Sur le Shop LEGO : la collection LEGO x Adidas est disponible

La nouvelle collection LEGO x Adidas est désormais disponible sur le Shop officiel LEGO, avec des vêtements et des chaussures pour enfants (et même des versions DUPLO pour les tout-petits). Pas de collection adulte pour l’instant.

LEGO Adidas

Le design reste assez simple comparé à la collection LEGO Ninjago x HYPE dévoilée dimanche. Côté tarifs, comptez par exemple 80€ pour une paire de chaussures. Il y a des bugs sur les prix des t-shirts, qui devraient être à 28€ : certains sont affichés à 80€ voire 160€…

Côté tailles, cela va jusqu’au 15 ans pour les vêtements et jusqu’à la pointure 32 pour les chaussures.

La Vie ô combien ordinaire d’Hannah Green – 13 janvier 2021 de Michael Marshall Smith

La jeune Hannah Green est persuadée que son existence est plus banale que la moyenne, mais elle ne va pas tarder à découvrir que les ombres de sa vie cachent depuis toujours un monde où rien n’est ce qu’il paraît ; qu’il existe une machine secrète qui convertit les mauvais tours en énergie diabolique ; qu’il y a des champignons qui parlent ; que son grand-père est copain avec le diable depuis plus de cent cinquante ans, et qu’ils ont besoin de son aide.

Achat : https://amzn.to/3oEquan

Chronique : Je ne peux pas cataloguer ce livre de fantaisie dans la même catégorie que les autres. Il y a autre chose. Comme si le livre lui-même était magique….

Le récit comprend le Diable qui a un besoin urgent de sa machine sacrificielle, dans cette machine tous les maux humains sont accumulés ; l’ingénieur qui aide le Diable mais qui en même temps a une famille qu’il aime et se met dans ce pétrin ; et enfin Hanna, la protagoniste, la fille qui va résoudre tout ce problème.

Aussi intéressant que le diable puisse paraître, c’est l’histoire de l’ingénieur, le grand-père de Hanna, qui m’a étonné. C’est un livre à savourer petit à petit car il s’avère être plus qu’une simple aventure entre des êtres du monde souterrain. Il nous transporte vers la narration, où nous devenons l’un des personnages.

« Les êtres humains et les histoires se complètent. Nous leur disons, mais ils nous disent aussi, nous atteignant de leurs mains douces, et nous accueillant à bras ouverts, nous impliquant dans leur enchantement. Cela se produit surtout lorsque nous nous enlisons dans des vies qui n’ont aucun sens pour nous. Nous avons tous besoin de direction, et les histoires peuvent parfois développer cette direction ».

Pour commencer, ce livre est écrit dans une narration adorablement pittoresque qui me rappelle vraiment Pushing Daisies (dont tout le monde peut convenir, je pense, qu’il s’agit de la plus adorable émission de télévision sur la résurrection des morts jamais réalisée). Le récit donne un air presque enfantin à l’histoire, ce qui convient puisque le protagoniste a 11 ans, mais l’histoire touche en fait des sujets plus adultes. Je vois que ce livre est classé comme jeune adulte sur le web, mais je dois dire que beaucoup des choses dites ici ont vraiment touché un public plus âgé. Il avait toute une collection de lignes bien formulées sur les thèmes de l’éducation des enfants, de l’installation, du regret, du compromis, de la mondanité et de l’amour qui s’estompe. Certaines de ces lignes sont suffisamment bien formulées pour être publiées sur les pages Citations. Quelqu’un devrait s’y mettre, car j’ai complètement raté le coche à cet endroit….

L’histoire actuelle est également assez fantastique. C’est une sorte d’histoire fantaisiste et humoristique centrée sur des personnages bibliques. Une jeune fille est envoyée chez son grand-père et découvre qu’il est beaucoup plus épique qu’elle ne l’avait jamais imaginé. Grâce à ses rapports avec le diable, elle est entraînée dans une aventure de montagnes russes qui la ramène en enfer. Elle est brillamment racontée comme un grand-père raconte l’expérience de sa petite-fille.

Note : 10/10

ASIN : B08KH27YM7 Éditeur : Bragelonne (13 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 416 pages ISBN-13 : 979-1028113490

L’enfant étoile – 7 janvier 2021 de Katrine ENGBERG

En plein centre-ville de Copenhague, une jeune étudiante est retrouvée dans son appartement sauvagement assassinée, le visage marqué par d’étranges entailles. L’inspecteur Jeppe Korner et son équipière Annette Werner, chargés de l’affaire, découvrent rapidement que le passé de la victime contient de lourds secrets.

Achat : https://amzn.to/3i7BsTf

Chronique : J’aime de plus en plus le noir nordique , maintenant que je l’ai lu, j’aimerais pouvoir lire les trois prochains livres de cette série. Nous n’apprenons pas vraiment à connaître Anette, mais nous arrivons à être dans la tête de Jeppe, en tant qu’inspecteur principal sur une affaire de meurtre, six mois seulement après sa dépression nerveuse.

