One Piece – Édition originale – Tome 113 Coffre au trésor de Eiichiro Oda

Pour le futur roi des pirates, quoi de mieux qu’un coffre au trésor ? Avec celui-ci, profitez d’un One Piece 113 avec jaquette alternative réversible, de 3 ex-libris, de 14 intercalaires de bibliothèque, d’1 journal de bord, d’une pochette de rangement manga et d’un dépliant et d’1 silhouette pour créer vous-même votre “petit théâtre de Chapeau de paille” !

Eiichiro Oda accompagne la sortie du tome 113 de One Piece d’une édition qui s’adresse clairement aux collectionneurs. Présenté sous la forme d’un coffre au trésor, cet ensemble ne se contente pas d’accueillir le nouveau volume : il multiplie les bonus et transforme la lecture en véritable objet de collection.

La pièce centrale reste évidemment le tome 113, proposé ici avec une jaquette alternative réversible. Un détail particulièrement appréciable pour les lecteurs qui suivent l’édition originale depuis des années, puisqu’il permet de conserver l’apparence habituelle de la collection tout en profitant d’une présentation différente.

Le coffret contient également trois ex-libris ainsi que quatorze intercalaires destinés à la bibliothèque. Ces derniers constituent une idée amusante pour organiser sa collection tout en prolongeant visuellement l’univers imaginé par Eiichiro Oda.

Le journal de bord s’inscrit parfaitement dans l’esprit de la série. Depuis ses débuts, One Piece raconte avant tout un immense voyage maritime, fait d’îles découvertes, de rencontres et d’aventures. Proposer au lecteur son propre journal de bord crée donc un joli prolongement de l’expérience, comme une invitation à accompagner symboliquement l’équipage du Chapeau de paille.

Une pochette de rangement pour manga complète l’ensemble, mais le bonus le plus ludique reste probablement le petit théâtre consacré aux Chapeaux de paille. Grâce au dépliant et à la silhouette fournis, chacun peut assembler cette petite scène et donner une dimension supplémentaire au coffret.

L’intérêt de cette édition réside justement dans cette accumulation de détails. Il ne s’agit pas simplement de placer un manga déjà disponible dans une boîte décorée : les différents éléments ont été pensés autour de l’imaginaire de l’aventure, du voyage et du trésor qui accompagne One Piece depuis toujours.

Le choix du coffre paraît d’ailleurs évident pour une série entièrement construite autour de la quête du trésor ultime. À l’approche des grandes étapes de l’aventure de Luffy, l’objet joue pleinement avec le plaisir de posséder un morceau supplémentaire de cet univers devenu immense.

Cette édition parlera naturellement davantage aux collectionneurs et aux lecteurs fidèles qu’à ceux qui souhaitent simplement poursuivre l’histoire. Les nombreux bonus prennent surtout leur sens lorsqu’on entretient depuis longtemps un attachement aux personnages et à l’univers de la série.

Après plus d’une centaine de volumes, réussir à donner encore à la sortie d’un nouveau tome un caractère événementiel n’est pas évident. Ce coffre au trésor y parvient en misant sur la générosité et sur une présentation cohérente avec l’esprit de l’œuvre.

Une édition collector particulièrement généreuse qui transforme le tome 113 en véritable petit trésor pour les fans. Entre jaquette réversible, ex-libris, intercalaires, journal de bord et théâtre des Chapeaux de paille, ce coffret célèbre autant le nouveau volume que le plaisir de collectionner One Piece. Un bel objet pensé pour ceux qui, après toutes ces années, continuent d’embarquer aux côtés de Luffy et de son équipage.

ASIN ‏ : ‎ B0GVDQ5NQ8 Éditeur ‏ : ‎ Glénat Manga Date de publication ‏ : ‎ 23 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Edition spéciale Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2344077065 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344077061

C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien

Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l’année 2026. En cours de traduction dans plus d’une vingtaine de langues, C’était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l’Odyssée de Jonas Dorléon.

Thélyson Orélien choisit pour son premier roman de raconter la migration non depuis les chiffres, les frontières ou les discours, mais à hauteur d’homme, dans ce qu’elle impose au corps et arrache à une existence. Avec Jonas Dorléon, professeur d’histoire contraint de quitter Haïti après l’embrasement de son quartier de Port-au-Prince, C’était ça ou mourir raconte moins un départ qu’une succession de recommencements.

