Sur le sable de Camille Giordani (Auteur), Junko Nakamura (Illustrations)

Le soleil est haut dans le ciel, la mer miroite, Joëlle descend à la plage. Quel terrain de jeu et d’exploration fabuleux ! La plage offre tant de joies, petites et grandes ; c’est un lieu à ressentir du bout des orteils au bout des doigts, caressé par le soleil, éclaboussé par l’eau fraîche, un lieu où les sens sont en éveil, où on se construit des souvenirs pour plus tard…

Avec Sur le sable, Camille Giordani et Junko Nakamura invitent à retrouver la plage à hauteur d’enfant. Aux côtés de Joëlle, le bord de mer devient un espace d’exploration où la chaleur du soleil, la fraîcheur de l’eau et le contact du sable composent toute une aventure.

Le soleil est haut, la mer scintille et Joëlle descend à la plage. Ce départ tout simple ouvre un monde de sensations. Sous les pieds, au bout des doigts, chaque contact offre quelque chose à découvrir. L’intérêt de cette proposition tient à l’attention accordée à ce que les adultes traversent parfois sans y penser : pour un jeune enfant, un paysage se rencontre avec tout le corps.

La plage constitue un cadre particulièrement riche pour cette découverte. Le chaud et le frais, le sec et le mouillé, la lumière et les mouvements de l’eau nourrissent la curiosité. L’exploration n’a besoin d’aucun objectif compliqué : toucher, regarder et ressentir suffisent à donner de l’importance au moment.

Cette approche sensorielle offre aussi un beau point de départ pour une lecture partagée. Le récit peut faire écho à une première baignade, à une promenade ou au souvenir du sable entre les orteils. Les mots deviennent alors une manière de retrouver une expérience, de la nommer et de la raconter ensemble.

La présence de Joëlle donne un visage à cette promenade. À travers elle, les petites joies du bord de mer prennent leur place dans une histoire : ce qui semble ordinaire peut devenir un souvenir durable. C’est cette rencontre entre découverte immédiate et mémoire en construction qui apporte au sujet sa douceur.

Camille Giordani, au texte, et Junko Nakamura, aux illustrations, proposent ainsi une échappée autour des plaisirs simples de l’enfance. Sur le sable invite à s’attarder sur ces instants où l’on découvre le monde du bout des doigts, bien avant de savoir tout en raconter.

ASIN ‏ : ‎ B0GM4MY5CL Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE Date de publication ‏ : ‎ 15 mai 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 28 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023522037

Le garçon d’à côté de Grace Ly

À quinze ans, Dara est passionné par la culture coréenne : musique, séries, cuisine… et surtout, la danse. À tel point que, dans son nouveau lycée, les autres croient qu’il est d’origine coréenne. Dara laisse courir la rumeur et quand une de ses vidéos de danse devient virale, il est propulsé parmi les garçons les plus populaires. Mais pour combien de temps ?

À quinze ans, Dara arrive dans un nouveau lycée avec une passion pour la culture coréenne et un talent pour la danse. Lorsque ses camarades le croient d’origine coréenne, il laisse le malentendu s’installer. Puis une vidéo devient virale et change sa place parmi les autres. Avec Le garçon d’à côté, Grace Ly pose une question sensible : que gagne-t-on à laisser les autres inventer notre identité, et que risque-t-on d’y perdre ?

La rentrée dans un nouvel établissement constitue déjà une épreuve. Il faut trouver ses repères, rencontrer ses camarades et composer avec les premières impressions. Dara, lui, affirme ne jamais avoir su se fondre dans la masse. Cette voix donne immédiatement au personnage une présence : celle d’un adolescent qui attire les regards, même lorsqu’il ne maîtrise pas ce qu’ils projettent sur lui.

Sa passion pour la culture coréenne traverse plusieurs domaines : la musique, les séries, la cuisine et, surtout, la danse. Mais ses goûts deviennent, aux yeux de ses camarades, une indication sur ses origines. Le glissement est révélateur. Une pratique culturelle suffit à produire une certitude sur celui qui la partage.

Dara ne corrige pas cette erreur. Ce silence constitue le nœud le plus intéressant de la situation : il laisse exister une version de lui-même imaginée par les autres. Sans avoir nécessairement construit le malentendu, il accepte qu’il accompagne son arrivée au lycée. Reste à savoir quelle place cette identité supposée prendra dans ses relations.

La vidéo de danse devenue virale accélère tout. Dara accède à une popularité soudaine, et son talent lui apporte une reconnaissance qui dépasse les murs de l’établissement. Mais cette visibilité rend aussi le malentendu plus difficile à contenir. Plus les regards se multiplient, plus l’image publique peut prendre de place.

