Le Crépuscule des fauves – 2 mars 2021de Marc LEVY


Ce nouveau thriller de Marc Levy est la suite passionnante de l’aventure des 9 héros intrépides et attachants rencontrés dans C’est arrivé la nuit.
9 Robins des Bois d’aujourd’hui, 9 hors la loi qui œuvrent pour le bien au péril de leur vie.
Un roman d’espionnage engagé qui dévoile de manière éblouissante les dérives de notre époque.

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Chronique : Avec ce tome 2 , Marc Levy ose entre dans une histoire au style bien différent là où on ne l’attend pas mais c’est là aussi sa force. Cet auteur considérait pour beaucoup comme le grand vendeur de papier de France avec son comparse Musso prouve qu’il n’est pas que ça et même si le roman à ses défauts il mérite que l’on en parle en bien et je pense que beaucoup vont lui tomber dessus pour de mauvaise raison mais donner lui une chance et vous verrez cela en vaut la chandelle car ce roman est sombre et complexe.

Construit en plusieurs tome ce second livre donne beaucoup de réflexion sur les amitiés et le pouvoir de donner de l’argent, l’inégalité et l’injustice, voire la malveillance et l’intimidation. En lisant un livre, les événements des temps modernes ont surgi, surtout ceux qui sont au pouvoir. On y ajoute des réflexions sur l’argent, le pouvoir, ses conséquences et l’on obtient ce magnifique livre, d’une grande densité, à la sensibilité à fleur de peau qui ne peut que nous transporter, nous ramener à notre propre existence, nous questionner sur nos choix On apprécie le style d’écriture qui coule très bien et c’est un plaisir de lire.

Ces personnages ont tous une double vie, exercent un métier parallèlement à leur « mission ». Ils s’appellent Ekaterina, Matéo, Maya, Diego, Cordelia, Janice, Malik, Vital : ce sont les membres d’un même groupe et tous œuvrent aux quatre coins du monde pour le bien et contre les pourris et les manipulateurs de ce monde
On peut voir la technique se diriger facilement de cette façon, ce n’est pas en dehors du domaine de la crédibilité que cela pourrait devenir réalité dans le futur. L’intrigue est vraiment intrigante et unique et bien qu’il y ait une réalité effrayante la prise différente et on ne s’attend pas vraiment à cette fin. La réalité est choquante de ceux qui détiennent le pouvoir et à quel point ils vont maintenir ce pouvoir est effrayant. Merci Mr Levy pour ce voyage, on veux vite un tome 3.

Éditeur : Robert Laffont/Versilio (2 mars 2021) Langue : Français Broché : 1 pages ISBN-10 : 2221243587 ISBN-13 : 978-2221243589

La Route d’où l’on ne revient pas et autres récits – 10 mars 2021 de Andrzej Sapkowski

L’histoire des parents de Geralt de Riv, la légende revisitée de Tristan et Iseult, l’ombre d’Alice et de son fameux Chat du Cheshire ou encore les sorcières de Salem version Fantasy : découvrez plusieurs récits inédits du père de la célèbre saga du Sorceleur, écrits à différentes périodes de sa vie et abordant des thèmes variés.

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Chronique : Sapkovski est l’auteur de la saga à succès de « the witcher »
C’est un âge d’or pour l’auteur polonais qui, malheureusement, n’apprécie pas toujours les transpositions de ses œuvres et devient antipathique et irrespectueux envers ceux qui manipulent la matière de ses écrits. Je pense qu’il devrait simplement remercier ceux qui font connaître son travail au monde entier. En tout cas, c’est un auteur très talentueux, capable d’immerger le lecteur dans ses histoires. Ce recueil contient une série de nouvelles écrites à différentes époques et de différents genres, allant de la fantaisie, à l’uchronie, à l’horreur et elles sont toutes très belles et engageantes, je n’en ai pas trouvé une seule qui soit décevante : la première se déroule dans le monde du Sorcier, le protagoniste est la mère de la sorcière.
Chaque histoire est introduite par une brève explication sur sa naissance : dans les mots de l’auteur, on peut clairement voir la passion pour son travail, mais en même temps on ne peut s’empêcher de remarquer une certaine arrogance, une auto-célébration de sa capacité créative qui peut être ennuyeuse. Mais la « sève » est faite comme ça, à prendre ou à laisser. Après tout, il sait qu’il est un grand conteur, capable de tisser des histoires originales et d’écrire des personnages crédibles, jamais banals, qui sont accompagnés de dialogues toujours stimulants qui vous font croire que vous êtes là pour assister à un échange de plaisanteries.

