Comment tu m’as fait mourir ? – 1 octobre 2020 de Gilles ABIER

La veille d’un séjour scolaire à Londres, Félix décide d’écrire un texte dans lequel il sacrifie les élèves qui lui font vivre un enfer au lycée. Chacun a droit à un traitement spécial, en rapport avec le harcèlement subi…

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Chronique : Très belle découverte que ce roman de Gilles Abier , si réussi qu’il ne présente pas les défauts habituels d’un roman pour ado traditionnel .
Impossible d’en parler au risque de gâcher le tempo incroyable de ce thriller et les rebondissements d’une intrigue qui nous empoigne et nous donne les mêmes émotions qu’un tour de montagnes russes !
Gilles Abier montre une maîtrise admirable pour ce roman à la construction magistrale qui nous fait passer sans heurts. L’écriture nous fait profondément ressentir chaque changement d’atmosphère et ce sentiment de frayeur, d’oppression qui s’amplifie à chaque retournement de situation jusqu’aux scènes finales scotchantes. Tordu à souhait l’auteur prend bien le lecteur aux tripes. Il n’y a pas que l’introduction du début qui est pervers, manipulateur et violent mais sachez que le sujet abordé est très sérieux et malheureusement trop souvent tu. Il est pourtant bien réel et fait souvent beaucoup de dégâts. Son aspect psychologique d’ailleurs est fort bien traité ici.
C’est un roman surprenant et fort bien écrit qui restera dans les mémoires pour l’uppercut asséné en son milieu.

Note : 9,5/10

Éditeur : Slalom (1 octobre 2020) Langue : : Français Broché : 240 pages ISBN-10 : 2375542673

Steam Sailors – tome 2 Les Alchimistes – 19 novembre 2020 de E.s. Green

Il fut un temps où les Alchimistes nourrissaient le Haut et Bas- Monde de leurs inventions merveilleuses, produits de magie et de science. Une époque révolue depuis que les Industriels ont éradiqué les Alchimistes et leur formidable savoir. Pourtant, on raconte qu’à l’aube de leur disparition, ils auraient caché leur fabuleux trésor dans une cité secrète…

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Chronique : Steam Sailors se déroule dans un univers steampunk où le monde est divisé en deux : celui d’en Bas (royaume des Ingénieurs) et celui d’en Haut (ancien royaume des Alchimistes, aujourd’hui disparus) rendu inaccessible depuis la Grande Fracture. Prudence est issue du Bas-Monde et a des dons psychiques qui la mettent à l’écart de ses pairs jusqu’à ce qu’elle soit enlevée par les pirates du navire de l’Héliotrope ! S’ensuit une chasse au trésor pour retrouver la cité perdue des Alchimistes, des courses poursuites avec la marine royale et la découverte d’un univers fantastique !

Le personnage de Prudence est attachant, c’est une adolescente qui a toujours su se débrouiller par elle même et elle ne compte pas laisser une bande de pirates lui dicter ce qu’elle doit faire ! De même, on a des pirates pas si méchants qu’on a presque envie d’avoir pour grands frères tant ils sont tendres avec leur petite Prudence. Et c’est malheureusement là que le bât blesse : le manichéisme et le manque de complexité des personnages. Steam Sailors est un roman jeunesse, pas jeunes adultes, et ça se ressent à la lecture. Les personnages sont presque caricaturaux par moments et très manichéens : les pirates sont gentils, Prudence est débrouillarde et gentille, les soldats de la flotte royale sont des gros méchants. De même, les obstacles sont rapidement surmontés et nos héros ne sont jamais en réelles difficultés. Pour autant, cela n’a pas gêné ma lecture, j’ai été transportée par les talents de conteuse d’Ellie S. Green : ce roman est basé sur une histoire qu’elle racontait à ses frères et ça se sent pour le pire comme pour le meilleur.

Autant vous le dire tout de suite, si ce roman est un coup de coeur malgré ses petites erreurs, c’est avant tout grâce à son univers ! Savant mélange de La Planète au Trésor et Pirates des Caraïbes, on y retrouve un monde avec des créatures fantastiques, où les différentes races se mêlent malgré un passé trouble. Quel plaisir ça a été d’aller à Port-Régal (si je ne me trompe pas de nom), puis de naviguer dans les airs jusqu’au Nord et jouer à une sorte de hockey sur pont de navire avec les hommes du Nord… Ce roman a tout pour faire rêver les enfants et jeunes adolescents

Note : 9/10

Éditeur : Gulf stream éditeur (19 novembre 2020) Langue : : Français Broché : 384 pages ISBN-10 : 2354888112

Star Wars : L’Ombre de la reine Poche – 3 décembre 2020 de E. K. JOHNSTON

Quand l’heure est venue pour Padmé Amidala de rendre sa couronne de reine de Naboo, elle est prête à reprendre le cours d’une vie normale.

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Chronique : C’est exactement le livre que je voulais, c’est exactement le livre dont chaque fille qui a rencontré Padmé pour la première fois à l’âge de 8, 10, 12 ans a besoin parce que ce livre est exactement ce que mérite chaque fille qui a voulu croire qu’elle avait sa place dans Star Wars.

E.K. Johnston, comme d’habitude, fait passer ses personnages à un niveau supérieur. Ceux que vous connaissez et aimez – Padmé, Sabé, Captain Tanaka, Bail Organa- et les nouveaux brillent tous de leur propre voix, de leurs propres objectifs et de leurs propres désirs. C’est un témoignage de l’excellente écriture de Johnston que j’ai pu entendre le dialogue dans la voix de Natalie Portman, dans celle de Keira Knightley, surtout dans celle de Jimmy Smitt, pendant que je lisais.