Lorsque Jonas prend la route, toute sa vie semble tenir dans un sac plastique : un diplôme, un cahier de poèmes et une photographie de sa mère. Trois objets dérisoires en apparence, mais qui deviennent les dernières preuves matérielles de celui qu’il était avant de devoir fuir.

Commence alors une traversée immense. République dominicaine, Brésil, Mexique : Jonas avance avec l’espoir de rejoindre le Canada, où se trouve ce qu’il lui reste de famille. Les moyens de transport changent, les frontières se succèdent, mais une même incertitude demeure. À chaque étape, il faut trouver comment continuer.

Le roman donne une dimension profondément physique à ce parcours. Voyager signifie marcher jusqu’à l’épuisement, supporter la chaleur, la faim, les blessures et la peur. La migration cesse ainsi d’être une notion abstraite pour devenir une accumulation de sensations, de fatigues et de décisions prises dans l’urgence.

Mais Jonas ne traverse jamais uniquement des territoires. Il rencontre des femmes et des hommes dont les trajectoires viennent momentanément rejoindre la sienne. Des solidarités apparaissent, parfois pour quelques heures seulement. Certaines résistent, d’autres se brisent. Des compagnons disparaissent et le voyage continue malgré tout.

C’est probablement dans cette attention portée aux rencontres que le roman trouve une grande partie de son humanité. Jonas n’est jamais réduit à son statut de migrant. Il reste un professeur, un fils, un homme qui écrit des poèmes, se souvient, observe, souffre et peut encore rire lorsque tout semble pourtant lui interdire de le faire.

L’humour et la poésie occupent ainsi une place importante. Ils ne viennent pas atténuer la violence du parcours, mais constituent parfois une manière de lui résister. Lorsque presque tout peut être perdu, les mots deviennent l’un des rares territoires que personne ne peut confisquer.

L’arrivée aux portes des États-Unis ouvre une nouvelle étape. Après les routes et la jungle, Jonas se retrouve confronté aux agents de l’ICE et à la mécanique administrative de la politique migratoire. Le danger change de visage : aux obstacles physiques succèdent les procédures, l’attente et la menace d’être arrêté ou renvoyé.

Le choix d’un professeur d’histoire comme personnage principal prend alors une dimension particulière. Jonas connaît les mouvements des peuples, les frontières et les bouleversements qui façonnent les sociétés. Pourtant, il découvre désormais cette histoire depuis l’intérieur, avec son propre corps comme territoire de passage.

Thélyson Orélien raconte surtout ce qui subsiste lorsqu’un individu a presque tout perdu. Le cahier de poèmes, la photographie de la mère ou le diplôme deviennent autant de liens avec une identité que l’exil menace constamment de réduire à une situation administrative.

Un premier roman puissant qui transforme une traversée géographique en véritable odyssée humaine. Sans réduire Jonas à son exil, Thélyson Orélien raconte la peur, l’épuisement et la violence des frontières, mais aussi les rencontres, l’humour et la poésie qui permettent encore d’avancer. Une histoire de survie où partir n’est jamais vraiment un choix : lorsque tout s’effondre derrière soi, continuer devient parfois la seule direction possible.

Éditeur ‏ : ‎ Grasset Date de publication ‏ : ‎ 19 août 2026 Édition ‏ : ‎ 1er Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 272 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2246847060 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2246847069

Les Maîtres enlumineurs (L’Intégrale) de Robert Jackson Bennett

Toute l’économie de l’opulente cité de Tevanne repose sur une puissante magie : l’enluminure.

Robert Jackson Bennett construit avec Les Maîtres enlumineurs un univers de fantasy particulièrement inventif, dans lequel la magie fonctionne presque comme une technologie capable de reprogrammer les lois de la réalité. Réunie ici en intégrale, la saga permet de découvrir dans toute son ampleur la cité de Tevanne et les bouleversements provoqués par une jeune voleuse qui n’aurait jamais dû mettre la main sur une certaine clé.

Tevanne doit sa prospérité à l’enluminure. Grâce à des sceaux complexes, certains objets peuvent être convaincus que les règles physiques ne fonctionnent plus exactement comme ils le pensent. Une matière peut se comporter différemment, un objet accomplir l’impossible et la réalité elle-même semble pouvoir être réécrite. Cette idée constitue immédiatement l’une des grandes forces de l’univers imaginé par l’auteur.