La femme de Jeppe lui avait signifié les papiers du divorce et était partie avec quelqu’un d’autre alors que Jeppe est encore sous le choc de sa rupture et est maintenant revenu d’un congé médical, en raison de sa dépression. Lorsqu’une jeune femme est assassinée dans un immeuble d’habitation, le directeur de Jeppe fait un acte de foi et le nomme inspecteur principal de l’équipe. Même Jeppe sait qu’il peut être trop sensible, trop doux, mais il veut ce travail et prouver qu’il a surmonté sa dépression. De plus, il a sa partenaire, Anette, pour le soutenir.

Il y a beaucoup de personnes suspectes qui auraient pu tuer la jeune femme et sa logeuse, Esther, une romancière en herbe âgée, a même écrit un manuscrit sur une jeune femme, assassinée dans un immeuble, de la même façon macabre que cette femme a été assassinée. Ester a écrit son histoire des semaines avant que la jeune fille ne soit assassinée et n’a aucune idée de la façon dont quelqu’un pourrait savoir ce qu’elle a écrit. Bientôt, il y a un autre meurtre et toutes sortes de liens qui n’ont pas beaucoup de sens. Le meurtrier est toujours en liberté et Jeppe se sent responsable de la protection d’Ester contre quiconque a utilisé son écriture pour comploter le meurtre de la femme.

La violence de cette histoire est épouvantable, le rythme est très lent, même si l’histoire se déroule sur quelques jours seulement. Nous passons du temps dans la tête de Jeppe et il y a de l’humour dans ses pensées, malgré son comportement sombre et maussade. Sa partenaire le tolère à peine parfois et il la tolère à peine elle et ils ressemblent le plus souvent à un vieux couple marié. L’intrigue est tordue et embrouillée et juste au moment où les inspecteurs et moi pensions avoir le meurtrier, quelque chose se produisait pour nous écarter de la piste. Je sais que tout le monde n’a pas aimé ce livre autant que moi, mais c’est le genre d’histoire dans laquelle j’aime me perdre et je suis triste que la série se termine ici pour moi.

Note : 9,5/10

Éditeur : Fleuve éditions (7 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 416 pages ISBN-10 : 2265155012

Interview de Marion de Juniac pour «Chronos »

D’origine allemande, vivant actuellement en Suisse, Marion de Juniac est française de cœur et écrit dans les deux langues.

Après des études de psychologie et de relations internationales à St Andrews en Écosse et à Sciences Po Paris, son travail l’a conduit dans des endroits aussi différents, que l’Égypte et l’Inde, le Brésil et Jérusalem, la Chine et le Mexique.

Article Chronos : https://culturevsnews.com/2020/11/27/chronos-tome-1-un-temps-pour-jouer-19-novembre-2020-de-marion-de-juniac/

Achat du livre : https://amzn.to/3l95aHv

  • Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Je suis une vraie européenne. Le jour du vote du Brexit j’ai pleuré…

Allemande d’origine, j’ai fait des études de psychologie et de relations internationales en Écosse avant d’obtenir un master en Conflit et Sécurité à Sciences Po Paris. J’ai ensuite travaillé dans une grande entreprise française en tant que directrice commerciale pour l’Amérique Latine avant de déménager en Suisse. Depuis deux ans, je me consacre pleinement à l’écriture.

  • Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?


L’envie d’écrire m’est venu vers 13 ans, quelques années après notre déménagement à Berlin. J’avais grandi dans une maison en pleine nature dans le sud de l’Allemagne. Au moment où j’ai perdu l’immensité de la nature autour de moi et j’ai commencé à poser mon imagination sur une feuille de papier. J’avais donc à peu près à l’âge de Lisa, l’héroïne de Chronos. Je me rappelle très bien d’avoir écrit ma première « vraie » nouvelle sur le tout nouvel ordinateur de ma mère – le sujet : Paris.

  • Quelles étaient vos lectures d’enfance ?


J’ai tout lu enfant ! Des BDs, Enid Blyton, Astrid Lindgren, les classiques de la littérature de jeunesse allemande comme Erich Kästner et Michael Ende dont le livre Momo a été une des sources d’inspiration pour Chronos. Ensuite j’ai dévoré Agatha Christie et d’autres policiers et puis très vite des livres plus « adultes », notamment des romans historiques de Tanja Kinkel et la littérature allemande et étrangère. Par contre, je n’ai jamais été une grande amatrice du fantastique. C’est peut-être pour cela que Chronos n’est pas un vrai roman d’heroic fantasy.

  • Quel est votre rythme de travail ? 