Le roman rapproche ainsi deux expériences très adolescentes : vouloir être reconnu et chercher à définir qui l’on est. Dara possède une passion personnelle, qu’il exprime par la danse. Pourtant, la manière dont les autres l’accueillent transforme cette expression en une identité qu’ils lui attribuent. Être admiré signifie-t-il être compris ?

La danse offre à cette interrogation un ancrage concret. Dara ne se contente pas de consommer une culture : il s’en inspire pour créer et se montrer. Sa vidéo rencontre un public, son corps devient un moyen d’expression et son talent lui ouvre une place nouvelle. Cette réussite mérite d’être distinguée des suppositions qui l’entourent, même si les deux finissent par se mêler.

Le point de départ permet également d’aborder les raccourcis du regard social. Les camarades de Dara associent ses goûts à une origine, comme si l’un devait forcément expliquer l’autre. Cette confusion invite à réfléchir à la liberté d’aimer une culture sans devoir lui appartenir, mais aussi à la responsabilité qui apparaît lorsqu’on laisse une erreur devenir une vérité collective.

La question « pour combien de temps ? » introduit enfin la fragilité de cette ascension. La popularité repose ici sur un équilibre incertain, entre talent réel et perception faussée. Le suspense annoncé tient donc autant à l’avenir de Dara parmi ses camarades qu’à sa capacité à reprendre la parole sur lui-même.

Avec Le garçon d’à côté, Grace Ly propose une prémisse qui relie passion, visibilité et besoin d’appartenance. Derrière la réussite d’une vidéo se dessine un enjeu plus intime : trouver sa place sans laisser le regard des autres décider entièrement de son histoire.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 14 octobre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700289404 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700289404

Journal d’un Noob – Sorcier -Tome 9 de Cube Kid (Auteur), Saboten (Illustrations)

Après le combat face aux sbires d’Hérobrine, les plus grands héros du monde ont été renvoyés dans leur monde : Minus parviendra-t-il à les retrouver ?

Les combats contre les sbires d’Hérobrine ont laissé des traces : les plus grands héros ont été renvoyés dans leurs mondes respectifs. Dans ce neuvième tome de Journal d’un Noob – Sorcier, signé Cube Kid et illustré par Saboten, Minus poursuit un objectif ambitieux : créer le sort qui permettra de les faire revenir. Une quête où les émeraudes deviennent les moyens d’accomplir une mission profondément liée à l’amitié.

Minus est désormais un membre à part entière de la Guilde des Aventuriers. Ce nouveau statut marque une étape dans son parcours, mais il ne lui offre aucun répit. Entouré d’Émeraude, d’Alizée et de Max, il se lance dans une succession de quêtes pour aider les villageois, affronter des monstres et réunir les ressources nécessaires à son projet.

Car derrière ces missions se trouve un but précis : mettre au point un sort d’Invocation capable de ramener les héros perdus dans d’autres mondes. Ce fil conducteur donne une portée particulière à l’aventure. Accumuler des émeraudes ne constitue pas une fin en soi ; chaque réussite doit rapprocher Minus de ceux dont il a été séparé.

Le point de départ retrouve ainsi une logique familière aux amateurs de Minecraft : explorer, récolter, combattre et préparer la prochaine étape. Mais cette progression prend ici un sens narratif. Les ressources servent une ambition, les dangers deviennent des obstacles à franchir et les quêtes locales s’inscrivent dans une mission plus vaste.

L’idée de faire revenir des personnages dispersés entre plusieurs mondes ouvre également une perspective intéressante autour de la magie. Le sort d’Invocation représente à la fois une solution espérée et un défi à relever. Il ne suffit plus à Minus de savoir se défendre : il doit trouver comment agir sur la séparation elle-même.

La présence de ses compagnons inscrit cette entreprise dans une aventure collective. Minus porte le projet, mais Émeraude, Alizée et Max sont à ses côtés pour affronter un monde dangereux. Ce groupe donne au récit un ancrage humain au milieu des monstres, des sorts et des mécanismes de jeu : ce qui motive la quête, ce sont les liens entre les personnages.

Son appartenance à la Guilde permet aussi de mesurer le chemin parcouru. L’ancien débutant dispose désormais d’une place reconnue parmi les aventuriers. Pourtant, son objectif l’oblige à continuer d’apprendre et à se confronter à des difficultés nouvelles. Cette tension entre les progrès accomplis et ce qui reste à maîtriser nourrit la promesse de ce neuvième volet.

