La philo expliquée aux enfants – 27 août 2020 de Tahar Ben Jelloun , Hubert Poirot-Bourdain

Qu’est-ce que l’amitié ? L’imagination ? L’égalité ? Le racisme ?Parce qu’il n’est jamais trop tôt pour apprendre à penser, Tahar Ben Jelloun invite le lecteur à s’initier dès le collège aux notions clefs de la philosophie. Une leçon de sagesse lumineuse et nécessaire qui, dans un monde toujours plus complexe, nous aide à mieux comprendre notre rapport à nous-même, à l’Autre et à notre planète.

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Chronique : Livre très intéressant présenté dans un format agréable à lire en aucun cas rébarbatif. Certaines pages sont illustrées.
Il peut être utilisé comme une sorte de dictionnaire permettant de répondre à des questions genre « qu’est-ce que la beauté… . » Bien sûr à un niveau assez simple mais suffisant pour la plupart qui n’ont qu’une vague notion de la philosophie. Pas moralisateur mais très concret sans pour autant être dénonciateur.
Pour les plus jeunes, cela aidera les parents d’apporter pour des éléments de réponse comme : « qu’est-ce que mourir ? »
et pour les ados une approche presque ludique de la philosophie.
Chaque « définition » se termine par « à toi de jouer » qui consiste à mettre en situation , en question, le mot précédemment expliqué et ainsi cela aidera « le jeune » à concrétiser les explications précédentes. Exemple pour « beauté », : « On dit que la beauté est appréciée de manière relative. Penses-tu qu’il existe une beauté absolue, une œuvre d’art, une personne que tout le monde trouve belle ? »

Note : 9,5/10

Broché : 208 pages ISBN-10 : 2075142661 ISBN-13 : 978-2075142663 Dimensions : 19.2 x 1.6 x 24 cm Éditeur : Gallimard Jeunesse (27 août 2020)

L’anomalie – Prix Goncourt 2020 – 20 août 2020 de Hervé Le Tellier

En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte. Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai. Roman virtuose où la logique rencontre le magique, L’anomalie explore cette part de nous-mêmes qui nous échappe.

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Chronique : Un livre qui vous saisit, vous fait renoncer au programme que vous vous étiez fixé pour la journée afin d’arriver à la fin, c’est plutôt rare.. L’art de l’intrigue, l’écriture parfaitement maîtrisée, les formules lapidaires choc que vous aimeriez bien retenir pour les replacer, tout y est. Les personnages sont consistants, attachants, certains pathétiques les situations inattendues et on espère des explications, un dénouement extraordinaires. C’est oublier que là n’est pas le but de cet ouvrage et que ce qu’a voulu l’auteur, me semble-t-il, c’est nous faire vivre avec ses personnages ces moments improbables et ces situations devant lesquelles on se demande bien comment nous, nous réagirions. Alors oui, Le Tellier nous propose quelques clés à son intrigue, dont une déjà évoquée par Daniel Galouye en 1964, mais c’est un peu décevant mais pas grave car ce n’est pas ce qui l’intéresse, pas ce qui devrait nous intéresser. Au passage, on pourrait s’interroger sur les arcanes de l’édition qui fait publier ce livre dans une collection littérature. Y a-t-il sa place ? Aurait-il été plus opportun de le publier dans une collection SF ? Mais revenons à ce bouquin : si on entre dans le jeu de l’auteur alors on se pose cette question en frissonnant : sommes-nous réels ?

Note : 9,5/10

ISBN-10 : 207289509X ISBN-13 : 978-2072895098 Dimensions : 14 x 2.2 x 20.5 cm Poids de l’article : 330 g Broché : 336 pages Éditeur : Gallimard; 1er édition (20 août 2020)

Retour sur l’année 2020 avec mes meilleures lectures de littérature générale

Dissimulés parmis toutes mes lectures policières et fantastiques de l’année 2020, quelques livres de littérature française générale se sont glissés et ont su m’accaparer tant par leurs styles que par leurs histoires. Certains d’entres eux se rapprochent d’ailleurs beaucoup de la littérature noire de par leurs thèmes, leurs personnages et leurs atmosphères pesantes. L’heure n’est pas encore aux bonnes résolutions pour l’année prochaine mais je vais pourtant en prendre une dès maintenant, celle de lire plus de littérature générale, qu’elle soit d’origine française ou étrangère. Cela va me demander un peu d’effort et de discipline, et surtout d’arrêter de me faire piéger par des quatrième de couverture mensongères. En attendant je vous laisse découvrir ce classement composé de cinq ouvrages qui m’ont marqué en cette troublante année.

