Remède Impérial – L’étrange médecin de la cour – tome 9 de Tohru Himuka

Dans une société qui ne jure que par la superstition, Koyô révolutionne la médecine.

Tohru Himuka poursuit l’évolution de Koyô avec un neuvième tome qui confronte directement la jeune médecin à celui dont elle cherche encore à obtenir la reconnaissance : son propre père. Après son retour triomphant de Rocheclaire, elle pourrait penser avoir suffisamment prouvé ses compétences. Mais Noa Kaku ne voit pas les choses de la même manière.

À peine rentrée, Koyô découvre en effet que son père a investi son cabinet. Lorsqu’il apprend qu’elle a examiné et même opéré seule des patients malgré la promesse qu’elle lui avait faite, sa réaction est immédiate : il veut la ramener à Orchisol.

Le conflit dépasse cependant la simple désobéissance familiale. Depuis le début de la série, Koyô tente d’imposer une médecine fondée sur l’observation, les connaissances et l’expérience dans une société encore profondément attachée aux superstitions. Ses réussites lui permettent progressivement de gagner la confiance de ceux qu’elle soigne, mais elles ne suffisent pas encore à lui assurer une véritable indépendance.

La confrontation avec son père prend alors une dimension particulièrement intéressante. Noa ne représente pas seulement l’autorité parentale : son jugement compte énormément pour Koyô. Celle-ci doit donc parvenir à défendre ses choix sans simplement rejeter celui qui a participé à sa formation.

Une urgence médicale va heureusement lui donner l’occasion de démontrer ce dont elle est désormais capable. Face à un pneumothorax, il ne s’agit plus de débattre de son droit à exercer seule : un patient doit être sauvé et chaque décision compte. La médecine redevient alors le meilleur argument de Koyô.

Cette situation permet à Tohru Himuka de retrouver l’un des éléments les plus plaisants de la série : la résolution d’un problème médical devient à la fois une source de suspense et une étape dans l’évolution de l’héroïne. Les connaissances de Koyô ne sont jamais de simples accessoires scénaristiques. Elles déterminent sa place dans un monde qui peine encore à accepter sa manière de soigner.

Ce tome met particulièrement bien en évidence le chemin parcouru. Koyô n’est plus seulement une jeune femme possédant des connaissances inhabituelles. Elle prend des responsabilités, accepte les conséquences de ses décisions et souhaite désormais être considérée comme une médecin capable d’agir par elle-même.

La question centrale devient donc celle de la confiance. Son père peut-il reconnaître que sa fille est désormais suffisamment compétente pour poursuivre son chemin loin de lui ? Et Koyô peut-elle lui prouver qu’être autonome ne signifie pas oublier tout ce qu’il lui a transmis ?

L’équilibre entre médecine, relations familiales et évolution personnelle fonctionne particulièrement bien. L’urgence du pneumothorax apporte la tension nécessaire tandis que le face-à-face entre Koyô et Noa donne au volume une dimension plus intime.

Un neuvième tome important dans l’émancipation de Koyô, qui doit désormais convaincre son propre père qu’elle est capable de voler de ses propres ailes. Entre désaccord familial et urgence médicale, Tohru Himuka rappelle que la plus grande révolution menée par son héroïne n’est peut-être pas seulement de faire progresser la médecine, mais de conquérir le droit de l’exercer selon ses propres choix.

ASIN ‏ : ‎ B0GXCFTKS4 Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 20 août 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 196 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042021764

L’Enfance des ruines de Pascal Rabaté

Berlin, 1932. Folker Kuntz travaille dans une agence publicitaire. Entouré de sa voisine, danseuse de cabaret dont il est fou amoureux et de sa soeur, artiste dont l’amant a fui la ségrégation raciale américaine, il mène une vie de légèretés.

Pascal Rabaté nous plonge dans le Berlin de 1932, à cet instant particulièrement fragile où une société continue de vivre, d’aimer et de faire la fête alors que quelque chose de terrible est déjà en train de s’installer. Plutôt que de raconter frontalement la montée du nazisme, L’Enfance des ruines choisit d’observer comment celle-ci s’insinue progressivement dans le quotidien.

Folker Kuntz travaille dans une agence publicitaire et profite encore de l’effervescence berlinoise. Il est amoureux de sa voisine, danseuse de cabaret, fréquente sa sœur artiste et évolue dans un milieu où la création, les rencontres et les soirées donnent l’impression que tout reste possible. Autour d’eux gravite également l’amant de sa sœur, qui a fui la ségrégation raciale américaine.