Note : 9,5/10

ASIN : B08KHWHWZH Éditeur : Bragelonne (10 mars 2021) Langue : Français Broché : 384 pages ISBN-13 : 979-1028117542

Les Enfants du Graal, T1 : Les Enfants du Graal Broché – 10 mars 2021 de Peter Berling

Forteresse de Montségur, mars 1244. La croisade contre les cathares atteint son apogée lors d’un bûcher funeste, durant lequel des centaines d’hérétiques trouveront la mort.

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Chronique : Il y a des livres pour lesquels vous préférez prendre quelques jours de congé, installer votre chaise de lecture préférée de la meilleure façon possible et ne rien laisser d’autre vous distraire de la lecture ; c’est le cas de ce livre.
Le livre lui-même contient déjà un appendice utile avec des explications, des traductions et des informations de fond, mais le plaisir de la lecture est certainement accru par une base solide de connaissances historiques sur le 13e siècle, les relations politiques et religieuses européennes compliquées de cette époque et la longue liste de personnages (historiques) !

L’histoire est celle du « Grand Plan » d’un certain John Turnbull, qui, à la fin de l’histoire, apparaît un peu comme un homme très respecté, mais aussi vieux et confus.
Le cœur du plan est que deux enfants qui seraient les descendants de Jésus Christ par la lignée des Trencavel, ducs de Carcassonne (Parsifal), devraient apporter une nouvelle paix mondiale, dans laquelle toutes les religions alors existantes peuvent vivre ensemble en paix. Ce n’est pas un plan solide, mais le plan n’est pas vraiment important pour l’histoire.

Les exécuteurs du Grand Plan sont des partisans de l’empereur du Saint Empire romain ; le Prieuré (une société secrète au sein de l’église qui est censée connaître le secret du Saint Graal, voir aussi le Da Vinci Code de Dan Brown), Laurence de Belgrave (comtesse de Otranto), son cousin Nicola Della Porte, évêque à Constantinople, et Tarik ibn-Nasr et Crean de Bourivan de la secte des Assassins.
Le pape et ses cardinaux, dont le cardinal Gris, un certain Raniero Capocci, les moines dominicains chargés de l’Inquisition, dont le fils bâtard de Capocci, Vitus de Viterbe, et les partisans du roi de France Louis IX « le Saint », s’y opposent.

William Van Roebroeck, un moine franciscain des Flandres, est présent par hasard à la chute de la forteresse cathare de Montségur. Sa curiosité l’amène à se retrouver dans la fuite des enfants des deux rois accompagnés d’un couple de chevaliers costauds vers le sud de la France et de là vers Otrante. En tant que franciscain, il est en fait contre les cathares, mais il s’attache aux enfants, et il aime l’aventure.

Malgré la complexité des relations et des développements, l’histoire se lit comme un roman d’aventure. C’est un livre atmosphérique avec de belles descriptions des personnages et du monde du 13ème siècle autour de la Méditerranée.
Les personnages du livre sont tous historiques (sauf les enfants, pour autant que je sache).
N’oubliez pas de lire les notes en annexe pour une meilleure compréhension et appréciation.

Note : 9,5/10

ASIN : B08KH3R1G2 Éditeur : Bragelonne (10 mars 2021) Langue : Français Broché : 744 pages ISBN-13 : 979-1028116514

Trois Voeux – 3 février 2021 de Liane Moriarty

Il y a Lyn, la soeur raisonnable, qui bataille pour trouver un équilibre entre sa vie de mère, de couple et sa vie professionnelle. Cat, dont tout le monde envie le prétendu mariage parfait. Et Gemma, qui change de job et de fiancé comme de chemise.

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Chronique: C’est le premier roman de Moriarty, écrit en 2003 avec beaucoup de perspicacité, d’humour et d’empathie pour les parents (aujourd’hui séparés et en compétition) et leurs filles de plus de 30 ans qui ont les mêmes problèmes que leur mère et que de nombreuses jeunes femmes. C’est juste que les choses semblent amplifiées quand tout est triplé. Quand l’une d’entre elles est blessée, elles le sont toutes, du moins après que deux d’entre elles ont fini de gronder et de continuer à dire que la troisième (blessée) n’aurait pas dû faire ce qu’elle faisait à ce moment-là.

J’ai tort de dire des trentenaires quand ils fêtent leur 34e anniversaire, mais cela semble être le genre d’histoire à dire des trentenaires. Tous atteignent ce moment de leur vie où ils se demandent s’ils sont sur la bonne voie – ou n’importe quelle voie, d’ailleurs.