Hélas je n’ai pas de rythme de travail très régulier. J’aimerai vous répondre que je me lève tôt pour écrire tous les jours, mais la réalité est bien différente et mes heures d’écriture sont souvent des moments trop courts, entrecoupés par d’autre tâches d’apparence plus urgentes mais presque toujours moins importantes. En revanche, quand survient le moment où une histoire doit absolument sortir, toute autre chose devient secondaire. Il m’est déjà arrivé d’oublier de préparer le dîner, d’aller chercher mes filles à l’école et de me réveiller en pleine nuit pour écrire une heure – moi qui d’habitude dors comme un bébé.

  • Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture ?

Je connais toujours à peu près la fin, oui. C’est d’une importance primordiale pour ne pas se perdre en cours de route. D’autres rebondissements dans l’histoire peuvent se décider au fur et à mesure que j’avance dans l’écriture. Ce sont alors souvent mes personnages qui les imposent. J’aime bien cette double approche, me garantissant à la fois une certaine structure tout en me donnant la flexibilité nécessaire pour faire évoluer le récit et me laisser surprendre. C’est aussi une question d’adrénaline et de suspense : comme je ne connais pas tous les tours et détours de l’histoire à l’avance, je dois rester sur le qui-vive en permanence.

  • D’où vient cette idée de faire un livre à la limite du fantastique ?

Que cela soit Alice au pays des merveilles, Peter Pan ou Harry Potter, la littérature de jeunesse a souvent frayé avec le fantastique, l’envie de fuir l’incertitude de l’adolescence et de s’échapper dans un autre monde. Beaucoup de romans fantastiques se situent complètement dans ce monde parallèle, délaissant au bout de quelques pages le monde réel. Dans Chronos j’ai voulu montrer l’impact que peut avoir cette évasion sur notre vie, nos amitiés et notre famille. C’est pour cela que seulement la moitié de l’histoire se déroule à Gaia. Pour moi les deux mondes sont aussi importants l’un que l’autre.

  • On sent une certaine empathie envers les personnages du livre, comme si ces personnes pouvaient nous côtoyer au quotidien. Vous êtes-vous inspirée de vos rencontres ?

Forcément je me suis un peu inspirée de mes rencontres ! Je crois que tout écrivain observe le monde autour de lui et s’en inspire. En revanche dès que mes personnages s’intègrent dans un récit ils prennent une autre forme et deviennent alors de vrais être fictifs, méconnaissable à la fin même pour moi. Leur humanité par contre doit rester intacte. Je suis donc particulièrement contente si les personnages de mes livres provoquent de l’empathie chez mes lecteurs. En ce qui me concerne, ce sont notamment Lisa et sa mère pour qui j’ai une sympathie particulière.

  • Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman ?


Oh oui, d’autant plus que c’est le premier livre que je sors. Tout d’abord une jeune amie allemande a eu la gentillesse de me relire. Ensuite mon mari m’a aidé avec la traduction de Chronos que j’ai écrit d’abord en allemand avant de le traduire. C’est aussi pour cela que j’ai absolument voulu avoir l’aide d’une lectrice/ éditrice professionnelle française, qui a apporté la touche finale au texte. L’édition est un monde que je découvre et donc tout conseil est indispensable et précieux. 

  • Le final explosif est très cinématographique comment vous est-il venu ? Est-ce une envie dès le début de l’écriture ou est-elle venue plus tard ?

Je ne me suis jamais posée cette question. Les deux scènes auxquelles vous faites référence ont été clé dès le début. Comme ce sont des scènes d’action et comme les images sont importantes pour moi, cela peut en effet vite prendre une allure de cinéma. Il faut dire que c’est un type de livre, avec la juxtaposition de la vie de Lisa et de ses aventures virtuelles à Gaia, qui nous permet facilement imaginer l’adaptation à l’écran.

  • Le parcours a-t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Oui et non. Entre le moment où j’ai eu l’idée pour Chronos en 2015 et la sortie du livre se sont toute même écoulés cinq ans. Je suis passée par beaucoup de moments d’impatience, mais le fait que j’avais encore un autre métier m’a forcé de ralentir. Par la suite, j’ai vite compris qu’un projet d’écriture a souvent besoin de murir. Si j’avais publié la première version de Chronos en 2017 le roman n’aurait pas eu le même succès. Aujourd’hui je résiste mieux à la pression. Je laisse reposer mes textes entre deux relectures. Même si l’impatience de rencontrer mes lecteurs est toujours présente.

  • Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Je viens de recevoir la première lettre d’une lectrice de 12 ans. Dans une enveloppe, manuscrite, elle est arrivée par la poste ce matin. Je peux vous dire que c’est le plus beau cadeau qu’un écrivain puisse recevoir, d’autant plus que cette lettre vient d’une de mes plus jeunes lectrices. Une phrase m’a particulièrement interpellée par sa maturité et son discernement. Elle dit, que le livre lui a permis de mieux comprendre le monde de son enfance lui permettant ainsi de s’affranchir de ses limites. Il est là, le point clé de Chronos !

