Ta pochette contient tout le nécessaire pour créer de scintillants masques autour du monde : 6 masques prédécoupés à décorer avec 300 strass et des stickers pailletés (bleus et dorés) et 1 mètre d’élastique. Un déguisement idéal pour briller de mille feux au carnaval !
Chronique : Une pochette sous le signe des masques avec strass qui donneront vie à des masques autour du monde. Cette pochette de Gründ demande et fait travailler la créativité de l’enfant qui ici est très simple, cela demande de la minutie et de l’attention . Les enfants en sont fans et cela les occupent bien et intelligemment. .Un jeu éducatif, artistique et ludique par excellence ! Développe l’habileté manuelle et le sens des couleurs.
Éditeur : Grund (21 janvier 2021) Langue : Français Broché : 6 pages ISBN-10 : 2324027623 ISBN-13 : 978-2324027628
Une jolie boite de 2164 pièces qui fera plaisir aux fans de LEGO Castle avec sa maison modulaire de forgeron et ses quatre minifigs dont deux Black Falcon Knights. J’ai hâte !
Pour célébrer le Nouvel An chinois, le set mini set LEGO 40417 Year of the Ox est offert dès 85€ d’achat sans restriction de gamme (mon test ici). Offre valable du 1er au 14 février prochain, évidemment dans la limite des stocks disponibles.
Et pour fêter la Saint Valentin en approche, LEGO offre aussi le polybag LEGO Friends 30411 Chocolate Box & Flower (75 pièces) dès 40€ d’achat, également du 1er au 14 février.
Par ailleurs, c’est aussi la fin de l’avant-première VIP pour le très beau (et gros) set LEGO 71741 Ninjago City Gardens (5685 pièces, 299,99€, 19 personnages dont un Golden Wu doré collector “10 years anniversary”), désormais disponible pour tout le monde.
Et même si il n’y a plus autant la surprise qu’avec le premier Ninjago City à l’époque, c’est une superbe expérience de construction que je recommande chaudement.
Caryl Férey est un peu le maître dans un genre qu’ils sont peu nombreux à pratiquer, l’ethno-thriller, un sous-genre qui consiste à situer son intrigue dans un pays étranger afin d’en brosser un sombre portrait. Lëd son dernier roman n’échappe pas à la réputation d’inlassable portraitiste vagabond que s’est construit son auteur.
Et des portraits ce n’est décidément pas ce qui manque dans ce polar sibérien. Des portraits d’hommes et de femmes qui vivent au jour le jour sous un ciel de glace pollué qui les tuent à petit feu. Norilsk, la ville qui sera le théâtre des événements tragiques conté par l’auteur, est en effet réputé pour être la ville la plus polluée de Sibérie, si ce n’est de la Russie en général. En cause une activité minière et industrielle intense dont les effluves encrassent les poumons de ses habitants. Le constat dressé par l’auteur au début du roman fait froid dans le dos, l’espérance de vie est en dessous des standards russes, déjà pas très reluisant, l’alcoolisme fait des ravages et l’écologie est bien évidemment le cadet des soucis des industriels qui ne pensent qu’au profit.
Une terre d’enchantement donc dans lequel survivent tant bien que mal des personnages attachants, le cœur alourdi par leurs conditions de vie mais un sourire toujours collé aux lèvres, le sourire des compagnons de galères qui se savent condamnés à endurer les mêmes souffrances. Chacun d’eux sera l’occasion pour l’auteur de se focaliser sur un aspect de la société russe et ses travers. Que ce soit Ada, ou plutôt Dasha comme elle tient à ce qu’on l’appelle, et sa quête de ses origines ou le martyr Shakir, dont les souvenirs de vétéran des campagnes d’Afghanistan marquent au fer rouge ou encore le couple maudit Gleb et Nikita, obligé de se cacher pour vivre leur amour dans l’un des pays les plus homophobes au monde. Chacun de ces personnages est le reflet d’une Russie malade de ces contradictions où l’individu compte moins que la fierté d’une nation, où le travail acharné des ouvriers ne sert qu’à enrichir quelques oligarques repus de roubles.