Mais cette magie n’est pas accessible à tous. Elle constitue également le fondement économique et politique de la cité, dominée par de puissantes familles qui contrôlent ce savoir et les richesses qu’il produit. La capacité à modifier les objets devient donc aussi une manière de contrôler les hommes.

C’est dans ce monde que survit Sancia Grado. Voleuse particulièrement douée, elle possède elle-même une faculté extraordinaire : en touchant certains objets, elle peut ressentir leur passé et entendre les enluminures qui les habitent. Ce pouvoir fait d’elle une héroïne idéale pour explorer un univers où les choses possèdent presque leur propre mémoire.

Lorsqu’une grande famille lui demande de dérober une mystérieuse clé dans un entrepôt extrêmement surveillé, Sancia pense accepter un contrat particulièrement dangereux. Elle ignore encore que l’objet convoité pourrait bouleverser tout l’équilibre de Tevanne.

La clé devient rapidement beaucoup plus qu’un simple butin. Son existence remet en question les limites mêmes de l’enluminure et attise forcément les convoitises. Sancia, qui pensait simplement accomplir un vol, se retrouve alors entraînée dans une lutte dont les enjeux la dépassent largement.

Robert Jackson Bennett utilise efficacement les codes du récit de casse avant d’élargir progressivement son intrigue. Ce qui commence comme l’histoire d’une voleuse chargée de pénétrer dans un lieu impossible à cambrioler devient une réflexion beaucoup plus vaste sur le pouvoir, la liberté et la manière dont une société décide de contrôler le savoir.

Sancia constitue surtout un excellent point d’entrée dans cet univers. Son rapport particulier aux objets permet de rendre presque sensible le fonctionnement de la magie. L’enluminure ne reste jamais une simple mécanique abstraite : elle influence directement sa perception du monde et sa manière d’interagir avec ce qui l’entoure.

La jeune femme ne peut cependant pas affronter seule les forces qui se lancent à sa poursuite. La nécessité de trouver des alliés fait progressivement évoluer une héroïne habituée à compter essentiellement sur elle-même. La confiance devient alors presque aussi difficile à maîtriser que la magie.

L’intégrale permet particulièrement de mesurer l’ambition de cette saga. Les enjeux dépassent progressivement le destin de Sancia pour interroger les fondations mêmes du monde dans lequel elle vit. Jusqu’où peut-on modifier la réalité ? Qui doit disposer d’un tel pouvoir ? Et que se passe-t-il lorsque les outils créés pour servir les hommes commencent à remettre en question l’ordre établi ?

Une fresque de fantasy ambitieuse et inventive, portée par un système magique remarquablement original et une héroïne immédiatement attachante. Entre cambriolages, complots, artefacts impossibles et lutte contre ceux qui monopolisent le pouvoir, Robert Jackson Bennett transforme l’enluminure en bien plus qu’une magie spectaculaire : une manière passionnante d’interroger notre rapport au savoir, à la liberté et aux règles que l’on croyait immuables.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 30 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 1584 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226509984 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226509987

A la fin de l’hiver de Viveca Stensten

Alors que l’hiver touche à sa fin, l’inspectrice Hanna Ahlander est alertée par une femme : la mort de son père, un homme certes fragile, lui semble suspecte. Bientôt, un décès similaire est signalé.

Viveca Sten retrouve Hanna Ahlander pour une cinquième enquête qui transforme la fin de l’hiver suédois en décor particulièrement inquiétant. Tout commence pourtant par un doute presque fragile : une femme refuse de croire que la mort de son père soit aussi naturelle qu’elle en a l’air.

L’homme était vulnérable et son décès pourrait facilement être attribué à son état. Mais lorsqu’une autre mort présentant des similitudes est signalée, l’hypothèse d’une coïncidence devient beaucoup moins rassurante. Quelqu’un pourrait-il profiter de la fragilité et de l’isolement de personnes âgées pour s’introduire chez elles ?

Viveca Sten construit son suspense à partir de cette menace particulièrement insidieuse. Pas de crime spectaculaire au départ, mais des décès qui pourraient presque passer inaperçus. L’enquête consiste donc d’abord à déterminer s’il existe réellement un assassin avant même de pouvoir envisager de l’identifier.

Cette incertitude convient parfaitement au décor. Mars marque une période de transition où l’hiver refuse encore totalement de céder sa place. La météo changeante, le froid et les paysages d’Åre participent pleinement à l’atmosphère du roman. La menace semble se dissimuler derrière une apparente tranquillité, exactement comme les crimes derrière des morts que l’on pourrait croire naturelles.