Puis apparaît Rudy Ganz, jeune homme auquel Folker a sauvé la vie. Une rencontre qui élargit encore cette galerie de personnages et permet à Rabaté de multiplier les regards sur une époque qui bascule. Car derrière les conversations et les plaisirs nocturnes, les signes du changement deviennent de plus en plus difficiles à ignorer.

L’un des grands intérêts de l’album tient précisément à ce contraste. Les personnages continuent de danser, de tomber amoureux, de travailler et de créer alors que les fondations de leur monde commencent à trembler. Le lecteur, lui, connaît la suite de l’Histoire. Cette connaissance transforme chaque moment de légèreté en instant fragile.

Pascal Rabaté fait circuler ses personnages entre cabarets, ateliers d’artistes, exposition coloniale et soirées privées du NSDAP. Ces différents espaces dessinent le portrait d’une société traversée par de profondes contradictions. La liberté artistique et la modernité côtoient déjà le racisme, le nationalisme et l’exclusion.

Le récit montre surtout comment l’inacceptable peut commencer par s’installer dans les détails. Il ne surgit pas nécessairement d’un seul coup. Il apparaît dans les conversations, les comportements, les lieux que l’on fréquente et les idées auxquelles certains commencent à s’habituer. Pendant ce temps, la vie quotidienne continue.

Cette tension donne à l’album une atmosphère singulière. Les personnages ne connaissent évidemment pas leur avenir avec la précision du lecteur. Ils perçoivent les transformations, parfois les minimisent ou tentent simplement de continuer à vivre. Rabaté évite ainsi de les réduire à des témoins chargés d’annoncer rétrospectivement la catastrophe.

Le dessin participe pleinement à cette impression de monde encore vivant mais déjà menacé. Les scènes de cabaret, les moments d’intimité et les déambulations berlinoises donnent corps à cette époque et rendent d’autant plus inquiétante la progression de ce qui se prépare en arrière-plan.

Le titre prend alors une résonance particulièrement forte. L’Enfance des ruines raconte ce moment où les ruines n’existent pas encore, mais où leurs fondations sont déjà en train d’être posées. Nous assistons moins à la catastrophe qu’aux instants durant lesquels elle devient progressivement possible.

Pascal Rabaté signe ainsi une bande dessinée historique où l’intime et le collectif avancent constamment ensemble. Les amours, les amitiés et les rêves de ses personnages se heurtent peu à peu à une réalité politique qui menace de tout engloutir.

Un album sensible et inquiétant sur un monde qui danse encore au bord du précipice. En choisissant Berlin en 1932, Pascal Rabaté raconte avec finesse cette période où le quotidien semble pouvoir continuer alors que les signes du désastre sont déjà présents. Une histoire d’amour, d’amitié et de liberté traversée par une question particulièrement troublante : à quel moment comprend-on réellement que le monde autour de nous est en train de basculer ?

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 23 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 176 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810206058 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810206056

L’Odyssée d’après Homère – Le retour d’Ulysse : ce que le mythe nous raconte vraiment ! Dès 10 ans de Chiara Pastorini (Rédacteur), Marion Chancerel (Dessins)

Le retour d’Ulysse : ce que le mythe nous raconte vraiment !

Chiara Pastorini et Marion Chancerel proposent aux jeunes lecteurs de redécouvrir l’un des récits fondateurs de notre imaginaire : le retour d’Ulysse après la guerre de Troie. Mais plutôt que de simplement raconter les célèbres aventures du héros grec, l’ouvrage cherche à comprendre ce que ces épisodes continuent de nous dire aujourd’hui.

Car L’Odyssée ne se résume pas aux Cyclopes, aux sirènes ou aux créatures extraordinaires rencontrées au cours du voyage. Derrière ces aventures se cache d’abord l’histoire d’un homme qui tente désespérément de rentrer chez lui. Ulysse traverse les mers, affronte les dangers et résiste aux tentations avec un objectif qui paraît très simple : retrouver Ithaque et ceux qu’il aime.

Cette approche permet de rendre le mythe particulièrement accessible dès 10 ans. Les grandes étapes du voyage deviennent autant d’occasions d’interroger les émotions et les choix du héros. La peur, le courage, la curiosité, la fidélité, la ruse ou encore le désir de retrouver sa place sont des expériences qui dépassent largement le cadre de la mythologie grecque.

Chiara Pastorini invite ainsi les lecteurs à ne pas considérer les mythes comme de vieilles histoires figées dans le passé. Si nous continuons à raconter l’aventure d’Ulysse plusieurs milliers d’années plus tard, c’est précisément parce que ses interrogations restent profondément humaines. Que signifie rentrer chez soi après avoir changé ? Peut-on retrouver exactement la vie que l’on a quittée ? Comment résister lorsque quelque chose nous détourne de notre objectif ?