Il est toutefois regrettable que ces portraits à forte teneur en empathie ne soient pas au service d’une enquête plus rythmée. Ce cher Boris, le flic trop intègre pour son propre bien, tente, tant bien que mal, de démêler les fils de drame qui frappe Norilsk mais son enquête fait pâle figure face au réalisme tragique des personnages secondaires qui peuplent l’ouvrage. L’accent a été mis sur ces personnages qui donnent vie au récit au détriment d’une intrigue générale un brin simpliste qui traîne en longueur avant de se résoudre lors d’un final sanglant qui ne m’a convaincu qu’à moitié.
Il n’en reste pas moins que ce polar vous plongera dans une ambiance de désespoir glacé mais soutenu par une plume d’une beauté fataliste sans concessions et des fulgurances poétiques qui permettent au récit d’obtenir une réelle densité à défaut d’une intrigue réellement captivante.
”Pour vivre ici, il fallait y être né. Ou être fou”
Résumé:Norilsk est la ville de Sibérie la plus au nord et la plus polluée au monde. Dans cet univers dantesque où les aurores boréales se succèdent, les températures peuvent descendre sous les 60°C. Au lendemain d’un ouragan arctique, le cadavre d’un éleveur de rennes émerge des décombres d’un toit d’immeuble, arraché par les éléments. Boris, flic flegmatique banni d’Irkoutsk, est chargé de l’affaire. Dans cette prison à ciel ouvert, il découvre une jeunesse qui s’épuise à la mine, s’invente des échappatoires, s’évade et aime au mépris du danger. Parce qu’à Norilsk, où la corruption est partout, chacun se surveille. Et la menace rôde tandis que Boris s’entête…
Cette fois-ci, Netflix a fait un peu plus précis que “prochainement”.
Ceux qui sont restés sur leur faim après les cinq premiers épisodes n’ont plus « que » quelques mois à attendre : Netflix vient d’annoncer que les cinq derniers volets de la saison 1 de « Lupin », la série avec Omar Sy, seraient disponibles « cet été ». Actuellement en cours de montage, ces épisodes ont été réalisés par Ludovic Bernard et Hugo Gélin : le cinéaste de « L’Ascension » a signé les deux premiers et celui de « Demain tout commence » les trois derniers.Entamé le 12 novembre 2019 et supposé durer jusqu’en juillet 2020, le tournage de « Lupin » a dû être suspendu pendant le confinement au printemps. Il ne s’est donc achevé que le 12 novembre 2020, ce qui a retardé la « livraison » des cinq derniers numéros, produits par Gaumont, à Netflix…Une saison 2 en développementAlors que la série cartonne dans le monde – elle a été numéro 1 du top 10 de Netflix dans plus de dix pays, selon la plate-forme -, une deuxième saison est déjà en développement. Si le projet n’est pas encore signé, « tout le monde en a envie », nous a déclaré Damien Couvreur, le directeur des séries originales chez Netflix.Lancée le 8 janvier dernier, la série « Lupin » met en scène Assane Diop (incarné par Omar Sy), un père de famille qui veut venger son propre père, mort après avoir été injustement accusé d’avoir volé un collier précieux. Pour cela, Assane s’inspire d’Arsène Lupin et imagine un cambriolage rocambolesque au Louvre…
D’après les prévisions de Netflix, « Lupin » devrait avoir été vu par 70 millions de personnes dans le monde d’ici le 5 février. Cette estimation place cette production devant des séries au succès planétaire comme « la Chronique des Bridgerton » et « le Jeu de la dame » (63 et 62 millions de « vues » sur la même durée).
Bienvenue dans les Alpes pour un week-end de retrouvailles. Dans un refuge de haute montagne, très isolé. Où on a vite fait de glisser dans une crevasse. (Ou de s’y faire pousser.) Mais qui a donc organisé cette escapade diabolique ? Et surtout, qui a bien pu faire disparaître Saskia dix ans plus tôt ?
Chronique : Chapeau à Allie Reynolds pour son premier roman ! Le synopsis à lui seul a retenu mon attention, mais l’écriture et l’intrigue ont scellé l’affaire.
Des retrouvailles dans les Alpes françaises, ça a l’air merveilleux, n’est-ce pas ? Sauf quand vous êtes bloqué dans une station de montagne, pendant une tempête de neige et qu’il n’y a pas de personnel sur place. De plus, ces retrouvailles s’accompagnent d’un certain stress. Dix ans plus tôt, l’une d’entre elles, Saskia, a disparu et n’a jamais été retrouvée.