  • Avez-vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez-vous une autre facette cachée ?

On est tellement sollicité de nos jours que d’avoir et de vivre plusieurs passions devient difficile. Pour moi c’est – avec l’écriture – surtout ma grande famille, mes amis, les rencontres que j’ai pu faire partout dans le monde et donc aussi le voyage. J’adore l’étranger ! Ce sentiment enivrant de l’inconnu, de la découverte, la perte de repères. Mon plus grand rêve c’est de faire le tour du monde en voilier…

Je suis également passionnée par l’actualité – si l’on peut dire ça. Cela fait peut-être un peu partie de mon métier d’écrivain.

En revanche, et c’est peut-être ma facette cachée je n’arrive pas à regarder des séries et pourtant je sais bien que les meilleurs « storytellers » de nos jours sont les scénaristes de séries.

  • Quels sont vos projets ?

Avant tout je voudrais terminer l’écriture du tome 2 de la trilogie de Chronos ! J’ai cru comprendre que mes lecteurs sont légèrement impatients de découvrir la suite des aventures de Lisa 😉

Ensuite j’ai un roman d’adulte qui attend sa dernière relecture et deux autres projets qui prendront sans doute forme cette année.

  • Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

J’aime lire les classiques – c’est généralement pour une bonne raison qu’on lit ces livres encore des décennies plus tard – donc si j’en trouve que je n’ai pas encore lu c’est toujours un plaisir ! Je viens de terminer la lecture de « Bonjour Tristesse ». Un roman, presqu’une nouvelle, assez surprenant. Sinon, je continue à lire un peu de tout : policiers, livres historiques et beaucoup de littérature contemporaine. Je lis moins que pendant ma jeunesse et différemment aussi depuis que je suis écrivaine et plein temps. Pour les plus curieux, ils peuvent trouver la liste de mes 24 livres préférés sur mon siteweb.

  • Utilisez-vous une bande son pour écrire ? A moins que le silence suffise ?

Le silence n’est pas uniquement suffisant mais une nécessité absolue ! Quand vous avez de jeunes enfants le silence est un bien rare ! Ce n’est d’ailleurs pas tant le bruit qui me dérange tant qu’il reste anonyme. Pour la musique c’est pareil. Si j’en écoute c’est souvent de la musique classique ou de piano que je ne connais pas encore. Sinon une partie de mon cerveau écoute la musique et ne se concentre plus sur l’écriture.

  • Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

Oui ! A la sortie de mon livre, j’ai créé mon propre site web : www.mariondejuniac.com qui a justement comme objectif de permettre à mes lecteurs de suivre mes projets d’écriture. Je n’ai jamais été une grande adepte des réseaux sociaux, mais je poste régulièrement sur Instagram où la communauté de #bookstagram m’a séduit malgré moi. J’y ai fait des belles rencontres virtuelles qui deviendront peut-être un jour – quand on aura de nouveau la possibilité de se déplacer – des vrais liens.

Le Bonheur des uns… De Daniel Cohen Avec Vincent Cassel, Bérénice Bejo, Florence Foresti

Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d’amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Mais, l’harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus discrète d’entre eux, leur apprend qu’elle écrit un roman, qui devient un best-seller.

Achat : https://amzn.to/3shu6Bk

Chronique : « Le bonheur des uns… » fait évidemment penser à ce fameux proverbe, et se révèle être surtout une comédie de David Cohen plus subtile et plus profonde que l’on ne pouvait imaginer…

Le Bonheur des uns...: Bérénice Bejo, Vincent Cassel

Si le thème de la jalousie, de l’envie, et de la célébrité à travers la réussite, sont bien sûr au centre de ce quatuor formé de deux couples amis, c’est encore plus l’évolution de ces quatre personnages qui va constituer le point d’orgue de cette histoire. C’est en effet Léa et sa prose (Bérénice Béjo), qui vont servir de déclencheur à cette histoire, celle de la bande que finalement tous considèrent comme une personne sans ambition, indécise et presque soumise ! Le phénomène de dépassement de soi, de rivalité à l’autre va alors se mettre en place avec des scènes et des répliques plutôt vachardes et culpabilisantes, car ces trois autres qui l’entourent, et l’observent, vont réagir et comment !

Le Bonheur des uns...: François Damiens, Florence Foresti

En tête de ce jeu de manipulation et de déstabilisation, arrive Karine (Florence Foresti), particulièrement terrible et cynique envers son amie d’enfance, portée trop vite selon elle tout en haut de l’affiche, suivie par l’époux de Léa, Marc (Vincent Cassel) qui dans un autre registre et pour d’autres raisons, sera très intéressant à observer lui aussi quant à sa perte de pouvoir et tout au moins d’emprise, sur cette femme qui se révèle tout à coup à ses yeux… Et pour le dernier de la troupe en tant que mari conciliant et aimant, toujours prêt à acquiescer ce que dit sa femme Karine, on trouve Francis (François Damiens), parfait dans l’homme au caractère tempéré qui arrondit les angles comme pas deux ! Alors bout à bout la mayonnaise prend plutôt pas mal, avec des moments fort bien vus et ciblés, où l’échange de regards en dit long sur le ressenti et l’état d’esprit de chacun… Il en résulte une très bonne réflexion sur l’être humain et son cheminement vers l’accomplissement puis la reconnaissance, et ainsi sur ce qui va le modifier tout en modifiant les autres autour de lui !

