» Je ne sauve pas le monde. Je ne fais que tuer des gobelins. «
Kumo Kagyu poursuit les aventures du Crève-gobelins avec un dix-septième tome qui commence presque comme une parenthèse après l’affrontement contre le grand serpent de mer. Mais dans Goblin Slayer, le repos n’est jamais destiné à durer très longtemps, et une nouvelle mission vient rapidement remettre toute l’équipe sur les routes.
De retour à la guilde, le groupe reçoit une demande directement formulée par la Vierge à l’épée. Leur mission consiste à l’escorter jusqu’à la capitale. Une tâche qui pourrait sembler relativement classique pour des aventuriers aussi expérimentés, mais la présence des gobelins ne tarde évidemment pas à se faire sentir.
Ce déplacement permet surtout à Kumo Kagyu de changer momentanément de décor. Une fois la Vierge à l’épée arrivée saine et sauve, les membres du groupe se séparent et profitent chacun à leur manière de la capitale. Cette respiration apporte une tonalité différente et permet de retrouver les personnages en dehors des combats qui rythment habituellement leur quotidien.
La Prêtresse part notamment aux bains publics avec l’Archère elfe. Mais ce qui devait être un simple moment de détente prend une tournure beaucoup plus inquiétante lorsqu’une inconnue lui dérobe l’intégralité de son équipement.
L’incident pourrait sembler anodin, presque comique. Pourtant, la perte de son équipement place immédiatement la Prêtresse dans une situation de vulnérabilité inhabituelle. Dans un univers où chaque objet peut devenir indispensable à la survie, perdre ses affaires ne signifie pas seulement devoir remplacer quelques possessions.
Kumo Kagyu utilise ainsi un événement relativement banal pour déclencher une intrigue dont les conséquences vont rapidement dépasser ce que les personnages pouvaient imaginer. La série reste fidèle à cette manière de faire surgir le danger depuis les endroits les plus inattendus.
Ce tome permet également de mesurer l’évolution de la Prêtresse. Depuis ses débuts aux côtés du Crève-gobelins, elle a accumulé les expériences et gagné en assurance. La confronter à une situation où elle ne peut plus simplement compter sur son équipement constitue donc une nouvelle étape intéressante dans son parcours.
Le Crève-gobelins, de son côté, demeure fidèle à lui-même. Peu importe la capitale, les intrigues qui l’entourent ou l’importance des personnes qui lui confient une mission : sa priorité reste toujours la menace représentée par les gobelins. Cette obstination pourrait sembler répétitive, mais elle constitue précisément l’identité du personnage et la cohérence de la série.
L’arrivée dans la capitale permet parallèlement d’élargir une nouvelle fois l’univers. Après de nombreux affrontements dans des villages, des grottes ou des territoires reculés, ce décor rappelle que la menace peut également se rapprocher des centres de pouvoir et des lieux que l’on pourrait croire davantage protégés.
Comme à son habitude, ce dix-septième volume combine ainsi aventure, moments plus légers et montée progressive du danger. Le vol subi par la Prêtresse devient le point de départ d’une situation beaucoup plus importante, tandis que l’ombre des gobelins continue de suivre le groupe jusque dans la capitale.
La présence d’une nouvelle inédite de Kumo Kagyu en fin de volume vient enfin prolonger l’expérience et constitue un complément appréciable pour les lecteurs qui souhaitent explorer davantage cet univers.
Un tome 17 qui commence comme une respiration avant de rappeler rapidement que le danger n’est jamais très loin. En déplaçant son groupe vers la capitale et en plaçant la Prêtresse au centre d’un incident aux conséquences inattendues, Kumo Kagyu renouvelle le décor tout en conservant ce qui fait l’efficacité de Goblin Slayer : derrière chaque moment de calme peut déjà se cacher la prochaine menace.
ASIN : B0GXDPWPJT Éditeur : Kurokawa Date de publication : 3 septembre 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 214 pages ISBN-13 : 979-1042021450