Les personnages sont intrinsèquement liés à la Guerre des étoiles, bien sûr, mais ils ont aussi quelque chose de frais et de réel. Ils veulent des choses tellement réelles que c’est déchirant de savoir ce qui leur arrive, de savoir ce qu’ils ne peuvent pas avoir. Ce livre parle de vouloir, de Padmé qui trouve ce qu’elle veut, qui trouve sa place dans la galaxie. Il parle du changement et de tous les changements qu’elle subit après une transition majeure. Padmé et Sabé apprennent à redevenir Padmé et Sabé, au lieu d’être la reine Amidala. Et c’est merveilleux d’avoir un livre qui ne s’excuse pas de ce que ses dames veulent.

Ce livre est calme. Il y a beaucoup de politique, de difficultés et de catastrophes à éviter, mais il y a aussi ces doux moments de pure amitié. Comme la mode de Naboo, l’intrigue elle-même est parfaitement conçue pour Padmé : elle semble intimidante, frivole et extravagante, mais elle est en fait pratique et intelligente, un filet de sécurité défensif et une arme tout en un. (Et la mode ! Ce livre se concentre sur les robes et le maquillage de Padmé avec la même gravité que les autres livres de Star Wars reposent sur des sabres laser, ce qui est parfait, car les armes de Padmé sont ses robes et ses déguisements).

Et ça… colle. Ce livre est si bien relié aux autres canons de la Guerre des étoiles – les films, évidemment, mais aussi la série animée Clone Wars. Même si vous n’avez jamais vu que les films, vous ne pourriez jamais être perdu dans ce livre, et c’est une porte d’entrée parfaite pour plus de Padmé. Ce livre est destiné aux personnes qui voulaient plus pour Padmé, qui savent qu’elle mérite plus que ce que les films lui ont donné, qui ont grandi en l’aimant à cause et malgré tout ce qu’elle était et aurait pu être. Ce livre s’adresse aux fans de Star Wars qui veulent plus d’histoire, plus de connaissances sur ces personnages et la galaxie dans laquelle ils vivent, et ce livre s’adresse aux filles qui aiment Star Wars et qui s’accrochent à Padmé comme l’une des rares femmes qu’elles voient à l’écran. Ce livre est destiné à toutes les filles qui aiment Star Wars et qui se sont fait dire qu’elles n’étaient pas de vraies fans de Star Wars parce que Padmé est son personnage préféré. Ce livre s’adresse aux fans de Star Wars qui sont des filles qui aiment Star Wars. Ce livre est destiné aux fans de Star Wars.

Note : 9,5/10

Éditeur : Pocket (3 décembre 2020) Langue : : Français Poche : 336 pages ISBN-10 : 2266299484

Carnets d’enquête d’un beau gosse nécromant de Jung Jaehan, tel une ritournelle pop entêtante

On se souvient toujours de ses premières fois. Encore plus lorsqu’il s’agit d’une double première fois. Première escapade dans le polar sud-coréen et première lecture de la toute jeune maison d’éditions matin calme, qui a l’air de se spécialiser dans ce sous-genre. Mais tout le monde sait qu’une première fois peut se transformer en très mauvaise expérience. Alors qu’en est-il de cette lecture ?

Décalé pourrait être le mot qui la définirait le mieux, au premier abord. Décalé par son humour et ses personnages aux caractères exacerbés qui font inévitablement penser à des caricatures de manga. Pourtant l’intrigue en elle-même suit des sentiers balisés assez classiques rendu effrénée par son rythme qui donne l’impression qu’elle ne s’arrête jamais. Un rythme que l’on peut vraiment ressentir à la lecture par le biais de ces onomatopées retranscrite tel quel et qui me font faire le parallèle vers la musique pop, et la K-pop en particulier, à laquelle il fait de nombreux clins d’œil.

Durant une grande partie de l’ouvrage c’est la caractérisation des personnages qui m’a fait peur. En effet avec leurs postures de personnages très sûr d’eux, leurs langages familiers et leur arrogance manifeste j’avais l’impression de me retrouver devant une affiche d’un concert de K-pop, c’est beau, c’est flashy mais lorsque vous retournez l’affiche il n’y a que du blanc. J’attendais que l’auteure consolide son trio de personnages principaux. Elle n’y est parvenu qu’à moitié. En effet le beau gosse nécromant dont il est question dans le titre, et qui se nomme Nam Han-jun, dissimule, derrière son caractère outrancier, une grande empathie et s’il n’hésite pas à soulager ses concitoyens de leurs billets il ne supporte pas l’injustice. Ses airs arrogants et ses capacités de déductions le placent dans la lignée des héritiers de Sherlock Holmes. Au final il se révèle comme le personnage le plus abouti et heureusement me direz-vous c’est quand même lui qui tient le haut de l’affiche.

On ne peut malheureusement pas en dire autant de ses deux compagnons d’enquêtes. Si Su-cheol n’est pas développé au-delà de son rôle de gros bras chargé de les sortir de pires situations ses interventions restent quand même plus digestes que ceux de la sœur du héros, Hye-jun, dont chaque apparition me faisait penser à ce cliché de personnage féminin hystérique dont raffolent les mangakas. Mais si vous savez ces personnages qui passent leur temps à hurler sur les autres personnages souvent de sexe masculin, la bouche déformée par la colère et bien souvent armé d’une masse deux fois plus grosse qu’elle. Proprement insupportable.

L’intrigue a le mérite de dévoiler deux aspects bien distincts de la culture coréenne. La culture des teen idols d’une part, pour le côté cupide et sordide, et l’ancrage traditionalistes et superstitieux de l’autre. Une dichotomie qui se rejoint sur un point en particulier; là où se niche les peurs et les désirs des gens il y a toujours de l’argent à se faire.

Et c’est sur cette abrupte conclusion que s’achève cette première lecture Sud-coréenne. Une découverte agréable, souvent drôle, mais qui va devoir faire ses preuves en approfondissant ses personnages et en évitant de tomber dans la formule un peu facile de la comédie policière.