Milla accepte l’invitation à l’escapade de retrouvailles au Rocher, croyant qu’elle a été invitée par un de ses anciens amis. Elle n’a vu aucun de ses camarades de snowboard depuis dix ans. Elle espère passer le week-end à rattraper Curtis, Dale, Heather et Brent. Elle a passé du temps avec eux il y a dix ans, à se préparer pour une compétition d’élite, à essayer de travailler ses compétences, peut-être à en apprendre de nouvelles et bien sûr à gagner !
Peu après leur arrivée, ils commencent à sentir que quelque chose ne va pas. Leur jeu pour briser la glace tourne mal lorsqu’ils réalisent que quelqu’un connaît leurs secrets. Ils deviennent mal à l’aise, méfiants et commencent à douter les uns des autres. Le « fantôme » de Saskia plane sur eux. Elle était la némésis de Milla, sa plus grande concurrente et la soeur de Curtis.
Piégés, et pleins de suspicion, la tension monte à mesure que la température baisse. À qui peut-on faire confiance ? Qui les a vraiment invités ? Qui les a piégés ? Qu’est-il vraiment arrivé à Saskia ? L’un d’entre eux était-il responsable de sa disparition ? Est-elle morte ou vivante ? La suspicion tombe sur tous. Il s’agit d’un livre effrayant et atmosphérique. J’aime quand l’environnement est un personnage du livre aussi. Ce livre est raconté aussi bien dans le présent qu’il y a dix ans. Nous les voyons dans le passé, faisant du snowboard, traînant, participant à des compétitions et se faisant narguer par Saskia.
Allie Reynolds est une ancienne snowboardeuse de style libre et une lectrice passionnée. Elle a combiné ses deux choses préférées pour écrire ce livre. C’était une lecture captivante qui m’a fait deviner et essayer de comprendre qui était derrière le fait qu’ils étaient bloqués. J’ai trouvé que ce livre était bien écrit et parfaitement tracé. J’ai apprécié les deux lignes de temps et l’alternative intemporelle a vraiment préparé le terrain pour le déroulement de l’intrigue. J’ai apprécié la lecture au fur et à mesure que les personnages changeaient, grandissaient et évoluaient. Sont-ils les mêmes que lorsqu’ils étaient en compétition ? La disparition de Saskia les a-t-elle changés ? Leur amitié est-elle toujours là ?
Hors-piste est un polar intrigant, fascinant et plein de tension que je recommande vivement.
Note : 9,5 /10
Éditeur : Calmann-Lévy (27 janvier 2021) Langue : Français Broché : 464 pages ISBN-10 : 2702169112 ISBN-13 : 978-2702169117
Chronique Cent ans de Laurelfield est une famille de Canadiens excentriques de la classe supérieure. Le deuxième roman de Makkai raconte l’histoire de la maison à travers ses différentes incarnations – une prison pour une femme malheureuse, une colonie d’artistes, le cadre d’une histoire finalement tragique impliquant des identités échangées, la toile de fond d’une affaire qui n’a jamais existé et la recherche de dossiers perdus qui n’existent peut-être pas – mais il la raconte à l’envers.
Dans la première (et la plus longue) partie, nous sommes en 1999, et Laurelfield est habitée par Grace, une descendante des Devohrs, et son second mari, Bruce. La fille de Grace, Zee, spécialiste de la littérature marxiste, vit avec son mari Doug dans la remise, où ils sont bientôt rejoints par Case, le fils de Bruce, en phase terminale de malchance, et sa femme Miriam, une artiste folle. Doug prépare apparemment un doctorat en étudiant un poète presque oublié du nom d’Edwin Parfitt ; en réalité, il est sur le point de renoncer à ses ambitions académiques et passe ses journées à écrire des livres pour enfants trash sur des adolescentes courageuses. Doug sait depuis un certain temps que Parfitt a séjourné à Laurelfield lorsque c’était une colonie d’artistes, mais lorsqu’il découvre que Grace a peut-être de vieux dossiers sous clé dans le grenier, sa curiosité s’éveille et il devient convaincu que les trouver est la clé pour terminer sa thèse.