Le format illustré, associant le texte de Cube Kid aux dessins de Saboten, fait partie de l’identité de la série. Cette nouvelle aventure prolonge son exploration romanesque d’un univers inspiré de Minecraft, dans le cadre d’une création non officielle. Pour les lecteurs qui suivent déjà Minus, l’enjeu est clairement posé : retrouver les héros après les événements du combat contre les sbires d’Hérobrine.

Ce tome 9 s’annonce comme une étape tournée vers les retrouvailles, avec un objectif qui relie les différentes quêtes de Minus. Aider, combattre et récolter deviennent les pièces d’un même projet : réunir ceux qui ont été dispersés. Une prémisse engageante, où la puissance d’un sorcier se mesure aussi à ce qu’il souhaite accomplir pour ses amis.

ASIN ‏ : ‎ B0FRF4P9TH Éditeur ‏ : ‎ 404 Editions Date de publication ‏ : ‎ 8 octobre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 208 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1032410455

Parfois, je me fais peur de Jeneva Rose

« … Alors si ces trois histoires d’horreur vous déstabilisent, tant mieux. Si elles vous font rire nerveusement, c’est encore mieux. Et si vous vous dites que vous n’auriez jamais dû ouvrir ce livre… Bienvenue ! » Jeneva Rose

Une séance de spiritisme interrompue, une maison qui murmure et un objet maudit emporté sans être payé : dans Parfois, je me fais peur, Jeneva Rose réunit trois histoires d’horreur autour de situations où la curiosité et l’insouciance peuvent coûter cher. L’autrice du Mariage parfait et du Divorce parfait annonce la couleur : le malaise peut aussi s’accompagner d’un rire nerveux.

Le titre possède quelque chose de complice. Il suggère une autrice qui s’amuse à imaginer des scénarios inquiétants, puis invite le lecteur à la suivre. Les trois récits reposent sur des motifs familiers de l’horreur, avec une promesse commune : faire surgir la menace au milieu d’un moment qui devait être agréable.

Un anniversaire, un emménagement, un séjour entre amis. À chaque fois, le danger s’introduit dans un cadre associé à la convivialité ou au bonheur. Ce contraste donne aux prémisses leur efficacité : les personnages ne partent pas chercher l’horreur, mais un événement vient brutalement changer les règles.

Dans Ne tirez pas sur le médium, un dîner d’anniversaire accueille une séance de spiritisme dont le médium ne sort pas vivant. Sa mort laisse la séance inachevée et ouvre la voie à des esprits hostiles. Le point de départ joue avec une crainte classique : établir un contact sans savoir comment le rompre. Ce qui pouvait passer pour une animation devient une situation dont les invités ne maîtrisent plus les conséquences.

Le titre introduit également une touche d’humour noir. Cette légèreté apparente, confrontée à la mort du médium, crée un décalage propice au trouble. Peut-on encore rire lorsque ce que l’on prenait pour un jeu semble avoir libéré une menace ?

La Maison des Cauchemars déplace l’inquiétude dans l’espace familial. Les Dalton s’installent dans la maison de leurs rêves, mais la villa commence à murmurer. Kristin, qui vient d’accoucher, découvre alors une vérité terrifiante.

La demeure promise au bonheur devient ainsi le lieu du danger. La présence d’un nouveau-né donne à cette situation une dimension particulièrement sensible : au moment où la famille devrait pouvoir trouver protection et repos, son foyer suscite la peur. Les murmures suffisent à rendre suspect ce qui l’entoure, en attendant de comprendre leur origine.

Avec Toutes les malédictions sont irrévocables, l’horreur prend la forme d’un avertissement commercial. Dans une boutique où s’arrête un groupe d’amis, tous les articles sont annoncés comme maudits ; seul leur achat permettrait de lever la malédiction. Les visiteurs en rient, jusqu’à ce que l’un d’eux retrouve dans son sac un objet qu’il n’a pas payé.

Cette idée est particulièrement séduisante parce qu’elle donne au surnaturel une règle précise. L’avertissement existe, il a été lu, puis tourné en dérision. La découverte de l’objet transforme rétrospectivement la plaisanterie en menace. Reste à savoir comment les personnages vont affronter une conséquence qu’ils avaient jugée impossible.

À travers ces trois propositions, le recueil explore des seuils franchis sans précaution : entre vivants et morts, entre refuge et piège, entre curiosité et possession. Le format court se prête à ces dispositifs resserrés, chacun organisé autour d’un incident capable de faire basculer toute une situation.

Avec Parfois, je me fais peur, Jeneva Rose propose un programme d’horreur aux prémisses aussi accessibles qu’inquiétantes. Trois histoires qui donnent envie de connaître la suite, tout en rappelant une règle essentielle du genre : lorsqu’un avertissement paraît trop extravagant pour être vrai, mieux vaut peut-être le prendre au sérieux.