Résumé: Bienvenue au cabinet secret de Nam Hanjun, alias Beau Gosse, pseudo-chaman et authentique escroc. Avec ses deux complices, Hyejun, sa petite-sœur hackeuse de génie et Sucheol, dit Mammouth, détective privé, ils offrent à leur riche clientèle des  » divinations  » sur mesure qui font leur succès.
Un soir, une cliente les appelle après avoir cru apercevoir un fantôme dans sa cuisine. Quand ils arrivent leur présence attire l’attention d’un voisin qui prévient la police. Une jeune inspectrice se rend sur place, Ye-eun, experte en arts martiaux, que ses collègues surnomment justement le fantôme tant elle est rapide et discrète. Dans la cave de la maison, elle découvre le cadavre d’une adolescente recherchée depuis un mois.

  • Éditeur : Matin calme (3 septembre 2020)
  • Langue : : Français
  • Broché : 326 pages
  • ISBN-10 : 2491290219
  • ISBN-13 : 978-2491290214

Le village perdu de Camilla Stein, the blaireaux ouitch project

Il n’y a tellement rien qui va dans ce « thriller » que je ne sais même pas par où commencer. Encore une fois je me suis fait piéger par les sirènes de la nouveauté et de la quatrième de couverture. Ce n’est pas compliqué, moi, vous me dites village fantôme, atmosphère brumeuse et fait divers mystérieux je fonce direct. Je dois sans doute me résigner à encore me faire avoir dans mes lectures ultérieures, ainsi va la vie de lecteur.

Qu’est-ce qui m’a le plus déçu dans ce primo roman? Entre les personnages insipides à la caractérisation pataude et bourrée d’incohérences et la narration maladroite et percluse de lourdeur stylistique mon cœur balance. Non, soyons honnêtes, je crois que c’est cette narration à double temporalité qui remporte la palme. Pour une fois je ne peux pas dire que les chapitres se déroulant dans le passé ne servent qu’à faire du remplissage. En effet c’est grâce à eux, et à eux uniquement, que le grand mystère mystérieux du village perdu sera levé. Un mystère qui n’a rien de transcendant et qui demeure survolé, la résolution se révèle prévisible, à un point que l’on se demande comment le fait divers a pu rester insoluble durant tant d’années.

Et les chapitres se déroulant dans le présent me direz-vous ? Eux doivent être intéressants, ils doivent nous plonger dans une atmosphère angoissante ? Parcourir les rues désertes du village doit nous faire ressentir une aura particulière non ? Arpenter les maisons délaissées doit nous plonger dans une ambiance glauque et nous faire ressentir l’humidité de ces murs qui gardent un secret morbide que les personnages vont s’efforcer de résoudre ? Et bien non, à aucun moment je n’ai été plongé au cœur de ce village abandonné. La faute a un style rebutant sur lequel nous reviendrons. Mais aussi à des personnages qui passent leur temps à s’enfuir parce qu’ils ont vu une ombre ou entendu des voix. La palme revenant à cette chère Alice, qui apercevant une silhouette dans leur camionnette préfère s’enfuir à toutes jambes plutôt que de la confronter enfin, sachant que son amie a disparu. Des personnages complètement inutiles, tout juste bon à mourir après que l’on soit difficilement parvenue à se souvenir de leurs noms. Jamais ils n’enquêteront sur le mystère du village, à part pour réunir deux trois dessins, alors même qu’une piste solide est évoquée au début de l’intrigue. Jamais ils ne mobiliseront leurs ressources pour s’en sortir, ils passeront l’ensemble du récit à courir de bâtisse en bâtisse dans le vain espoir d’échapper aux ombres qui les traquent. Ça en devient désespérant de paresse narrative.

Qu’en est-il du style ? Alors plutôt que de faire un paragraphe dans lequel j’exposerais pourquoi la plume de Camilla Stein est à fuir absolument je vais plutôt vous donner un exemple concret de la lourdeur narrative de ce roman. J’ai choisi un court passage qui condense tous les défauts que je lui reproche, il ne contient aucune révélation. Il s’agit de la narratrice Alice qui réagit à une réplique d’un de ses compagnons de galère.

-et combien de temps es-tu partie ?

Il y a un truc qui me dérange : sa voix, sa posture, sa façon de baisser la tête, le menton collé à la poitrine. L’absence d’étonnement dans sa voix.

Alors avec toutes ces précisons si vous n’avez pas compris que le personnage qui a lancé la réplique cache quelque chose arrêtez la lecture et consacrez-vous à une autre passion. C’est lourd, pataud alors que c’est une observation qui se fait en une fraction de seconde. Inutile d’insister autant sur la gestuelle. Une simple remarque sur l’absence de sincérité dans la voix aurait suffi au lieu d’alourdir le récit ainsi. J’ai pris cet exemple parce qu’il cristallise les défauts du récit mais dîtes-vous bien que tout le roman est écrit ainsi.

Je ne vais pas passer plus de temps sur ce roman qui est raté sur tous les points et qui n’a même pas la décence de proposer une intrigue originale à défaut d’être bien écrit. Une lecture que je vous conseille de fuir au risque de vous dégoûter du polar nordique.

Résumé: 1959. Silvertjärn. La population de cette petite cité minière s’est mystérieusement évaporée. A l’époque on a seulement retrouvé le corps d’une femme lapidé et un nourrisson.
De nos jours, le mystère reste entier.
Alice Lindstedt, une documentariste dont la grand-mère est originaire du village, part avec une équipe explorer la cité fantomatique, en quête des secrets de cette tragédie.
Mais la piste de l’ancien pasteur du temple déterrera la mémoire d’un sombre passé…
Un passé qui hante encore le présent et semble avoir réveillé les ombres du village perdu.