Mais Hanna doit également composer avec une autre difficulté : sa relation avec Daniel Lindskog. Le froid n’est pas seulement extérieur. Les tensions entre les deux enquêteurs sont devenues suffisamment importantes pour compromettre leur manière de travailler ensemble.

Cette dimension personnelle apporte une seconde ligne de tension au récit. Alors que les indices commencent à suggérer l’existence d’un véritable criminel, Hanna et Daniel doivent dépasser leur conflit. Leur incapacité à communiquer pourrait désormais avoir des conséquences qui dépassent largement leurs propres différends.

C’est l’une des forces de la série : l’enquête criminelle ne fait jamais totalement disparaître les failles de ceux qui la conduisent. Hanna et Daniel ne deviennent pas soudainement des partenaires parfaitement efficaces parce qu’une vie est en danger. Ils transportent leurs blessures, leurs frustrations et leurs erreurs au cœur même de l’investigation.

Le choix des victimes potentielles renforce également le malaise. S’attaquer à des personnes âgées revient à profiter de leur vulnérabilité, mais aussi de la facilité avec laquelle certaines morts peuvent sembler explicables. Le simple geste d’ouvrir sa porte à un inconnu prend alors une dimension menaçante.

Viveca Sten maîtrise particulièrement bien cette progression. Les soupçons restent d’abord diffus avant de se préciser, tandis que l’urgence augmente à mesure que la possibilité d’une nouvelle victime devient réelle. La question n’est bientôt plus seulement de comprendre ce qui s’est passé, mais d’empêcher le prochain décès.

Les paysages suédois restent enfin indissociables de l’identité de Meurtres à Åre. Ils ne constituent pas simplement un arrière-plan spectaculaire : l’hiver, l’isolement et les distances participent à cette sensation de danger diffus qui accompagne l’enquête.

Un polar nordique tendu et atmosphérique qui fait naître l’angoisse à partir d’une situation terriblement simple : ouvrir sa porte à la mauvaise personne. En associant une série de morts suspectes aux tensions entre Hanna et Daniel, Viveca Sten construit une enquête où il faut autant rétablir la confiance entre partenaires que découvrir qui se cache derrière ces décès avant qu’une nouvelle victime ne soit frappée.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 30 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 464 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226499008 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226499004

Bitten de Jordan Stephanie Gray

Au cours d’une attaque d’une violence inouïe, Vanessa, 17 ans, perd tout : sa meilleure amie, son père, sa vie de lycéenne discrète.

Jordan Stephanie Gray plonge immédiatement son héroïne dans un univers brutal où devenir une créature surnaturelle n’a rien d’un fantasme romantique. Pour Vanessa, dix-sept ans, la transformation commence par un massacre. En quelques instants, elle perd sa meilleure amie, son père et l’existence relativement ordinaire qu’elle menait jusque-là.

Mordue pendant l’attaque puis emprisonnée, Vanessa découvre qu’elle est désormais une louve-garou. Aucun retour en arrière n’est possible. Pour survivre, elle doit prêter allégeance à la Reine des Loups et accepter les règles d’un monde dont elle ignorait jusqu’alors l’existence.

Mais Vanessa n’entend pas devenir docilement l’un des nouveaux sujets de la Cour. Sa transformation lui a pris son ancienne vie, elle compte donc utiliser la nouvelle pour obtenir vengeance. Retrouver les responsables de la mort de sa meilleure amie devient son principal objectif, même si cela implique de dissimuler ses véritables intentions.

Le roman prend alors une dimension politique et stratégique intéressante. Vanessa découvre une Cour où les rapports de force, les alliances et les manipulations sont aussi dangereux que les crocs. La Reine ne voit pas en elle une adolescente traumatisée, mais une pièce susceptible d’être déplacée selon ses besoins.

Dans cet environnement apparaissent également Sinclair et Calix. Le premier est un prince aussi séduisant que difficile à cerner ; le second, son cousin, trouble tout autant les certitudes de Vanessa. Ces relations introduisent une tension romantique sans faire disparaître l’enjeu principal : dans cet univers, faire confiance à quelqu’un peut devenir aussi dangereux que l’affronter.