1 Derrière les panneaux il y a des hommes de Joseph Incardona

On commence fort avec l’un des romans le plus pessimiste qu’il m’ait été donné de lire cette année. Un roman d’une noirceur absolue, une atmosphère étouffante, des scènes d’une crudité malsaine et une cruauté implacable. Tels sont les éléments qui parcourent ce roman sans concessions. Une roman d’une beauté saisissante, une beauté sombre et inavouable. Un roman où les réflexions personnelles des personnages sont des tirs de sniper qui visent juste à chaques fois.

https://culturevsnews.com/2020/09/22/derriere-les-panneaux-il-y-a-des-hommes-de-joseph-incardona-lorsque-lasphalte-nous-rappelle-notre-condition-humaine/

2 Mon père de Grégoire Delacourt

En seconde place se trouve à nouveau un livre d’une noirceur insondable. La douleur d’un homme face à l’horreur. La rage d’un père impuissant face au traumatisme de son enfant. La tristesse d’un catholique qui se voit confronté aux limites de sa foi. Un livre que l’on achève les joues striés de larmes et le ventre noué par des hauts-le-cœur.

https://culturevsnews.com/2020/09/07/mon-pere-de-gregoire-delacourt-et-de-lignoble-surgit-la-beaute/

3 Comment cela finit de Saskia Sarginson

On passe à un recit plus positif mais tout aussi poignant. Il faut laisser à l’auteur le temps d’installer son récit avant d’avoir la possibilité de lire des scènes d’une tendresse qui arracheront des larmes même aux cœurs le plus endurcis. Les personnages sont d’une justesse rarement égalée et le destin de Hedy constitue la véritable force du récit.

https://culturevsnews.com/2020/02/21/comment-cela-finit-de-saskia-sarginson/

4 L’emprise de Marc Dugain

On repart sur un roman noir, non pas par l’atmosphère pesante mais par son cynisme et son pessimisme. La nature humaine n’est pas à l’honneur dans ce récit qui prend des airs de chronique d’espionnage. Le style journalistique de l’auteur évite l’emphase et permet de prendre la mesure de la gangrène qui règnent dans le paysage politique français.

https://culturevsnews.com/2020/02/21/comment-cela-finit-de-saskia-sarginson/

5 Le petit Lebanski de Stéphane Chamak

On finit ce classement par le seul auteur auto-édité que j’ai lu cette année. La raison est toute simple j’emprunte les livres en médiathèque où les auto-édités sont rares malheureusement et je dispose d’un budget serré, d’ailleurs parmis les livres de ce classement figure un seul livre envoyé par une maison d’éditions. L’auteur m’as fait l’honneur de me contacter personnellement et de m’envoyer son roman . J’ai eu le plaisir de découvrir une plume qui manie aussi bien le sarcasme, le cynisme, l’humour grinçant mais aussi l’intime. Si toute la partie burlesque du récit est plaisante à suivre c’est lors de ces scènes intimes que l’auteur démontre tout son talent à travers la relation de ce fils et son père perclus de non-dit douloureux. Un auteur à découvrir et qui nous réserve de belles surprises à l’avenir.

https://culturevsnews.com/2020/08/04/le-petit-lebanski-de-stephane-chamak-quand-la-vie-vous-ricoche-sur-la-figure/

Retour sur l’année 2020 avec mes meilleures lectures fantastiques

On continue la rétrospective 2020 avec cette fois-ci les œuvres qui m’ont le plus enthousiasmé dans le domaine des lectures de l’imaginaire. Un genre souvent méprisé mais qui offre pourtant de superbes moments d’évasions. Un classement composé uniquement de cinq ouvrages il a fallu faire des choix malheureusement. Petite précision sur ce classement les lectures du mois de décembre ne seront évidemment pas oubliées elles apparaîtront dans le classement de l’année prochaine.