Le Bonheur des uns...: Vincent Cassel, Bérénice Bejo

L’image que l’on donne de soi a ici toute son importance, et le fait de changer, de vouloir se construire ou s’assumer, amène dans cette comédie grinçante aux entournures, tout un lot de situations drôles, tendres puis tout à coup très cruelles, particulièrement justes et pertinentes, magnifiées par des acteurs au mieux de leur forme ! On pourra juste regretter peut-être le côté un peu forcé de Florence Foresti où le ton de l’humoriste prend quelquefois le dessus. Il n’en reste pas moins que d’observer ce que le succès soudain et la célébrité qui en découle, peuvent déclencher comme réactions parmi les proches, est ici très bien traité et analysé… Une comédie au vitriol et aux répercussions étonnantes, bien inspirée et bien aboutie vraiment !

Note : 9/10

Rapport de forme : 2.39:1 Classé : Tous publics Audio description : : Français Réalisateur : Daniel Cohen Format : PAL Durée : 1 heure et 36 minutes Date de sortie : 13 janvier 2021 Acteurs : Vincent Cassel, Bérénice Bejo, Florence Foresti, François Damiens, Daniel Cohen Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio  : M6 Vidéo

Quinquennat de Marc Dugain, et au milieu coule une névrose

Marc Dugain poursuit dans ce second volet son exploration du milieu politique français dans une intrigue toujours aussi tortueuse. Son talent d’écrivain lui permet de mêler portrait psychologique raffiné, dialogues piquant et savoureux et complots politiques lourd et amer. Un mets de choix que ce quinquennat que nous allons détailler point par point.

La force de Marc Dugain est de nous relater la vie politique de notre pays de manière extrêmement réaliste tout en gardant une certaine distance avec la situation sidérante qu’il décrit pages après pages. L’auteur se garde de tout cynisme et parvient à conserver une certaine hauteur par rapport à son intrigue. Les faits qu’ils relatent amènent à perdre le peu d’espoir qu’il pourrait nous rester en la politique française mais sa plume aérienne agit comme un baume qui apaise lors de la lecture. Des mots salvateurs sur les plaies béantes qu’il dénonce.

L’auteur évite le piège du manichéisme en prenant le temps de dresser le portrait d’hommes et de femmes atteint de névroses qui les vrillent jusqu’à la moelle. Là où le premier tome insistait sur la soif de pouvoir qui les animait, ce second opus place les névroses non diagnostiquées au centre des portraits de ces monstres d’egos. Le lecteur a la chance d’assister à quelque chose qui arrive rarement dans la vie réelle, la mise à nu de ces hommes politiques. Les masques tombent et le néant abyssal qui constitue leurs essences est révélé. Incapable d’aimer, traumatisés par des angoisses ancrées dans leurs subconscient, effrayés par les ténèbres enfouis à la surface de leurs âmes ils ne se rendent même pas compte du mal qu’ils font autour d’eux, à leurs proches mais aussi au peuple français. On aurait presque envie de les plaindre. Si Launay apparaît quelque peu conscient de sa froideur il n’en tire cependant aucune leçon et se révèle un prédateur redoutable. Tandis qu’en face Lubiak, prisonnier d’un stéréotype d’enfant gâté qui ne sait quoi faire de ses jouets, paraît bien incapable de résister longtemps aux mâchoires féroces du président malgré sa fougue et son sens des affaires.

Les dialogues sont l’occasion pour l’auteur d’égayer un récit qui pourrait paraître assez froid. Émaillés de pirouettes, de double sens, ces dialogues servent autant à dissimuler la vérité qu’à la dire. On ne se parle pas dans quinquennat, on s’invective, on s’agresse, on se menace, on s’explique sans jamais se comprendre. Durant ces dialogues c’est le jeu des faux-semblants, une comédie humaine sans la noblesse des actes, qui s’effectue sous les yeux du lecteur qui n’en ait plus à une infamie près. Durant la lecture les dialogues sont le sel qui va agrémenter ce plat déjà savoureux.

Mais quinquennat c’est aussi une guerre politique, une guerre d’ego. L’auteur a tissé une intrigue labyrinthique au ramifications innombrables. La simplicité avec laquelle il relate les malversations de ces puissants si puissants qu’ils ne voient même plus le monde réel permet de ne jamais perdre pied dans un monde qui reste inconnue de la plupart d’entre nous. Malheureusement ce second volume souffre d’un surplace narratif qui n’aide pas à s’accaparer pleinement ses intrigues d’alcôves alors que dans le même temps certains personnages sont victimes de redondances dans lesquelles stagnent leurs intrigues personnelles. Quinquennat se révèle être un tome de transition à la temporalité assez trouble mais à la narration tellement fluide que l’on ne se rend compte de rien.