Vanessa constitue justement le principal moteur du récit. Son statut de nouvelle venue permet de découvrir avec elle les règles de cette société de loups-garous, tandis que sa colère l’empêche de se contenter du rôle qu’on cherche à lui imposer. Sa quête de vengeance devient aussi une lutte pour reprendre le contrôle d’une existence dont elle a brutalement été dépossédée.

La morsure fonctionne ainsi comme une véritable rupture. Vanessa doit apprendre à vivre avec un nouveau corps, de nouveaux instincts et une identité qu’elle n’a jamais choisie. La question n’est donc pas seulement de savoir comment elle pourra se venger, mais ce qu’il restera de l’ancienne Vanessa lorsqu’elle maîtrisera pleinement la louve qu’elle est devenue.

Jordan Stephanie Gray mélange ainsi fantastique, vengeance, romance et intrigues de cour dans un récit qui reprend les codes du loup-garou pour les associer à ceux de la romantasy. La hiérarchie de la meute devient une société à part entière, avec ses souverains, ses héritiers et ses jeux de pouvoir.

Le contraste entre l’adolescente discrète du début et la jeune louve contrainte de naviguer dans cet environnement constitue l’un des ressorts les plus intéressants du roman. Vanessa doit rapidement apprendre à ne plus subir les événements si elle veut éviter de rester le pion que la Reine pense pouvoir contrôler.

Une romantasy sombre et addictive qui transforme la métamorphose en véritable combat pour la survie et la liberté. Entre vengeance, jeux de pouvoir, attirances dangereuses et secrets de la Cour, Vanessa découvre que les monstres ne sont peut-être pas uniquement ceux qui possèdent des crocs.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 23 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 672 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700286537 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700286533

Comme les autres de MARTIN PAGE

Comment être soi au milieu des autres ?

Martin Page s’intéresse à une période où le regard des autres peut prendre une importance immense : l’adolescence. Avec Mathias, élève de troisième qui n’a jamais vraiment réussi à trouver sa place, il raconte le besoin d’appartenir à un groupe et le prix que l’on peut être prêt à payer pour ne plus être seul.

Au collège, Mathias se sent invisible. Il observe les autres davantage qu’il ne participe et semble condamné à rester en marge. Lorsque son père est hospitalisé, cette fragilité personnelle vient encore accentuer son isolement. C’est précisément à ce moment qu’un camarade lui tend la main et l’intègre à sa bande.

Pour Mathias, tout change. Il découvre enfin ce sentiment qu’il désirait depuis longtemps : être attendu, reconnu, faire partie d’un « nous ». Les discussions, les habitudes partagées et la solidarité du groupe lui donnent l’impression d’exister autrement.

Mais cette appartenance possède progressivement un revers beaucoup plus inquiétant. Ses nouveaux amis commencent à s’en prendre à d’autres élèves. Mathias voit ce qui se passe et comprend que quelque chose ne va pas, mais il choisit de se taire. Prendre position pourrait signifier perdre cette place qu’il vient tout juste de conquérir.

Martin Page explore avec finesse ce mécanisme particulièrement cruel. Mathias n’est pas présenté comme naturellement malveillant. Il devient plutôt le témoin silencieux d’actes qu’il n’approuve pas vraiment, mais auxquels son absence de réaction finit malgré tout par le rattacher. Le roman interroge ainsi la frontière entre suivre, laisser faire et participer.

La force du récit tient à cette situation dans laquelle il est facile de reconnaître certaines peurs adolescentes. Que faire lorsque s’opposer à ses amis signifie risquer de redevenir celui que personne ne remarque ? Jusqu’où peut-on accepter les comportements d’un groupe simplement pour continuer à en faire partie ?

Le titre prend alors tout son sens. Être « comme les autres » peut rassurer, mais cette conformité devient dangereuse lorsqu’elle oblige à étouffer ses propres convictions. Mathias doit progressivement comprendre qu’être accepté ne signifie pas nécessairement être respecté, et que l’amitié ne devrait jamais exiger de renoncer à soi-même.

L’hospitalisation du père ajoute une fragilité supplémentaire au personnage. Alors que son environnement familial est bouleversé, la bande devient un refuge particulièrement séduisant. Cette situation permet de mieux comprendre pourquoi Mathias s’accroche autant à cette nouvelle appartenance, même lorsqu’elle commence à le mettre mal à l’aise.

Sans transformer son histoire en démonstration morale, Martin Page aborde ainsi la solitude, la pression du groupe, le harcèlement et la responsabilité individuelle. Le roman invite surtout à réfléchir à ces moments où ne rien dire peut déjà devenir une décision.