1 chien de guerre d’Adrian Tchaikovsky

On commence avec de la science-fiction, un récit dont le personnage principal est un chien et où l’homme tient le second rôle, et pas le plus glorieux. Mais pas n’importe quel chien, une machine à tuer commandé par l’homme qui va peu à peu prendre son indépendance. Une fable remplie d’humanité comme son titre ne le laisse pas paraître.

Chiens de guerre d’Adrian Tchaikovsky, science sans conscience…

2 une cosmologie de monstres de Shaun Hamill

Une lecture déconcertante car l’horizon de lecture était tout autre au moment d’entamer la lecture. Shaun Hamill signe une œuvre poignante et profonde avec en toile de fond l’héritage lovecraftien. Si vous souhaitez découvrir une saga familiale parsemée d’éléments fantastique ce livre est fait pour vous.

Une cosmologie de monstre de Shaun Hamill

3 Vaisseau d’arcanes d’Adrien Tomas

Voilà sans doute la lecture de fantasy la plus rafraîchissante que j’ai pu lire cette année. Un univers où la magie côtoie la technologie, des personnages immédiatement attachants et un récit tout sauf manichéen. Un auteur qui ne demande qu’à ce que je découvre le reste de ses œuvres.

Vaisseau d’arcanes d’Adrien Tomas/ éditions Mnémos / 28 août

4 Cochrane vs Cthulu de Gilberto Villarroel

J’adore lorsqu’un auteur parvient à s’emparer des éléments de l’univers de Lovecraft pour écrire sa propre histoire. Dans ce récit où la brume maritime dissimule de sombres créatures, vous pourrez suivre une figure historique anglaise, lord Thomas Cochrane, qui assiège fort Boyard rien que ça.

Cochrane vs cthulu de Gilberto Villarroel, la bataille secrète de fort boyard

5 l’outsider de Stephen King

On achève ce classement sur une lecture récente, il n’y aura donc pas de lien renvoyant vers une chronique antérieure. Quelques lignes suffiront pour vous dire que cette livraison 2019 du maitre de l’horreur m’a bien plus convaincu que l’institut paru en début d’année. La narration resserrée, la variation sur l’image du croque-mitaine, les retournements de situation que je n’avais pas vue venir et une intrigue constamment sur la corde raide permettent à ce thriller horrifique d’atteindre la cinquième place du classement malgré une fin précipitée mais les connaisseurs du King ont l’habitude malheureusement.

Retour sur l’année 2020 avec mes meilleures lectures polars

Aussi anxiogène, amer et morbide fut-elle l’année 2020 signe aussi ma première année complète en tant que blogueur sur culturevsnews. Une année faste faite de découvertes, d’échanges, de rencontres, souvent virtuelles étant donné la situation actuelle, de déceptions et surtout de lectures passionnantes. Alors que le compteur approche doucement des 130 livres lus, j’ai pris la décision de condenser mes meilleures lectures sous forme de classement séparés en trois parties, une consacrée aux polars, une autre aux récits fantasy, fantastiques et de science-fiction et enfin un dernier focalisé sur la littérature générale. Ce classement, complètement subjectif, réunit aussi bien des nouveautés que des ouvrages parus depuis plus longtemps et chacun d’entre eux pourraient être une idée cadeau pour une certaine fête qui arrive. Pour chacun des titres choisis je mettrais un lien qui ramène à la chronique originale.

1 le sang du bayou de Joe R. Lansdale

Pour la première place du classement je triche un peu le sang du bayou est en effet un groupement de trois romans, une édition colossale qui atteint les 800 pages. Les trois récits sont tous de qualité mais si vous lancez dans cette lecture vous effraie vous pouvez vous contenter de dénicher le second récit de cette édition les marécages. Un récit noir situé dans une Amérique sudiste où le racisme et la ségrégation sont encore les piliers de la société, la plume immersive et évocatrice de Lansdale ne vous laissera pas indemne.

https://culturevsnews.com/2020/10/17/le-sang-du-bayou-de-joe-r-lansdale-quand-le-sordide-et-le-racisme-sont-au-service-dune-jolie-plume/

2 la mort selon Turner de Tim Willocks

On continue avec un auteur qui ne m’a jamais déçu jusqu’à présent, j’ai nommé Tim Willocks. Il signe ici un western moderne sanglant et sans aucune concession ainsi qu’un portrait peu glorieux de l’Afrique du Sud gangrenée par la violence, la corruption et la misère la plus totale.

