galice. Trois enfants disparaissent lors d’une fête. Le lendemain, seule Blanca est retrouvée, vivante mais amnésique, loin de là. Les deux garçons restent introuvables. Ce point de départ, brutal et inexpliqué, installe une énigme qui va hanter le roman.

Vingt-cinq ans plus tard, la découverte des ossements relance l’histoire. Blanca revient sur les lieux, accompagnée d’un journaliste. Ce retour constitue le cœur du livre : une enquête, mais aussi une confrontation avec un passé enfoui.

Le roman s’éloigne du thriller classique pour privilégier une approche plus lente, presque introspective. L’enquête progresse par fragments, à l’image de la mémoire de Blanca. Les souvenirs reviennent par bribes, sans jamais former immédiatement un tableau clair.

Le village joue un rôle central. Marqué par l’histoire — notamment les traces laissées par la guerre civile — il apparaît comme un espace de silence et de non-dits. Les habitants, les tensions anciennes, les secrets transmis ou dissimulés participent à l’opacité du récit.

Susana Fortes construit ainsi une atmosphère dense, où le mystère ne tient pas seulement aux faits, mais à l’impossibilité de les reconstituer entièrement. La vérité semble toujours partielle, incertaine.

La dimension personnelle de Blanca renforce cette approche. Son retour est aussi une quête identitaire, liée à son histoire familiale et à ce qu’elle a perdu.

L’écriture, élégante et retenue, privilégie l’ambiance à l’action. Le roman avance par touches, créant un sentiment d’étrangeté et de tension diffuse.

Les disparus d’As Covas s’impose comme un roman noir singulier, qui joue avec les codes du genre pour proposer une expérience plus sensorielle et mémorielle.

Un livre envoûtant, où le passé affleure sans jamais se laisser totalement saisir, et où les silences parlent autant que les faits.

Éditeur ‏ : ‎ L’Archipel Date de publication ‏ : ‎ 12 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 243 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2809850429 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2809850420

Lettre du Japon de Marie Kondo

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Une plongée intime dans l’âme japonaise par Marie Kondo, une véritable lettre d’amour au Japon qui offre une réflexion universelle sur la façon dont les traditions culturelles peuvent enrichir notre vie quotidienne.

Avec Lettre du Japon, Marie Kondo s’éloigne du strict cadre du rangement pour proposer un ouvrage plus personnel, ancré dans ses racines culturelles. Ce livre se présente comme une réflexion intime sur l’influence du Japon dans sa manière de penser, de vivre et d’organiser le quotidien.

L’autrice structure son propos autour de six principes — chérir, maîtriser, considérer, savourer, purifier, harmoniser — qui prolongent et approfondissent l’esprit de la méthode KonMari. Ici, il ne s’agit plus seulement de trier, mais de repenser notre rapport au monde à travers les objets, les gestes et le temps.

Le livre fonctionne comme un voyage sensoriel. Japon y est évoqué à travers ses saisons, ses rituels et ses sensibilités esthétiques. La cérémonie du thé, l’attention portée aux détails ou encore la culture du « kawaii » participent à cette immersion.

Plusieurs concepts clés de la culture japonaise irriguent l’ouvrage. Le mottainai, par exemple, valorise le respect des objets et le refus du gaspillage. L’ikigai, souvent évoqué, renvoie à la quête de sens et à la raison d’être. L’acceptation de l’imperfection, proche de l’esthétique du wabi-sabi, traverse également le texte.

Marie Kondo propose ainsi une réflexion élargie : comment trouver un équilibre dans un monde saturé d’informations et d’objets ? Comment ralentir, observer, apprécier ?

Le ton est apaisé, presque méditatif. Loin d’un guide pratique classique, le livre privilégie l’évocation, l’expérience et l’introspection.

Lettre du Japon s’adresse autant aux lecteurs déjà familiers de son approche qu’à ceux qui s’intéressent à la culture japonaise et à ses philosophies du quotidien.

Un ouvrage délicat et inspirant, qui invite à ralentir, à porter un autre regard sur ce qui nous entoure et à retrouver une forme d’harmonie intérieure.

Éditeur ‏ : ‎ First Date de publication ‏ : ‎ 26 mars 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 288 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2412107327 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2412107324

Des choux et des reines de Katherine Pancol

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Sophie a sauté dans le premier train pour Rouen avec, pour seul bagage, son chien Sherlock.

Avec Des choux et des reines, Katherine Pancol propose un roman centré sur l’émancipation et la reconstruction, porté par une héroïne en rupture.

Le point de départ est immédiat : Sophie fuit. Sans plan, sans bagage, accompagnée seulement de son chien, elle quitte une relation toxique dès qu’une opportunité se présente. Ce geste, impulsif mais vital, donne au récit son énergie initiale.

Rouen devient alors un lieu de transition. Ni point d’arrivée, ni simple décor, la ville incarne un espace où tout est à réinventer. Sophie s’y confronte à elle-même, à ses choix passés et à ce qu’elle souhaite devenir.

Le roman s’inscrit dans une dynamique de reconstruction progressive. Loin d’une transformation instantanée, le parcours de l’héroïne passe par des étapes : rencontres, doutes, tentatives. Katherine Pancol privilégie une approche humaine, attentive aux fragilités.