Éditeur ‏ : ‎ XO Date de publication ‏ : ‎ 15 octobre 2026 Langue ‏ : ‎ Français ISBN-10 ‏ : ‎ 238693084X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2386930843

La Thérapeute de Helene Flood

TES SOUVENIRS CHANGENT. LA VÉRITÉ, NON.

La Thérapeute de Helene Flood : quand le doute s’installe chez soi

Un message rassurant, puis un appel qui le contredit : il suffit de ce décalage pour faire vaciller le quotidien de Sara. Dans La Thérapeute, Helene Flood place une disparition au cœur d’une intrigue psychologique où les souvenirs de l’héroïne deviennent eux-mêmes un terrain d’enquête.

Sara a trente ans et accompagne des adolescents confrontés à des difficultés familiales. Avec son mari, Sigurd, elle vient d’emménager dans une maison surplombant Oslo, où elle a également installé son cabinet. Ce lieu réunit donc sa vie intime et son activité professionnelle, deux espaces qui semblent encore en construction, à l’image des pièces inachevées.

Lorsque Sigurd part rejoindre deux amis pour un week-end à la montagne, son dernier message confirme qu’il est bien arrivé. Mais, le soir même, ses compagnons appellent Sara : ils l’attendent toujours. Entre ces deux versions incompatibles s’ouvre une brèche. Sigurd a-t-il menti ? Où se trouve-t-il réellement ? Et pourquoi aurait-il voulu lui faire croire que tout allait bien ?

La force de ce point de départ tient à sa simplicité. Aucun événement spectaculaire n’est nécessaire pour installer l’inquiétude. Une parole familière, celle du conjoint, cesse soudain d’être fiable. Le doute touche alors autant l’absence de Sigurd que la confiance sur laquelle reposait leur quotidien.

La maison prend, dans ce contexte, une dimension particulièrement évocatrice. Ses espaces inachevés accompagnent le malaise de Sara : ce qui devait constituer un nouveau foyer devient un lieu où elle peine à se sentir en sécurité. Le fait d’y recevoir ses patients renforce cette tension. Comment continuer à écouter les difficultés des autres lorsque sa propre vie échappe à toute compréhension ?

Le métier de l’héroïne donne ainsi au roman son paradoxe central. Sara sait interpréter les émotions, accompagner la parole et chercher du sens dans les comportements. Pourtant, ces compétences ne lui garantissent aucune certitude lorsqu’elle se retrouve personnellement impliquée. Sa capacité d’analyse peut-elle l’aider à comprendre, ou l’entraîner à multiplier les hypothèses ?

L’arrivée de la police déplace encore son regard. Interrogée sur la disparition de Sigurd, Sara commence à envisager que ses propres souvenirs puissent contenir une clé. Dès lors, l’enquête ne concerne plus seulement les déplacements de son mari : elle l’oblige à revenir sur ce qu’elle croit savoir, sur les détails auxquels elle n’avait peut-être pas prêté attention.

C’est là que la promesse du livre devient la plus intéressante. « Tes souvenirs changent. La vérité, non » met en regard une réalité à établir et une mémoire susceptible de la restituer imparfaitement. Se rappeler ne suffit pas toujours à comprendre. Une conversation, un geste ou une absence peuvent prendre un autre sens lorsque de nouvelles informations apparaissent.

Sans dévoiler les réponses du roman, cette situation invite à interroger la place de Sara dans l’histoire : témoin inquiète, épouse tenue à distance de certains faits, ou personne dont les souvenirs doivent être examinés avec prudence ? L’incertitude naît précisément de ces possibilités, sans qu’il soit nécessaire de trancher trop tôt.

Avec La Thérapeute, Helene Flood propose une prémisse inquiétante où la disparition d’un homme fragilise tout ce que son épouse tenait pour acquis. Le mystère trouve son point d’ancrage dans cette expérience intime : chercher la vérité tout en doutant des souvenirs qui pourraient y conduire.

Éditeur ‏ : ‎ XO Date de publication ‏ : ‎ 17 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 377 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2374489884 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2374489889

Le Divorce parfait de Jeneva Rose

Onze années se sont écoulées depuis que la brillante avocate Sarah Morgan a défendu son mari, Adam, accusé du meurtre de… sa maîtresse ! Sarah a depuis longtemps tourné la page et fondé une famille avec son nouveau mari, Bob Miller. Sa vie est redevenue exactement comme elle l’avait toujours souhaité. Du moins le croit-elle…

Une infidélité, une demande de divorce et un passé judiciaire qui ressurgit au pire moment : avec Le Divorce parfait, Jeneva Rose retrouve Sarah Morgan dans une intrigue où la rupture conjugale se mêle à deux affaires criminelles. Derrière la promesse ironique du titre, une question s’impose : jusqu’où peut aller un couple qui se déclare la guerre ?