https://culturevsnews.com/2020/02/10/la-mort-selon-turner-de-tim-willocks/

3 Représailles de Florian Eglin

Encore un roman noir violent et sans concessions, à se demander quelles sombres pulsions sommeillent en moi pour apprécier de tels récits ? Représailles est un traité sur la violence et ses conséquences dévastatrices. Cette œuvre est tel un fauve enragé, il va vous sauter à la gorge et ne plus vous lâcher.

https://culturevsnews.com/2020/03/18/represailles-de-florian-eglin/

4 Tout un été sans Facebook de Romain Puertolas

On enchaîne avec une lecture plus légère mais cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas une certaine profondeur dans ce récit à l’humour omniprésent. L’auteur manie le style et la forme pour une œuvre qui agit comme un véritable bol d’air frais.

https://culturevsnews.com/2020/09/20/tout-un-ete-sans-facebook-de-romain-puertolas-saint-reseau-sociaux-delivre-nous-du-mal/

5 City of Windows de Robert Pobi

C’est un polar addictif qui occupe la cinquième place du classement. Celui qui fut ma première lecture de l’année résonne encore dans ma tête avec son style accrocheur et son récit trépidant mâtiné de critique sociale. Un portrait grinçant de l’Amérique et de sa culture de la violence.

https://culturevsnews.com/2020/01/06/city-of-windows-de-robert-pobi-8-janvier-2020/

6 Sur le ciel effondré de Colin Niel

Un récit d’une noirceur et d’un pessimisme rarement égalé soutenu par une plume aérienne et poétique. Un constat amer sur la Guyane moderne. Un auteur dont il me tarde de découvrir les autres ouvrages.

https://culturevsnews.com/2020/09/30/sur-le-ciel-effondre-de-colin-niel-un-cauchemar-pourtant-bien-reel/

7 L’arbre aux fées de B. Michael Radburn

Au moment de constituer la liste des ouvrages qui devait figurer dans ce classement je me suis surpris à sélectionner celui-ci plutôt que d’autres. L’arbre aux fées fût une lecture plaisante mais pas une pépite non plus. Pourtant la plume poétique de l’auteur teintée de mélancolie, ses descriptions d’une ville en voie de disparition et ses paysages enneigés accaparent encore mon esprit. Un auteur que je vais suivre avec attention et que je rapproche de l’auteur islandais Arnaldur Indridason de par son récit profondément empathique.

https://culturevsnews.com/2020/09/27/larbre-aux-fees-de-r-michael-radburn-un-voyage-enchanteur-empreint-dune-poesie-melancolique/

8 Bienvenue à Gomorrhe de Tom Chatfield

L’année 2020 a également été pour moi l’occasion de signer mon premier partenariat avec une maison d’édition, les Éditions Hugo m’ont en effet accordé leur confiance depuis quelques mois pour chroniquer leurs romans policiers. Bienvenue à Gomorrhe fût une excellente surprise, un techno-thriller sur fond d’espionnage qui donne l’impression de se passer dans un autre monde tant il décrit un univers angoissant mais malheureusement terriblement réel.

https://culturevsnews.com/2020/10/15/bienvenue-a-gomorrhe-de-tom-chatfield-inutile-de-lutter-vous-avez-deja-perdu/

9 Brasier noir de Greg Iles

Décidément les ravages du racisme et de la ségrégation auront marqué mon année de lecteur. Même si l’auteur m’a déçu avec le second volet de sa trilogie, il faut reconnaître que le premier volume est un récit d’une noirceur écarlate qui jette une lumière aveuglante sur la mentalité sudiste. Un récit dense mais à la narration claire qui vous entraînera dans un maelström d’horreur.

https://culturevsnews.com/2020/04/07/brasier-noir-de-greg-iles-actes-sud/

10 Ceci n’est pas unechanson d’amour d’Alessandro Robecchi

On termine avec un polar italien des plus jubilatoires. Ce récit qui oscille entre l’humour et le cynisme propose de vous emmener à travers les rues de Milan dans une virée dont tout le monde ne ressortira pas indemne. Une réflexion sur la société du spectacle audiovisuel qui en reprend les codes pour nous offrir un régal de situations comiques et tendues.

https://culturevsnews.com/2020/08/20/ceci-nest-pas-une-histoire-damour-dalessandro-robecchi-20-aout-2020/

Star Wars : mort de David Prowse, l’homme sous le costume de Dark Vador

Le comédien britannique David Prowse, qui s’était glissé sous l’armure de Dark Vador dans les trois premiers volets de Star Wars, est décédé à l’âge de 85 ans.