Un roman jeunesse sensible et nécessaire sur le besoin d’être accepté et la difficulté de rester soi-même lorsque le groupe impose ses propres règles. À travers Mathias, Martin Page rappelle avec justesse que le courage n’est pas toujours de réussir à rejoindre les autres : il consiste parfois à accepter de s’en éloigner lorsqu’ils nous demandent de devenir quelqu’un que nous ne voulons pas être.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur Date de publication ‏ : ‎ 10 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 64 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700284437 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700284430

Trac et Arnaque de Emilie Boré (Auteur), Vincent Di Silvestro (Dessins)

Henriette a 9 ans et souffre d’une timidité maladive. Compliqué, quand on veut devenir une grande actrice…

Émilie Boré et Vincent Di Silvestro imaginent une aventure pleine d’humour autour d’un paradoxe particulièrement savoureux : Henriette rêve de devenir une grande actrice alors qu’elle souffre d’une timidité maladive. À neuf ans, la jeune fille possède donc de grandes ambitions, mais absolument pas l’assurance qui semble nécessaire pour les réaliser.

Il faut ajouter un autre obstacle : Henriette habite à Marlouille, une ville qui n’est pas vraiment connue pour attirer réalisateurs et directeurs de casting. Son rêve semble donc encore lointain jusqu’au jour où une mystérieuse femme l’attend à la sortie de l’école. Elle affirme avoir repéré Henriette et lui promet ce dont elle a toujours rêvé : devenir une star.

La proposition paraît miraculeuse. Elle va surtout entraîner la fillette et sa famille dans une succession de situations aussi absurdes qu’inquiétantes. Car derrière les promesses de célébrité se cache une productrice beaucoup moins bien intentionnée qu’elle ne veut le faire croire.

Le récit joue alors avec l’envers du décor de la célébrité. Être remarquée, devenir connue et attirer les regards peuvent sembler merveilleux lorsque l’on rêve de cinéma, mais la réalité est beaucoup moins séduisante lorsqu’un adulte cherche à profiter de cette ambition.

La personnalité d’Henriette rend l’ensemble particulièrement attachant. Sa timidité n’efface jamais son envie de jouer. Au contraire, le décalage entre son trac permanent et son rêve de monter sous les projecteurs nourrit une grande partie de l’humour tout en abordant avec justesse la difficulté de dépasser ses peurs.

Autour d’elle, les adultes ne sont pas toujours d’un grand secours. Entre une productrice douteuse, une maîtresse impressionnante et des parents rapidement dépassés par les événements, Henriette doit apprendre à comprendre seule une partie de ce qui lui arrive. Le rêve de devenir célèbre se transforme alors en apprentissage de la confiance et de la prudence.

Les dessins de Vincent Di Silvestro accompagnent parfaitement la fantaisie du récit. Les expressions, les situations exagérées et les personnages hauts en couleur renforcent le comique sans empêcher l’histoire de faire passer son message.

Car derrière les péripéties, Trac et Arnaque pose une question très actuelle : que signifie devenir célèbre lorsqu’on est encore enfant ? La notoriété peut faire rêver, mais elle expose également au regard des autres, aux attentes et aux personnes prêtes à profiter de ceux qui veulent réussir.

Le livre ne cherche pourtant jamais à transformer cette réflexion en leçon pesante. L’humour reste au premier plan et permet d’aborder ces sujets à hauteur d’enfant, avec suffisamment de fantaisie pour conserver le plaisir de l’aventure.

Une histoire drôle et pétillante qui détourne avec malice le rêve de devenir une star. À travers Henriette, apprentie actrice aussi ambitieuse que terriblement timide, Émilie Boré et Vincent Di Silvestro parlent du trac, de la célébrité et des mirages des projecteurs, tout en rappelant qu’avant de vouloir être regardé par tout le monde, il faut parfois commencer par apprendre à croire en soi.

ASIN ‏ : ‎ B0GXNNCJY4 Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE Date de publication ‏ : ‎ 4 septembre 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 104 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023523218

Dead Account – Tome 7 de Shizumu Watanabe

Les réseaux sociaux sont hantés, un influenceur va les exorciser !

qui le sépare encore des adversaires les plus puissants.