Les qualités que l’on retrouvait déjà dans le premier opus se confirment dans ce second volume malgré un statut de tome transitoire. L’assiette de haute gastronomie proposait par Marc Dugain se révèle suffisamment goûteuse et épicée pour passer outre ce léger défaut. En espérant que le troisième et dernier volume saura apporter une conclusion satisfaisante à cette trilogie sur un mal ordinaire.

Résumé: Favori à l’élection présidentielle, Launay a scellé pendant la campagne un pacte avec son plus farouche adversaire, Lubiak, issu du même parti que lui. Mais Launay rêve de s’inscrire dans la postérité. Il change la donne en soumettant au référendum une nouvelle constitution. Une lutte à mort débute entre les deux hommes. Les alliances de circonstance se renversent, et les rivalités entre services de renseignement s’intensifient. Marc Dugain poursuit son investigation des arcanes du pouvoir et nous livre une réflexion sur les grands de ce monde, là où les raisons de la lutte n’importent plus et où l’élimination de l’autre devient un objectif en soi. Le deuxième tome très attendu de la Trilogie de L’emprise, qui peut se lire indépendamment du premier.

  • ASIN : 2070468836
  • Éditeur : Folio (17 mars 2016)
  • Langue : : Français
  • Poche : 352 pages
  • ISBN-10 : 9782070468836
  • ISBN-13 : 978-2070468836
  • Poids de l’article : 200 g
  • Dimensions : 11.2 x 1.5 x 18 cm

Parler comme tu respires – 6 janvier 2021 de Isabelle Pandazopoulos

Sibylle a 15 ans. Depuis son entrée au CP, elle bégaie, ce qui ne l’empêche pas d’être une excellente élève, très douée en dessin

Achat : https://amzn.to/2LgxI63

Chronique : Merci, Isabelle Pandazopoulos, d’avoir dépeint la douleur, les horreurs et les légères touches d’espoir qui accompagnent la maladie de Sibylle qui montre les illusions, les doutes et les épisodes de dysrégulation émotionnelle qui accompagnent le désordre schizoaffectif, et il le fait d’une manière qui fait avancer l’intrigue tout en honorant la douleur à travers ce personnage . Malgré le plaisir que j’éprouve à lire ce livre, je me demande comment les lecteurs qui connaissent moins bien la maladie percevront la double narration de Isabelle Pandazopoulos, C’est un roman captivant et émouvant sur un garçon déchiré entre deux réalités. Recommandé. Cette lecture ne vous laissera pas indifférant.

Note : 9,5/10

Éditeur : Rageot Editeur (6 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 320 pages ISBN-10 : 2700275411

Mademoiselle Coco et l’eau de l’amour – 7 janvier 2021de Michelle MARLY

Après la perte brutale et tragique du grand amour de sa vie, Gabrielle Chanel, appelée Coco, traverse une terrible crise existentielle. Ni son entourage ni son travail ne réussissent à la sortir d’une tristesse profonde. Jusqu’au jour où elle se rappelle leur dernier projet commun : créer sa propre eau de toilette.

Achat : https://amzn.to/3otluVX

Chronique : J’ai veillé tard hier soir pour terminer Mademoiselle Coco et l’eau de l’amour e et je n’ai pas été déçu. Ce livre fait partie d’une série de romans indépendants sur des femmes fortes, déchirées entre l’art et l’amour.

Le livre retrace la partie de la vie de Coco Chanel entre les années 1919 et 1922. Il commence juste après la mort d’Arthur « Boy » Chapel – l’amour de sa vie et la seule personne qui l’a aidée à mettre en place son empire Chanel. Dévastée par sa mort violente, elle parcourt sa vie pour trouver un nouveau but. Elle décide de créer un parfum, une senteur unique, à offrir à ses clients. Bien sûr, c’est l’histoire du développement du tristement célèbre Chanel n°5.

Je ne suis pas le plus grande fan du parfum lui-même, mais j’ai adoré lire qu’elle avait créé ce parfum. La science de ce parfum est un peu courte, mais Marly a fait un excellent travail de représentation de la France du début des années 20.

À la lecture de la couverture du livre, on peut dire qu’il est destiné à un public féminin. Il est également facile de deviner que la romance et l’amour sont des thèmes importants du livre. Je n’étais pas trop intéressé par son passage avec Igor Strawinsky mais j’ai adoré le rôle avec Dimitri Romanov. Maintenant, c’est une affaire personnelle. J’aime lire sur la famille Romanov autant que j’aime mes livres sur les Tudors. Chaque fois qu’un Romanov figure dans un livre, je peux être un peu partial.