  • Éditeur : Le Seuil (1 octobre 2020)
  • Langue : : Français
  • Broché : 432 pages
  • ISBN-10 : 2021426521
  • ISBN-13 : 978-2021426526

Les Croods 2 : une nouvelle ère De Joel Crawford Avec Nicolas Cage, Ryan Reynolds, Emma Stone

Les Croods ont survécu à leur part de dangers et de catastrophes mais ils vont maintenant devoir relever leur plus grand défi : rencontrer une autre famille.

Chronique : Au début, il y avait «Les Croods», un dessin animé assez agréable de 2013 sur un homme précoce surprotecteur nommé Grug (Nicolas Cage), qui était tellement inquiet des périls du monde extérieur qu’il a confiné son clan dans une grotte. Ensuite, sa fille adolescente aventureuse Eep (Emma Stone) a rencontré un étranger, Guy (Ryan Reynolds), et la famille a été forcée de faire face à la possibilité qu’ils aient peut-être été un peu limités dans leur réflexion.

À partir de ce concept rudimentaire, « The Croods » a réussi à évoquer un monde de CG étonnamment somptueux pour ces gens des cavernes loufoques à explorer – un monde dans lequel les créatures et les environnements étaient si richement détaillés qu’ils étaient facilement distraits de la narration épuisée. (Le film était essentiellement une sitcom de long-métrage traitée comme une promenade dans un parc à thème en fuite.) Quand tout a été dit et fait et que la famille Crood avait appris sa leçon, il n’y avait aucune raison organique de continuer l’histoire, mais cela n’a pas été le cas. arrêtez DreamWorks Animation , qui consiste à essorer les suites des pierres.

Parfois, cela fonctionne (regardez à quel point les franchises «Shrek» et «Madagascar» sont étendues), mais il est difficile de ne pas être cynique face à une stratégie qui implique de consacrer une tonne de temps et d’argent à développer des toons originaux dans l’espoir qu’ils généreront de l’avenir versements, séries télévisées dérivées et beaucoup, beaucoup de marchandisage. C’est ainsi que nous avons obtenu « The Croods: A New Age », une suite largement inutile – du moins du point de vue du public – dans laquelle l’intrigue romantique de Guy-et-Eep-assis dans un arbre du premier film est dessinée pendant 90 minutes supplémentaires lorsque Grug tombe sur les Betterman, une famille beaucoup plus évoluée avec une fille adolescente. Ils ont inventé l’agriculture, l’hygiène personnelle et la plomberie intérieure. De plus, ils ont un arbre bien meilleur.

Le réalisateur Joel Crawford (diplômé de la spéciale «Trolls Holiday») présente tous ces détails comme des blagues, et si cela semble amusant – regarder Guy apprendre à utiliser les toilettes ou entendre Cloris Leachman (en tant que grand-père) interrompre de temps en temps avec une fissure sur la façon dont les choses étaient à son époque – alors ce film pourrait être votre confiture. Mais pour ceux qui souhaitent simplement ralentir et raconter une histoire décente, « The Croods: A New Age » ressemble à un assaut sur le crâne, un « Flintstones » du 21e siècle bruyant et manifestement odieux avec une technologie beaucoup plus sophistiquée , mais rien de nouveau à proposer dans le département script. (Au moins la réouverture partielle des salles de cinéma permet aux spectateurs d’apprécier toute l’attention portée à la conception de la production.)

Les Croods 2 : une nouvelle ère

Franchement, c’était plus amusant de voir Fred Flintstone utiliser un oiseau à long bec comme tourne-disque de l’âge de pierre, bien que l’équipe de scénarisation de Kevin et Dan Hageman, Paul Fisher et Bob Logan propose d’assez bons gags visuels. Ou peut-être que ces contributions proviennent de l’équipe de production, qui utilise les derniers outils numériques pour pousser à l’extrême certains des principes fondamentaux de l’animation dessinée à la main: expressions faciales exagérées, postures «squash and stretch» ​​et mouvements hyperactifs. Par exemple, c’est un truc à l’ancienne pour montrer la silhouette d’un personnage percé à travers un mur, comme un contour de scène de crime à la craie, et nous voyons ici que «à l’intérieur» (un nouveau concept pour les Croods) et sur le côté d’une pastèque géante, suggérant que son fils aîné Thunk (Clark Duke) a fait un saut en courant à la collation géante.

Alors que les Croods vivaient dans une terre désolée de roches, de saleté et de bêtes dangereuses (c’est un thème récurrent que les créatures qu’ils rencontrent sont soit des hybrides d’animaux existants, à la «Land shark»), les Betterman ont cultivé un magnifique jardin DayGlo – encore plus sauvage et plus dément que le système trippant Systar de la suite de «Lego Movie». Leurs nouveaux hôtes sont sympathiques au début, mais il s’avère qu’ils veulent secrètement attirer Guy pour épouser leur fille, Dawn (Kelly Marie Tran), puis chasser les Croods du jardin.

«Nous devons les aider à comprendre qu’ils ont un avenir radieux en dehors de ces murs», dit Hope Betterman (Leslie Mann) à son mari, Phil (Peter Dinklage), qui a une règle étrange sur le fait de ne pas toucher les bananes – clairement conçu comme un indice que ce paradis peut être sous le contrôle d’une sorte de monstre semblable à King Kong. Qu’y a-t-il dans certaines suites animées qui incitent les créatifs à s’aventurer si loin de ce qu’ils avaient fait auparavant? La folie à la Peter Max de « The Croods: A New Age » rappelle le tout aussi déséquilibré « Cloudy With a Chance of Meatballs 2 », dans lequel la nourriture mutante du premier film a pris vie.