Ulysse lui-même devient alors un personnage plus complexe que l’image traditionnelle du héros victorieux. Son intelligence et sa célèbre ruse lui permettent de surmonter de nombreux obstacles, mais son voyage est aussi fait d’erreurs, de pertes et de décisions difficiles. Le héros mythologique se rapproche ainsi du lecteur en révélant ses fragilités.

Les dessins de Marion Chancerel accompagnent cette découverte en donnant une présence visuelle aux personnages et aux grandes étapes du périple. L’illustration permet notamment de rendre plus immédiat un récit dont l’ancienneté pourrait autrement impressionner certains jeunes lecteurs.

L’intérêt de l’ouvrage réside surtout dans ce dialogue entre récit et réflexion. Il ne s’agit pas uniquement de savoir ce qui arrive à Ulysse, mais de se demander pourquoi cette histoire nous touche encore et ce qu’elle peut nous apprendre sur nous-mêmes. La mythologie devient alors un formidable terrain pour apprendre à questionner le monde.

Cette relecture rappelle enfin que le véritable enjeu de l’Odyssée est peut-être moins le voyage que le retour. Après toutes les épreuves traversées, Ulysse doit encore retrouver sa famille, son royaume et sa propre identité. Revenir chez soi ne signifie pas nécessairement revenir exactement comme on était parti.

Un ouvrage accessible et intelligent qui permet aux jeunes lecteurs de découvrir L’Odyssée tout en allant au-delà de ses monstres et de ses aventures les plus célèbres. Chiara Pastorini et Marion Chancerel montrent avec pédagogie que les grands mythes restent vivants lorsqu’ils nous permettent encore de réfléchir à nos peurs, nos choix, nos désirs et à cette étrange aventure qu’est le fait de grandir et de trouver sa place.

Éditeur ‏ : ‎ Nathan Date de publication ‏ : ‎ 17 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 176 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2095049942 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2095049942

Cohen contre l’intelligence: Ou comment survivre à l’I.A. de Joann Sfar

Pierre Cohen, écrivain éminemment parisien, vient de ruiner le grand projet d’intelligence artificielle française. Il n’a pas fait exprès. En fait, c’est sa mère qui a poussé au suicide Baguette, le prototype d’I.A. nationale.

Joann Sfar choisit l’humour et l’absurde pour s’attaquer à l’un des sujets qui bouleversent le plus notre époque : l’intelligence artificielle et la place qu’elle est en train de prendre dans nos vies. Plutôt que de proposer un discours technique ou une démonstration savante, il imagine une comédie satirique où l’incompréhension devient précisément le point de départ de la réflexion.

Pierre Cohen, écrivain parisien qui reconnaît volontiers ne pas comprendre grand-chose à l’IA, se retrouve malgré lui au centre d’une affaire nationale. Sa mère a réussi l’exploit improbable de pousser au suicide Baguette, prototype de l’intelligence artificielle française. Pierre n’a rien demandé, mais le voilà désormais impliqué dans un immense scandale d’État et chargé, d’une certaine manière, de participer à la réparation des dégâts.

Cette situation volontairement extravagante permet à Joann Sfar de poser une question finalement très simple : comment comprendre une technologie dont tout le monde parle lorsque même ceux qui la développent ne semblent pas toujours capables d’en prévoir les conséquences ?

Pierre constitue pour cela un personnage idéal. Peu à l’aise avec la technologie et déjà dépassé par son téléphone, il enquête sur un domaine qui lui échappe presque totalement. Son ignorance devient paradoxalement une force narrative : puisqu’il ne maîtrise pas le sujet, il pose les questions élémentaires que beaucoup peuvent également se poser.

Qu’est-ce réellement qu’une intelligence artificielle ? Peut-elle créer ? Jusqu’où influence-t-elle nos décisions ? Que devient notre rapport à l’écriture, à l’art ou au travail lorsque des machines sont capables de produire des contenus qui ressemblent aux nôtres ? Et surtout, sommes-nous en train de construire des outils que nous comprenons encore suffisamment pour les contrôler ?

De Paris à Tel Aviv au printemps 2023, l’enquête devient alors autant technologique que philosophique. Sfar utilise l’IA comme un révélateur de nos propres contradictions. Derrière la peur de voir la machine devenir intelligente apparaît une interrogation plus dérangeante encore : qu’appelons-nous exactement « intelligence » lorsqu’il s’agit des êtres humains ?

L’auteur profite également de cette histoire pour observer avec son ironie habituelle plusieurs mondes qu’il connaît bien : les intellectuels médiatiques, les cafés parisiens, les ambitions politiques et industrielles, les relations familiales ou encore les milieux de la création. L’intelligence artificielle devient ainsi le prétexte à une satire beaucoup plus large de notre époque.