Les deux blondes sont magnifiques, l’une étant un numéro cool, perfectionniste, à l’emploi du temps serré et aux cheveux en place, l’autre semblant plus décontractée et moins anxieuse, « sembler » étant le mot clé. Quant à la rousse, Gemma, eh bien, elle est dans une classe à part et aime se vanter d’avoir un œuf entier pour elle, alors que ses sœurs n’en ont chacune qu’une moitié.

« Gemma était habillée, comme toujours, comme une dame de sac curieusement belle. Elle portait une robe à fleurs fanées et un étrange gilet troué qui n’était pas assorti à la robe et qui était trop grand pour elle. Ses cheveux rouge-doré luisants étaient partout, un enchevêtrement qui lui tombait sur les épaules. Pointes fourchues. Le chat a regardé un type à la porte se tourner pour la regarder. Beaucoup d’hommes n’ont pas remarqué Gemma, mais ceux qui l’ont fait l’ont vraiment fait. »

Ils sont en quelque sorte les gardiens les uns des autres et ils n’ont aucun secret les uns pour les autres. Elles savent comment sont leurs maris et leurs petits amis au lit et elles échangent toutes sortes de détails personnels. Du moins, c’est ce que chacune d’entre elles pense des deux autres. Nous apprenons différemment, progressivement.

Il y a des échanges de courriels très amusants où les trois correspondent régulièrement entre elles. Mais lorsque deux ont besoin de dire quelque chose en privé sur le troisième, on ne comprend jamais qu’il ne faut pas « répondre à tous », alors le troisième en reçoit aussi une copie – ce qui n’est pas conseillé ! J’ai adoré la dernière ligne d’un e-mail à un autre, parce qu’elle sonne si fraternellement.

Comme dans le très réussi Big Little Lies de Moriarty, il se passe beaucoup de choses derrière des portes closes, les secrets qu’ils se cachent les uns les autres vous donnent envie de lire un chapitre de plus.

Ses descriptions de la vie dans cette partie de Sydney sont précises et familières pour moi (j’y ai aussi élevé des petits enfants), et les relations entre tous les membres de la famille sont parfaites.

Elle a quatre soeurs et un frère, il n’est donc pas étonnant qu’elle saisisse si bien les subtilités et les oscillations amour-frustration-dévotion-exaspération, que ce soit entre les frères et soeurs ou les couples, ou les générations. La maladresse entre les membres d’une famille proche qui rencontrent un nouveau petit ami est une chose à laquelle cette famille doit faire face – du bon temps, surtout quand Nana est sur place. Elle n’a rien de timide.

Je dois ajouter ce passage, qui montre comment ils pensent (schéma ?). Il s’agit d’un rendez-vous à venir avec un nouveau type.

« Maintenant, enroulant une serviette autour d’elle, la bouche mentholée par Listerine (ce soir, c’était sans aucun doute le moment du premier baiser), elle est allée dans sa chambre, goutte à goutte, dans le couloir, pour choisir ses sous-vêtements les moins sexy et les moins assortis afin de ne pas être tentée de coucher avec lui trop tôt ».

Bien sûr, tout n’est pas rose et tout n’est pas gaiement parfait dans les différents foyers. Il y a des sous-entendus sombres, mais pas les éléments criminels et sombres de Big Little Lies.

Je l’ai apprécié et je le recommande à tous ceux qui aiment les histoires rapides et amusantes à lire, mais qui ont plus à offrir que « juste pour les gonzesses ».

Note : 9,5/10

Éditeur : Albin Michel (3 février 2021) Langue : Français Broché : 400 pages ISBN-10 : 222644095X ISBN-13 : 978-2226440952

Harry Potter : des films adaptés de L’enfant maudit pourraient voir le jour

Lors d’une conférence de presse, le PDG de WarnerMedia a précisé qu’il envisageait d’adapter la pièce Harry Potter et l’Enfant maudit sur grand écran.

Warner ne semble pas prêt à abandonner la franchise Harry Potter. Après 8 films, 3 spin-offs consacrés aux Animaux Fantastiques (dont le dernier volet est annoncé en salles le 13 juillet 2022), une pièce de théâtre et une série en préparation, le studio envisagerait d’adapter en long-métrage la pièce Harry Potter et l’Enfant maudit. C’est ce qu’a annoncé Jason Kilar, le PDG de WarnerMedia, lors d’une conférence d’investisseurs. « Il y a cette petite chose appelée Harry Potter, qui est l’une des franchises les plus appréciées. Et nous sommes incroyablement reconnaissants de pouvoir nous associer à J.K. Rowling. Je dirais donc qu’il y a là aussi beaucoup de plaisir et de potentiel« . Si ce dernier n’a pas donné plus de précision, cette déclaration confirmerait bien l’information de janvier dernier selon laquelle Warner Bros. et HBO Max seraient en train de développer une série télévisée consacrée au célèbre sorcier britannique.