Avec la lourde charge d’exposition à l’écart dans le premier film, ne serait-il pas préférable de ralentir les choses et de laisser respirer la suite? Mais dans le cas de «The Croods», le film n’arrive jamais à établir les règles de base, ce qui permet à son tour aux cinéastes de les réécrire au fur et à mesure. La tactique comique la plus fréquemment utilisée par l’équipe consiste à orienter les attentes du public dans une direction, puis à retirer le tapis de dessous. (La torsion de King Kong est un bon exemple, que le film retourne plusieurs fois pour rire: au lieu d’un gorille massif, le mangeur de banane se révèle être un mignon petit singe punch … qui appartient à un essaim de bestioles … qui font des sacrifices à un gorille massif après tout.)

Les Croods 2 : une nouvelle ère

Dans certains cas, jouer contre le type est payant. Plutôt que de se voir comme des rivaux, Eep et Dawn se sont entendus, partant à l’aventure ensemble. Et une fois que le film atteint sa séquence vraiment folle dans le dernier tiers, ce sont les hommes qui sont capturés et offerts au monstre, tandis que Gran et ses «Thunder Sisters» font le sauvetage. Mais je mentirais si je disais que je n’ai pas été épuisé longtemps avant que le film ne se transforme en une séquence de scènes d’action antiques. En fait, ce sentiment s’est installé après les cinq premières minutes, lorsque les Croods combattaient des «kangadillos» géants dans une course de canyon fulgurante. (Cela n’aide pas que le score occupé de Mark Mothersbaugh coudes à chaque moment où nous pourrions reprendre notre souffle.)

Malgré toute son énergie hyper-caféinée et son irrévérence, le film se réduit à un message relativement simple et carré: la famille qui s’endort reste ensemble. Mais grattez la configuration préhistorique, et on pourrait trouver une vilaine parodie de la fracture culturelle qui ravage l’Amérique en 2020, alors qu’une division politique belliqueuse trouve le pays déchiré entre Croods et Bettermans auto-oints (mais hypocrite). Le film essaie-t-il de plaire à une tribu ou à une autre? Une telle fable pourrait-elle servir à rapprocher les deux parties? Bien sûr, cela pourrait arriver, mais nous parlons de « The Croods ». Nous devrions être reconnaissants pour un toon DreamWorks qui ne recourt pas à des blagues de pet – ce qui est déjà un petit signe de progrès.

Les Croods 2 : une nouvelle ère

The Mandalorian Saison 2 : Explication de la fin en détails !

La Saison 2 de The Mandalorian est disponible sur Disney Plus ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin de la Saison 2, lisez la suite ! La fin de la saison 2 de The Mandalorian a fait pleurer les fans de Star Wars en ramenant l’un des personnages les plus emblématiques des films originaux pour faire une apparition. Mais nous y reviendrons dans un instant. Le dernier épisode de la saison, “The Mandalorian saison 2 épisode 8 Chapitre 16 : The Rescue” est un film d’action de 43 minutes à fort impact, qui donne aux fans beaucoup de matière à réflexion. La saison 2 de The Mandalorain prends fin sur un sauvetage audacieux, des scènes de combat terribles de Mando et un adieu émouvant.

Récapitulatif

La saison 2 de The Mandalorian est essentiellement consacrée à Mando, qui essaie de trouver d’autres Jedi à qui remettre l’Enfant afin qu’il puisse être entraîné parmi les siens. Pour l’orienter vers d’autres Jedi, Mando doit d’abord trouver d’autres membres de son espèce, c’est-à-dire des Mandaloriens. Son plan est d’exploiter le réseau des Mandaloriens et de trouver où se trouve le Jedi le plus proche. Sa quête le mène à Bo-Katan Kryze, l’héritier-apparent du trône de Mandalore.

Elle est apparemment à la recherche de Moff Gideon, ou plutôt du sabre noir qu’il porte. Bo Katan indique à Mando où il peut trouver Ahsoka Tano, ancienne padawan Jedi d’Anakin Skywalker. Lorsqu’il rencontre Ahsoka Tano, elle se rend compte que l’Enfant est fort avec la Force mais qu’il n’est pas entraîné. Et que son lien avec Mando fait qu’il n’est pas le plus apte à recevoir un entraînement Jedi.

Elle pense qu’il est préférable de laisser les pouvoirs de l’Enfant s’évanouir, car s’il est entraîné à la Force, il risque de sombrer en raison de son lien affectif profond avec Mando. Tout en refusant d’entraîner l’Enfant elle-même, Ahsoka Tano donne néanmoins pour instruction à Mando de l’emmener dans un ancien temple Jedi sur la planète Tython. Une fois sur place, Grogu peut tendre la main aux autres Jedi en utilisant la Force, et quelqu’un de l’Ordre Jedi viendra le chercher.

Sur Tython, les choses tournent mal lorsque Grogu passe un coup de téléphone alimenté par la Force. Et que Mando est incapable de le sauver lorsqu’il se fait kidnapper par les Dark Troopers envoyés par Moff Gideon. Le navire de Mando est détruit, mais il trouve un moyen de sauver Grogu, en rassemblant une équipe de combattants hétéroclites. Le groupe parvient à obtenir les coordonnées du croiseur léger de Moff Gideon. Mais il lui faut plus de muscles pour réussir ce sauvetage audacieux.

Explication de la fin de la Saison 2 de The Mandalorian

Mando recrute l’aide de Bo-Katan et de son acolyte Koska. Bo-Katan veut reprendre son arme, le sabre laser noir, que Moff Gideon lui avait volé. Apparemment, c’est une arme puissante qu’il est important pour elle de restaurer si elle veut avoir un espoir de reprendre Mandalore un jour. Mando n’est intéressé que par la récupération de Grogu. Il accepte donc de laisser Bo-Katan avoir Moff. Une fois le Dr Pershing capturé, et une fois qu’il aura croassé sur le plan du croiseur léger impérial, leur disant où se trouverait la cellule de Grogu et où sont stationnés les Dark Troopers. Mando et compagnie élaboreront un plan solide.