La relation entre Pierre et sa mère participe pleinement à cette mécanique comique. Au milieu des considérations métaphysiques et des enjeux nationaux, les rapports familiaux ramènent constamment l’histoire vers quelque chose de profondément humain, avec tout ce que cela implique de mauvaise foi, d’affection et de situations impossibles.

L’une des réussites de l’ouvrage tient justement à ce décalage permanent entre l’immensité des questions posées et la manière volontairement chaotique dont elles sont abordées. Sfar ne prétend pas apporter une réponse définitive à la révolution de l’IA. Il préfère multiplier les interrogations, les contradictions et les situations absurdes.

Cohen contre l’intelligence parle finalement moins d’une guerre entre l’homme et la machine que de notre difficulté à comprendre le monde que nous sommes nous-mêmes en train de fabriquer. Et derrière la plaisanterie se dessine une réflexion très actuelle sur la création, la responsabilité, la technologie et notre fascination pour des outils dont nous découvrons encore les possibilités.

Une comédie satirique drôle, foisonnante et volontairement irrévérencieuse, dans laquelle Joann Sfar transforme l’intelligence artificielle en formidable terrain d’observation de nos angoisses et de nos contradictions. Plutôt que de prétendre expliquer l’IA, il choisit de rire de notre incapacité collective à savoir exactement ce que nous sommes en train d’en faire – et c’est précisément ce qui rend l’ensemble aussi stimulant

Éditeur ‏ : ‎ SEUIL Date de publication ‏ : ‎ 4 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 184 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2021560198 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2021560190

Villain to Kill – Tome 7 de Eunji

Pour rétablir la justice, il doit devenir le plus puissant des vilains.

Eunji poursuit l’affrontement entre psykers et vilains avec un septième tome qui accélère nettement le rythme. La tension accumulée autour de Gadam est désormais prête à exploser, alors que les psykers se rassemblent pour lancer une offensive contre la Vilzone. Mais privés de certains de leurs combattants les plus puissants, ils découvrent rapidement que pénétrer sur le territoire de leurs adversaires est loin d’être une mission ordinaire.

Cette attaque permet au récit de remettre au premier plan ce qui fait toute la particularité de Villain to Kill : la frontière entre héros et vilains reste beaucoup moins évidente que leurs appellations pourraient le laisser croire. Les psykers sont supposés défendre la justice tandis que les vilains représentent la menace, mais les motivations individuelles, les rivalités et les jeux de pouvoir viennent constamment brouiller cette opposition.

Du côté de la Vilzone de Sinhwa, la situation n’est guère plus stable. Les tensions internes augmentent et le retour de Barakuda aux côtés de Serpent Bleu modifie immédiatement les rapports de force. Chaque personnage possède ses propres ambitions et la moindre alliance peut devenir déterminante lorsque la confrontation générale paraît inévitable.

L’arrivée de Mujin constitue l’autre événement majeur de ce volume. Désormais seigneuresse de Winterbell, elle revient avec un nouveau statut et une influence capable de bouleverser les stratégies déjà en place. Son apparition rappelle que l’univers de la série continue de s’étendre et que la puissance ne repose jamais uniquement sur les capacités de combat : contrôler un territoire, obtenir des alliés et savoir quand intervenir peut s’avérer tout aussi décisif.

Ce septième tome joue donc beaucoup sur les alliances mouvantes et les retournements de situation. L’affrontement annoncé ne dépend pas seulement de savoir qui possède le pouvoir le plus impressionnant. Chacun doit anticiper les intentions des autres et déterminer jusqu’où il est prêt à aller pour défendre son camp.

Au milieu de ces conflits demeure la question centrale de la série : peut-on réellement rétablir la justice en devenant soi-même le plus puissant des vilains ? Cette contradiction continue de donner une identité particulière au récit. Plus les enjeux deviennent importants, plus les notions de justice et de vengeance semblent difficiles à séparer.

Les scènes d’action profitent naturellement de cette montée en puissance. Les capacités spectaculaires des personnages et la diversité des combattants permettent de maintenir une véritable sensation de danger, notamment lorsque les psykers doivent affronter leurs adversaires sans pouvoir compter sur toutes leurs forces habituelles.

Mais ce sont surtout les changements d’équilibre qui donnent son intérêt au volume. Personne ne semble suffisamment puissant pour contrôler seul les événements, et l’arrivée d’un personnage ou le retour d’un ancien adversaire peut suffire à remettre en cause toute une stratégie.