Le personnage de Sophie est construit sur une tension entre vulnérabilité et volonté. Marquée par une relation d’emprise, elle doit réapprendre à décider, à exister par elle-même. Cette évolution constitue le cœur du récit.

L’écriture, fluide et accessible, s’appuie sur des dialogues vivants et une narration proche des émotions. L’autrice conserve un équilibre entre gravité des thèmes — notamment les relations toxiques — et moments plus légers, parfois teintés d’humour.

Le chien Sherlock, compagnon fidèle, apporte une présence rassurante, presque symbolique, dans ce parcours incertain.

Des choux et des reines s’inscrit dans la continuité de l’œuvre de Katherine Pancol, attentive aux trajectoires féminines et aux chemins de résilience.

Un roman sensible et accessible, qui explore la possibilité de se reconstruire après l’emprise, avec douceur et détermination

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 29 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226512497 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226512499

Le piège de Olivier Bal

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 » Tu n’auras nulle part où te cacher. Je serai là. Partout. « 

Avec Le Piège, Olivier Bal construit un thriller de traque implacable, où le face-à-face entre deux hommes devient un jeu mental aux règles mouvantes.

Le roman repose sur une idée forte : une chasse qui dure depuis dix ans. Harry Miller poursuit Frank Lombardo à travers les États-Unis, mais refuse de le capturer immédiatement. Il le laisse reconstruire une vie, s’ancrer quelque part… avant de tout faire basculer à nouveau. Ce cycle, presque rituel, installe une tension singulière.

Ce qui intrigue, c’est l’intention. Pourquoi prolonger ainsi la traque ? Pourquoi laisser respirer sa proie avant de refermer le piège ? Le roman se nourrit de ces questions, jouant sur l’incertitude des motivations.

La relation entre Miller et Lombardo dépasse la simple opposition. Elle devient une forme de duel psychologique, où chacun existe à travers l’autre. Le chasseur semble dépendre de sa proie autant qu’il la contrôle.

L’arrivée de Leah, enquêtrice extérieure à ce face-à-face, introduit un troisième regard. À travers elle, le lecteur interroge la situation : qui est réellement coupable ? Qui manipule qui ? Sa position, entre observation et implication, renforce le trouble.

Olivier Bal construit son intrigue sur un renversement progressif des perceptions. Les rôles de chasseur et de proie se brouillent, laissant place à une zone grise où les certitudes s’effondrent.

Le rythme est tendu, porté par une alternance de points de vue et une montée en pression constante. Chaque révélation vient reconfigurer l’ensemble, jusqu’à remettre en question la nature même du « piège ».

L’écriture reste efficace, directe, au service d’une mécanique narrative précise.

Le Piège s’impose ainsi comme un thriller psychologique, centré sur l’obsession, la manipulation et la perception.

Un roman sous tension, où la traque devient un miroir déformant, et où la vérité se cache peut-être là où on ne la cherche pas.

Éditeur ‏ : ‎ XO Date de publication ‏ : ‎ 23 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 411 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2374489396 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2374489391

Le Hameau de Niko Tackian

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UN FLEUVE. TROIS VIES. UN SECRET.

Avec Le Hameau, Niko Tackian déploie un thriller à dimension européenne, structuré autour de plusieurs trajectoires qui convergent lentement vers un même point de bascule.

Le roman repose sur une construction chorale. Trois personnages, trois lieux, trois histoires en apparence indépendantes : Paul à Paris, confronté à une lettre venue du passé ; Dmitri en Ukraine, musicien devenu soldat cherchant à fuir la guerre ; Léna à Berlin, engagée dans une quête de vérité après la mort de sa sœur. Chacun avance dans un récit distinct, mais relié par un fil invisible.

Ce fil, c’est le Danube. Le fleuve devient l’axe narratif du roman, traversant les frontières et reliant les destins. Il incarne à la fois la continuité et le déplacement, mais aussi une forme de menace latente. Le récit progresse comme son courant : lent, inévitable, chargé de secrets.

Le « Hameau », lieu central évoqué dès le titre, agit comme un point de convergence. Mystérieux, interdit, il cristallise les enjeux du roman. C’est vers cet espace que les trajectoires tendent, sans que les personnages en mesurent immédiatement les implications.

Niko Tackian installe une atmosphère sombre, marquée par l’errance, la fuite et la mémoire. Les paysages — urbains ou naturels — participent à cette tonalité, renforçant l’impression d’un monde fragmenté.

Le roman explore des thématiques contemporaines : héritage familial, conséquences de la guerre, quête de justice. Ces éléments s’entrelacent dans une intrigue qui privilégie la tension progressive plutôt que l’action immédiate.

L’écriture est tendue, efficace, avec une alternance de points de vue qui maintient le rythme et l’attention. Les révélations sont distillées avec précision, construisant une montée en puissance.

Le Hameau s’inscrit dans la continuité du travail de Tackian, mêlant suspense et atmosphère, avec une attention particulière portée aux trajectoires humaines.

Un thriller dense et immersif, où les destins s’entrecroisent au fil d’un fleuve chargé de secrets, jusqu’à un point de rencontre inévitable.

Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy Date de publication ‏ : ‎ 25 mars 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 400 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2702191614 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702191613