En fin de compte, j’ai aimé ce livre comme une fiction historique ainsi qu’une romance historique. C’est un roman et ne prétend pas être une véritable biographie de Coco Chanel. L’auteur a même parlé de ses sources dans la postface, mais a admis qu’elle a dû modifier certaines choses pour que le livre fonctionne comme un roman. Pour moi, un bon roman historique me fait toujours rechercher les faits et m’encourage à en savoir plus sur le temps affiché. J’ai beaucoup lu sur Coco et sa vie, en particulier sur son engagement dans l’Allemagne nazie dans les années 1930/40. Pour être honnête, je ne savais pas cela à son sujet et je vais probablement faire d’autres recherches.

Tout compte fait, une excellente lecture qui m’a fait veiller tard et m’a convaincu de lire d’autres livres de l’auteur

Note : 9/10

Éditeur : Fleuve éditions (7 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 400 pages ISBN-10 : 2265144177

Douve de Victor Guilbert, une bille et des hommes

Un flic hanté par ses origines, un meurtre sanglant, un coupable idéal et enfin ce village maudit, caché par la forêt, rejeté du monde. Tous les ingrédients semblent réunis pour offrir aux lecteurs friands de nouveaux mystères un bon polar. Malheureusement les promesses sont loin d’être tenues.

Le personnage principal est attachant, il faut au moins reconnaître ça à l’auteur il a réussi à dresser le portrait d’un jeune flic attachant. Hugo Boloren est perspicace, un peu gauche, son passif et la maladie de sa mère amène suffisamment de pathos pour que l’on se prenne d’affection pour lui sans pourtant en faire des tonnes. Son personnage est un cocktail réussi d’autres personnages de flics. On ressent une empathie immédiate pour lui et sa quête d’origine chargée de combler un manque dans sa vie. Les cent premières pages sont réussies et nous embarquent efficacement vers ce voyage au bout du monde.

Malheureusement le conte de fées s’arrête là. Les cent pages suivantes font preuve d’un manque de souffle et de densité criant d’ennuis. Hugo interroge mollement un habitant du village qui élude ses questions, lis trois pages et demie du livre de sa mère, se fait passer à tabac, va boire un coup au seul bar du coin pour s’en remettre, interroge encore les habitants qui ont l’air de le prendre autant au sérieux que s’il était Casimir, se refait passer à tabac…et durant tout ce temps le mystère enveloppant le village ne gagne pas en profondeur. Douve est un village maudit et c’est tout, l’auteur ne va pas développer son histoire plus loin, à part pour expliquer pourquoi il ne s’y passe rien. Les quelques formules littéraires du style ”village qui a la guigne” ou ”c’est quitte ou Douve” ne suffisent pas à donner de l’ampleur à cette intrigue qui stagne gentiment.

Les cent dernières pages sonnent l’heure du dénouement. Un dénouement avec des révélations en cascade mais désolé pour l’auteur et le travail qu’il a dû effectuer pour construire son intrigue mais beaucoup de choses m’ont profondément gêné dans ce final. Tout d’abord, c’est peut-être entièrement dû à mon expérience de lecteur mais il y avait déjà un petit moment que ma bille personnelle, ainsi que le personnage principal nomme son instinct d’enquêteur, était tombée et avait percuté le cerveau. Ce qui fait que l’une des révélations n’en n’était pas une pour moi. Ensuite le fameux pourquoi du comment…alors comment dire j’ai lu ce passage dans les transports en commun…je n’ai pas pu me retenir de rire, pas trop fort pour éviter que l’on me regarde de travers mais mine de rien j’avais quand même du mal à me retenir. La raison de tout cela paraît fortement improbable pour ne pas dire un autre mot.

Enfin l’auteur ne résiste pas à l’envie de nous asséner une ultime révélation, qui en soi n’a rien de honteuse, mais qui aurait pu être utilisée beaucoup plus tôt dans l’intrigue. Cela aurait permis d’accorder un peu d’âme et de cœur à ce village et ses habitants qui en manquent cruellement et aurait pu éclairer les événements du passé d’un regard plus accommodant. Mais en l’état l’auteur s’en sert uniquement de ressort scénaristique pour tenter de maintenir l’attention du lecteur pour quelques pages supplémentaires, dommage.

Je passe sur les nombreuses incohérences qui parsèment le récit et préfère conclure la chronique sur cet amer constat; Il y avait un bon potentiel mais les choix de narration ont tout gâché.