Avec ce tome 7, Villain to Kill entre ainsi dans une phase particulièrement mouvementée. Entre l’offensive des psykers, les tensions de Sinhwa, le retour de Barakuda et l’arrivée de Mujin à la tête de Winterbell, Eunji prépare une confrontation où chaque alliance pourrait être aussi dangereuse qu’un ennemi.

Un volume énergique et riche en rebondissements qui fait monter la pression autour de Gadam. Les camps se reforment, les puissances s’affrontent et la distinction entre héros et vilains continue de se brouiller, confirmant que dans cet univers, la justice dépend souvent de celui qui possède suffisamment de force pour l’imposer.

Éditeur ‏ : ‎ Kotoon Date de publication ‏ : ‎ 20 août 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 272 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2488290203 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2488290203

Philia Rosé : La prophétie de la couronne d’épines – Tome 4 de RYUTA FUSE (Auteur), Youngji Kim (Auteur), BHD (Auteur)

Découvrez l’histoire d’une jeune prêtresse qui ne recule devant rien pour défier le destin et les liens de la couronne.Ryuta Fuse, Youngji Kim et BHD poursuivent l’histoire de Philia avec un quatrième tome qui délaisse momentanément les grandes confrontations pour se concentrer davantage sur les blessures de l’héroïne et l’évolution de ses sentiments. La menace reste pourtant bien présente : Philia et Léo doivent d’abord parvenir à échapper à Ekina en profitant des ombres entourant les remparts du château.

Cette fuite entretient efficacement la tension, mais elle permet surtout aux deux personnages de se retrouver dans une proximité nouvelle. Jusqu’ici déterminée à avancer malgré les épreuves, Philia accepte enfin de laisser tomber une partie de ses défenses. Face au prince, elle revient sur son enfance et sur les événements tragiques liés à sa sœur.

Cette confession donne une autre dimension au personnage. Derrière la jeune prêtresse capable de défier le destin se cache une jeune femme profondément marquée par son passé. Certaines de ses décisions, de ses peurs et de ses réactions prennent alors un sens différent. En révélant ses blessures à Léo, elle ne transmet pas seulement des informations : elle accepte de lui accorder une confiance qu’elle offre difficilement.

Leur relation évolue naturellement à partir de cette intimité. Léo devient davantage qu’un compagnon de fuite ou un allié. Il est désormais celui devant lequel Philia peut dévoiler une part d’elle-même qu’elle a longtemps gardée enfouie. Mais ce rapprochement provoque immédiatement de nouvelles interrogations.

Car Didi occupe toujours une place importante dans le cœur de Philia. Entre Léo et Didi, ses sentiments deviennent beaucoup moins simples qu’elle ne l’aurait souhaité. Le récit ne transforme pas pour autant cette hésitation en simple triangle amoureux : elle accompagne surtout une héroïne qui apprend à comprendre ses propres émotions alors que son existence reste dominée par les dangers, les responsabilités et la prophétie.

Ce quatrième tome trouve ainsi un bon équilibre entre tension et introspection. La fuite rappelle constamment que les personnages restent menacés, tandis que les révélations sur l’enfance de Philia apportent une profondeur supplémentaire à son parcours.

La couronne d’épines demeure également une présence symbolique forte. Elle représente ce destin auquel Philia semble attachée malgré elle, alors que toute son évolution repose précisément sur sa volonté de choisir sa propre voie. Plus elle découvre la vérité sur son passé et sur ses sentiments, plus cette opposition entre destin imposé et liberté personnelle devient centrale.

Visuellement, la série continue de mettre en valeur les émotions des personnages autant que son univers de fantasy. Les regards, les silences et les moments de proximité accompagnent particulièrement bien ce volume plus intime, sans faire disparaître l’atmosphère de danger qui entoure Philia.

Ce tome 4 constitue donc une étape importante dans son évolution. La jeune prêtresse ne doit plus uniquement affronter ceux qui cherchent à contrôler son avenir : elle doit également accepter de regarder son passé et comprendre ce qu’elle désire réellement.

Un volume plus intime et émotionnel, qui approfondit efficacement Philia tout en faisant évoluer ses relations avec Léo et Didi. Entre fuite, confidences, blessures anciennes et sentiments naissants, la jeune prêtresse poursuit son combat le plus difficile : refuser que son passé ou une prophétie décident à sa place de la personne qu’elle doit devenir.

Éditeur ‏ : ‎ Kotoon Date de publication ‏ : ‎ 17 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 288 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2488290068 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2488290067

La Nouvelle Cheffe de clan – Tome 8 de Roah Kim (Auteur), Mon (Auteur), Antstudio (Auteur)

Une jeune femme décide de changer son destin et devient cheffe de famille.