Shizumu Watanabe ajoute surtout une excellente mécanique de suspense : l’Académie possède une arme secrète capable d’éliminer les assaillants, mais celle-ci ne se déclenchera que dans trois minutes. Dès lors, l’objectif n’est plus nécessairement de vaincre. Il faut simplement survivre.

Ce compte à rebours donne au volume une tension particulièrement efficace. Trois minutes paraissent dérisoires, mais deviennent interminables lorsque chaque seconde peut signifier la mort d’un personnage. Les affrontements gagnent ainsi en urgence et la moindre décision peut permettre de grappiller quelques précieuses secondes.

Le concept de Dead Account continue parallèlement de fonctionner grâce à son utilisation originale de notre rapport au numérique. Les Ghost Accounts donnent une forme surnaturelle aux traces laissées en ligne, tandis que les réseaux sociaux deviennent un espace où souvenirs, émotions et obsessions peuvent littéralement revenir hanter les vivants.

Sôji reste au centre de cette confrontation, mais ce tome met davantage en avant la dimension collective du combat. Face à GARAN et aux autres envahisseurs, il ne peut plus compter uniquement sur ses propres capacités. La survie dépend de la coordination entre les médiums et de leur capacité à tenir ensemble jusqu’au déclenchement de leur ultime défense.

L’arrivée du bras droit de K marque également une étape importante. L’antagoniste principal devient plus proche, sa puissance plus concrète et la menace qu’il représente cesse progressivement d’être abstraite. En s’attaquant directement à Miden, ses alliés prouvent qu’aucun lieu n’est réellement protégé.

Un septième tome particulièrement intense qui transforme l’Académie Miden en véritable champ de bataille. Avec des ennemis beaucoup plus puissants, l’arrivée inquiétante de GARAN et un compte à rebours de trois minutes, Shizumu Watanabe construit un volume sous haute tension où il ne s’agit plus seulement d’exorciser les morts : cette fois, les héros doivent surtout réussir à rester en vie.

ASIN ‏ : ‎ B0GXDMDY7H Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 20 août 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français

Goblin Slayer Year One – Tome 14 de Kento Sakaeda

Dans cette histoire inédite, baignant toujours dans une ambiance Dark Fantasy, vous découvrirez comment un jeune orphelin est devenu le Crève-Gobelins que tout le monde connaît.

Kento Sakaeda poursuit avec ce quatorzième tome l’exploration de la jeunesse du Crève-Gobelins et permet de mieux comprendre comment un garçon traumatisé par la destruction de son village est progressivement devenu l’aventurier obsessionnel que l’on connaît dans Goblin Slayer.

Year One repose depuis ses débuts sur une idée particulièrement intéressante : revenir avant la légende, à une époque où le Crève-Gobelins n’était encore ni expérimenté ni redouté. Derrière son armure se trouvait simplement un jeune survivant marqué par une attaque de gobelins au cours de laquelle il a perdu son village et sa grande sœur.

Cinq années après ce drame, le garçon rejoint la guilde des aventuriers d’une ville située près de la frontière. Ce passage constitue une étape déterminante. Il ne devient pas Crève-Gobelins du jour au lendemain : il doit apprendre, observer, échouer et surtout survivre. Le préquel trouve précisément sa force dans cette construction progressive.

Le lecteur connaît évidemment le personnage qu’il deviendra. Cette connaissance donne une dimension particulière à chacune de ses expériences. Certains réflexes, certaines méthodes et cette prudence presque maladive face aux gobelins prennent davantage de sens lorsque l’on découvre les événements qui ont contribué à les façonner.

La série montre également que son obsession ne vient pas d’un désir abstrait de devenir un héros. Le jeune homme ne cherche ni la gloire ni les grandes quêtes. Son objectif est beaucoup plus personnel, né d’un traumatisme qu’il transforme progressivement en méthode de survie et en mission.

L’ambiance dark fantasy reste essentielle. Là où beaucoup d’aventuriers considèrent les gobelins comme des créatures faibles dont l’élimination constitue une tâche réservée aux débutants, le futur Crève-Gobelins sait déjà à quel point cette sous-estimation peut devenir mortelle. Ce que les autres voient comme une menace mineure représente pour lui le danger absolu.

C’est également ce décalage qui rend le personnage fascinant. Dans un monde peuplé de monstres autrement plus impressionnants, il choisit de consacrer son existence à une seule catégorie d’ennemis. Year One permet de comprendre comment cette spécialisation s’est construite, mais aussi ce qu’elle lui coûte humainement.