Ils montent à bord du croiseur de Gideon, et les filles se frayent un chemin à travers des hordes de soldats de l’Orage pendant que Mando se faufile pour sauver le bébé. Lorsque Bo-Katan et le groupe atteignent le pont du vaisseau spatial, tuant tout le monde dans leur sillage, ils sont surpris de constater que Gideon n’est pas là.

Le Beskar pure contre le sabre laser noir et le trône de Mandalore

Après un bref mais pénible combat avec l’un des Dark Troopers, Mando parvient à atteindre la cellule de Grogu, mais trouve Moff Gideon à l’intérieur, pointant le sabre laser noir sur le bébé. Après un peu de bavardage, au cours duquel le Moff révèle qu’il n’a plus d’utilité pour Grogu puisqu’il a déjà prélevé le sang de l’enfant pour ses expériences Moff Gideon attaque Mando. Or, le beskar pur est le seul matériau que le sabre laser noir ne peut pas couper. Alors, Mando gagne facilement le combat et domine Moff Gideon. Lorsqu’il ramène Gideon sur le pont où Bo-Katan l’attend, elle n’est pas très heureuse de voir le sabre laser noir dans les mains de Mando.

Gideon explique, avec un rire diabolique que seule la personne qui manie le sabre laser noir peut prétendre au trône de Mandalore. C’est la raison pour laquelle Bo-Katan cherchait si sérieusement à obtenir l’arme. Mando la lui offre immédiatement, en disant qu’il la lui cède de plein gré, mais ça ne marche pas comme ça. La possession du sabre laser noir ne peut être obtenue que par le combat. Maintenant, Bo-Katan devra vaincre Mando au combat pour s’approprier cette arme puissante.

Mais c’est un problème pour un autre jour, une autre saison. Pour l’instant, Mando conserve le sabre laser noir, ce qui signifie qu’il a désormais droit au trône de Mandalore. Une chose à laquelle il n’a jamais montré le moindre intérêt. Est-ce le destin de Din Djarin de reprendre Mandalore et de régner sur elle ? Peu probable, étant donné que notre héros aime opérer seul et qu’un roi est tout sauf seul. Cependant, nous pouvons nous attendre à ce que ce scénario soit au centre de la prochaine saison.

L’arrivée de Luke Skywalker

L’effrayant bataillon de Dark Troopers est de retour et frappe à la porte. Tandis que le groupe à l’intérieur se prépare à une épreuve de force potentiellement fatale. A ce moment, un X Wings isolée entre dans le croiseur. Et en ressort une silhouette en robe qui se fraye un chemin à travers les chasseurs droïdes démoniaques avec un sabre laser vert. Pour ceux qui ont vu la trilogie originale de Star Wars. C’est un moment incroyable car ils reconnaissent le sabre laser vert et la main gantée. Pour ceux qui suivent simplement The Mandalorian. C’est encore assez épique la façon dont le guerrier Jedi coupe facilement à travers des rangées et des rangées de Dark Troopers pour atteindre les portes du pont. Grogu regarde l’écran du moniteur et Mando, sentant l’intérêt de Grogu, ouvre la porte.

Et ce n’est nul autre que Luke Skywalker lui-même qui entre et baisse sa capuche ! Luke Skywalker répond à l’appel de Grogu et vient le chercher. Mando n’a aucune idée de l’identité de Luke et de son importance dans l’histoire de Star Wars. Il lui demande donc avec désinvolture : “Es-tu un Jedi ? Luke lui répond par l’affirmative et lui assure qu’il donnera sa vie pour assurer la sécurité de l’enfant et le former.

Les pouvoirs sans formation ne servent à rien, dit le puissant Jedi, en estimant correctement que la Force est forte avec Grogu. Mando convainc Grogu d’aller avec Luke et d’être un Jedi, en lui promettant de le revoir. Dans un moment déchirant qui en déchire plus d’un, Din Djarin retire son casque de beskar et laisse Grogu voir son visage pour la première fois. Ils se disent au revoir, et Mando regarde avec larmes Luke, accompagné d’un R2D2 qui pleure, emporter Grogu.

the mandalorian saison 2 fin

Bébé Yoda a t’il un futur après la fin de la Saison 2 de The Mandalorian ?

L’épisode 8 prends fin par la séparation de Grogu et Mando. Mais est-ce que cela signifie que c’est la fin de leur belle et douce association ? Ou est-ce que Jon Favreau et Dave Filoni vont trouver un moyen de réunir le duo qui a touché tant de cœurs ? Mando lui a promis qu’il le reverrait. On peut seulement espérer qu’il tiendra sa promesse la saison prochaine. Parce qu’en réalité, c’est la relation entre Mando et Bébé Yoda qui permet d’accrocher le public.

L’histoire d’un chasseur de primes solitaire, qui n’a aucun lien émotionnel, qui trouve et élève un bébé qu’il aime énormément… voilà une histoire qui vaut la peine d’être racontée. Qui veut voir la série s’il n’y a pas de Bébé Yoda qui roucoule dans le spectacle ? Pas nous. Nous espérons donc, contre toute attente, que ce n’est pas la fin de Bébé Yoda et Mando !

La scène post-crédit de fin de Saison 2 de The Mandalorian : The Book of Boba Fett

Cela nous amène à la scène de post-crédits à la fin de la Saison 2 de The Mandalorian. De retour sur Tatooine, dans l’ancien repaire de Jabba le Hutt, le majordome Twi’lek Bib Fortuna de Jabba a pris la relève en tant que seigneur du crime. Fennec Shand fait irruption et libère les esclaves de Fortuna, tandis que Boba Fett entre et tue Fortuna. Il se rend sur place et s’assied sur l’ancien trône de Jabba. Une légende à l’écran nous apprend que The Book of Boba Fett sortira en décembre 2021.