Roah Kim, Mon et Antstudio poursuivent l’ascension de Firentia au sein de la famille Lombardie avec un huitième tome qui place la trahison familiale et la vengeance au cœur de l’intrigue. Une nouvelle fois, l’héroïne démontre qu’elle n’a aucune intention de rester spectatrice lorsque ceux qu’elle aime sont menacés.

Cette fois, le danger vient directement de son oncle Bastien. Firentia découvre progressivement sa véritable nature : derrière les apparences se cache un homme infidèle et intéressé, qui envisage désormais de s’enfuir avec une autre femme. Pour Firentia, cette révélation est d’autant plus difficile à accepter que sa tante risque d’être la première victime de ses agissements.

La jeune femme prend alors une décision très claire : elle protégera sa tante et fera payer Bastien pour sa trahison. Le conflit devient personnel, mais il s’inscrit parfaitement dans l’évolution du personnage. Depuis le début de la série, Firentia cherche à reprendre le contrôle de son existence et à empêcher que les erreurs ou les ambitions des autres ne déterminent l’avenir de ceux auxquels elle tient.

Ce huitième volume rappelle ainsi que le pouvoir ne se limite pas aux titres ou à la richesse. Il réside aussi dans la capacité à comprendre les rapports de force, anticiper les mouvements de ses adversaires et utiliser intelligemment les informations dont on dispose. Firentia excelle précisément dans cet exercice.

L’intérêt vient également du fait que l’adversaire appartient à sa propre famille. Chez les Lombardie, les liens du sang ne garantissent ni la loyauté ni la bienveillance. Les intérêts personnels, les ambitions et les secrets peuvent rapidement transformer un proche en adversaire. Cette dimension familiale nourrit depuis plusieurs tomes les jeux de pouvoir de la série et prend ici une tournure beaucoup plus intime.

Firentia continue surtout d’affirmer son caractère. Sa volonté de devenir maîtresse de son destin ne consiste plus uniquement à assurer son propre avenir : elle utilise désormais sa détermination et son intelligence pour défendre ceux qui risquent d’être écrasés par les décisions des autres. Sa relation avec sa tante permet ainsi de montrer une facette plus protectrice du personnage sans diminuer son redoutable sens de la stratégie.

Le récit conserve parallèlement ce mélange efficace de drame familial, de romance et de luttes d’influence qui fait le charme de la série. Chaque crise devient une nouvelle étape dans l’apprentissage de Firentia et dans sa progression vers la place qu’elle souhaite occuper au sein du clan.

Ce tome 8 transforme donc une affaire de famille en véritable bataille stratégique. La vengeance annoncée contre Bastien promet autant de confrontations que de manœuvres, tandis que Firentia confirme qu’elle n’est plus simplement une jeune femme cherchant à modifier son destin : elle devient progressivement celle qui peut aussi changer celui des autres.

Un volume prenant, porté par une héroïne toujours aussi déterminée et par des tensions familiales de plus en plus fortes. Entre trahison, protection et désir de justice, Firentia continue de s’imposer comme la véritable force motrice de la famille Lombardie.

Éditeur ‏ : ‎ Kotoon Date de publication ‏ : ‎ 17 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2494102960 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494102965

Whale Star – tome 2 de Yoonhee Na

Dans une Corée occupée, Sua doit naviguer à contre-courant pour trouver sa voix.

Yoonhee Na poursuit son récit historique en renforçant encore le parallèle avec La Petite Sirène, dont elle transpose les motifs dans une Corée sous occupation japonaise. Après les événements du premier tome, Sua a survécu au poison administré par Haesu, mais le prix à payer est immense : elle a perdu sa voix, son principal moyen de communiquer avec ceux qui l’entourent.

Cette disparition de la parole dépasse rapidement le simple ressort dramatique. Sua se retrouve littéralement privée de voix dans une société où elle avait déjà peu de pouvoir sur sa propre existence. Comme l’héroïne du conte dont s’inspire la série, elle doit apprendre à avancer dans un monde où les autres parlent à sa place, interprètent ses intentions ou décident pour elle. Trouver sa voix devient alors autant une nécessité personnelle qu’une quête d’émancipation.

Mais Sua n’est plus seulement portée par le désir de survivre. La vengeance la conduit jusqu’à Whale Star, une maison de thé qui sert de repaire aux indépendantistes de Séoul. Ce changement de décor permet au récit de prendre une dimension plus politique : le destin individuel de la jeune femme rencontre désormais celui d’hommes et de femmes engagés dans une lutte qui les dépasse.

C’est également là qu’elle retrouve Uihyeon. En découvrant ce que Sua a traversé, le jeune homme décide de la protéger et cherche à comprendre l’enchaînement des événements qui l’a conduite jusqu’à lui. Cette recherche l’oblige cependant à se tourner vers sa propre famille et à rouvrir une partie de son passé qu’il aurait peut-être préféré laisser derrière lui.

