C’est Halloween, et Ducobu revient pour une aventure pleine de rires et de mystères ! Le professeur Latouche et Mademoiselle Rateau emménagent dans une maison… hantée par le fantôme d’Anatole, le plus grand cancre de l’histoire de l’école Saint-Potache. Ce fantôme farceur va entraîner Ducobu, Léonie, leurs parents et Kitrish dans une série de péripéties aussi drôles qu’inattendues. Mais attention : à Halloween, tout peut arriver…
Ducobu et le fantôme de Saint-Potache ajoute une bonne dose de surnaturel à la recette désormais bien connue de la saga. Élie Semoun profite d’Halloween pour abandonner momentanément les seules guerres de triche entre Ducobu et Latouche et transformer Saint-Potache en terrain de jeu fantastique, entre maison hantée, apparitions et mauvais tours.
Cette fois, l’aventure commence loin des traditionnelles interrogations écrites. Le professeur Latouche et Mademoiselle Rateau emménagent dans une nouvelle maison qui possède une particularité plutôt embarrassante : elle est hantée.
Son occupant invisible n’est d’ailleurs pas totalement étranger à l’univers de l’école. Anatole fut autrefois le plus grand cancre de toute l’histoire de Saint-Potache. Autant dire que Ducobu vient peut-être de rencontrer son maître.
Cette idée constitue le principal ressort du film. Plutôt que d’introduire un fantôme réellement terrifiant, Élie Semoun imagine une sorte d’ancêtre spirituel de Ducobu. Anatole partage son goût pour les farces, sa résistance à l’autorité et une imagination particulièrement fertile lorsqu’il s’agit de semer le désordre.
Le fantastique permet ainsi de renouveler légèrement les situations sans dénaturer l’identité de la franchise. Les portes qui claquent, les apparitions et les phénomènes inexplicables deviennent autant d’occasions de pousser Latouche dans ses retranchements.
Élie Semoun retrouve d’ailleurs son professeur avec la même énergie. Latouche reste ce mélange de rigidité, de mauvaise foi et de fragilité qui en fait l’un des moteurs comiques de la saga. Le confronter à un adversaire qu’il ne peut ni mettre au tableau ni envoyer chez le directeur offre naturellement quelques situations réjouissantes.
Émilie Caen conserve de son côté toute la fantaisie de Mademoiselle Rateau. Le déménagement du couple permet également de déplacer une partie de l’action hors de l’école et de donner davantage de place à leur relation.
Charlie Garnier Naslin apporte à Ducobu l’insolence nécessaire sans oublier la dimension attachante du personnage. Face à Anatole, le jeune cancre découvre surtout quelqu’un qui pousse sa propre philosophie beaucoup plus loin. Leur rencontre fonctionne alors comme un amusant passage de relais entre deux générations de spécialistes de la catastrophe scolaire.
Léonie, Kitrish et les parents viennent progressivement rejoindre cette aventure collective. Le film prend alors des allures de chasse au fantôme familiale où chacun possède évidemment sa propre manière de réagir aux événements surnaturels.
Le scénario de Guy Laurent et Élie Semoun reste fidèle au public visé. Les gags sont nombreux, les situations volontairement exagérées et l’univers horrifique demeure suffisamment léger pour rester accessible aux plus jeunes. Halloween sert davantage de prétexte à une grande récréation fantastique qu’à provoquer de véritables frissons.
Cette simplicité constitue à la fois la qualité et la limite du film. Ceux qui connaissent déjà la saga retrouveront une mécanique familière : Latouche s’énerve, Ducobu improvise, les adultes perdent le contrôle et une nouvelle catastrophe entraîne la suivante. Le surnaturel apporte une variation bienvenue, sans bouleverser profondément la formule.
Mais Ducobu n’a jamais prétendu rechercher la sophistication. La série repose sur ses personnages, son humour très direct et cette opposition éternelle entre l’institution scolaire et l’imagination débordante de son plus célèbre cancre.
En faisant apparaître Anatole, le film trouve même une jolie idée derrière ses plaisanteries : Ducobu découvre qu’il existait des cancres bien avant lui et qu’il en existera probablement encore longtemps après.
Drôle, rythmé et parfaitement calibré pour son jeune public, Ducobu et le fantôme de Saint-Potache profite intelligemment d’Halloween pour apporter un peu de fantastique à une formule désormais bien rodée. Élie Semoun reste particulièrement efficace en Latouche dépassé par des événements qu’aucun règlement scolaire ne peut résoudre, tandis que l’arrivée d’Anatole offre à Ducobu un amusant alter ego venu du passé. Rien de révolutionnaire au programme, mais une aventure familiale généreuse qui devrait largement remplir sa mission pendant les vacances : faire rire les enfants en transformant Saint-Potache en joyeuse maison hantée.