La première partie occupe la moitié du livre, et il est donc inévitable que cette section implique le plus de détails et de développement, et produise l’investissement le plus émotionnel dans les personnages. Ce qui se passe entre eux à la fin est plutôt bouleversant… En tout cas, pour moi, c’était le cas – j’aimais un personnage en particulier et je méprisais un autre, et j’étais déçu de la façon dont les choses se passaient pour eux, bien que d’autres puissent avoir des réactions différentes. Je dois dire, cependant, que même si j’ai vraiment détesté ce qui s’est passé ici (j’aurais peut-être donné cinq étoiles à ce livre si le résultat de cette section avait été différent), les personnages ont dû être très bien écrits s’ils m’ont fait autant de cas. Et, ce livre étant ce qu’il est, il y a une raison pour laquelle les choses se passent ainsi : le lecteur découvrira plus tard que la dynamique qui se joue ici reflète étroitement les événements qui se sont déroulés trois quarts de siècle plus tôt et, en fait (sans trop en dévoiler ici), d’une certaine manière, elle leur permet de boucler la boucle.
Dans la deuxième partie, on est en 1955. Grace est une jeune épouse, mariée au père violent et dragueur de Zee, George. Elle s’ennuie, s’agite et se sent enfermée à Laurelfield. Lorsqu’elle remarque des petites choses étranges qu’elle considère comme des présages, sa vie commence lentement à changer, conduisant vers un destin inéluctable. Comme le lecteur a déjà découvert quelque chose de la nature de ce destin dans l’histoire de 1999, ce qui lui arrive à la fin n’est pas un mystère… Mais la façon dont elle y parvient l’est tout autant. C’est la découverte de cette chaîne d’événements qui donne à cette section du roman sa tension et son caractère dramatique.
Troisième partie : 1929, pendant la période où Laurelfield était une colonie d’artistes. Il y a ici un plus grand nombre de personnages, un groupe de huit ou neuf artistes de différents types – dont Edwin Parfitt, le sujet de thèse de Doug, et Zilla Silverman, le peintre dont Zee porte le nom. Le récit change souvent de perspective (certains sont racontés à la première personne du pluriel pour décrire les observations collectives d’un individu par le groupe) et est raconté par brèves salves. Il suit les efforts intrigants des artistes pour « sauver » la colonie lorsqu’elle est menacée de fermeture par un Devohr particulièrement désagréable.
Il n’y a pas de quatrième partie du livre, juste un « prologue », bien qu’il soit placé à la fin. Situé en 1900, au moment de la construction de la maison, il constitue une coda parfaite pour les contes antérieurs (ou postérieurs) de Laurelfield.
Ce n’est pas vraiment une histoire de fantômes, et les lecteurs qui s’attendent à quelque chose de vraiment effrayant seront déçus, mais il fait certainement référence aux histoires de fantômes de plusieurs façons. Il y a quelques incidents inexplicables, peut-être surnaturels ; plusieurs personnes plaisantent, ou à moitié plaisantent, sur le fait que Laurelfield est hanté ; Zee donne un cours sur les histoires de fantômes. Dans ce dernier exemple, il y a une théorie sur un type de hantise qui vient du futur plutôt que du passé, et cela influence la structure de l’histoire : comme le lecteur voit tout à l’envers, il est impossible de ne pas sentir que le présent retourne en quelque sorte dans le passé. Bien que le présent, évidemment, n’affecte pas et ne peut pas affecter ce qui se passe dans le passé, il déforme la façon dont l’observateur le voit. La vérité complète sur tout ce qui s’est passé à Laurelfield reste un mystère pour les personnages, et bien que le lecteur en découvre des parties, elle ne sera jamais entièrement révélée. C’est le genre de livre que vous pourriez certainement lire encore et encore et remarquer des choses que vous aviez manquées la première fois.
Ce roman est une lecture vivante, mémorable et enrichissante, que vous aimiez ou détestiez les histoires de fantômes, les histoires de grandes maisons anciennes, ou tout ce qui précède.
Note : 9,5/10
Éditeur : Les escales éditions (14 janvier 2021) Langue : Français Broché : 368 pages ISBN-10 : 2365695574 ISBN-13 : 978-2365695572
Astrid, ancienne alcoolique, n’a pas touché un verre depuis 192 jours, 7 heures et 15 minutes. Pour fuir son passé douloureux, Astrid a quitté Londres. Elle vit chez sa mère dans une petite station balnéaire et essaie de se reconstruire.