Les trajectoires de Sua et d’Uihyeon se répondent alors avec beaucoup de finesse. Elle tente d’avancer malgré ce qu’on lui a retiré ; lui doit affronter ce qu’il pensait avoir enfoui. Leur rapprochement se construit dans un contexte où les sentiments personnels ne peuvent jamais être totalement séparés des choix politiques, des origines familiales et des dangers de l’occupation.

Yoonhee Na développe ainsi progressivement l’univers esquissé dans le premier volume. La maison de thé devient un lieu particulièrement important, à la fois refuge et espace de résistance, mais également endroit où les secrets et les convictions peuvent mettre chacun en danger. L’engagement des indépendantistes cesse d’être un simple arrière-plan pour entrer directement dans la vie de Sua.

La réinterprétation de La Petite Sirène reste l’une des grandes forces de la série. Plutôt que de reproduire le conte, l’autrice en reprend certains symboles – la voix perdue, le sacrifice, le désir d’atteindre un autre monde – pour leur donner une résonance nouvelle. Sua ne cherche pas seulement à rejoindre quelqu’un : elle cherche progressivement la place qu’elle souhaite occuper dans sa propre histoire.

Ce deuxième tome gagne ainsi en profondeur en mêlant davantage les destins individuels au contexte historique. Romance, drame, secrets familiaux et résistance se rejoignent sans faire disparaître l’émotion intime qui demeure au cœur du récit.

Whale Star confirme avec ce deuxième volume la singularité de son univers. Yoonhee Na transforme la voix perdue de Sua en un puissant symbole de résistance et d’émancipation, tout en faisant progressivement entrer son héroïne dans une histoire beaucoup plus vaste qu’elle. Un tome plus sombre et intense, où trouver sa voix signifie aussi apprendre à choisir son propre chemin.

Éditeur ‏ : ‎ Kotoon Date de publication ‏ : ‎ 20 août 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 296 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2488290157 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2488290159

Guerre de Eoin Colfer (Avec la contribution de), Andrew DONKIN (Avec la contribution de), Giovanni Rigano (Dessins)

La guerre éclate dans le pays où vivent Kat et sa famille. Du jour au lendemain, la ville est occupée par les opposants. Kat, une adolescente de 14 ans passionnée de graffiti, voit sa vie bouleversée lorsque son père est arrêté sans motif par les forces d’occupation. Refusant de fuir avec sa mère et sa sœur, elle décide de rester clandestinement dans la ville en guerre pour tenter de le sauver.

Eoin Colfer, Andrew Donkin et Giovanni Rigano s’intéressent à la guerre non pas à travers les grandes batailles ou les stratégies militaires, mais à hauteur de celles et ceux qui la subissent. Kat a 14 ans, aime le graffiti et mène une existence ordinaire jusqu’au jour où le conflit s’installe brutalement dans son pays. En quelques heures, les rues familières deviennent un territoire occupé et les certitudes du quotidien disparaissent.

Lorsque son père est arrêté sans véritable motif par les forces d’occupation, Kat refuse de quitter la ville avec sa mère et sa sœur. Elle choisit de rester clandestinement dans l’espoir de le retrouver. Ce choix transforme l’adolescente en résistante presque malgré elle. Il ne s’agit pas pour elle d’accomplir un geste héroïque ou de défendre une idéologie : elle veut simplement sauver son père.

Cette motivation intime donne toute sa force au personnage. Kat connaît la peur, prend des risques et doit apprendre à évoluer dans une ville où chaque déplacement peut devenir dangereux. Son goût pour le graffiti prend également une autre dimension lorsque l’expression personnelle se confronte à un monde qui cherche à contrôler les rues, les corps et les paroles.

En parallèle, les auteurs suivent Adam, jeune soldat enrôlé de force dans cette guerre qu’il comprend à peine. Ce second regard empêche le récit de se limiter à une opposition trop confortable entre victimes et combattants. Adam porte un uniforme, mais il reste lui aussi prisonnier d’une situation décidée par d’autres.

Kat et Adam se trouvent ainsi de part et d’autre du conflit tout en partageant une même absence de choix. L’une voit son existence détruite par l’occupation ; l’autre est contraint de participer à une violence dont il peine à saisir le sens. Cette construction permet d’interroger la manière dont la guerre transforme les individus avant même qu’ils aient eu le temps de comprendre pourquoi elle a commencé.

Le récit s’intéresse particulièrement aux conséquences concrètes du conflit : familles séparées, peur permanente, arrestations arbitraires, perte des repères et nécessité de survivre. La guerre n’est jamais une abstraction. Elle envahit les maisons, les rues et les relations humaines.