Il était « le corps » de Dark Vador, l’homme sous l’armure, celui qui donna une incarnation physique au Seigneur Sith et à la voix mémorable de James Earl Jones dans la trilogie originale de la saga Star Wars. Selon The Hollywood Reporter, le comédien britannique David Prowse s’est éteint ce samedi 28 novembre à l’âge de 85, après un combat contre la maladie.

David Prowse commence sa carrière comme bodybuilder et de 1962 à 1964, devient champion du monde d’haltérophilie poids lourd. Entre 1967 et 1977, il tourna dans quelques films et productions TV, comme Orange Mécanique, des productions de la Hammer (Frankenstein et le monstre de l’Enfer en 1974, qui tire profit de sa taille d’1m98 pour lui faire incarner justement la créature), ou encore les séries The Tomorrow People, Cosmos 1999 et Doctor Who.En 1971, il se fait connaître à travers toute la Grande-Bretagne en incarnant Green Cross Code Man, un super-héros donnant des conseils de sécurité routière aux enfants. Il est aussi préparateur physique pour Christopher Reeve en Superman ou Cary Elwes dans Princess Bride. Sa grande taille attire l’oeil de George Lucas, qui souhaite qu’il incarne au choix Chewbacca ou Dark Vador dans La guerre des étoiles. Prowse choisit ce dernier car, selon ses dires : « tout le monde se souvient du méchant ».Il incarne donc le Seigneur Sith, en partage avec deux autres comédiens. Mécontent de la voix de Prowse, Lucas fait ainsi redoubler les scènes de Vador par James Earl Jones sur les trois films de la trilogie originale. Et lorsqu’arrive le moment de montrer le visage de Vador dans Le Retour du Jedi, Lucas choisit Sebastian Shaw et non Prowse. A la sortie du dernier long métrage de la trilogie, Prowse exprime sa désapprobation quant aux choix effectués par le créateur de Star Wars et en conséquence, ne reprendra le rôle dans aucun des films suivants. Sa carrière au cinéma ne s’en remettra jamais.

Une ode américaine 24 novembre 2020 sur Netflix /De Ron Howard Avec Amy Adams, Glenn Close, Gabriel Basso

De retour dans sa ville natale de l’Ohio après un appel téléphonique urgent, un étudiant en droit de Yale explore l’histoire de sa famille et sa propre destinée.