Chronique : Astrid est une alcoolique en voie de guérison, qui vit avec sa mère, et qui a beaucoup de mal à s’accrocher à sa nouvelle sobriété. Elle a aussi un lourd et sombre secret qui plane au-dessus de sa tête, ce qui complique sa capacité à affronter ses démons.
Alors que ses souvenirs refont surface, la relation passée d’Astrid avec un type nommé Simon commence à prendre forme – une relation centrée sur la douleur de l’addiction, mais aussi une relation à laquelle sont attachées des émotions intenses.
Il est évident qu’Astrid est tourmentée par son passé, peut-être à juste titre, mais apparemment quelqu’un est déterminé à lui rappeler ses méfaits, la maintenant sur une corde raide perpétuelle alors qu’elle essaie désespérément d’avancer dans sa vie
J’ai failli lire ce livre en une seule fois – non pas parce qu’il est rapide, parce qu’il ne l’est pas – mais parce que j’ai été profondément attiré par les luttes d’Astrid. L’atmosphère lourde et le sentiment constant de pressentiment m’ont maintenu collé aux pages.
C’est une histoire fascinante et intense, qui vérifie toutes les bonnes cases du thriller psychologique traditionnel. Cependant, c’est la caractérisation vivante d’Astrid, et sa volonté de rester sobre, sa vulnérabilité, son incertitude et sa peur, et la possibilité qu’elle soit en danger, qui ont donné au livre une profondeur supplémentaire – plus que ce que l’on rencontre habituellement dans ce genre.
Le drame est très captivant, attirant le lecteur plus profondément dans le monde troublé d’Astrid. Le suspense se construit lentement et méthodiquement, au point de devenir presque insupportable.
Je vois encore une multitude de thrillers psychologiques qui viennent de sortir, mais je pense que la fièvre est enfin tombée et qu’il y a un lent retour à la normale, ce qui signifie des histoires de meilleure qualité dans cette catégorie. Cependant, j’ai commencé ce livre avec des attentes moyennes.
Cependant, ce livre a dépassé mes attentes et se situe nettement au-dessus de la moyenne de cette catégorie. Le roman est très bien exécuté, d’humeur changeante, tendu et plein de suspense, mais il comporte une couche supplémentaire de drame émotionnel qui oblige le lecteur à investir, non seulement dans l’intrigue, mais aussi dans les personnages.
Dans l’ensemble, ce livre est un thriller impressionnant, et je pense que Lesley Kara est peut-être un auteur sur lequel j’aurai envie de garder un oeil !
Note : 9,5/10
Éditeur : Les escales éditions (21 janvier 2021) Langue : Français Broché : 384 pages ISBN-10 : 2365695337 ISBN-13 : 978-2365695336
Connie, jeune femme au caractère bien trempé, a réalisé son rêve de devenir fleuriste et gère sa boutique d’une main de maître. Mais le jour où elle découvre une ancienne photo d’elle à côté d’un petit garçon, toutes ses certitudes s’effondrent.
Chronique : Doucement renaît le jour est un récit sombre et troublant de culpabilité, d’innocence, de vérité et de mensonges qui m’a tenu en haleine du début à la fin.
Je déteste donner le moindre indice des rebondissements saisissants qui attendent le lecteur dans ce roman captivant. L’intrigue est habilement conçue pour révéler et dissimuler la vérité et les mensonges qui entourent Connie. Rien n’est jamais tout à fait ce qu’il semble être et je n’ai pas pu m’empêcher de parcourir les pages jusqu’à ce que Doucement renaît le jour atteigne sa conclusion stupéfiante.
Les personnages sont complexes, réels mais profondément imparfaits comme nous le sommes tous. Ce que vous ressentez pour ces personnes, change à mesure que les façades commencent à se fissurer sous la pression de l’incertitude et des secrets révélés.
Les thèmes abordés sont assez bouleversants, allant de l’anxiété à la dépression, en passant par le blâme, la culpabilité, la confusion, la perte, la tristesse et la justice. Il y a aussi un présage, lorsqu’un feu de brousse menace de s’installer, ce qui ajoute à la tension accrue – une atmosphère remplie. Delphine GIRAUD est clairement forte dans son écriture elle nous prépare à une situation que nous essayons de déballer avec autant de logique que possible, mais elle tourne l’axe pour que nous nous sentions désorientés. J’admets n’avoir absolument aucune idée de l’endroit où la fin allait se situer, mais la conclusion présentée était appropriée.