Onze ans se sont écoulés depuis que Sarah Morgan, brillante avocate, a défendu son mari Adam, accusé du meurtre de sa maîtresse. Cette période appartient désormais au passé. Remariée avec Bob Miller, Sarah a fondé une famille et retrouvé la vie qu’elle souhaitait. Mais la découverte d’une aventure d’un soir vient fissurer cet équilibre. Pour elle, la décision est immédiate : elle demande le divorce.

La séparation pourrait déjà suffire à déclencher un affrontement. Jeneva Rose y ajoute deux événements qui déplacent les enjeux. De nouvelles preuves ADN conduisent à la réouverture de l’affaire Adam. Dans le même temps, la femme avec laquelle Bob a passé la nuit est portée disparue. Le passé et le présent se retrouvent ainsi dangereusement rapprochés, avec Sarah au centre.

Ce point de départ possède une force particulière : il fragilise simultanément les deux histoires conjugales de l’héroïne. Alors qu’elle cherche à mettre un terme à son second mariage, le premier revient réclamer son attention. Les onze années écoulées donnent à ce retour une portée inquiétante. Ce qui semblait réglé peut encore bouleverser la famille qu’elle a construite.

Le métier de Sarah ajoute une dimension intéressante à cette situation. Avocate, elle connaît les mécanismes de la défense, le poids des preuves et les conséquences d’une accusation. Mais lorsque les affaires touchent à sa propre vie, cette maîtrise professionnelle se heurte nécessairement à des intérêts personnels. Comment regarder les faits avec distance quand ils concernent ceux avec qui l’on a partagé son intimité ?

La disparition de la partenaire de Bob transforme également le sens de son infidélité. Ce qui provoquait une rupture devient un élément potentiellement lié à une enquête. Chaque explication peut alors susciter une nouvelle question, tandis que la séparation fournit un terrain propice aux soupçons et aux rapports de force.

L’idée la plus séduisante de cette intrigue tient à ce chevauchement entre conflit conjugal et menace criminelle. Sarah et Bob ne cherchent plus seulement à se séparer : ils entrent dans une lutte où chacun peut avoir beaucoup à perdre. La connaissance de l’autre, acquise pendant la vie commune, devient une ressource dangereuse. Les habitudes, les fragilités et les secrets peuvent nourrir l’affrontement.

Le titre joue habilement avec cette promesse de contrôle. Un divorce « parfait » supposerait que chacun puisse organiser la fin du mariage et en prévoir les conséquences. Or, la réouverture d’une ancienne affaire et une disparition viennent précisément rendre cette maîtrise impossible. À mesure que les enjeux s’accumulent, la formule « jusqu’à ce que la mort nous sépare » prend une résonance menaçante.

Avec Le Divorce parfait, Jeneva Rose propose un dispositif de suspense fondé sur la collision entre une rupture et un passé qui refuse de rester clos. Une prémisse efficace, où la question n’est bientôt plus seulement de savoir comment quitter l’autre, mais de comprendre ce qu’il cache — et ce que cette découverte pourrait coûter.

Éditeur ‏ : ‎ XO Date de publication ‏ : ‎ 21 mai 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 348 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 237448923X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2374489230

Ce beau miroir de Sandrine Destombes

Et si, dans le miroir, se révélait ce que personne ne veut voir ?

Des visages mutilés, des miroirs brisés et un lien entre les victimes : la chirurgie esthétique. Avec Ce beau miroir, Sandrine Destombes place l’image de soi au centre d’un thriller dont le point de départ fait surgir une question troublante : que cherche-t-on à effacer lorsque l’on transforme son apparence ?

Dans le Nord, manifestations et cambriolages violents installent un climat de tension. C’est dans cette région fragilisée qu’une jeune femme est retrouvée morte près de Lille, le visage mutilé. La découverte d’une deuxième victime fait apparaître des similitudes inquiétantes : toutes deux ont eu recours à la chirurgie esthétique et portent les mêmes stigmates. Autour d’elles, des miroirs brisés composent une signature qui appelle autant une interprétation qu’une recherche de preuves.

Pour le capitaine Dante Simeone, l’enquête prend alors une dimension particulièrement complexe. Gabriel Zeller et Coline Foucaud, membres de la DiANE, viennent le rejoindre pour tenter de comprendre ce qui relie ces femmes et ce que signifie la violence exercée sur leurs visages.