Chronique : On n’attendait pas Ron Howard dans ce type de chronique très marquée ciné indépendant américain. En effet, le monsieur est davantage connu pour ces grosses productions telles que « Da Vinci Code », « Appolo 13 » ou le dernier spin-off de « Star Wars » sur Han Solo. Honnête faiseur qui écume Hollywood depuis bientôt quarante ans, il est aussi l’auteur de films un peu plus intimes et très réussis tels que « Rush » ou « Au cœur de l’océan ». Il semble que le monsieur ait voulu retrouver vers un cinéma plus libre des contraintes de studios en travaillant sur l’adaptation de ce best-seller autobiographique de J.D. Vance. Mais il semblerait qu’il ait en ligne de mire les Oscars – et les récompenses en général – qu’il n’avait plus fréquenté depuis la razzia de « Un homme d’exception » il y a près de vingt ans. Avec « Une ode américaine » on plonge dans une famille dysfonctionnelle et pauvre de l’Amérique profonde et avec la notion de déterminisme social qui irrigue tout le long-métrage. En effet, on suit les jeunes années de J.D. par le biais d’un montage alterné pas forcément utile ni efficace. D’un côté on assiste à des bribes de son enfance/adolescence entre le Kentucky et l’Ohio profonds où il doit conjuguer avec l’absence du père, une famille pauvre, une mère bipolaire et toxique et une grand-mère aimante mais autoritaire. De l’autre, sa vie d’étudiant à Yale où il tente de se construire un avenir, loin de ces origines rednecks, mais que son passé tente de rattraper. La saga familiale puissante et mémorable attendue n’est pas au rendez-vous mais « Une ode américaine » développe assez de charme pour être à la fois plaisant et satisfaisant. Howard a du métier derrière la caméra et il plaque quelques effets de ses mises en scènes de grosses productions sur ce petit drame, ce qui lui conféré un certain style sans pour autant rendre la réalisation inadéquate ou ostentatoire. Amy Adams et Glenn Close font ce qu’on attend d’elles grâce à des compositions extrêmes faisant clairement de l’œil à l’Académie des Oscars. Postiches, prise de poids, visage au naturel ou enlaidi et accent du cru pour des compositions bigger than life clairement irréprochables quoiqu’un manquant de naturel et un peu forcées. Ces deux qualités font néanmoins le sel du long-métrage. Mais l’impression d’avoir déjà vu ce genre de chronique familiale, destinée à rendre la vie des ploucs exotiques pour une certaine catégorie de spectateurs, a déjà été vue maintes fois avec plus ou moins de brio mais surtout des références plus qualitatives (de « The Fighter » à « Killer Joe » en passant par « Les Brasiers de la colère » pour ne citer que les plus récents). Le héros incarné par Gabriel Dano manque de charisme et de force de jeu, son côté fade n’aide pas face à des compositions monstres comme celles de ses partenaires. On attendait également quelque chose de plus politisé en filigrane, notamment au vu du contexte actuel, et cette immersion dans l’Amérique des laissés pour compte manque de sous-texte(s). Finalement ce mélange entre drame et récit d’apprentissage (et d’échappatoire à sa condition) est assez captivant et distrayant, parfois émouvant, mais ne restera pas dans les annales. La peinture de ce milieu social est connue et même s’il adapte un roman, Ron Howard aurait pu y apporter plus de densité et de personnalité.

Note : 8/10

Une ode américaine : Affiche

The Mandalorian, saison 2, épisode 5 / Chapitre 13: Le Jedi

«Chapitre 13 – Le Jedi» possède des révélations surprenantes et toutes sortes de scènes d’action passionnantes qui en font l’un des meilleurs épisodes de la série à ce jour.

The Mandalorian: Chapter 13 - 'The Jedi' Review and Discussion - Star Wars  News Net

«The Mandalorian» se prépare à une réunion avec un Jedi depuis la fin de la saison 1 l’année dernière, et le dernier épisode de l’émission « Star Wars » fait bonne figure grâce à un épisode bourré d’action qui est l’un des meilleurs de la saison versements encore.

Étant donné que «The Mandalorian» fait allusion à l’apparition de guerriers brandissant un sabre laser depuis si longtemps, l’épisode ne perd heureusement pas de temps avant de présenter aux téléspectateurs Ahsoka Tano (Rosario Dawson, alias le secret de casting le moins gardé de l’année ). Le scénariste / réalisateur de l’épisode Dave Filoni, qui a co-créé Ahsoka avec George Lucas, gère la première apparition en direct du personnage avec la révérence que l’on attend d’un fan inconditionnel; Le «Chapitre 13» s’ouvre sur une scène de combat intense entre l’ex-Jedi préféré des fans et une poignée de crétins sans visage et l’action est tournée d’une manière sur mesure pour ravir les téléspectateurs amoureux d’Ahsoka depuis qu’elle a réalisé ses débuts en franchise en 2008.

The Mandalorian Season 2 Episode 5 Recap: May the Force Be With You - Live  Asian News

Les sbires sans visage susmentionnés sont les hommes de main de Morgan Elsbeth (Diana Lee Inosanto), le dernier méchant de la semaine de la série qui a asservi une ville malheureuse de la planète Corvus. Comme promis dans les épisodes précédents de la saison, Mando (Pedro Pascal) atterrit finalement sur ladite planète au début du «Chapitre 13» et part rapidement pour la ville de Morgan à la recherche d’un Jedi. La population de la ville est torturée et terrorisée par Morgan, dont la personnalité peut être résumée comme «très mauvaise», et ses troupes. Sans surprise, Morgan charge Mando de traquer les Jedi, et sans surprise, Mando revient finalement avec Ahsoka pour aider à libérer la ville.