Les fans sont partagés entre le fait de savoir si The Book of Boba Fett est une nouvelle série dérivée ou s’il ne s’agit que d’une allusion à la troisième saison de The Mandalorian. Honnêtement, ce pourrait être l’un ou l’autre. Disney n’a pas encore annoncé officiellement une nouvelle série de Boba Fett. Mais ils pourraient faire une déclaration à tout moment. Pour l’instant, il n’est pas clair si la scène des post-crédits est celle d’une nouvelle série ou de la prochaine saison.

Songbird 16 décembre 2020 / De Adam Mason Avec K.J. Apa, Sofia Carson, Demi Moore

Cela fait maintenant quatre ans que le monde vit en confinement. Désormais, les personnes infectées du Covid-23 sont envoyées de force en quarantaine dans des camps devenus peu à peu d’inquiétants ghettos.

Chronique : L’annonce que non pas un mais plusieurs vaccins Covid-19 sont en route vers les pharmacies et les hôpitaux du monde entier nous a tous soulagés, une confirmation qu’un semblant de normalité reviendrait dans les 12 prochains mois environ. Mais pour les créateurs de Songbird, un thriller pandémique audacieusement assemblé qui imagine une réalité pas trop lointaine où Covid-23a tué plus de 100 millions de personnes, il dépose un camion de poussière sur le pire scénario du film, ce qui le rapproche encore plus de la science-fiction. Pour beaucoup d’entre nous, les bonnes nouvelles récentes pourraient rendre plus acceptable de regarder quelque chose destiné à faire sortir la tension d’une situation déjà assez tendue. Il y a une distance maintenant, au moins pour ceux qui ont la chance d’être en bonne santé et en sécurité, qui nous permet de voir ce que c’est plutôt que ce que cela pourrait nous montrer sur l’avenir.

Il est né d’une idée en mars qui a obtenu le feu vert en mai avant un tournage en juillet et maintenant une sortie numérique en décembre, un redressement spectaculaire aidé énormément, sans aucun doute, par le producteur de blockbusters et habile tireur de cordes Michael Bay. Le réalisateur et co-scénariste britannique Adam Mason, dont les crédits précédents étaient des films de genre à petite échelle, a conçu un film plutôt ingénieusement construit qui tente de raconter une grande histoire avec peu de ressources, en utilisant un LA verrouillé comme toile de fond. Il est remarquablement élégant, bien qu’un peu par cœur dans son intrigue, fonctionne mieux comme un document historique fascinant sur la façon dont certains créatifs ont trouvé leur chemin dans les règles pendant une période impossible pour une industrie en difficulté. C’est le premier grand film hollywoodien à avoir été créé non seulement pendant la pandémie, mais aussi sur la pandémie,un fait qui transforme un thriller parfaitement solide en quelque chose de remarquable, quelque chose à étudier dans les années à venir.

Nous sommes en 2024 et dans la version Songbird des événements, les choses ne se sont pas améliorées; ils se sont progressivement aggravés («C’est la fin du monde, mon frère», nous dit quelqu’un dans l’un des nombreux clips austères partagés dans le montage d’ouverture). Le dernier virus est le plus meurtrier à ce jour, avec un taux de mortalité de 56%. Cela a conduit à un fossé strict entre ceux qui bénéficient de l’immunité (qui porte un bracelet jaune très recherché) et ceux qui ne le font pas (obligés de rester à l’intérieur à tout moment). Si vous échouez au «test temporaire» quotidien ou si vous êtes proche de quelqu’un qui le fait, vous êtes transféré de force dans une zone Q, essentiellement un camp de concentration où il vous reste à mourir. Nico (KJ Apa de Riverdale) est l’un des chanceux, un «munie» autorisé à se déplacer librement dans la ville désolée, livrant des colis et économisant lentement pour une évasion à Big Sur,où les choses sont en quelque sorte magiquement sûres. Il espère emmener sa petite amie, Sara (alun de la chaîne Disney Sofia Carson), mais elle est coincée dans son appartement avec sa famille, une situation précaire qui devient rapidement dangereuse lorsque sa grand-mère tombe malade …

Dans la brève durée qui suit (le film ne dure sagement que 84 minutes), Mason et son co-scénariste Simon Boyes tentent de fusionner une histoire d’amour de Roméo & Juliette avec un thriller sous-contagion qui se développe courageusement en un ensemble. pièce avec Demi Moore et Bradley Whitford en tant que couple riche et isolé vendant des bracelets d’immunité, Alexandra D’Addario en tant que YouTuber chanteur de couverture, Craig Robinson en tant que patron des marchands de roues d’Apa, Paul Walter Hauser de Richard Jewell en tant que vétéran handicapé et Peter Stormare, en mode méchant de la pantomime ridicule en tant que chef infâme de l’assainissement.

indéfini

Malgré les nombreux ingrédients familiers de Songbird (dont certains commencent à sentir le moisi par le dernier acte alambiqué), il y a un choc indéniable à voir un thriller brillant enraciné dans une version de la sombre réalité à laquelle nous avons tous été confrontés cette année. Prendre des éléments que nous connaissons si bien (de la terminologie virale que nous répandons quotidiennement à la façon isolée dont nous vivons maintenant) et les utiliser pour créer un monde encore plus effrayant est, parfois, extrêmement efficace, même s’il est aussi un peu exploiteur pour certains. Les scènes qui fonctionnent le mieux sont celles qui semblent moins fantastiques – une scène de sexe impliquant une protection supplémentaire, une femme obligeant son mari à brûler ses vêtements après son retour à la maison, l’horreur de se réveiller avec de la fièvre – mais c’est peut-être le schlockier. ceux qui agissent comme le sucre adoucissant le goût amer qu’ils pourraient laisser.Ce n’est pas un film avec beaucoup de profondeur, mais quand il traite des comment et des pourquoi les plus épineux, il est curieusement cynique, reflétant le fait de vivre et de travailler dans un pays où les choses ont été mal gérées de manière assez spectaculaire.