Le choix du miroir comme motif central donne à cette intrigue une force immédiate. Objet quotidien, il devient ici un élément de la scène de crime, chargé d’une menace. Que renvoie-t-il à celui qui le regarde ? Une identité, un idéal, une blessure ? Brisé, il semble rendre toute réponse plus difficile encore.

L’association entre chirurgie esthétique et mutilation crée également un contraste brutal. D’un côté, une transformation choisie ; de l’autre, une violence imposée. Ce rapprochement ouvre une réflexion sur le regard porté sur les corps, sans que le recours à la chirurgie suffise à expliquer le parcours des victimes. C’est précisément derrière ce point commun que l’enquête doit chercher des histoires individuelles, des liens et d’éventuels secrets.

Le contexte régional élargit la perspective. La tension ne se limite pas aux scènes de crime : elle existe déjà dans les rues, au sein d’un territoire traversé par la colère et l’insécurité. Ce cadre offre à l’intrigue une atmosphère électrique, où les enquêteurs doivent faire émerger des faits au milieu du trouble.

Après Les Malveillants, Sandrine Destombes retrouve Gabriel Zeller et poursuit son exploration des failles humaines. Le sujet de Ce beau miroir se prête particulièrement à cette démarche : entre ce que l’on montre, ce que les autres croient comprendre et ce que l’on souhaite garder pour soi, l’apparence devient un terrain d’investigation.

La présence de Dante Simeone et de Coline Foucaud inscrit cette recherche dans un travail collectif. Face à des crimes dont la mise en scène paraît porteuse de sens, leur défi consiste à dépasser les rapprochements évidents. Les miroirs et les opérations esthétiques sont des indices ; reste à découvrir quelle réalité ils recouvrent.

Avec ses images inquiétantes et son interrogation sur l’identité, Ce beau miroir propose une prémisse particulièrement évocatrice. Le mystère tient autant aux crimes qu’au sens de leur mise en scène : pourquoi s’attaquer au visage, et pourquoi laisser derrière soi un reflet en morceaux ? Des questions qui donnent envie de suivre les enquêteurs au-delà des apparences.

Éditeur ‏ : ‎ XO Date de publication ‏ : ‎ 8 octobre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 380 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2386930165 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2386930164

Le Cri – Édition collector de Nicolas Beuglet

Dix ans après…
LE CRI, THRILLER CULTE DE NICOLAS BEUGLET, EN ÉDITION COLLECTOR

Dix ans après sa parution, Le Cri revient dans une édition collector enrichie de soixante pages de bonus. L’occasion de découvrir ou de retrouver l’enquête de Sarah Geringën, mais aussi d’explorer les faits réels et les choix d’écriture qui ont nourri ce thriller de Nicolas Beuglet.

Tout commence à quelques kilomètres d’Oslo, dans l’hôpital psychiatrique de Gaustad. Au milieu des pins enneigés, un patient est retrouvé mort. Appelée pour ce qui semble être un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën découvre un corps dont un détail trouble immédiatement : le visage porte l’expression d’un cri muet, comme si une terreur absolue avait accompagné les derniers instants de cet homme.

Sur son front, trois chiffres : 488. Une identité réduite à un numéro, une mort inquiétante et un lieu qui semble refermer ses secrets sur ceux qui y pénètrent. Nicolas Beuglet réunit les éléments d’un mystère dont la force tient d’abord à cette image : qu’a pu voir, comprendre ou subir cet homme pour mourir ainsi ?

L’enquête ouvre ensuite une perspective autrement plus vertigineuse, autour d’une question qui traverse les croyances et les époques : que se passe-t-il après la mort ? Ce passage du fait criminel à l’énigme existentielle donne au roman son angle singulier. Derrière la recherche d’une explication se dessine une peur que chacun peut reconnaître, celle de l’inconnu.

Sarah Geringën constitue le point d’ancrage de cette exploration. C’est à travers son enquête que le lecteur est invité à approcher ce qui se cache derrière le patient 488. Le décor norvégien, l’isolement de l’établissement et l’étrangeté du corps composent un départ particulièrement évocateur, où chaque détail appelle une réponse.

L’intérêt de cette édition anniversaire réside surtout dans les prolongements proposés autour du roman. Les soixante pages de bonus abordent notamment MK-Ultra, le programme secret de la CIA consacré au contrôle mental, ainsi que les lieux et les acteurs des expérimentations, présentés dans un cahier photographique. Ces documents donnent accès au matériau historique qui a nourri la fiction.