L’arc global de l’épisode est assez prévisible, et Morgan est loin d’être le premier méchant unidimensionnel de la série, mais « Chapitre 13 » est l’un des premiers épisodes de « The Mandalorian » où aucune de ces choses ne sert de désavantages. Morgan et ses troupes lancent l’intrigue de l’épisode, sont le fourrage nécessaire pour certaines des meilleures séquences d’action de la série à ce jour, et leur manque de caractérisation est plus que compensé par le dialogue entre Mando et Ahsoka et une poignée de révélations inattendues.

The Mandalorian Review: Chapter 13: The Jedi (Season 2 Episode 5) |  Tell-Tale TV

Dawson fait un travail louable en donnant vie au personnage et en fait l’une des meilleures stars invitées de la saison à ce jour, malgré le fait que l’actrice soit plus ou moins non identifiable sous tout ce maquillage. Ahsoka vole chaque scène dans laquelle elle se trouve, et bien que les fans de longue date de «Star Wars» tirent le meilleur parti de ses explications sur l’Ordre Jedi et la nature de la Force, tout est fait d’une manière qui plaira également à ceux qui ont un compréhension plus informelle de la franchise. Le Mando traditionnellement gardé admet ouvertement à Ahsoka que les pouvoirs de Baby Yoda, alias The Child sont au-delà de sa compréhension, et sa volonté d’être honnête et de travailler avec Ahsoka – les Mandaloriens et les Jedi sont généralement des ennemis dans la tradition de «Star Wars» – en dit long sur combien il prend soin de son petit quartier vert. L’épisode fait un travail fantastique en révélant des morceaux subtils du personnage de Mando sans recourir à l’exposition, et les moments plus bavards de l’épisode sont aussi efficaces que ses décors d’action explosive.

En parlant de l’enfant, «Chapitre 13» révèle également une quantité choquante d’informations sur le personnage. Son nom est Grogu (oui, il a en fait un nom!) Et il a été élevé et formé au Temple Jedi avant les événements du film «La vengeance des Sith». Grogu a été emmené du temple Jedi par une personne inconnue et a caché ses capacités à survivre au fil des ans. Le fort attachement de Grogu à Mando est souligné, et Ahsoka fait valoir que les émotions instables de Grogu le rendent inapte à apprendre les voies des Jedi, malgré l’insistance de Mando.

Ce dernier point n’est pas résolu, mais Mando et Ahsoka acceptent de travailler ensemble pour libérer la ville de Morgan. Une poignée de séquences de combat exceptionnelles s’ensuit: il ne fait aucun doute que Mando et Ahsoka ont surpassé Morgan et son armée, mais le travail de réalisateur de Filoni et toutes sortes de visuels impressionnants garantissent que chaque combat semble, sonne et se sent convenablement tendu et viscéral. Ahsoka est à juste titre la star de la série et obtient une grande partie des scènes d’action passionnantes, qui vont de la déviation sans effort d’une grêle de boulons de blaster de soldats et de droïdes assassins HK-87 (ils ne ressemblent pas au HK-47 bien-aimé de l’ancien Médias «Star Wars» , mais les fans apprécieront la référence) à la confrontation en solo contre Morgan, mais Mando contribue également via une poignée de moments mémorables. On ne sait pas si Ahsoka reviendra dans les prochains épisodes de « The Mandalorian », mais étant donné que l’épisode a également révélé qu’elle chassait Thrawn (un autre personnage préféré des fans qui est apparu dans « Star Wars Rebels »), il y a de nombreuses raisons d’être enthousiasmé par une réunion entre Mando et l’ex-Jedi dans le futur.

Même avec tous ces points forts, il est un peu dégonflant que la rencontre de Mando avec Ahsoka se termine essentiellement avec ce dernier disant au protagoniste de transporter Grogu vers une autre planète pour éventuellement rencontrer encore un autre Jedi. Certes, Ahsoka n’est pas disposée à former le Grogu émotionnellement vulnérable pour une multitude de bonnes raisons dont les fans de la franchise sont déjà conscients – pour les profanes, elle était autrefois l’apprentie d’Anakin Skywalker et s’est affrontée avec lui après qu’il soit devenu Dark Vador – mais cela ne veut pas dire le runaround n’est pas décevant. Quoi qu’il en soit, étant donné que le navire de Mando est suivi par le vestige impérial de Moff Gideon et qu’il reste encore du travail à résoudre avec le reste des Mandaloriens et le Darksaber, la prochaine quête du protagoniste se vantera probablement plus que quelques surprises bienvenues.