Du côté du grand écran, The Hollywood Reporter nous apprend que Warner Bros. serait en train de développer de nouveaux films basés sur la pièce de théâtre Harry Potter et l’enfant maudit (également disponible en livre). L’histoire, divisée en 4 actes se déroule 19 ans après les événements de Harry Potter et les Reliques de la Mort et suit les trajectoires des enfants de Harry, Ron, Hermione et Drago Malefoy. Cette annonce a été faite par Jason Kilar alors que ce dernier parlait de l’avenir créatif du studio. Aucune autre information n’a été divulguée mais la rumeur d’adaptation ciné de la pièce avait déjà circulé en 2016. 

Entretien Camélia Jordana : « La Nouvelle Star, c’était le feu »

« La Nouvelle Star, c’était le feu » l Camélia Jordana nous raconte sa vie: de son enfance, jusqu’à la sortie de son nouveau double album « facile x fragile », en passant par le(s) rôle(s) de ses rêves 👇
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LEGO Ideas 21326 Winnie the Pooh : le teasing commence

Teasing LEGO Ideas 21326 Winnie the Pooh

Le teasing commence pour le prochain set LEGO Ideas 21326 Winnie the Pooh,

Le “Adults welcome” du teaser suggère à nouveau un branding 18+, comme pour le précédent set LEGO Ideas 21325 Medieval Blacksmith sorti en début d’année. Pour rappel, le set s’inspire du projet LEGO Ideas de Ben Alder

Justice League : le Director’s Cut de Zack Snyder sera composé de 6 chapitres

Attendu le 18 mars prochain aux États-Unis et en France, le Director’s Cut de Justice League de Zack Snyder se dévoile un peu plus avec la révélation des titres des six chapitres du film.Alors que les déclarations de Zack Snyder s’enchaînent sur ce qui nous attend dans son Director’s Cut de Justice League tant attendu par les fans, le compte Twitter officiel du film vient de dévoiler les titres des chapitres de la version voulue par le réalisateur. D’abord présenté comme une mini-série puis comme un film et enfin comme un long-métrage en plusieurs parties, c’est finalement sous la forme d’un film en chapitres que le montage de Zack Snyder de Justice League va être diffusé pour le public.

Zack Snyder's Justice League

Voici les titres des chapitres, au nombre de six : « Don’t Count On It, Batman », « The Age Of Heroes », « Beloved Mother, Beloved Son », « Change Machine », « All The King’s Horses » et « Something Darker ». S’ils sont bien mystérieux, on peut tout de même supposer la teneur de certains actes du film. Le deuxième titre pourrait faire référence au moment où Batman (Ben Affleck) recrute des super-héros pour former la Justice League. « Beloved Mother, Beloved Son » pourrait être une référence aux mères de Batman et Superman (Henry Cavill), toutes deux nommées Martha. Ou bien chaque chapitre pourrait être centré sur un de nos super-héros.Le Director’s Cut de Justice League de Zack Snyder sera mis en ligne sur HBO Max le 18 mars aux États-Unis. Le film est attendu chez nous à la même date mais n’a pas encore de diffuseur, même si la plateforme ou la VOD semblent être des solutions plus envisageables, les salles de cinéma n’étant toujours pas ouvertes. Il faudra attendre une communication officielle de Warner Bros. avant de savoir comment les fans français pourront découvrir cette nouvelle version.Partager cet article

Bande-annonce Sans aucun remords sur Amazon Prime Video : Michael B. Jordan dans l’univers de Tom Clancy

« Sans aucun remords », le film de Stefano Sollima avec Michael B. Jordan, débarque sur Amazon Prime Video dès le 30 avril prochain. Découvrez la bande-annonce musclée

Avis aux fans de Tom Clancy et de Michael B. Jordan, le film Sans aucun remords dévoile les origines de John Kelly, un des héros bien connus des romans de Tom Clancy. Ce marine des forces spéciales, incarné par Michael B. Jordan, vit un drame personnel alors que sa femme enceinte est assassinée par des soldats russes. Alors qu’il cherche des réponses et à se venger, il découvre un vaste complot international. Lancé à la poursuite de ces assassins, il est aidé par une consœur Karen Greer – jouée par Jodie Turner-Smith – et un mystérieux agent de la CIA Robert Ritter, incarné par Jamie Bell.