Je pense que Doucement renaît le jour est un roman qui plaira aux lecteurs de tous les genres, c’est ce style de livre. Il vous fera tourner la tête !
Note : 9,5/10
Éditeur : Fleuve éditions (14 janvier 2021) Langue : Français Broché : 368 pages ISBN-10 : 2265154954 ISBN-13 : 978-2265154957
Quand un objet technologique en beurnaoute complet rencontre un fonctionnaire territorial de catégorie C, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Ne quittez pas, la réponse est dans cet album. Emmanuel Guibert est l’auteur de Le Photographe, de La Guerre d’Alan, d’Ariol et de bien d’autres livres pour petits et grands.
Chronique : Une bd bien rigolote et qui ne se prend pas la tête. Au départ il faut bien sur aimer ce type de concept mais si on l’accepte c’est une vrai pépite t. L’humour est évidemment bien présent. Emmanuel Guibert sait faire rire et rend les gags comiques et très drôles, grâce à de superbes illustrations. Certains gags interfèrent avec les suivants, ce qui fait qu’ils se mélangent, et c’est ça qui fait le comique. Les gags sont tantôt courts, tantôt longs. Assez souvent, on est induit en erreur du fait que ce n’est qu’au moment de la chute que l’on comprend le ridicule de la situation. Une réussite qui fait du bien et qui nous fait plaisir en tant que lecteur.
Note : 9,5/10
ASIN : B08NM338NF Éditeur : Les Arènes (21 janvier 2021) Langue : Français Relié : 97 pages ISBN-13 : 979-1037502193
Vienne. Henri est chef d’orchestre, Eve travaille à l’institut français. Eve découvre qu’Henri la trompe avec Tina, l’institutrice de leur fils. Malheureuse, elle se console dans les bras de Jonas rencontré dans un bar. Pour Eve, c’est la rencontre d’une nuit. Mais pas pour Jonas, qui n’entend pas la laisser partir…
Chronique : « Les Apparences », un thriller complexe et sacrément malin par son scénario à tiroirs, et dont les rebondissements s’imbriquent à la perfection et ce, sans les voir venir… Premièrement, un couple mari et femme, extrêmement intéressant par ce qui les anime et les motive dans leurs réactions et cheminements, et où l’étude de chaque comportement donnera justement matière et pas qu’un peu (!), au déroulement de l’histoire !
Et deuxièmement, un milieu bourgeois finement décrit et analysé, dont l’attitude même est effrayante aussi bien dans les deux rôles principaux que pour les autres. Mesquinerie, jalousie, hypocrisie, mépris, médisance seront au programme de cette société cruelle, riche et factice… Une démonstration vraiment Impressionnante ! Ce mélange savamment dosé va prendre forme petit à petit, en nous intriguant pour commencer, en nous étonnant de plus en plus par sa dimension psychologique évidente, pour ensuite ne plus nous lâcher du tout, jusqu’à une fin franchement épatante.
La plupart des personnages arrivent tous à nous passionner par leur caractère, et par tout ce qu’ils nous laissent percevoir de leurs attentes, de leurs espoirs ou au contraire de leurs frustrations. Ce qui associé à cette « problématique à base d’adultère » de départ, va donner un film savoureux et très prenant, complètement révélateur d’une société où l’apparence et l’emballage seront bien plus importants que le contenu. Bravo à Karin Viard et Benjamin Biolay, sans compter Lucas Englander ou Pascale Arbillot, tous investis dans des partitions très particulières… Un film de Marc Fitoussi qui tient plus que la route, en tant que réalisation particulièrement inspirée avec en prime, une direction d’acteurs de haute volée.
Classé : Tous publics Audio description : : Français Réalisateur : Marc Fitoussi Format : PAL Durée : 1 heure et 46 minutes Date de sortie : 27 janvier 2021 Acteurs : Karin Viard, Benjamin Biolay, Lucas Englander, Laetitia Dosch, Pascale Arbillot Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio : M6 Vidéo