Le dessin de Giovanni Rigano accompagne cette approche avec beaucoup d’efficacité. Les expressions, les décors urbains et les moments de tension donnent une présence immédiate aux événements sans rechercher inutilement le spectaculaire. L’émotion vient surtout des personnages et de ce qu’ils sont obligés de traverser.

Après leurs précédentes collaborations, Eoin Colfer, Andrew Donkin et Giovanni Rigano poursuivent ainsi leur volonté de rendre accessibles aux jeunes lecteurs de grandes problématiques contemporaines. Ici, le courage n’est pas présenté comme l’absence de peur, mais comme la capacité à continuer malgré elle.

L’album pose surtout une question essentielle : que reste-t-il de l’individu lorsque la guerre lui impose une identité de victime, de réfugié, de résistant ou de soldat ? Kat comme Adam tentent précisément de préserver leur humanité dans un monde qui voudrait les réduire à leur rôle dans le conflit.

Un roman graphique puissant et profondément humain qui refuse de transformer la guerre en spectacle. À travers une adolescente déterminée à retrouver son père et un jeune soldat enrôlé malgré lui, les auteurs rappellent que derrière chaque conflit se trouvent d’abord des individus dont les vies ont été confisquées par des décisions qui les dépassent.

Éditeur ‏ : ‎ Robinson Date de publication ‏ : ‎ 16 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2017265705 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2017265702

Mawrth Valliis – Tome 1 de EPHK

Une traque interdite. Une vallée qui ne pardonne pas.

EPHK nous propulse sur Mars pour une aventure de science-fiction pulp aussi mystérieuse que dépaysante, construite autour d’une pilote dont la désobéissance va ouvrir la porte sur des secrets qu’elle n’aurait probablement jamais dû découvrir.

Lors d’un affrontement avec une faction martienne rivale, la jeune pilote reçoit l’ordre de ne pas poursuivre un ennemi en fuite. Mais sa détermination et sa curiosité prennent le dessus. Elle abandonne les consignes et se lance à sa poursuite, jusqu’à pénétrer dans une région où personne ne devrait s’aventurer : la vallée interdite de Mars.

Ce point de départ volontairement simple permet au récit d’entrer rapidement dans l’action. Une mission militaire devient une exploration de l’inconnu, et la chasse initiale change progressivement de nature à mesure que l’héroïne s’enfonce dans ce territoire hostile. Celui qu’elle poursuit pourrait finalement être moins dangereux que ce qui l’attend au bout du voyage.

La vallée occupe ainsi une place centrale. Plus qu’un simple décor martien, elle devient une présence menaçante, chargée d’une histoire que les différentes factions semblent avoir intérêt à garder secrète. EPHK joue avec cette fascination pour les territoires interdits : dès lors qu’un endroit est défendu, l’envie de comprendre pourquoi devient irrésistible.

Le choix d’une pilote comme personnage principal renforce cette dynamique. Combative et impulsive, elle provoque elle-même la situation dans laquelle elle se retrouve. Sa désobéissance n’est donc pas seulement un ressort scénaristique : elle révèle un tempérament incapable de se satisfaire des réponses qu’on lui impose.

L’univers s’inscrit pleinement dans l’héritage de la science-fiction pulp, avec ses affrontements, ses engins futuristes, ses civilisations rivales et ses territoires encore inconnus. Mais derrière l’efficacité de l’aventure se dessine progressivement un mystère plus vaste autour de Mars et de son passé.

La particularité la plus intrigante reste évidemment la présentation de cette histoire comme étant publiée dans sa « langue martienne originelle ». Ce parti pris renforce l’impression de découvrir un objet venu directement de cet univers plutôt qu’un simple récit qui se déroulerait sur la planète rouge. Il participe à l’identité singulière du projet et à son goût assumé pour l’expérimentation.

Ce premier tome fonctionne avant tout comme l’ouverture d’une aventure appelée à s’élargir. La course-poursuite sert de porte d’entrée vers un monde dont on ne perçoit encore qu’une partie, tandis que les secrets de la vallée promettent de remettre en question ce que l’héroïne croyait savoir sur sa planète.

Un premier chapitre intrigant et audacieux, qui retrouve l’énergie de la science-fiction pulp tout en développant une identité graphique et narrative singulière. Entre combats aériens, désobéissance et exploration d’une vallée interdite, EPHK fait de Mars un territoire où la curiosité peut conduire à la vérité… à condition d’y survivre

ASIN ‏ : ‎ B0GXDTJTTN Éditeur ‏ : ‎ 404 Editions Date de publication ‏ : ‎ 17 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 136 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1032411322