Le cercle de Finsbury de B.A. Paris, le cadran de l’horreur

Bienvenue dans le cercle

Derrière les portes, le premier ouvrage de B.A. Paris m’avait laissé un bon souvenir. Une fin surprenante et une héroïne plus retorse qu’il n’y paraissait au premier abord. Le cercle de Finsbury est son cinquième roman. L’auteure continue à explorer son genre de prédilection, le polar domestique, la formule se révèle-t-elle à nouveau gagnante ? C’est ce que nous allons voir.

Autant le dire tous de suite, si ce que vous recherchez dans un polar c’est du style, une plume affûtée et une narration ambitieuse vous pouvez passer votre chemin. B.A. Paris fonctionne à coup de récit narrer au présent, la narration est linéaire, ce n’est pas les trois ou quatre flashbacks qui vont perturber les fondations du récit, d’autant plus qu’ils n’apportent pas grand chose au récit. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas apprécié ma lecture mais il faut être honnête la recherche stylistique n’est pas ce qui motive l’auteure.

Son attention va se porter sur l’intrigue, l’auteure est réputée pour ses retournements de situation finaux qui éclairent le dénouement de ses intrigues d’une lumière révélatrice. Ici dans ce fameux cercle de Finsbury, qui a la forme d’une horloge infernale où chaque maison représente une menace diffuse, l’auteure compte énormément sur les faits établis et les fausses pistes pour bâtir son récit. Certains faits essentiels à l’intrigue sont présentés comme irréfutables au lecteur tandis que d’autres paraissent immédiatement suspects. C’est sur ce jeu de faux-semblants que se construit ce polar domestique, ou résidentiel tant la résidence de luxe qui sert de décor à l’intrigue est présente. L’auteure s’amuse à faire tourner en rond le lecteur au sein de ce cercle, dans une intrigue qui peut paraître cousu de fil blanc et redondante, tant elle semble stagner à certains moments, mais dont le final est renversant. Personnellement j’étais persuadé d’avoir découvert l’identité du coupable et l’auteure a su me prouver qu’en matière de twist final elle avait encore de la ressource. Et ce alors que je me disais, au cours de ma lecture, que j’étais encore face à un polar gentillet mais inconsistant, je ne m’étais pas rendu compte que j’étais tombé dans le piège tendu par l’auteure.

J’aurais apprécié que l’auteure apporte autant de soin à la création de son personnage principal. Alice, dont le nom est une référence évidente à Alice au pays des merveilles, est une jeune femme sensible, hanté par son passé, mais ces réactions manquent parfois de naturel tandis que son côté hyper sensible et fragile peut parfois être agaçant. Tout comme le lecteur, Alice va se faire balader tout au long de l’histoire ce qui fait d’elle un personnage assez passif malgré son obsession de lever le voile sur le meurtre de la précédente propriétaire. Malgré le soin apporté à sa psychologie et sa personnalité, Alice est un personnage qui manque de consistance et surtout de mordant auquel s’identifié.

Si comme moi l’évocation du terme « polar domestique » est synonyme de lenteur narrative, d’invraisemblances scénaristiques et de narration poussive sachez que B.A. Paris propose un récit qui s’élève quelque peu au dessus de la production de ce sous-genre du thriller grâce à une intrigue maîtrisée et une résolution surprenante. Il ne manque qu’une plume un peu plus aiguisée pour faire de B.A. Paris une auteure incontournable.

Résumé: Alice croyait avoir trouvé la maison de ses rêves…
Quand Léo et elle emménagent au Cercle de Finsbury, une résidence haut de gamme en plein Londres, la jeune femme est persuadée de prendre enfin un nouveau départ. Et tant pis si les choses sont allées un peu vite avec Léo et si celui-ci a pris en charge leur emménagement
sans véritablement la consulter. La maison est parfaite, la résidence idéale, et les voisins semblent si accueillants !
… Mais ce fut celle de ses pires cauchemars.
Lorsqu’Alice apprend que Nina, qui vivait dans la maison avant qu’ils n’emménagent, y a été sauvagement assassinée, le vague sentiment d’insécurité qu’elle ressentait jusqu’alors se transforme en peur, puis en terreur. Une présence étrange semble hanter les murs et ni Léo, qui semble lui cacher beaucoup de choses, ni les voisins, qui consacrent le plus clair de leur temps à s’épier les uns les autres, ne la rassurent.
Et puis l’on passe bien trop facilement d’une maison à l’autre, à l’intérieur du Cercle, pour pouvoir y dormir en paix.

  • Éditeur : Hugo Roman (4 mars 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 411 pages
  • ISBN-10 : 2755686596
  • ISBN-13 : 978-2755686593
  • Poids de l’article : 490 g
  • Dimensions : 14.1 x 3.4 x 21.1 cm