Kento Sakaeda conserve une mise en scène sombre et efficace, particulièrement adaptée à cet univers brutal. Les affrontements ne cherchent pas uniquement le spectaculaire : ils rappellent constamment que l’erreur peut être fatale et que la préparation reste souvent la meilleure arme.

Ce quatorzième volume confirme ainsi tout l’intérêt du préquel. Il ne s’agit pas simplement d’ajouter des aventures supplémentaires à la franchise, mais de donner une histoire aux habitudes, aux silences et aux obsessions du Crève-Gobelins.

Un tome sombre et efficace qui continue de construire, étape après étape, l’homme derrière l’armure. En revenant sur ses premières années d’aventurier, Kento Sakaeda donne davantage de profondeur à un personnage dont la détermination apparaît moins comme une vocation héroïque que comme la conséquence d’une blessure qu’il n’a jamais véritablement laissée derrière lui.

ASIN ‏ : ‎ B0GXDQBBCT Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 20 août 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 230 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042018863

Pokémon Ecarlate et Violet – Tome 4 (4) de Satoshi Yamamoto

​Le combat contre les Pokémon Dominants s’engage afin de récupérer les Épices Secrètes !

Satoshi Yamamoto poursuit l’exploration de Paldea avec un quatrième tome qui accélère franchement le rythme. La recherche des Épices Secrètes conduit désormais Violet à affronter les imposants Pokémon Dominants, tandis que la Team Star continue de compliquer un parcours qui était déjà loin d’être tranquille.

Depuis son arrivée spectaculaire à l’Académie Raisin sur le dos de Miraidon, Violet ne passe pas vraiment inaperçu. Celui qui s’autoproclame le « Prince de la vitesse » possède une obsession : devenir le plus rapide. Un objectif qui correspond parfaitement à son tempérament impatient et donne au personnage une énergie communicative.

Mais cette quête de vitesse se heurte à des adversaires autrement plus imposants. La recherche des Épices Secrètes conduit à affronter les Pokémon Dominants, et le manga retrouve ici tout ce qui fait le plaisir de l’aventure Pokémon : exploration, découverte de nouvelles créatures, affrontements et progression dans un territoire rempli de surprises.

Ces combats permettent également de changer d’échelle. Les Pokémon Dominants représentent des obstacles impressionnants qui obligent les personnages à réfléchir plutôt qu’à simplement foncer tête baissée. Pour Violet, habitué à miser sur la rapidité, c’est aussi l’occasion de comprendre que certaines situations nécessitent autre chose que de franchir la ligne d’arrivée en premier.

Miraidon reste évidemment un compagnon essentiel. Sa présence renforce le lien avec l’univers de Pokémon Écarlate et Violet tout en participant directement à l’identité de cette adaptation. La relation entre le Pokémon et Violet continue de donner au récit une dynamique particulière.

En parallèle, la Team Star apporte une autre forme de menace. Excentriques et imprévisibles, ses membres viennent régulièrement perturber les projets de Violet et permettent au manga d’alterner entre combats, humour et rivalités.

Ce quatrième volume exploite ainsi efficacement les différentes intrigues proposées par l’univers de Paldea. La quête des Épices Secrètes, les Pokémon Dominants, la Team Star et les ambitions personnelles de Violet s’entrecroisent pour donner l’impression d’une aventure qui peut constamment partir dans une nouvelle direction.

Le dessin de Satoshi Yamamoto accompagne parfaitement cette énergie. Les affrontements restent lisibles et dynamiques, tandis que les expressions très marquées des personnages renforcent l’humour et la personnalité parfois excessive de Violet.

Au-delà des combats, ce tome continue surtout de construire un héros différent des protagonistes Pokémon traditionnels. Violet est sûr de lui, compétitif et parfois excessif, mais ses rencontres et les obstacles qui se dressent devant lui l’obligent progressivement à dépasser sa simple obsession de la vitesse.

Un quatrième tome dynamique et généreux en aventures, qui fait entrer la quête des Épices Secrètes dans une nouvelle phase grâce aux Pokémon Dominants. Entre les ambitions démesurées de Violet, la présence de Miraidon et les interventions de la Team Star, Satoshi Yamamoto conserve toute l’énergie et le plaisir d’exploration propres à l’univers de Paldea.

ASIN ‏ : ‎ B0GFWSVFF5 Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 3 septembre 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 182 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042021955