Un peu comme The Purge, il met en place un monde fascinant de possibilités mais maintient le focus de manière frustrante – une décision inévitable dans ce cas, mais cela nous donne envie d’une vue d’ensemble. L’histoire d’amour d’Apa et Carson est une charnière plutôt milquetoast pour l’intrigue qui ne nous porte pas vraiment émotionnellement, bien qu’il y ait un poids supplémentaire à la puissance de leur gros baiser à la fin (à la fois pour les personnages et pour eux en tant qu’acteurs) .

Songbird est un thriller acceptable qui est plus remarquable pour ce qu’il réalise techniquement qu’autre chose. Pour beaucoup, le gadget topique s’avérera irrésistible, mais pour d’autres, il sera répulsif, rendant la décision d’éviter une location coûteuse et anti-évasion trop facile. Quoi qu’il en soit, cela se dirige vers les livres d’histoire.

Songbird

Le blues de Ma Rainey 18 décembre 2020 /De George C. Wolfe Avec Viola Davis, Chadwick Boseman, Colman Domingo sur NETFLIX

Quand Ma Rainey, la « mère du blues », enregistre un disque en studio à Chicago, en 1927, les tensions s’exacerbent entre elle, son agent – blanc –, son producteur et les membres de son groupe.

Chronique : Quelle claque! J’avais peur d’un cadre trop restreint et que adaptation ne se détache pas assez de son support initial mais tout le contraire. L’écriture est incroyable, les personnages tous très intéressants. La musique, pièce centrale du film est parfaite.

En 2016, Denzel Washington a produit, réalisé et joué dans l’adaptation à l’écran de la pièce Fences d’August Wilson en 1985 , remportant un Oscar de l’actrice de soutien pour Viola Davis, ainsi que des hochements de tête pour le meilleur acteur, la meilleure image et une nomination à titre posthume pour le scénario de Wilson, décédé en 2005. Davis est de retour dans la course aux récompenses pour son rôle de dynamite en tant que «Mère du blues» Gertrude «Ma» Rainey dans cette dernière adaptation à l’écran de l’œuvre de Wilson, sur laquelle Washington sert à nouveau de producteur. Comme Fences , il présente un tour de force, avec Chadwick Boseman au sommet de son art dans ce qui s’avérera tragiquement être son dernier rôle à l’écran. Pourtant, comme son prédécesseur , les origines théâtrales de Le blues de Ma Raineyy pèse lourd sur ce film, réalisé avec un air scénique par George C Wolfe, lauréat du prix Tony.

À la fin des années 1920 à Chicago, l’atmosphère humide d’un studio d’enregistrement miteux est rendue plus chaude par les tensions brûlantes entre musiciens, producteurs, managers et une star de plus en plus récalcitrante. La session comprendra la coupe de la chanson signature de Ma Rainey – un disque vendable qui rapportera sans aucun doute plus pour ses soutiens blancs que n’importe lequel des joueurs noirs qui composent la musique.

La plupart sont résignés à leur sort, vivant stoïquement de concert en concert. Mais le jeune joueur de cor Levee (Boseman), qui vole la vedette à Ma dans une séquence passionnante au début, a de plus grands projets. Non seulement il a des créations sur l’hymne bluesy de Ma, mais il rêve aussi de diriger son propre groupe et d’enregistrer ses propres chansons. Quant à Rainey, elle est enchaînée à son jeune neveu, Sylvester (Dusan Brown), pour faire entendre l’intro de sa chanson, malgré le fait que son bégaiement ajoutera simplement plus de prises (et donc plus de temps) à l’enregistrement déjà tumultueux.

Il est clair dès le départ qu’il y a une méthode d’acier dans la folie apparemment chaotique de Rainey. De son arrivée tardive dans un accident de voiture à son insistance tenace pour que le groupe continue de jouer l’intro jusqu’à ce que Sylvester fasse les choses correctement (et soit payé pour ses efforts), tout est conçu pour s’assurer qu’elle est aux commandes. C’est une bataille que Rainey a combattue toute sa vie, et Davis dépeint avec brio à la fois la position vulnérable et l’esprit indomptable de cette silhouette robuste, avec des yeux de feu qui brillent à travers les ombres sombres et le rouge battu de son maquillage, tenant fièrement son terrain.

En revanche, Levee est un arnaqueur au pied léger, hérissé de fierté pour ses nouvelles chaussures de fantaisie, esquivant et plongeant dans un monde dans lequel il a appris dès son plus jeune âge à cacher sa colère derrière un sourire. Boseman, qui a obtenu les coups de pied de James Brown dans le sous-estimé Get on Up , se hérisse d’énergie nerveuse en tant que petit nouveau sur le bloc, tranchant et pétillant. Le directeur de la photographie Tobias A Schliessler capture parfaitement la danse physique qui se joue entre ces deux personnages disparates, permettant aux actions et au mouvement de parler plus fort que les mots.

C’est donc dommage que malgré les meilleurs efforts du scénariste Ruben Santiago-Hudson, une grande partie de cela ressemble toujours à une collection de décors théâtraux, qu’il s’agisse de discours prononcés avec émotion sur Dieu, l’histoire et les cicatrices de l’enfance, ou une tragédie du troisième acte qui aurait produit des halètements sur scène mais se sent étrangement artificiel à l’écran. La musique Sterling, la conception de la production et le travail des costumes de Branford Marsalis, Mark Ricker et Ann Roth ajoutent respectivement à un ensemble élégant, mais ce sont les performances qui gagnent la journée.

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