La partie consacrée au « vrai du faux » de l’intrigue apparaît particulièrement pertinente dans un thriller qui rapproche des faits réels et des hypothèses romanesques. Elle permet de revenir sur les frontières entre documentation et invention, puis de regarder autrement la construction du récit. Les secrets d’écriture de Nicolas Beuglet complètent cette découverte en ouvrant les coulisses du travail de l’auteur.

Enfin, un QR code donne accès à l’intégralité du Premier Crâne, son premier roman. Un complément appréciable pour les lecteurs qui souhaitent prolonger leur découverte de son univers et remonter aux débuts de son parcours.

Cette édition collector trouve ainsi son intérêt dans le dialogue entre le thriller et ses sources. Au mystère du patient 488 s’ajoute une seconde exploration : celle de la naissance du livre, de ses inspirations et de la manière dont Nicolas Beuglet a transformé une matière réelle en moteur de fiction. Une proposition séduisante pour retrouver Le Cri avec un regard neuf.

Éditeur ‏ : ‎ XO Date de publication ‏ : ‎ 24 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Edition spéciale Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 506 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2386930602 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2386930607

Mortelle Adèle et les labyrinthes de papier – Les Grandes Aventures de Mr Tan (Auteur), Diane Le Feyer (Illustrations)

Plus personne ne lit !

Une librairie désertée, une invention censée réconcilier les enfants avec les livres et une expérience qui dérape : avec Mortelle Adèle et les labyrinthes de papier, Mr Tan et Diane Le Feyer placent la lecture au cœur d’une aventure aussi malicieuse que périlleuse. Car lorsque les histoires deviennent des territoires à explorer, trouver la sortie ne consiste plus simplement à tourner la dernière page.

Mortelle Adèle a un problème : plus aucun enfant ne pousse la porte de sa librairie. Le comble, c’est qu’elle porte une part de responsabilité dans cette désertion. Ses nombreuses inventions occupent tellement les Bizarres du monde entier qu’ils n’ont plus le temps de lire ! Une contradiction savoureuse pour cette héroïne qui entend bien réparer la situation à sa manière.

Sa solution porte un nom : le lecturoscope. Cet outil doit permettre à chacun de découvrir son livre idéal. Sur le papier, l’idée est formidable. Mais avec Adèle, les bonnes intentions empruntent rarement un chemin tranquille. À peine l’appareil testé sur un premier cobaye, l’expérience tourne mal et entraîne notre héroïne dans les mystérieux Labyrinthes de Papier.

Accompagnée de Magnus, elle doit alors traverser les livres de sa propre librairie et relier des portails magiques pour retrouver la sortie. Les histoires deviennent les étapes d’un parcours où le mot « FIN » prend une signification autrement plus inquiétante.

Une invitation à trouver son livre

Le point de départ possède une belle force : il ne s’agit pas seulement de convaincre les enfants de lire, mais de leur donner envie de découvrir l’histoire qui leur correspond. Le lecturoscope incarne cette promesse familière à tous les amoureux des librairies : quelque part sur une étagère attend peut-être le livre capable de déclencher une passion.

L’aventure transforme cette recherche en exploration concrète. Entrer dans un livre devient une expérience littérale, avec ses passages, ses obstacles et la nécessité de retrouver son chemin. Le titre lui-même évoque ce plaisir de se perdre dans une histoire, tout en donnant à cette expression une dimension fantastique.

Adèle face aux conséquences de ses inventions

Le ressort comique tient aussi au renversement de situation. Persuadée de pouvoir régler le problème grâce à une nouvelle création, Adèle se retrouve prise dans une mécanique qui lui échappe. Celle qui voulait guider les lecteurs doit désormais chercher sa propre route.

Ce décalage offre un cadre particulièrement adapté à son tempérament : une mission à accomplir, une invention incontrôlable et des règles qu’elle ne peut plus simplement imposer. La présence de Magnus inscrit également cette traversée dans une aventure partagée, au milieu d’histoires dont il faut découvrir les chemins.

Avec cette nouvelle Grande Aventure, Mr Tan et Diane Le Feyer proposent une idée réjouissante : faire de la librairie la porte d’entrée d’un monde immense, où chaque livre ouvre un passage. Une façon pleine de malice de rappeler que la lecture commence souvent par la curiosité — et qu’avec Mortelle Adèle, même les pages peuvent devenir un terrain dangereux !

Éditeur ‏ : ‎ Mr Tan & Co Date de publication ‏ : ‎ 8 octobre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 128 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 249467882X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494678828

La Sixième Faction – La nouvelle série Divergente de Veronica Roth

Le phénomène mondial DIVERGENTE réinventé : et si Tris faisait un autre choix ?