Résumé:  » Le gamin a Douve dans les veines. »
Cette phrase, prononcée par son père quand il n’était encore qu’un enfant, l’inspecteur Hugo Boloren ne l’a jamais oubliée. Alors quand il apprend qu’un meurtre a eu lieu à Douve, il y voit un signe. Son père est mort, l’Alzheimer a dilué les souvenirs de sa mère ; c’est sa dernière chance de comprendre en quoi ce village perdu au milieu d’une forêt de sapins lui coule dans les veines.
Tout ce qu’il sait, c’est que son père, policier lui aussi, a été envoyé à Douve il y a quarante ans pour enquêter sur la fuite médiatisée d’un Islandais accusé de meurtre, et que sa mère, journaliste, l’a accompagné pour écrire un livre sur l’affaire.
Que s’est-il passé là-bas et pourquoi ont-ils toujours refusé d’en parler ?
Armé du livre écrit par sa mère, Hugo Boloren va plonger dans ce village peuplé d’habitants étranges, tous unis par un mystère qui semble les hanter. Au fil de son enquête, une question va bientôt s’imposer : et si le meurtre qui a récemment secoué le village était lié au séjour de ses parents, quarante ans plus tôt ?

  • Éditeur : Hugo Roman (7 janvier 2021)
  • Langue : : Français
  • Broché : 298 pages
  • ISBN-10 : 2755685832
  • ISBN-13 : 978-2755685831
  • Poids de l’article : 358 g
  • Dimensions : 14 x 2.9 x 21 cm

C’est l’Inuit qui gardera le souvenir du blanc de Lilian Bathelot

Un court récit non dénué de substances, un roman de science-fiction qui va droit à l’essentiel, une fable percutante sur la déshumanisation et la place de la technologie dans nos vies. Ce roman est tout cela à la fois et le tout sur un format peu épais.

Le récit est avant tout construit comme une course contre la montre, les chapitres alternent entre la chasseuse Kisimiipunga et l’équipe des services secrets chargés d’une mission à haut risque. Les chapitres consacrés à la jeune inuite qui tente d’achever le rite ancestral de son peuple ont eu ma préférence. Plus intimiste et baignant dans un champ lexical qui allie la beauté de la banquise à la survie en milieu hostile. Les chapitres mettant en scène l’équipe d’intervention sont plus techniques, plus froids aussi malgré les dissensions incarnées par les deux commandants. Le monde qu’il représente est aussi moins développé et donc plus nébuleux. La narration est extrêmement rythmée et pose rapidement les enjeux qui ont cours tout au long de l’ouvrage.

Si l’auteur parvient rapidement à nous plonger dans son intrigue il manque cependant un élément lors du dénouement pour transcender un peu cette quête de liberté. Un surplus qui ferait dire au lecteur qu’il tient entre les mains un excellent ouvrage de science-fiction. Je ne parle pas forcément d’un twist renversant mais plutôt d’un passage marquant, d’une scène mémorable qui s’imprimerait dans l’imagination du lecteur. De plus si l’auteur parvient à rendre son héroïne attachante on reste assez froid devant la peine qui l’accable étant donné que l’objet de son chagrin est resté extérieur au récit et n’a même pas droit à un seul chapitre pour exister.

Il n’en reste pas moins que l’auteur parvient à développer un propos intéressant sur la place de plus en plus importante de la technologie dans notre société. Son récit reste très positif sur le devenir de l’humanité. La globalisation technologique n’efface pas les différences, au contraire celles-ci s’expriment encore plus fort et se débattent avec toute l’énergie du désespoir pour survivre. Sans trop dévoiler l’intrigue il est intéressant également d’assister à la libération d’un peuple grâce à la technologie tandis que de l’autre un soldat acquis à la cause de l’autorité se voit redevenir humain là aussi grâce à la technologie. Le message de l’auteur est clair la technologie ne signera pas notre perte, elle n’est qu’un outil à notre service, seul l’homme est responsable de ses tourments.

Un récit court qui prend quand même le temps de délivrer un message optimiste dans une narration rythmé et haletante. Il manque peut-être juste un éclat narratif fort pour finir de le rendre mémorable.

Résumé: 2089, dans une société hypertechnologique, tous les habitants de la planète sont reliés au réseau de surveillance de leur zone gouvernementale. Les territoires inuits, pourtant, ne suivent pas la règle commune ; là, pas de surveillance, une certaine liberté et de grands espaces sauvages où l’on peut retrouver la nature et des gestes ataviques. Les gouvernements planétaires tentent désespérément de trouver une parade à cette indépendance qui a, semble-t-il, fort à voir avec les narvals, et leur sonar si particulier. La jeune chercheuse inuit Kisimiippunga vient de terminer le rite ancestral de la Première Chasse. Alors qu’elle est seule au milieu de nulle part, elle voit surgir un traîneau sur lequel elle découvre un Européen blessé. Qui est-il et que vient-il faire ici ?

  • Éditeur : Pocket (19 novembre 2020)
  • Langue : : Français
  • Poche : 256 pages
  • ISBN-10 : 2266307452
  • ISBN-13 : 978-2266307451
  • Poids de l’article : 130 g
  • Dimensions : 10.8 x 1.1 x 17.8 cm