The Mandalorian: Season 2/ Episode 5 "Chapter 13: The Jedi" – Recap/ Review  (with Spoilers)

« The Mandalorian » est entré dans un groove solide au cours des dernières semaines et continue de mettre en jeu de nouvelles pièces séduisantes pour les épisodes restants de la saison 2. «Chapitre 13» est une vitrine remarquable de tout ce que les fans apprécient à propos de «The Mandalorian», et il est difficile d’imaginer que la saison entre dans ses phases finales sur une note plus forte que cela.

Underland – 30 septembre 2020 de Robert Macfarlane

« Underland » , c’est le monde souterrain, là où les hommes et les femmes enfouissent leurs secrets, honteux ou merveilleux. Pendant plus de sept ans, Robert Macfarlane s’est rendu dans ces sites : dans des laboratoires cachés sous la mer dans des mines mystérieuses, au contact de peintures rupestres norvégiennes, devant des icebergs monstrueux nés de glaciers qui s’écroulent.

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Chronique : Un énorme merci à l’éditeur « Les Arènes » pour ce superbe livre.

Ce livre comporte de nombreuses couches. Un thème qui fait le lien avec ses nombreux voyages différents est l’héritage de notre génération pour l’avenir. Pour reprendre les mots de Jonas Salk, « Sommes-nous de bons ancêtres ? » Non, nous ne le sommes pas, c’est la réponse courte et je pense que nous le savons tous. C’est sur les glaciers du Groenland que cela est le plus évident. La vitesse à laquelle ils fondent devrait tous nous terrifier. MacFarlane ne se contente pas de voyager sur les glaciers, il fait de la descente en rappel dans un moulin qui est un trou creusé par l’eau de fonte qui, en profondeur, se transformera en une rivière au débit rapide qui fera fondre le glacier par le bas.

Ce sont ses voyages sous terre qui m’ont donné des frissons. Il décrit si bien ses exploits de spéléologie en Angleterre que je me suis retrouvé à retenir mon souffle avec lui alors qu’il se faufilait dans des trous si étroits qu’il devait tourner la tête sur le côté pour les traverser. Comment les gens peuvent-ils faire cela ?! Il parcourt des kilomètres sous la mer du Nord dans des tunnels miniers où l’équipement est laissé à pourrir parce qu’il est impossible de le récupérer. J’étais tout aussi claustrophobe lorsqu’il raconte ses expériences d' »exploration urbaine », se faufilant à travers des espaces de la taille d’un terrier de lapin pour accéder à des kilomètres de tunnels sous Paris. Je ne savais pas que c’était une chose et qu’il y a des groupes de personnes dans le monde entier qui participent à ce « passe-temps ».

En se promenant dans une forêt, il apprend à connaître la vie cachée de tout ce qui y pousse. Une forêt « pourrait être imaginée comme un super-organisme ». Une ville d’interactions – avec des arbres, des champignons et des plantes qui partagent, échangent, se lient d’amitié et se soutiennent mutuellement dans un monde qui se cache sous nos pieds – « une grande toile de bois ».

Ce livre est plein de voyages étonnants, d’écrits réfléchis et de conseils pour l’avenir, si quelqu’un veut bien écouter. La leçon ultime que nous devrions apprendre pour notre propre tranquillité d’esprit est « Trouvez la beauté, restez tranquille ». Si je n’est qu’un reproche est que j’aurai aimer voir les photos de ses expéditions mais ce n’est qu’un détails

Note : 9,5/10

INTERVIEW CELINE H (HOLYNSKI) – Youtubeuse, Actrice, Humoriste & Romancière

Interview avec la Youtubeuse, comédienne et humoriste Céline H (Holynski)

Sa chaine Youtube :https://www.youtube.com/channel/UC7M__bPGgcxiBzjAG0CZ52w
Son Instagram : https://www.instagram.com/celineholynski/?hl=fr
Lien des 50 premières pages du livre : https://fr.calameo.com/read/000738693…
(directement sur le mode lecture)
Le livre sur FNAC : https://bit.ly/30HSjng
Le livre sur Amazon : https://amzn.to/3me9TZC