Veronica Roth revient dans l’univers qui l’a fait connaître en prenant un risque particulièrement intéressant : revenir au moment où tout a commencé et changer un seul choix. Avec La Sixième Faction, l’autrice ne cherche pas simplement à prolonger Divergente. Elle explore une autre possibilité, un chemin parallèle dans lequel Beatrice Prior pourrait devenir une Tris différente de celle que des millions de lecteurs connaissent déjà.

Tout commence pourtant dans un décor familier. À seize ans, Beatrice doit choisir la faction à laquelle elle appartiendra. La société reste organisée autour des Altruistes, Audacieux, Érudits, Sincères et Fraternels. Une décision suffit pour déterminer l’avenir d’un individu, ses relations et parfois même la rupture avec sa propre famille.

Mais cette fois, la cérémonie ne se déroule pas comme prévu.

Un événement dramatique bouleverse brutalement le destin de Beatrice et modifie la trajectoire que l’on pensait connaître. C’est précisément là que le roman trouve son idée la plus séduisante : et si une autre décision avait suffi à transformer toute l’histoire ?

Cette mécanique permet à Veronica Roth de jouer avec les souvenirs des lecteurs de Divergente sans simplement les reproduire. Certains personnages, lieux ou principes sont familiers, mais leur fonction peut désormais changer. Le plaisir vient alors autant de la découverte de cette nouvelle intrigue que de la comparaison permanente avec ce qui aurait pu se produire.

Beatrice reste au centre de cette nouvelle trajectoire. Elle demeure une adolescente confrontée à un système qui prétend décider qui elle doit être, mais les circonstances l’entraînent rapidement vers une rébellion dont elle ne soupçonnait pas l’existence.

La rencontre avec Quatre constitue évidemment l’un des grands points d’attente. Mystérieux, difficile à cerner et détenteur de ses propres secrets, il revient dans une configuration qui permet de redécouvrir la relation entre les deux personnages. La question n’est plus seulement de savoir ce qu’ils vont devenir, mais de découvrir si deux personnes placées sur une autre route peuvent malgré tout finir par se retrouver.

L’alternance de trois points de vue donne également davantage d’ampleur à cette nouvelle histoire. Elle permet de ne pas enfermer le récit dans la seule perception de Tris et d’observer les événements sous différents angles. Les secrets, les alliances et les intentions prennent ainsi une dimension supplémentaire puisque chaque personnage ne possède qu’une partie de la vérité.

Mais derrière l’efficacité de cette nouvelle intrigue demeure ce qui faisait déjà la force de l’univers : la question du choix. Peut-on réellement réduire une personne à une qualité dominante ? Sommes-nous définis par les décisions que nous prenons ou par les circonstances qui nous obligent à les prendre ?

La Sixième Faction pousse cette interrogation encore plus loin puisque son existence même repose sur une bifurcation. Un événement différent entraîne une décision différente, qui provoque à son tour de nouvelles conséquences. Le destin devient une succession de possibilités plutôt qu’une route déjà tracée.

Le roman peut ainsi séduire les lecteurs historiques tout en ouvrant une nouvelle porte d’entrée dans cet univers. Les connaisseurs retrouveront les éléments qui ont fait le succès de la saga, tandis que cette nouvelle construction permet de regarder autrement les personnages et les rapports de force.

Surtout, Veronica Roth ne semble pas vouloir simplement capitaliser sur la nostalgie. Elle utilise la possibilité d’une histoire alternative pour interroger ce qui constitue réellement l’identité de ses personnages. Si Tris prend une autre décision, reste-t-elle celle que nous connaissions ? Et jusqu’où faut-il modifier un destin pour transformer complètement une personne ?

Cette nouvelle série retrouve ainsi l’énergie de la dystopie adolescente tout en apportant un jeu particulièrement stimulant autour des chemins que nous empruntons et de ceux que nous abandonnons.

Avec La Sixième Faction, Veronica Roth ne se contente pas de retourner dans l’univers de Divergente : elle en déplace le point de départ pour en révéler de nouvelles possibilités. Rébellion, secrets, choix impossibles et retrouvailles avec Quatre nourrissent un premier tome rythmé, tandis que l’alternance des points de vue enrichit cette réalité alternative. Une manière efficace de retrouver un univers culte tout en posant une question aussi simple que vertigineuse : combien de notre vie pourrait changer si, à un instant décisif, nous choisissions simplement une autre voie ?

Éditeur ‏ : ‎ Nathan Date de publication ‏ : ‎ 8 octobre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 552 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2095078683 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2095078683